L’exploitation minière responsable protège les droits des travailleurs et des communautés

La norme d’exploitation minière responsable est un outil à disposition des syndicats et des collectivités affectées pour protéger les droits des travailleurs et de l'homme, la durabilité de l’environnement et la performance sociale des compagnies minières dans les mines et le long de la chaîne d'approvisionnement.

L’IRMA consiste en un ensemble d’indicateurs de responsabilité environnementale et sociale pouvant être utilisés au niveau des mines industrielles pour accroître la transparence et fournir un moyen crédible de mesure de leur rendement.

S’agissant des droits des travailleurs, la norme soutient le droit à la négociation collective et à la liberté syndicale, les salaires décents, le congé maternité, la santé et la sécurité, la consultation avant toute compression des effectifs, les mécanismes de traitement des griefs, ainsi que la lutte contre le harcèlement, l'intimidation et le travail des enfants.

Kemal Ozkan, Secrétaire général adjoint d'IndustriALL, a déclaré:

« Les syndicats devraient utiliser la norme d'exploitation minière responsable pour régler les problèmes existant au niveau des mines. Il est important que les syndicats participent aux processus de vérification et utilisent les mécanismes de traitement des plaintes. Il s'agit d'un levier important à disposition de nos affiliés miniers pour faire appliquer et avancer les droits de leurs membres. »

S’exprimant à l'Alternative Mining Indaba (AMI), Mark Curtifani, Directeur général d'Anglo American, a déclaré que la norme d'exploitation minière responsable fait partie de l’arsenal stratégique que la compagnie utilise pour sensibiliser et faire respecter les droits de l'homme et des collectivités, ainsi que pour « mieux comprendre les gens ». Par exemple, l’audit de la mine Unki que la compagnie possède au Zimbabwe a été réalisé à l'aide de la norme.

 
AMI a également reconnu la norme IRMA comme un outil objectif pour promouvoir l'exploitation minière responsable. Aussi, les syndicats espèrent que les recommandations relatives aux normes sur l'exploitation minière artisanale et à petite échelle pourront être utilisées pour régulariser les mineurs en Afrique du Sud, au Ghana, en République démocratique du Congo, au Zimbabwe et dans d’autres pays.

Aimee Boulanger, Directrice exécutive pour l'IRMA, a indiqué:

La norme d'exploitation minière responsable a été élaborée au fil du temps, ce qui en fait un outil robuste qui fournit aux syndicats et aux collectivités une ressource pour nouer le dialogue avec les compagnies minières.

La norme comporte 26 chapitres sur les questions sociales dont la santé et la sécurité communautaires, les droits de l’homme, la lutte contre la corruption ainsi que le consentement préalable, libre et éclairé. S’agissant des questions environnementales, la norme protège les ressources en eau, et vise à réduire la pollution atmosphérique, à protéger la biodiversité ainsi qu’à promouvoir une gestion sûre des déchets.

Irma est une initiative multipartite,

offrant une vérification et une certification indépendantes par une tierce partie par rapport à la norme globale applicable à tous les matériaux extraits. L'IRMA est administrée conjointement par la société civile, les collectivités touchées, les syndicats et le secteur privé. IndustriALL et son affilié nord-américain, le syndicat des Métallos (USW), se sont impliqués très tôt dans cette initiative à travers leurs revendications pour une exploitation minière plus responsable sur les plans environnemental et social. Le directeur du secteur de l’extraction minière d’IndustriALL, Glen Mpufane, est membre du conseil d'administration.

Les syndicats du Myanmar protestent contre la décision du Conseil d'arbitrage

Dès tôt le matin, cet affilié d'IndustriALL Global Union a mobilisé 15.000 membres de 80 lieux de travail différents pour défiler de l'usine Thong Thai Textile jusqu'au stade de football Aung Myay Tharyar.

15.000 syndicalistes défilent par solidarité avec 260 travailleurs licenciés par Thong Thai Textile

Le Président de l'IFWM, Daw Khaing Zar, était en tête des manifestants qui scandaient :

"Le Conseil d'arbitrage doit respecter les droits de l'homme et les droits des travailleurs ! Stop aux décisions iniques qui violent les droits des travailleurs !"

260 travailleurs de la firme Thong Thai Textile ont été licenciés en bloc après avoir fait grève le 25 octobre 2019. Cette grève devait faire pression sur l'employeur pour qu'il accepte les 23 revendications du personnel, avec notamment une hausse des salaires, la titularisation des temporaires au terme de trois mois de stage, des cartes de sécurité sociale, des primes de qualification, le transport par autobus et la fin des heures supplémentaires excessives.

 

Depuis, les dirigeants du syndicat et de l'entreprise se sont rencontrés pour négocier à cinq reprises. Ces derniers ont accepté 15 des 23 revendications mais ont voulu que les huit restantes soient soumises au Conseil d'arbitrage, une instance gouvernementale qui statue sur les questions de travail.

Pour Daw Khaing Zar,

"Bien que la direction ait accepté 15 revendications sur 23, elle a refusé de signer une convention et a licencié les travailleurs pour participation à une grève illégale. L'organe d'arbitrage a statué que tous les 260 travailleurs devaient être réintégrés avec indemnité, mais l'entreprise a lancé une procédure d'appel qui a eu des conséquences défavorables.

"Le Conseil d'arbitrage a alors statué que 100 travailleurs devaient être réintégrés sans aucune indemnité, que 99 travailleurs poursuivis devant les tribunaux ne seront pas réintégrés, et que la réintégration des 61 restants est laissée à la discrétion de l'employeur après qu'ils aient répondu à une demande de justification de celui-ci."

Daw Khaing Zar explique qu'en droit du travail du Myanmar, un contrat d'emploi est résilié temporairement pendant une grève, ce qui veut dire qu'un employeur ne peut pas licencier des travailleurs pour motif de grève. Les travailleurs peuvent être poursuivis pour action de grève et ne peuvent être licenciés qu'après avoir été reconnus coupables.

"C'est le principe de la présomption d'innocence, ce qui veut dire que le Conseil d'arbitrage a enfreint la législation du travail."

Actuellement, au Myanmar, les travailleurs ne jouissent pas de la liberté syndicale et du droit de faire grève s'il n'existe pas de syndicat dans leur entreprise. L'incident de Thong Thai Textile illustre une situation dans laquelle des travailleurs se mobilisent avant la formation d'un syndicat, s'exposant ainsi aux représailles d'un employeur.

La Secrétaire régionale d'IndustriALL Annie Adviento a exhorté l'entreprise à respecter les droits fondamentaux des travailleurs et à réintégrer tous les 260 travailleurs.

"Il faut qu'un syndicat d'entreprise se crée immédiatement et soit reconnu par l'employeur pour régler les conflits du travail".

Gain de cause pour 56 travailleurs de l’industrie chimique illégalement licenciés en Géorgie

Le procès a duré trois ans et s’est déroulé auprès de trois instances judiciaires successives, l’entreprise ayant fait appel des décisions en faveur des travailleurs licenciés prises par deux niveaux inférieurs. Les travailleurs ont été représentés tout au long du processus par le Syndicat des travailleurs de la métallurgie, des mines et de la chimie de Géorgie (TUMMCIWG), un affilié d’IndustriALL Global Union.

Tamaz Dolaberidze, Président du TUMMCIWG a indiqué :

“Ce fut une guerre des nerfs, car il a fallu un an et demi à la Cour suprême pour examiner s’il fallait ou non prendre en considération l’affaire, portée en appel par la société pour la deuxième fois, et finalement statuer que la décision de la deuxième instance judiciaire resterait d’application. Avec le recul, nous constatons que la résolution des conflits de travail devrait se faire par le biais d’un arbitrage spécial afin que les travailleurs n’attendent pas des années avant qu’il soit statué sur leur cas. Les syndicats réclament la création de tels arbitrages du travail depuis de nombreuses années, mais le problème persiste."

Le dirigeant syndical a exprimé sa gratitude à IndustriALL et à ses affiliés pour leur soutien international massif, notamment par des lettres de solidarité et la participation de dirigeants syndicaux à des manifestations, ce qui a renforcé le TUMMCIWG dans ses actions contre le comportement illégal de Rustavi Azot et a permis de rendre justice aux 56 travailleurs abusivement licenciés.

Rustavi Azot doit maintenant réintégrer les 56 travailleurs et verser leurs salaires perdus au cours des trois dernières années pour un montant total de 2 millions de laris (700.000 dollars).

Ces travailleurs ont été licenciés en janvier 2017 lorsque l’entreprise a changé de propriétaire et que les contrats de 350 de ses 2.300 travailleurs n’ont pas été renouvelés. Alors que la majorité des concernés ont accepté de percevoir une indemnité compensatoire de l’entreprise d’un montant de 1.200 laris (415 dollars), 56 travailleurs ont décidé de s’en remettre à la justice pour obtenir gain de cause.

Les licenciements de masse du début de 2017 ont été suivis par des postures antisyndicales en réaction aux protestations contre les licenciements abusifs. Les nouveaux contrats conclus avec les travailleurs restants ont gravement porté atteinte à leurs conditions de travail. En février 2017, le TUMMCIWG a dénoncé l’oppression subie par les membres du syndicat à l’usine et IndustriALL a mené une action de solidarité internationale en soutien aux travailleurs de Rustavi Azot.

Forts de leur cohésion, les métallurgistes turcs obtiennent des hausses salariales

En janvier, après que l'Association des employeurs turcs des industries métallurgiques (MESS) ait refusé de mener un dialogue constructif avec les syndicats, Türk Metal, Birleşik Metal-İş et Özçelik-İş ont décidé de faire grève.

Néanmoins, tôt dans la matinée du 29 janvier, à l'issue de négociations intenses, les parties se sont entendues sur une augmentation importante des salaires. Les syndicats Türk Metal et Özçelik-İş ont signé l’accord immédiatement après les négociations, et le syndicat Birleşik Metal-İş, le 2 février.

L'accord est valable deux ans, à compter du 1er septembre 2019. Les salaires horaires inférieurs à 12 lires turques seront augmentés. Au premier semestre, une hausse de 17% sera appliquée à tous les salaires malgré un taux d’inflation de 6,05% seulement au cours de cette période.

Les salaires horaires augmenteront de 6% au deuxième semestre, même si l’inflation reste inférieure à ce niveau. Cette dernière sera ajoutée si elle est supérieure à 6%. Aux troisième et quatrième semestres, les salaires horaires seront indexés au taux d’inflation.

Les prestations augmenteront de 20% durant la première année.

Ainsi, les travailleurs recevront une augmentation totale moyenne de 18,49% durant le premier semestre et de 25,50% au cours de la première année. 

En outre, l'assurance maladie fournie par l’employeur est maintenue inchangée.

IndustriALL Global Union et industriALL European Trade Union félicitent leurs affiliés, Türk Metal, Özçelik-İş et Birleşik Metal-İş pour la conclusion de l'accord, ainsi que pour leur coopération et leur unité durant le processus de négociation.

Luc Triangle, Secrétaire général d'industriAll Europe, a déclaré:

« Nous félicitons nos trois affiliés turcs de l’industrie métallurgique pour l'excellent résultat auquel ils sont parvenus au cours de cette session de négociations collectives. L'Europe examine actuellement les moyens de renforcer la négociation collective en tant qu'outil de lutte contre les inégalités croissantes. Le résultat de cet accord est conforme à cet objectif. Nos syndicats se sont battus pour avoir un accord équitable et c’est ce qu’ils ont obtenu ». 

Valter Sanches, Secrétaire général d'IndustriALL, a indiqué:

« Nos trois affiliés turcs dans le secteur de la métallurgie montrent un excellent exemple de mobilisation au sein des usines et à travers les manifestations collectives. Ils ont également fait la preuve que les syndicats peuvent et doivent être unis autour des questions touchant à l’ensemble des travailleurs. L'unité est cruciale dans ces processus de négociation collective menés pour obtenir des conventions sectorielles. Nous félicitons les syndicats pour cette réalisation importante.

Unifor maintient le blocus d'une raffinerie alors que le lock-out va entrer dans son deuxième mois

Cette raffinerie appartient à Federated Co-operatives Limited (FCL), qui s'efforce de maintenir le site en activité et d'assurer l'approvisionnement en carburant des coopératives locales de l'Ouest canadien en utilisant de la main-d’œuvre jaune, et parfois des hélicoptères pour acheminer des fournitures et du personnel. Les membres du syndicat ont bloqué les points d'accès à la raffinerie et tenté d'empêcher le trafic. FCL a essayé de faire interdire le blocus par la justice, mais il a été débouté.

Lorsque le syndicat a refusé une forte dévalorisation du plan de pension, la direction a rompu la négociation et imposé un lock-out le 5 décembre. Unifor, affilié à IndustriALL avec ses 315.000 adhérents, estime qu'avec un bénéfice de 959 millions de dollars canadiens en 2019, FCL peut très bien conserver le plan de pension actuel.

Les membres d'Unifor bloquent la raffinerie

Photo: Unifor 594

Unifor, qui appelle au boycott des coopératives, a aussi demandé à ses adhérents de soutenir le piquet et le blocus de la raffinerie. D'autres piquets de grève ont été organisés devant d'autres sites de FCL de l'Ouest canadien. FCL a obtenu une injonction contre le syndicat, limitant le blocus à des périodes de dix minutes. Le Président national d'Unifor, Jerry Dias, et 13 autres adhérents et responsables du syndicat ont été arrêtés pour participation à un blocus jugé illégal par la police.

Les syndicalistes ont été remis en liberté en attente de leur jugement. Le Secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches a envoyé à Jerry Dias une lettre dans laquelle il écrit :

"IndustriALL Global Union exhorte la police de Regina à ne pas recourir à des méthodes dures comme celles qui ont conduit à l'arrestation d'adhérents d'Unifor qui manifestaient pacifiquement. Il faut que la police respecte scrupuleusement le droit des travailleurs de protester contre l'attitude honteuse de Co-op Refinery."

À la suite d'un autre incident, Unifor a été condamnée à 100.000 dollars canadiens pour outrage à magistrat. Le syndicat a condamné l'arrestation sans motif de ses membres par la police et le soutien apporté à l'employeur par des politiciens de droite du Saskatchewan Party au pouvoir.

Photo: Unifor 594

Le 29 janvier, Unifor a reçu une autre assignation pour outrage à magistrat en raison de ces blocus. Le syndicat a fait savoir qu'il y mettrait fin si FCL revenait à la table des négociations. La direction a accepté et une réunion est prévue pour le 31 janvier.

Jerry Dias a déclaré :

"Unifor a toujours voulu négocier un accord équitable pour les travailleurs des raffineries, et c'est la première fois que nous voyons un signe faisant penser que FCL voudrait aussi un accord."

Pour le Secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan : 

"Les coopératives sont supposées être un modèle d'entreprise différent, fondé sur le respect de la communauté et une volonté de coopération. Or, par son comportement, FCL fait montre d'autant d'antisyndicalisme qu'une multinationale.

"FCL a les moyens de payer des pensions décentes aux travailleurs. Elle doit revenir à la table des négociations et conclure une convention avec Unifor."

Photo: Unifor 594

Les syndicats indonésiens refusent un projet de loi fourre-tout

S'adressant aux participants au Colloque national pour la riposte syndicale au projet de loi omnibus, le 28 janvier à Jakarta, le Président du Conseil indonésien d'IndustriALL, Iwan Kusmawan, a dénoncé la volonté du gouvernement de faire voter le projet à toute allure, au mépris des intérêts des travailleurs. Il a exhorté le gouvernement à prendre en compte les revendications de millions de travailleurs indonésiens ou à affronter de nouvelles manifestations dans les rues du pays.

Plus d'une centaine de représentants de onze affiliés indonésiens d'IndustriALL ainsi que les dirigeants de quatre autres fédérations et confédérations assistaient à ce colloque.

L'atmosphère de secret qui entoure ce projet de loi sur la création d'emplois irrite les responsables syndicaux indonésiens. Le Secrétaire général de la Fédération de syndicats de travailleurs de la chimie, l'énergie, la mine, le pétrole et le gaz (FSP KEP), Bambang Surjono, a déclaré :

"Le gouvernement n'a donné aucune information sur le projet de loi. Nous demandons que la commission parlementaire nous invite à discuter du texte avant son dépôt au parlement."

Le Président de Lomenik, Eduard Marpaung, ajoute que ce projet de loi général est contre-nature en ce qu'il intègre la main-d’œuvre dans un texte dont l'objectif premier est de stimuler l'investissement, ce qui entraînera une flexibilisation du travail et une diminution du bien-être des travailleurs.

"D'après notre constitution, tout citoyen doit avoir le droit de travailler pour avoir un mode d'existence humain. La politique de l'emploi doit toujours assurer la protection de l'emploi et de la sécurité sociale; le travail n'est pas une marchandise,"

ajoute Eduard Marpaung.

La Secrétaire régionale d'IndustriALL pour l'Asie du Sud-est, Annie Adviento, exhorte le gouvernement à respecter et écouter les travailleurs et à retirer immédiatement le projet de loi.

"La stabilité politique est une préoccupation majeure des investisseurs étrangers; ce retour de flamme montre que ce projet de loi controversé pourrait finir par accroître l'agitation sociale."

Le syndicat négocie avec Glencore la réduction des effectifs de sa fonderie sud-africaine

Les réunions porteront sur le préavis donné à la NUMSA par la fonderie de Rustenburg, selon lequel “l’entreprise n’est plus viable financièrement”.

Le NUMSA déclare qu’il participera aux consultations pour sauver les 665 emplois qui seront perdus si la fonderie de Rustenburg est fermée. La direction de la fonderie, qui appartient à Glencore (79,5 %) et Merafe (20,5 %), a déclaré dans un préavis au NUMSA que la fonderie n’est plus rentable et fonctionne à perte.

C’est dû à une technologie vieillissante, à une énergie onéreuse qui représente 30 % du coût de production auprès de la compagnie d’électricité Eskom, sans compter d’autres subventions versées par les clients industriels à Eskom. En outre, l’introduction d’une taxe sur le carbone, l’augmentation des coûts de transport et d’autres coûts d’importation ont contribué aux pertes. L’entreprise affirme également que la production de ferrochrome en Afrique du Sud est plus coûteuse que dans d’autres pays.

Phestus Motshabi, Secrétaire de la section locale du NUMSA de Rustenburg a indiqué :

“Nous attendons toujours que la CCMA annonce les dates auxquelles la médiation débutera, et nous ferons de notre mieux pour sauver le plus grand nombre d’emplois possible et inciter la direction à aborder ces discussions de bonne foi. Elle doit divulguer toutes les informations afin que nous puissions travailler ensemble pour trouver des solutions. La classe ouvrière est clairement attaquée parce que les travailleurs de nombreux secteurs de notre économie se voient signifier des avis de licenciement.”

Glen Mpufane, Directeur des mines pour IndustriALL, a déclaré :

“Nous espérons qu’une solution consistant à sauver des emplois sera trouvée et que les négociations en cours avec Glencore aboutiront à une solution à l’amiable pour le syndicat et l’entreprise. Les sociétés minières ne devraient pas être trop promptes à licencier des travailleurs lorsque les conditions du marché sont difficiles, mais devraient d’abord explorer les possibilités de préserver les emplois.”

Selon le Ministère des ressources minières et de l’énergie, l’Afrique du Sud est le plus grand producteur mondial de chromite et de ferrochrome, avec plus de 72 % des réserves. La plus grande partie du ferrochrome est vendue à la Chine qui développe sa propre industrie autour de ce métal. La Chine achète également du chrome à d’autres pays.

Pakistan: persistance de la crise de la sécurité des mines

Le 27 janvier, un mineur est mort écrasé par un chariot rempli de charbon dans la région de Duki (province du Baloutchistan). Dans cette même région, quelques jours plus tôt, le 23 janvier, un travailleur a été tué et cinq autres pris au piège dans une mine après un glissement de terrain.

Ces accidents font suite à un début d'année violent pour les mineurs pakistanais.
Le 3 janvier, un mineur est mort et deux autres ont été grièvement blessés à Margat. À peine une semaine plus tard, le 12 janvier, deux jeunes mineurs sont décédés dans l'effondrement d’une mine à Tirah et d’une autre mine à Darra Adamkhel.

Le 15 janvier, un mineur a été électrocuté. Le 21 janvier, deux mineurs sont morts après avoir inhalé un gaz toxique s’étant répandu après une explosion dans la mine. En outre, le 22 janvier, un autre mineur est mort électrocuté.

Glen Mpufane, Directeur en charge du secteur minier à IndustriALL, a déclaré:

« Selon les rapports publiés dans les médias, plus de 430 mineurs ont été tués depuis 2010, mais ces chiffres pourraient être sous-estimés.

« IndustriALL exhorte le gouvernement pakistanais à ratifier et à appliquer sans délai la Convention 176 de l'OIT sur la sécurité et la santé dans les mines. Il est grand temps que le gouvernement pakistanais prenne des mesures concrètes pour mettre fin aux décès continus des mineurs.

IndustriALL fait campagne pour mettre fin à la crise de la sécurité des mines au Pakistan et appelle le gouvernement à mettre en œuvre de toute urgence les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité des mines du pays.

Des mineurs iraniens licenciés en représailles à une action de protestation

La mine de minerai de fer de Chadormalu, située dans la province de Yazd, dans le centre de l'Iran, emploie quelque 5 000 travailleurs, principalement par l'intermédiaire d’entrepreneurs indépendants. Le 25 janvier, 300 travailleurs contractés par l’entremise de l'entrepreneur indépendant Bahavand Barad ont débrayé en guise de protestation au moment même où leurs contrats devaient être renouvelés.

Les travailleurs avaient prévu de former un syndicat pour s'attaquer au versement des bas salaires et à un plan de classification des postes injuste qui discrimine les travailleurs contractuels. Par suite du débrayage, l'entrepreneur a congédié les travailleurs. Les manifestations se poursuivent à la mine.

Un autre groupe de 300 travailleurs, employés par l'intermédiaire de l'entrepreneur Hatami, a protesté contre la classification incorrecte des emplois et la discrimination opérée entre les travailleurs directs et contractuels, qui ont entraîné une réduction de leurs salaires par rapport à ceux des employés directs.

Les travailleurs protestaient également contre les fonctionnaires des organes provinciaux du ministère du Travail rangés du côté de l'employeur. Les travailleurs attendaient la classification des postes depuis plus de 19 mois. Incorrectement appliquée, la classification avait entraîné une réduction relative de leurs salaires.

Le contenu du plan de classification des postes des employés sous-traités et des employés directs est le même. Cependant, un employé direct ayant les mêmes qualifications et le même niveau de compétence touche un salaire de 10 à 15% supérieur à celui d'un travailleur contractuel à travail égal.

L'affilié à IndustriALL Global Union en Iran, le syndicat des métallurgistes et des mécaniciens d’Iran (UMMI), a publié un communiqué de solidarité, dans lequel il indique:

« le désintérêt pour les revendications des travailleurs et l’ignorance de leurs demandes de la part des autorités provinciales et des fonctionnaires du ministère du Travail mettent en danger les moyens d’existence de 300 travailleurs et de leurs familles aux prises avec le chômage et la faim.

« À Yazd, les fonctionnaires provinciaux et du ministère du Travail, de concert avec les employeurs dont les pratiques sont contraires aux intérêts des travailleurs, rejettent le droit des travailleurs à former leurs syndicats indépendants parce qu'ils entendent profiter de façon illégale des travailleurs. »

Le Secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches, a écrit une lettre de soutien à l'UMMI, dans laquelle il indique:

« … plutôt que d'employer directement les travailleurs et d'assumer la pleine responsabilité en tant qu'employeur principal et responsable, ils ont recours à un réseau d’agences et d'entrepreneurs spécialisés en ressources humaines qui profitent largement et de façon peu scrupuleuse des travailleurs.

Par conséquent, IndustriALL Global Union exhorte le gouvernement iranien à prendre des mesures immédiates pour s'assurer que la compagnie Chadormalu Mining and Industrial Co., qui possède la mine Chadormalu, réintègre immédiatement tous les travailleurs, cesse de sous-traiter ses employés mais les emploie directement, et garantisse des conditions de travail décentes dans la mine. »

La mine a fait face à des conflits en matière de relations du travail dans le passé, dont l’arrestation de 20 mineurs en grève en 2014.

IndustriALL signe un accord avec Michelin

Pour le groupe Michelin, la signature de cet accord avec IndustriALL Global Union constitue une étape forte dans le développement d’un dialogue social ouvert, constructif et responsable à l’échelle mondiale, mené depuis plusieurs années par le groupe Michelin.

Cette nouvelle instance de représentation du personnel s’inspire notamment du travail, de la méthode et des résultats positifs du Comité Européen d’Entreprise Michelin (CEEM).

Le Comité Mondial Michelin répond à plusieurs ambitions :

Dans ce cadre, il aura notamment pour missions de :

Le Comité Mondial Michelin sera présidé par Remi de Verdilhac, secrétaire général du siège du groupe Michelin. La désignation des 50 membres du comité interviendra dans le courant du mois de février pour préparer dans les meilleurs conditions la première réunion de la nouvelle instance, prévue le 1er avril 2020 à Clermont-Ferrand.

Avec cet accord, Michelin reconnaît l’importance des conventions fondamentales de l’OIT, les principes directeurs des Nations-Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme et les principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales. Le Groupe s’est engagé à promouvoir et à respecter les droits de l’Homme et à développer une culture de vigilance en la matière.

En particulier, Michelin s’engage à se conformer aux principes de la liberté d’association et la représentation du personnel, et à protéger les droits des salariés et des représentants syndicaux.

Pour Valter Sanches, secrétaire général d’IndustriALL,

« les comités mondiaux sont un moyen stratégique pour associer les entreprises multinationales dans notre plan d’action. La création du Comité Mondial Michelin, leader du secteur, représente un nouveau pas dans le développement des relations sociales du Groupe ».

Pour Florent Menegaux, président du groupe Michelin,

« les comités mondiaux sont un moyen stratégique pour associer les entreprises multinationales dans notre plan d’action. La création du Comité Mondial Michelin, leader du secteur, représente un nouveau pas dans le développement des relations sociales du Groupe ».