28 tués dans un atelier de confection clandestin au Maroc

Selon les affiliés marocains d'IndustriALL, plus de 130 personnes étaient employées dans cet atelier clandestin dans des conditions inhumaines qui ne réunissait pas les critères minimaux de santé et de sécurité et de travail décent.

Les deux centrales syndicales marocaines, l'Union marocaine du travail (UMT) et la Confédération démocratique du travail (CDT), tiennent les autorités et les employeurs pour responsables de cette tragédie qui aurait pu être évitée; elles parlent d'une acceptation généralisée de l'exploitation des travailleurs et des violations des conditions de travail dans un but de lucre.

Pour Ahmed Hassoun, le secrétaire général du Syndicat national du Textile, Habillements et Cuirs (SNTHC-CDT) :

"Cette tragédie nous rappelle la catastrophe de 2008, lorsqu'une fabrique de matelas avait brûlé, tuant 56 personnes et en blessant 17 autres. Nous déplorons la cupidité des employeurs et leur volonté d'occulter les violations qui sapent les droits des travailleurs. Nous voulons qu'ils rendent des comptes."

Les syndicats marocains réclament l'ouverture d'urgence d'une enquête sur cette tragédie humaine et sociale; ils demandent que la lumière soit faite sur les responsabilités, que les familles des victimes soient indemnisées et que soient prises les mesures nécessaires pour éviter la répétition d'autres tragédies et pour préserver les droits, les vies et la dignité des travailleurs. Les responsables doivent rendre des comptes et comparaître en justice.

Le secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

"C'est une tragédie inacceptable dans laquelle des travailleurs, au bas de la chaîne d'approvisionnement, paient une fois de plus le prix d'une production à bon marché. L'industrie du vêtement doit devenir une industrie sûre pour ceux et celles qui contribuent à son énorme production. IndustriALL est solidaire des victimes et de leurs familles."

Crédit photographique : AJ+ on Twitter 

Les fédérations syndicales internationales du groupement Global Unions augmentent la pression sur les gouvernements et les entreprises pour isoler la junte militaire birmane

Nous demandons instamment aux organisations syndicales et aux travailleur·euse·s du monde entier de s’organiser, de s’unir et de se montrer solidaires du peuple du Myanmar et d’isoler le général Min Aung Hlaing, commandant en chef de l’armée, ainsi que les autres dirigeants militaires responsables du coup d’État.

En vertu de l’engagement des fédérations internationales du groupement Global Unions à lutter contre les forces mondiales qui vont à l’encontre des intérêts des travailleur·euse·s, les dirigeant·e·s du mouvement syndical mondial :

•    Appellent le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des sanctions contre les dirigeants militaires responsables du coup d’État. Ces sanctions doivent être également appliquées au capital économique qui constitue la source de revenus des militaires.

•    Appellent le Conseil de sécurité des Nations unies à imposer un embargo mondial sur l’exportation d’armes au Myanmar.

•    Appellent l’Union européenne à supprimer le statut commercial préférentiel du Myanmar « Tout sauf les armes » (Everything but Arms ou EBA).

•    Appellent les entreprises internationales opérant au Myanmar à suspendre immédiatement toutes leurs relations commerciales ou financières, directes ou indirectes, avec des entreprises détenues par l’armée (pour de plus amples informations, voir le rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur les intérêts économiques de l’armée birmane), et à exercer leur pouvoir d’influence pour obtenir la libération des personnes détenues, restaurer les institutions démocratiques et garantir les droits humains et syndicaux de l’ensemble des travailleur·euse·s du Myanmar. Ces entreprises internationales doivent également apporter soutien et protection aux travailleur·euse·s dont les activités ont été ralenties ou qui protestent contre le coup d’État.

Nous demandons à nos affiliés du monde entier de soutenir les mesures énumérées ci-dessus et de prendre les initiatives suivantes :

•    Faire pression sur leurs gouvernements nationaux pour réclamer la levée immédiate de l’état d’urgence décrété par l’armée birmane, la libération immédiate de toutes les personnalités politiques et de tou·te·s les militant·e·s, le respect du droit de la population du Myanmar de choisir ses dirigeant·e·s, de même que la suppression des limites imposées à la liberté d’expression, d’association et syndicale.

•    Demander instamment aux entreprises qui opèrent ou investissent au Myanmar, avec lesquelles ils entretiennent des relations, de cesser toute relation commerciale avec les militaires birmans et d’exercer leur influence pour obtenir la libération des personnes détenues, restaurer les institutions démocratiques et garantir les droits humains et syndicaux de tou·te·s les travailleur·euse·s du Myanmar. Ces entreprises internationales doivent également apporter soutien et protection aux travailleur·euse·s dont les activités ont été ralenties ou qui protestent contre le coup d’État.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale, a souligné l’indignation des syndicats face à cette prise de pouvoir par la junte militaire birmane et a déclaré que tout serait mis en œuvre pour faire échouer ce coup d’État.

Elle a déclaré :

« La population du Myanmar traverse actuellement une période extrêmement préoccupante, à l’heure où l’armée cherche à imposer de nouvelles règles sur le terrain. Nous exprimons notre solidarité au peuple du Myanmar et rendons hommage au courage dont font preuve les travailleurs pour défendre leur fragile démocratie et s’opposer à cette prise de pouvoir par l’armée. Le mouvement syndical mondial continuera à lutter pour faire libérer les personnes actuellement en détention et mettre un terme à la violence et au harcèlement de la population. Les auteurs de ce coup d’État doivent être isolés. »

Stephen Cotton, secrétaire général de la Fédération internationale des ouvriers du transport, a déclaré qu’il était urgent pour le mouvement syndical mondial de lutter aux côtés des travailleur·euse·s du Myanmar qui continuent à manifester à travers le pays pour s’opposer au coup d’État et aux tentatives de museler les mouvements de contestation en coupant l’accès à Internet.

« Au lendemain de ce coup d’État militaire, nous devons nous unir et intensifier les pressions sur le Conseil de sécurité des Nations unies, les gouvernements et les entreprises du monde entier pour sanctionner, cibler et isoler le régime militaire jusqu’à ce que nous obtenions la libération de toutes les personnes détenues, la levée de l’état d’urgence et le retour à un gouvernement civil »,

a indiqué Stephen Cotton.

Syndicats mondiaux signataires de la présente déclaration conjointe :
•    Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois
•    Internationale de l’Éducation
•    Fédération internationale des journalistes
•    IndustriALL Global Union
•    Fédération internationale des ouvriers du transport
•    Confédération syndicale internationale
•    Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes
•    Internationale des services publics
•    Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE
•    UNI Global Union

Un syndicat obtient la réintégration de 1.257 travailleurs en Inde

Après le premier confinement de la Covid-19, la société de confection Gokaldas Exports, implantée dans l'État de Karnataka, en Inde, s'était servie de la pandémie comme excuse pour abattre le syndicat dans son usine Euro Clothing Company (ECC-2). Elle avait commencé par déménager les machines le 30 mai et, le 8 juin, elle avait fermé l'usine et renvoyé tous ses 1.257 travailleurs. Ces licenciements étaient illégaux au sens de la législation fédérale du travail.

Gokaldas a plus d'une vingtaine d'unités de production. Cependant, ECC-2 était la seule dont le personnel était syndiqué, avec 900 personnes membres du GATWU, affilié à IndustriALL Global Union, et à sa fédération, Unions United. ECC-2 confectionne des vêtements pour des marques européennes. À l'époque, cette usine produisait pour H&M, son principal client, et Gokaldas prétendait que des annulations de commandes de H&M étaient la cause de la fermeture. H&M a démenti et dit qu'elle avait payé tous les vêtements produits.  

Avant comme après la fermeture de l'usine, la direction a mené une campagne antisyndicale agressive, allant par exemple jusque dans leurs villages pour menacer les travailleurs. Mais ils n'ont pas cédé et ont occupé l'usine dès l'annonce de la fermeture et tenu bon pendant 50 jours, ce qui leur a permis d'obtenir les salaires qui leur étaient dus.

IndustriALL a d'abord écrit à l'entreprise le 9 juin. IndustriALL et H&M ont un accord-cadre mondial (ACM) qui garantit la liberté d'association dans la chaîne d'approvisionnement de l'entreprise. Les violations sont vérifiées par un Comité national de contrôle. Gokaldas a refusé d'abord de rencontrer le comité puis de s'engager dans une procédure de conciliation.

Manifestation de solidarité à Berlin

IndustriALL a lancé une campagne internationale avec, notamment, une Journée d'action mondiale le 4 septembre. L'affaire a reçu une large audience dans les médias et le soutien du Worker Rights Consortium qui a fait pression sur des marques américaines telles que GAP et Columbia. Appliquant son ACM, H&M a annoncé son intention d'arrêter de se fournir chez Gokaldas si elle ne respectait pas la liberté d'association.

Les travailleurs du monde entier expriment leur solidarité; ici, au Bangladesh

En Inde, le GATWU a maintenu la pression sur l'entreprise, et sa détermination a payé. Le 1er février 2021, Gokaldas Exports a signé un mémorandum d'accord avec le GATWU, sa centrale nationale NTUI, et IndustriALL.

Les principaux points de l'accord sont :

  1. Tous les 1.257 travailleuses et travailleurs qui étaient employés lorsque l'usine a fermé retrouveront un travail s'ils en font la demande avant le 15 mars 2021.
  2. L'usine ECC-2 ne rouvrira pas, mais les travailleurs pourront retrouver un emploi dans deux autres usines.
  3. L'entreprise assurera le transport vers les usines.
  4. Le GATWU est reconnu comme seul agent de négociation pendant trois ans dans toutes les usines où plus de 20 pour cent du personnel est affilié.

Padma, une grande activiste syndicale employée à ECC-2, déclare :

"Nous avons toujours su qu'après une telle lutte, nous récupérerions la totalité des 1.257 emplois. C'est grâce au long combat qu'ont mené tous les travailleurs, ainsi que le GATWU, la NTUI et IndustriALL."

Nagamma, une travailleuse de ECC-2, ajoute :

"Nous nous sommes battues parce que nous n'avons que nos emplois pour survivre. Tous les travailleurs devraient en tirer les leçons et se syndiquer. Ce n'est qu'avec des syndicats puissants qu'on peut lutter contre des firmes de cette taille."

Pour la présidente du GATWU, Prathibba R :

"C'est la détermination du syndicat et de ses membres qui, avec la solidarité internationale, a permis un accord comme celui-là, comme on n'en a jamais vu avant. Le GATWU continuera à organiser les travailleurs de l'habillement et à se renforcer".

Le secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

"Contre toute attente, c'est une immense victoire pour le GATWU. Sur la toile de fond de la pandémie mondiale qui a causé un carnage économique et des pertes d'emplois, le GATWU a récupéré les emplois et obtenu sa reconnaissance qui lui servira à se développer dans l'entreprise. Le courage et la détermination de ces travailleuses est une source d'inspiration pour nous tous.

"Cette victoire montre aussi l'importance de nos accords-cadres mondiaux. Accompagnés d'une solide campagne sur le terrain et de la solidarité internationale, ils sont le levier qui nous conduit à la victoire. Je tiens à remercier tous nos affiliés du monde entier qui ont participé aux actions de solidarité."

Le secrétaire général de la NTUI, Gautam Mody, a déclaré :

"C'est à cela que sert un syndicat fort : des membres unis et militants qui font un syndicat fort, une centrale nationale forte et un syndicat mondial fort. La solidarité et le soutien que nous avons reçus sont incroyables. Cela nous a motivés et renforcés. IndustriALL a montré ce qu'un syndicat mondial combattant peut obtenir."

Les travailleurs du monde entier expriment leur solidarité; ici, en Irak

Workers sent solidarity from around the world

 

Workers sent solidarity from around the world

Nagamma, a worker at ECC-2, said:

“We fought because all we have is our jobs to keep us alive. All workers should learn from this and join a union. It is only through strong unions that you can fight such big companies.”

GATWU president Prathibha R said,

“It was the determination of the union and its members, along with international solidarity, that ensured that an agreement like this, which has never been seen before, can be signed. GATWU will continue to organize garment workers and build its strength”.

IndustriALL general secretary Valter Sanches, said:

“This is a tremendous victory for GATWU against almost impossible odds. Against a backdrop of a global pandemic that has resulted in economic carnage and lost jobs, GATWU won workers’ jobs back, as well as a recognition agreement that it will use to expand its coverage at the company. The courage and determination of the workers is an inspiration to us all.

“This victory also shows the importance of our global framework agreements. Combined with a strong campaign on the ground and international solidarity, they provide the leverage that leads to victory. I would like to thank all our affiliates around the world that engaged in the solidarity actions.”

The general secretary of the NTUI, Gautam Mody, added:

“This is what union power is about – a united and militant membership makes for strong union, a strong national centre and a strong global union. The solidarity and support we received was incredible. That kept the spirits up.  IndustriALL really proved what a fighting global union can achieve.”

Workers sent solidarity from around the world – Iraq

Les syndicats poussent à la ratification de la Convention 190 de l’OIT

Les syndicats latino-américains continuent à œuvrer pour la ratification de la C190. Le 17 janvier, l’Équateur s’est prononcé pour la ratification de la C190.

La centrale syndicale équatorienne CEOSL a déclaré que la campagne de son affilié, le Syndicat national des travailleurs domestiques et assimilés, ainsi que le Conseil national pour l’égalité, ONU Femmes Équateur et l’Université andine Simón Bolívar ont joué un rôle fondamental.

Le 26 janvier, le Chili a approuvé un projet d’accord demandant que des mesures soient prises pour ratifier la C190 et adopter la recommandation 206 de l’OIT. Il s’agit d’un grand pas en avant, qui fait suite à la campagne de la CUT, #TrabajoSinViolencia, avec la participation de la Confédération syndicale internationale et de la Fondation Friedrich Ebert (FES Chili).

D’autres pays sont en passe de ratifier la C190. Le 11 janvier, le Président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est engagé à ratifier la convention. La violence dans le monde du travail touche une grande partie des femmes travailleuses du pays. Une étude de 2018 a estimé que 30 % des femmes étaient victimes d’avances sexuelles non souhaitées sur leur lieu de travail. Les affiliés d’IndustriALL font campagne pour la ratification de la C190, qui a été reprise par le Président et le Parlement.

Les statistiques montrent que la violence domestique a explosé pendant la pandémie, avec des informations faisant état d’une augmentation mondiale de la violence domestique. Les conséquences sociales de l’épidémie, et les confinements en découlant, qui ont entraîné une perte d’interaction sociale, peuvent avoir accru les tensions inhérentes à la cohabitation forcée et augmenté les risques de violence domestique.

Des syndicats ont signalé des cas où des femmes ont été sollicitées pour des faveurs sexuelles en échange de matériel de protection contre la Covid-19. Le passé montre que les femmes courent un risque élevé d’abus et de harcèlement sexuel en période de ralentissement économique et lorsque les emplois se font rares.

“Avec la pandémie actuelle et ses conséquences économiques, il est encore plus urgent de lutter contre la violence à l’égard des femmes. Les syndicats doivent poursuivre leurs efforts pour la ratification de la C190 dans leur pays. Dans les pays où la convention a été ratifiée, ce sont les syndicats et leurs campagnes qui ont fait la différence,”

a indiqué Armelle Seby, Coordinatrice d’IndustriALL pour les questions de genre.

Le Kazakhstan doit cesser ses attaques contre les syndicats

Les autorités locales de Chymkent ont demandé à la justice de suspendre le Syndicat des travailleurs de l'industrie pétrolière et électrique, qui compte plus de 4.000 adhérents des secteurs du pétrole, de la métallurgie, de l'énergie, etc. dans huit régions du pays.

Selon la requête, le syndicat n'aurait pas apporté les amendements nécessaires à ses statuts et viole la loi sur les syndicats. Mais des juristes considèrent ces arguments déraisonnables et fondés sur des textes qui ne sont plus d'application ou ne s'appliquent pas à ce cas.

D'après la Mission de surveillance des droits au travail en Asie centrale, les autorités ont entamé cette procédure judiciaire à l'instigation de plusieurs entreprises, dont l'Oil Construction Company, la West Oil et la Bozashy Trans Kurylys, qui font partie de la compagnie d'État KazMunayGaz. Depuis quelques années, les autorités durcissent leurs pressions sur les syndicats indépendants en faisant poursuivre et condamner des dirigeants syndicaux sur des accusations de nature politique. Ces pressions ont gravement affaibli le mouvement syndical au Kazakhstan.

En juillet 2019, le précédent dirigeant du Syndicat des travailleurs de l'industrie pétrolière et électrique, Erlan Baltabay, a été condamné à sept ans de prison et à sept ans d'interdiction de toute activité publique, dont l'activité syndicale. Par la suite, il a été libéré après une campagne de solidarité massive.

En 2017, la Confédération des syndicats indépendants du Kazakhstan a été dissoute de force et ses dirigeants ont été poursuivis pour leurs activités syndicales.

Signez et faites circuler la pétition de la campagne LabourStart lancée par IndustriALL et la CSI pour envoyer aux autorités kazakhes un message leur enjoignant de cesser toute pression sur les syndicats et de respecter les droits fondamentaux des travailleurs et les droits syndicaux, conformément aux conventions de l'OIT que le Kazakhstan a ratifiées.

Accord sur une feuille de route pour la résolution du conflit chez Veolia Maroc

IndustriALL a contacté Veolia en mai 2020, après que tous les efforts de médiation avaient échoué à rapprocher les parties. Les travailleurs d’Amanor protestaient contre une longue et grave liste d’infractions. Les engagements publics forts de Veolia en matière de droits syndicaux ont été mis à l’épreuve, et la nouvelle feuille de route approuvée par toutes les parties est un exemple éminent de réaction correcte de la part d’une entreprise multinationale.

Le Directeur d’IndustriALL pour le secteur, Tom Grinter, a indiqué :

“La direction centrale de Veolia a travaillé avec nous en toute bonne foi pour résoudre ce conflit majeur. Cet exemple positif peut servir de base à l’élargissement des relations entre IndustriALL Global Union et Veolia.”

Le Secrétaire régional de l’Union marocaine du travail (UMT) de Tanger, Ali Abdelsadik, a officiellement annoncé la fin de la grève à l’occasion de cet événement.

Avec la fin de la grève illimitée des travailleurs d’Amanor et des occupations des lieux de travail, la direction a accepté d’annuler les licenciements des onze travailleurs mis à pied pendant le conflit et de reprendre les activités sans discrimination.

L’accord sur la feuille de route fixe un calendrier précis pour les prochaines étapes. Une première phase de recherche de solutions aux questions litigieuses se déroulera sous la forme d’une médiation, suivie de négociations collectives qui permettront d’aboutir à la paix sociale souhaitée par toutes les parties depuis longtemps. La médiation a été menée par le Professeur Rachid Filali.

La cérémonie de signature du 1er février a réuni la direction, les travailleurs et les différents niveaux de représentation des syndicats ainsi que le Directeur régional du Ministère marocain du travail. François De Rochambeau, Directeur général de Veolia Maroc, s’est adressé à l’assemblée, saluant l’accord et soulignant sa volonté de continuer à travailler avec les partenaires sur cette question.

La représentation syndicale de haut niveau présente à la réunion comprenait le Secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukharik, le Vice-président d’IndustriALL pour la région MENA, Abdelmajid Matoual ainsi que le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, qui se sont tous déclarés très satisfaits de l’accord, tout comme le Directeur régional du Ministère du travail.

Abdelatif El Razy, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs d’Amanor a signé l’accord et a déclaré :

“Nous espérons surmonter les problèmes et les causes qui ont conduit à ces tensions et nous nous réjouissons de reprendre le travail et un dialogue social efficace.”

Conformément à l’accord sur la feuille de route, le suivi du processus sera assuré par Veolia et IndustriALL Global Union.

Le Secrétaire régional d’IndustriALL pour la région MENA, Ahmed Kamel, a déclaré :

“Nous félicitons les dirigeants nationaux et régionaux de l’UMT ainsi que les travailleurs pour ces progrès majeurs. C’est maintenant que commence un travail important sur la négociation collective, en promouvant la confiance mutuelle et le dialogue.”

IndustriALL Global Union condamne le coup d'État militaire au Myanmar et appelle au respect de la démocratie et de la constitution

Après cinquante ans de régime militaire, il ne faut pas que soit interrompu le processus démocratique au Myanmar. Les dirigeants militaires du pays doivent respecter le résultat des élections de novembre par lesquelles la LND a remporté une écrasante victoire sur le Parti de l'union, de la solidarité et du développement (PUSD) et les militaires à sa tête.

Dans un pays où les syndicats ne sont autorisés que depuis 2012, IndustriALL souscrit à la déclaration de la Confédération des syndicats du Myanmar (CSM) pour laquelle tout acte visant à torpiller le résultat des élections ou à empêcher la transition démocratique du Myanmar doit être condamné.

L'armée doit accepter de plein gré le choix libre et démocratique de la population et respecter les normes internationales des droits de l'homme. Win Myint, Aung San Suu Kyi et d'autres activistes politiques doivent être remis en liberté, sans conditions et sur-le-champ.

IndustriALL invite les dirigeants militaires à reconnaître que les fruits de la croissance économique et l'amélioration du niveau de vie sont le résultat de la démocratisation et d'un pluralisme politique pacifique en vigueur depuis 2011. Le recours à la violence, au conflit et à un régime antidémocratique entravera les efforts du Myanmar pour attirer les investisseurs étrangers et son développement économique international.

"Avec les syndicats mondiaux et nos affiliés du monde entier, nous allons mobiliser la solidarité internationale pour nos camarades du Myanmar et leur lutte incessante pour les droits des travailleurs et la démocratie.

"Nous appelons les organisations multilatérales et les gouvernements à envoyer un message clair aux militaires pour qu'ils respectent la démocratie et la constitution et qu'ils rétablissent le gouvernement élu,"

a déclaré le secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches.

IndustriALL Global Union et IndustriAll Europe appellent à la justice et à la solidarité dans la lutte contre la Covid-19

Après un effort sans précédent pour les développer, les approuver et les déployer, plusieurs traitements, médicaments et vaccins, sont désormais disponibles. Le monde s’est rapproché de la victoire sur la pandémie. Et l’effort mondial commun et la coopération public-privé pour trouver des médicaments et des vaccins ont montré le meilleur visage de l’internationalisme.

Il est crucial que nous ne quittions pas la voie de la coopération, de la solidarité et de la justice.

Aucun continent, aucun pays, aucune économie, aucune personne ne sera en sécurité tant que le monde entier ne le sera pas. Le nationalisme vaccinal est une réponse à courte vue à ce problème mondial. Il prolongera la pandémie et la menace de nouveaux variants nous mettant tous en danger. Nous sommes partisans du droit d’accès universel à la vaccination.

Pour les décennies à venir, l’industrie pharmaceutique sera jugée sur sa conduite durant la pandémie. L’année 2020 a vu une amélioration de la réputation et de l’importance de ce secteur crucial, mais une meilleure image peut être facilement perdue.

IndustriAll Europe et IndustriALL Global Union demandent à l’industrie de montrer son meilleur visage :

Nous comprenons parfaitement la pression exercée sur les pays pour qu’ils garantissent leur approvisionnement en produits médicaux et viennent en aide à leurs populations. Gardant cela à l’esprit, IndustriAll Europe et IndustriALL Global Union en appellent aux responsables politiques :

Les travailleurs des industries pharmaceutiques du monde entier, représentés par IndustriAll Europe et IndustriALL Global Union, sont prêts à produire tous les médicaments et vaccins nécessaires et avides de le faire pour contribuer ainsi à surmonter cette crise.

Webinaire IndustriALL sur la politique commerciale et industrielle

Les tentatives pour protéger et promouvoir les normes du travail par le biais d'accords commerciaux n'ont pas donné les résultats escomptés en raison de l'absence de clauses d'application forcée et de mécanismes institutionnels et d'un manque de volonté politique.

Une étude commandée par IndustriALL Global Union et financée par la Fondation Friedrich Ebert a pour but de sensibiliser, de renforcer la solidarité entre les organisations syndicales et de susciter des actions de résistance à l'agenda du monde de l'entreprise, pour promouvoir un processus d'industrialisation inclusive et durable et influencer les politiques afin de défendre les intérêts des travailleurs.

ENG

Des audits sur l’égalité des genres en Zambie et au Zimbabwe pour protéger les droits des femmes au travail

Ces audits ont souligné que bien que les syndicats respectent les lois du travail sur l’égalité des genres, il faut en faire davantage pour protéger les droits des travailleuses.

La Convention 190 de l’OIT offre l’occasion de s’attaquer à la violence et au harcèlement sexistes dans le monde du travail. Les audits font valoir que si la Convention 190 est ratifiée et transposée dans le droit national en Zambie et au Zimbabwe, les relations et l’égalité entre les sexes s’amélioreront.

Les syndicats des deux pays sont impliqués dans les consultations sur les processus de ratification qui ont lieu avec les ministères et les fédérations syndicales.

 

Les audits sur l’égalité des sexes recommandent que les statuts des syndicats tiennent compte de la dimension de genre. Cela peut se faire en augmentant le nombre de femmes aux postes de direction et en introduisant des systèmes de quotas qui élèvent les femmes dans les hiérarchies des syndicats.

Les politiques syndicales en matière d’égalité entre les sexes doivent être régulièrement mises à jour et faire l’objet d’une mise en œuvre et d’un suivi. Elles doivent également intégrer des clauses visant à lutter contre la violence et le harcèlement sexuel. Les audits sur l’égalité des genres recommandent également que les syndicats mettent en place des mécanismes de signalement pour permettre aux victimes de violence d’exercer des recours.

Dans les syndicats, des programmes de renforcement des capacités pour les femmes comme pour les hommes sont nécessaires sur des sujets qui comprennent l’intégration de la dimension de genre. Il convient de promouvoir une plus grande participation des femmes aux activités des syndicats et d’encourager l’utilisation des réseaux numériques et des médias sociaux pour faciliter les discussions sur l’égalité des sexes. Les conventions collectives doivent également comprendre des clauses sur l’égalité des sexes.

Paule France Ndessomin, Secrétaire régionale d’IndustriALL pour l’Afrique subsaharienne, a déclaré :

“Les audits sur l’égalité des genres soulignent que nous devons non seulement être fermes, mais aussi agir pour mettre fin au harcèlement et à l’exploitation sexuels dans le syndicat et au sein du monde du travail. Nos campagnes en faveur de la ratification de la convention 190 doivent en faire une priorité. Les travailleuses ont besoin d’être protégées et ne doivent pas continuer à souffrir en silence.”

Les audits ont été réalisés avec le soutien de Union to Union dans le cadre du Projet de structuration syndicale d’IndustriALL pour l’Afrique subsaharienne, en s’inspirant des meilleures pratiques issues du travail sur la participation et l’intégration des femmes des syndicats suédois Unionen et IF Metall.

Syndicats participants venant de Zambie : Mineworkers Union of Zambia (Mines), the National Union of Building (Construction), Engineering and General Workers (Ingénierie), National Union of Commercial and Industrial Workers (Commerce et industrie).

Syndicats participants venant du Zimbabwe : Zimbabwe Chemical Plastic and Allied Workers Union (Chimie), Zimbabwe Diamond and Allied Minerals Workers Union (Mines), Zimbabwe Energy Workers Union (Énergie).