Unis, les métallurgistes italiens signent une nouvelle convention nationale

Les syndicats italiens affiliés à IndustriALL Global Union, à savoir la FIOM-CGIL, la FIM-CISL et l’UIL-UILM, ont conclu les négociations d’une convention collective nationale avec des résultats significatifs. Une augmentation moyenne globale des salaires de 112 euros (135 dollars US) sera répartie sur quatre périodes durant la validité de la convention, qui court de janvier 2021 à juin 2024.

“Avec le renouvellement de la convention, nous voulons vaincre une crise sans précédent grâce à cette augmentation salariale de 112 euros, plus une protection et des garanties pour de nombreux travailleurs et travailleuses,”

a confié Rocco Palombella, Secrétaire général de l’UIL-UILM.

En plus de l’augmentation déjà citée, l’accord en prévoit également une autre, de 12 euros (14 dollars), basée sur l’inflation pour le salaire minimum à partir de juin 2020. Les autres augmentations comprennent 200 € (242 $ US) par an de prestations flexibles, ainsi qu’une augmentation des contributions de l’employeur au fonds de pension complémentaire de 2,2 % à partir de 2022 pour les jeunes travailleurs de moins de 35 ans.

L’une des principales réalisations de l’accord est la réforme du système de classification des emplois, en place depuis 1973.

Francesca Re David, Secrétaire générale de la FIOM-CGIL, indique :

“Cet accord renforce les dispositions légales concernant les relations avec les syndicats, les droits d’information et de participation, le droit à la formation, la question de la santé et de la sécurité et la lutte contre la violence fondée sur le genre”.

Les syndicats sont également parvenus à renforcer le volet “relations sociales” de l’accord, ce qui permettra de mieux protéger les droits des travailleurs et travailleuses, qui bénéficieront également de meilleurs droits en matière d’information, de discussion, de participation et de formation.

La nouvelle convention protégera mieux les droits individuels des travailleurs et travailleuses. Par ailleurs, les clauses sur la violence sexiste et le travail intelligent, y compris le droit de déconnexion en dehors des heures de bureau, ont été considérablement améliorées.

En outre, une clause sur l’obligation de maintenir l’emploi lorsque l’entreprise conclut des contrats de marchés publics a été introduite.

Roberto Benaglia, Secrétaire général de la FIM-CISL, a confié :

”Il s’agissait d’un accord très difficile à négocier, peut-être l’un des plus difficiles de ces dernières décennies, avec la pandémie, une crise économique et sociale à laquelle nous ajoutons maintenant une crise politique.”

Dans les semaines à venir, la convention sera présentée aux travailleurs et travailleuses du pays qui se prononceront à son égard.

Valter Sanches, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

“Je félicite nos trois affiliés, FIM/CISL, FIOM/CGIL et UILM, pour cette importante réalisation en ces temps très difficiles. C’est certainement une source d’inspiration pour nous tous, non seulement en raison des aspects économiques positifs, mais aussi de l’unité entre les syndicats qui a rendu cette victoire possible.”

Les syndicats italiens négocient un accord de Transition juste avec ENI

ENI, Filctem Cgil, Femca Cisl et Uiltec Uil sont convenus d’un protocole qui servira de cadre aux discussions sur les effets de la nouvelle structure commerciale d’ENI au niveau des ressources humaines, alors que la société se prépare à réduire considérablement son empreinte carbone dans les 30 prochaines années.

L’objectif du protocole est de partager et de maîtriser le défi de la transition énergétique par le biais d’un modèle d’anticipation et d’inclusion qui tient compte de la durabilité économique et sociale et qui place le travail au centre des préoccupations, soit la seule façon de rendre la transition socialement acceptable et de préserver les emplois.

“Ce protocole renforce les formules participatives des relations sociales, qui sont essentielles pour régir les effets de l’urgence sanitaire actuelle et pour gérer une transition énergétique durable. Il est nécessaire pour sauvegarder les emplois existants et préparer le “nouveau travail” ainsi que les travailleurs et travailleuses du futur,”

a indiqué Nora Garofalo, Secrétaire générale de la FEMCA CISL.

Ces changements nécessitent un modèle de dialogue social caractérisé par une consultation préalable. Au niveau national, il y aura un comité stratégique conjoint qui se réunira deux fois par an, un comité de santé et sécurité qui se réunira quatre fois par an ainsi qu’un comité de bien-être pour discuter et promouvoir la possibilité de mesures supplémentaires pour soutenir et aider les travailleurs et travailleuses ainsi que leurs familles.

Au niveau international, sa bonne application sera assurée par le Comité de suivi de l’accord-cadre mondial, le Comité d’entreprise européen et l’Observatoire européen de la santé, de la sécurité et de l’environnement, qui se réunissent annuellement.

Antonio Pepe, Secrétaire de la Filctem Cgil pour le secteur de l’énergie, a déclaré :

“Le nouveau protocole sur les relations sociales chez ENI est un outil constructif pour aborder la transition énergétique et assurer la durabilité environnementale, sociale et économique. Il s’agit d’un défi et nous allons faire en sorte que l’entreprise soit redevable de ses actes.”

Le protocole concerne également la transformation numérique, en donnant aux gens un rôle de premier plan dans le passage à de nouvelles méthodes de travail. Il réglemente les intervenants et les sous-traitants, promeut et garantit la santé et la sécurité sur le lieu de travail, interdit le travail forcé et protège la liberté syndicale ainsi que la négociation collective.

“Ce protocole est important, car avec l’entreprise, nous serons en mesure d’aborder le long et difficile cheminement du changement,”

a indiqué Paolo Pirani, Secrétaire général de l’UILTEC UIL.

Diana Junquera Curiel, Directrice de l’énergie chez IndustriALL, a déclaré :

“Nous félicitons nos affiliés d’être parvenus à un accord qui assure une communication et une négociation permanentes entre les partenaires sociaux pendant le processus de changement, permettant ainsi une Transition juste pour les travailleurs et travailleuses.

Cet accord peut servir d’exemple pour de nombreux autres syndicats et entreprises dans différents pays et secteurs. Divers aspects peuvent être adaptés au niveau mondial, ce qui enrichit sans aucun doute l’accord-cadre mondial qu’IndustriALL a signé avec ENI.

28 tués dans un atelier de confection clandestin au Maroc

Selon les affiliés marocains d'IndustriALL, plus de 130 personnes étaient employées dans cet atelier clandestin dans des conditions inhumaines qui ne réunissait pas les critères minimaux de santé et de sécurité et de travail décent.

Les deux centrales syndicales marocaines, l'Union marocaine du travail (UMT) et la Confédération démocratique du travail (CDT), tiennent les autorités et les employeurs pour responsables de cette tragédie qui aurait pu être évitée; elles parlent d'une acceptation généralisée de l'exploitation des travailleurs et des violations des conditions de travail dans un but de lucre.

Pour Ahmed Hassoun, le secrétaire général du Syndicat national du Textile, Habillements et Cuirs (SNTHC-CDT) :

"Cette tragédie nous rappelle la catastrophe de 2008, lorsqu'une fabrique de matelas avait brûlé, tuant 56 personnes et en blessant 17 autres. Nous déplorons la cupidité des employeurs et leur volonté d'occulter les violations qui sapent les droits des travailleurs. Nous voulons qu'ils rendent des comptes."

Les syndicats marocains réclament l'ouverture d'urgence d'une enquête sur cette tragédie humaine et sociale; ils demandent que la lumière soit faite sur les responsabilités, que les familles des victimes soient indemnisées et que soient prises les mesures nécessaires pour éviter la répétition d'autres tragédies et pour préserver les droits, les vies et la dignité des travailleurs. Les responsables doivent rendre des comptes et comparaître en justice.

Le secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

"C'est une tragédie inacceptable dans laquelle des travailleurs, au bas de la chaîne d'approvisionnement, paient une fois de plus le prix d'une production à bon marché. L'industrie du vêtement doit devenir une industrie sûre pour ceux et celles qui contribuent à son énorme production. IndustriALL est solidaire des victimes et de leurs familles."

Crédit photographique : AJ+ on Twitter 

Les fédérations syndicales internationales du groupement Global Unions augmentent la pression sur les gouvernements et les entreprises pour isoler la junte militaire birmane

Nous demandons instamment aux organisations syndicales et aux travailleur·euse·s du monde entier de s’organiser, de s’unir et de se montrer solidaires du peuple du Myanmar et d’isoler le général Min Aung Hlaing, commandant en chef de l’armée, ainsi que les autres dirigeants militaires responsables du coup d’État.

En vertu de l’engagement des fédérations internationales du groupement Global Unions à lutter contre les forces mondiales qui vont à l’encontre des intérêts des travailleur·euse·s, les dirigeant·e·s du mouvement syndical mondial :

•    Appellent le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des sanctions contre les dirigeants militaires responsables du coup d’État. Ces sanctions doivent être également appliquées au capital économique qui constitue la source de revenus des militaires.

•    Appellent le Conseil de sécurité des Nations unies à imposer un embargo mondial sur l’exportation d’armes au Myanmar.

•    Appellent l’Union européenne à supprimer le statut commercial préférentiel du Myanmar « Tout sauf les armes » (Everything but Arms ou EBA).

•    Appellent les entreprises internationales opérant au Myanmar à suspendre immédiatement toutes leurs relations commerciales ou financières, directes ou indirectes, avec des entreprises détenues par l’armée (pour de plus amples informations, voir le rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur les intérêts économiques de l’armée birmane), et à exercer leur pouvoir d’influence pour obtenir la libération des personnes détenues, restaurer les institutions démocratiques et garantir les droits humains et syndicaux de l’ensemble des travailleur·euse·s du Myanmar. Ces entreprises internationales doivent également apporter soutien et protection aux travailleur·euse·s dont les activités ont été ralenties ou qui protestent contre le coup d’État.

Nous demandons à nos affiliés du monde entier de soutenir les mesures énumérées ci-dessus et de prendre les initiatives suivantes :

•    Faire pression sur leurs gouvernements nationaux pour réclamer la levée immédiate de l’état d’urgence décrété par l’armée birmane, la libération immédiate de toutes les personnalités politiques et de tou·te·s les militant·e·s, le respect du droit de la population du Myanmar de choisir ses dirigeant·e·s, de même que la suppression des limites imposées à la liberté d’expression, d’association et syndicale.

•    Demander instamment aux entreprises qui opèrent ou investissent au Myanmar, avec lesquelles ils entretiennent des relations, de cesser toute relation commerciale avec les militaires birmans et d’exercer leur influence pour obtenir la libération des personnes détenues, restaurer les institutions démocratiques et garantir les droits humains et syndicaux de tou·te·s les travailleur·euse·s du Myanmar. Ces entreprises internationales doivent également apporter soutien et protection aux travailleur·euse·s dont les activités ont été ralenties ou qui protestent contre le coup d’État.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale, a souligné l’indignation des syndicats face à cette prise de pouvoir par la junte militaire birmane et a déclaré que tout serait mis en œuvre pour faire échouer ce coup d’État.

Elle a déclaré :

« La population du Myanmar traverse actuellement une période extrêmement préoccupante, à l’heure où l’armée cherche à imposer de nouvelles règles sur le terrain. Nous exprimons notre solidarité au peuple du Myanmar et rendons hommage au courage dont font preuve les travailleurs pour défendre leur fragile démocratie et s’opposer à cette prise de pouvoir par l’armée. Le mouvement syndical mondial continuera à lutter pour faire libérer les personnes actuellement en détention et mettre un terme à la violence et au harcèlement de la population. Les auteurs de ce coup d’État doivent être isolés. »

Stephen Cotton, secrétaire général de la Fédération internationale des ouvriers du transport, a déclaré qu’il était urgent pour le mouvement syndical mondial de lutter aux côtés des travailleur·euse·s du Myanmar qui continuent à manifester à travers le pays pour s’opposer au coup d’État et aux tentatives de museler les mouvements de contestation en coupant l’accès à Internet.

« Au lendemain de ce coup d’État militaire, nous devons nous unir et intensifier les pressions sur le Conseil de sécurité des Nations unies, les gouvernements et les entreprises du monde entier pour sanctionner, cibler et isoler le régime militaire jusqu’à ce que nous obtenions la libération de toutes les personnes détenues, la levée de l’état d’urgence et le retour à un gouvernement civil »,

a indiqué Stephen Cotton.

Syndicats mondiaux signataires de la présente déclaration conjointe :
•    Internationale des travailleurs du bâtiment et du bois
•    Internationale de l’Éducation
•    Fédération internationale des journalistes
•    IndustriALL Global Union
•    Fédération internationale des ouvriers du transport
•    Confédération syndicale internationale
•    Union internationale des travailleurs de l’alimentation, de l’agriculture, de l’hôtellerie-restauration, du tabac et des branches connexes
•    Internationale des services publics
•    Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE
•    UNI Global Union

Un syndicat obtient la réintégration de 1.257 travailleurs en Inde

Après le premier confinement de la Covid-19, la société de confection Gokaldas Exports, implantée dans l'État de Karnataka, en Inde, s'était servie de la pandémie comme excuse pour abattre le syndicat dans son usine Euro Clothing Company (ECC-2). Elle avait commencé par déménager les machines le 30 mai et, le 8 juin, elle avait fermé l'usine et renvoyé tous ses 1.257 travailleurs. Ces licenciements étaient illégaux au sens de la législation fédérale du travail.

Gokaldas a plus d'une vingtaine d'unités de production. Cependant, ECC-2 était la seule dont le personnel était syndiqué, avec 900 personnes membres du GATWU, affilié à IndustriALL Global Union, et à sa fédération, Unions United. ECC-2 confectionne des vêtements pour des marques européennes. À l'époque, cette usine produisait pour H&M, son principal client, et Gokaldas prétendait que des annulations de commandes de H&M étaient la cause de la fermeture. H&M a démenti et dit qu'elle avait payé tous les vêtements produits.  

Avant comme après la fermeture de l'usine, la direction a mené une campagne antisyndicale agressive, allant par exemple jusque dans leurs villages pour menacer les travailleurs. Mais ils n'ont pas cédé et ont occupé l'usine dès l'annonce de la fermeture et tenu bon pendant 50 jours, ce qui leur a permis d'obtenir les salaires qui leur étaient dus.

IndustriALL a d'abord écrit à l'entreprise le 9 juin. IndustriALL et H&M ont un accord-cadre mondial (ACM) qui garantit la liberté d'association dans la chaîne d'approvisionnement de l'entreprise. Les violations sont vérifiées par un Comité national de contrôle. Gokaldas a refusé d'abord de rencontrer le comité puis de s'engager dans une procédure de conciliation.

Manifestation de solidarité à Berlin

IndustriALL a lancé une campagne internationale avec, notamment, une Journée d'action mondiale le 4 septembre. L'affaire a reçu une large audience dans les médias et le soutien du Worker Rights Consortium qui a fait pression sur des marques américaines telles que GAP et Columbia. Appliquant son ACM, H&M a annoncé son intention d'arrêter de se fournir chez Gokaldas si elle ne respectait pas la liberté d'association.

Les travailleurs du monde entier expriment leur solidarité; ici, au Bangladesh

En Inde, le GATWU a maintenu la pression sur l'entreprise, et sa détermination a payé. Le 1er février 2021, Gokaldas Exports a signé un mémorandum d'accord avec le GATWU, sa centrale nationale NTUI, et IndustriALL.

Les principaux points de l'accord sont :

  1. Tous les 1.257 travailleuses et travailleurs qui étaient employés lorsque l'usine a fermé retrouveront un travail s'ils en font la demande avant le 15 mars 2021.
  2. L'usine ECC-2 ne rouvrira pas, mais les travailleurs pourront retrouver un emploi dans deux autres usines.
  3. L'entreprise assurera le transport vers les usines.
  4. Le GATWU est reconnu comme seul agent de négociation pendant trois ans dans toutes les usines où plus de 20 pour cent du personnel est affilié.

Padma, une grande activiste syndicale employée à ECC-2, déclare :

"Nous avons toujours su qu'après une telle lutte, nous récupérerions la totalité des 1.257 emplois. C'est grâce au long combat qu'ont mené tous les travailleurs, ainsi que le GATWU, la NTUI et IndustriALL."

Nagamma, une travailleuse de ECC-2, ajoute :

"Nous nous sommes battues parce que nous n'avons que nos emplois pour survivre. Tous les travailleurs devraient en tirer les leçons et se syndiquer. Ce n'est qu'avec des syndicats puissants qu'on peut lutter contre des firmes de cette taille."

Pour la présidente du GATWU, Prathibba R :

"C'est la détermination du syndicat et de ses membres qui, avec la solidarité internationale, a permis un accord comme celui-là, comme on n'en a jamais vu avant. Le GATWU continuera à organiser les travailleurs de l'habillement et à se renforcer".

Le secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches, a déclaré :

"Contre toute attente, c'est une immense victoire pour le GATWU. Sur la toile de fond de la pandémie mondiale qui a causé un carnage économique et des pertes d'emplois, le GATWU a récupéré les emplois et obtenu sa reconnaissance qui lui servira à se développer dans l'entreprise. Le courage et la détermination de ces travailleuses est une source d'inspiration pour nous tous.

"Cette victoire montre aussi l'importance de nos accords-cadres mondiaux. Accompagnés d'une solide campagne sur le terrain et de la solidarité internationale, ils sont le levier qui nous conduit à la victoire. Je tiens à remercier tous nos affiliés du monde entier qui ont participé aux actions de solidarité."

Le secrétaire général de la NTUI, Gautam Mody, a déclaré :

"C'est à cela que sert un syndicat fort : des membres unis et militants qui font un syndicat fort, une centrale nationale forte et un syndicat mondial fort. La solidarité et le soutien que nous avons reçus sont incroyables. Cela nous a motivés et renforcés. IndustriALL a montré ce qu'un syndicat mondial combattant peut obtenir."

Les travailleurs du monde entier expriment leur solidarité; ici, en Irak

Workers sent solidarity from around the world

 

Workers sent solidarity from around the world

Nagamma, a worker at ECC-2, said:

“We fought because all we have is our jobs to keep us alive. All workers should learn from this and join a union. It is only through strong unions that you can fight such big companies.”

GATWU president Prathibha R said,

“It was the determination of the union and its members, along with international solidarity, that ensured that an agreement like this, which has never been seen before, can be signed. GATWU will continue to organize garment workers and build its strength”.

IndustriALL general secretary Valter Sanches, said:

“This is a tremendous victory for GATWU against almost impossible odds. Against a backdrop of a global pandemic that has resulted in economic carnage and lost jobs, GATWU won workers’ jobs back, as well as a recognition agreement that it will use to expand its coverage at the company. The courage and determination of the workers is an inspiration to us all.

“This victory also shows the importance of our global framework agreements. Combined with a strong campaign on the ground and international solidarity, they provide the leverage that leads to victory. I would like to thank all our affiliates around the world that engaged in the solidarity actions.”

The general secretary of the NTUI, Gautam Mody, added:

“This is what union power is about – a united and militant membership makes for strong union, a strong national centre and a strong global union. The solidarity and support we received was incredible. That kept the spirits up.  IndustriALL really proved what a fighting global union can achieve.”

Workers sent solidarity from around the world – Iraq

Les syndicats poussent à la ratification de la Convention 190 de l’OIT

Les syndicats latino-américains continuent à œuvrer pour la ratification de la C190. Le 17 janvier, l’Équateur s’est prononcé pour la ratification de la C190.

La centrale syndicale équatorienne CEOSL a déclaré que la campagne de son affilié, le Syndicat national des travailleurs domestiques et assimilés, ainsi que le Conseil national pour l’égalité, ONU Femmes Équateur et l’Université andine Simón Bolívar ont joué un rôle fondamental.

Le 26 janvier, le Chili a approuvé un projet d’accord demandant que des mesures soient prises pour ratifier la C190 et adopter la recommandation 206 de l’OIT. Il s’agit d’un grand pas en avant, qui fait suite à la campagne de la CUT, #TrabajoSinViolencia, avec la participation de la Confédération syndicale internationale et de la Fondation Friedrich Ebert (FES Chili).

D’autres pays sont en passe de ratifier la C190. Le 11 janvier, le Président sud-africain Cyril Ramaphosa s’est engagé à ratifier la convention. La violence dans le monde du travail touche une grande partie des femmes travailleuses du pays. Une étude de 2018 a estimé que 30 % des femmes étaient victimes d’avances sexuelles non souhaitées sur leur lieu de travail. Les affiliés d’IndustriALL font campagne pour la ratification de la C190, qui a été reprise par le Président et le Parlement.

Les statistiques montrent que la violence domestique a explosé pendant la pandémie, avec des informations faisant état d’une augmentation mondiale de la violence domestique. Les conséquences sociales de l’épidémie, et les confinements en découlant, qui ont entraîné une perte d’interaction sociale, peuvent avoir accru les tensions inhérentes à la cohabitation forcée et augmenté les risques de violence domestique.

Des syndicats ont signalé des cas où des femmes ont été sollicitées pour des faveurs sexuelles en échange de matériel de protection contre la Covid-19. Le passé montre que les femmes courent un risque élevé d’abus et de harcèlement sexuel en période de ralentissement économique et lorsque les emplois se font rares.

“Avec la pandémie actuelle et ses conséquences économiques, il est encore plus urgent de lutter contre la violence à l’égard des femmes. Les syndicats doivent poursuivre leurs efforts pour la ratification de la C190 dans leur pays. Dans les pays où la convention a été ratifiée, ce sont les syndicats et leurs campagnes qui ont fait la différence,”

a indiqué Armelle Seby, Coordinatrice d’IndustriALL pour les questions de genre.

Le Kazakhstan doit cesser ses attaques contre les syndicats

Les autorités locales de Chymkent ont demandé à la justice de suspendre le Syndicat des travailleurs de l'industrie pétrolière et électrique, qui compte plus de 4.000 adhérents des secteurs du pétrole, de la métallurgie, de l'énergie, etc. dans huit régions du pays.

Selon la requête, le syndicat n'aurait pas apporté les amendements nécessaires à ses statuts et viole la loi sur les syndicats. Mais des juristes considèrent ces arguments déraisonnables et fondés sur des textes qui ne sont plus d'application ou ne s'appliquent pas à ce cas.

D'après la Mission de surveillance des droits au travail en Asie centrale, les autorités ont entamé cette procédure judiciaire à l'instigation de plusieurs entreprises, dont l'Oil Construction Company, la West Oil et la Bozashy Trans Kurylys, qui font partie de la compagnie d'État KazMunayGaz. Depuis quelques années, les autorités durcissent leurs pressions sur les syndicats indépendants en faisant poursuivre et condamner des dirigeants syndicaux sur des accusations de nature politique. Ces pressions ont gravement affaibli le mouvement syndical au Kazakhstan.

En juillet 2019, le précédent dirigeant du Syndicat des travailleurs de l'industrie pétrolière et électrique, Erlan Baltabay, a été condamné à sept ans de prison et à sept ans d'interdiction de toute activité publique, dont l'activité syndicale. Par la suite, il a été libéré après une campagne de solidarité massive.

En 2017, la Confédération des syndicats indépendants du Kazakhstan a été dissoute de force et ses dirigeants ont été poursuivis pour leurs activités syndicales.

Signez et faites circuler la pétition de la campagne LabourStart lancée par IndustriALL et la CSI pour envoyer aux autorités kazakhes un message leur enjoignant de cesser toute pression sur les syndicats et de respecter les droits fondamentaux des travailleurs et les droits syndicaux, conformément aux conventions de l'OIT que le Kazakhstan a ratifiées.

Accord sur une feuille de route pour la résolution du conflit chez Veolia Maroc

IndustriALL a contacté Veolia en mai 2020, après que tous les efforts de médiation avaient échoué à rapprocher les parties. Les travailleurs d’Amanor protestaient contre une longue et grave liste d’infractions. Les engagements publics forts de Veolia en matière de droits syndicaux ont été mis à l’épreuve, et la nouvelle feuille de route approuvée par toutes les parties est un exemple éminent de réaction correcte de la part d’une entreprise multinationale.

Le Directeur d’IndustriALL pour le secteur, Tom Grinter, a indiqué :

“La direction centrale de Veolia a travaillé avec nous en toute bonne foi pour résoudre ce conflit majeur. Cet exemple positif peut servir de base à l’élargissement des relations entre IndustriALL Global Union et Veolia.”

Le Secrétaire régional de l’Union marocaine du travail (UMT) de Tanger, Ali Abdelsadik, a officiellement annoncé la fin de la grève à l’occasion de cet événement.

Avec la fin de la grève illimitée des travailleurs d’Amanor et des occupations des lieux de travail, la direction a accepté d’annuler les licenciements des onze travailleurs mis à pied pendant le conflit et de reprendre les activités sans discrimination.

L’accord sur la feuille de route fixe un calendrier précis pour les prochaines étapes. Une première phase de recherche de solutions aux questions litigieuses se déroulera sous la forme d’une médiation, suivie de négociations collectives qui permettront d’aboutir à la paix sociale souhaitée par toutes les parties depuis longtemps. La médiation a été menée par le Professeur Rachid Filali.

La cérémonie de signature du 1er février a réuni la direction, les travailleurs et les différents niveaux de représentation des syndicats ainsi que le Directeur régional du Ministère marocain du travail. François De Rochambeau, Directeur général de Veolia Maroc, s’est adressé à l’assemblée, saluant l’accord et soulignant sa volonté de continuer à travailler avec les partenaires sur cette question.

La représentation syndicale de haut niveau présente à la réunion comprenait le Secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukharik, le Vice-président d’IndustriALL pour la région MENA, Abdelmajid Matoual ainsi que le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, qui se sont tous déclarés très satisfaits de l’accord, tout comme le Directeur régional du Ministère du travail.

Abdelatif El Razy, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs d’Amanor a signé l’accord et a déclaré :

“Nous espérons surmonter les problèmes et les causes qui ont conduit à ces tensions et nous nous réjouissons de reprendre le travail et un dialogue social efficace.”

Conformément à l’accord sur la feuille de route, le suivi du processus sera assuré par Veolia et IndustriALL Global Union.

Le Secrétaire régional d’IndustriALL pour la région MENA, Ahmed Kamel, a déclaré :

“Nous félicitons les dirigeants nationaux et régionaux de l’UMT ainsi que les travailleurs pour ces progrès majeurs. C’est maintenant que commence un travail important sur la négociation collective, en promouvant la confiance mutuelle et le dialogue.”

IndustriALL Global Union condamne le coup d'État militaire au Myanmar et appelle au respect de la démocratie et de la constitution

Après cinquante ans de régime militaire, il ne faut pas que soit interrompu le processus démocratique au Myanmar. Les dirigeants militaires du pays doivent respecter le résultat des élections de novembre par lesquelles la LND a remporté une écrasante victoire sur le Parti de l'union, de la solidarité et du développement (PUSD) et les militaires à sa tête.

Dans un pays où les syndicats ne sont autorisés que depuis 2012, IndustriALL souscrit à la déclaration de la Confédération des syndicats du Myanmar (CSM) pour laquelle tout acte visant à torpiller le résultat des élections ou à empêcher la transition démocratique du Myanmar doit être condamné.

L'armée doit accepter de plein gré le choix libre et démocratique de la population et respecter les normes internationales des droits de l'homme. Win Myint, Aung San Suu Kyi et d'autres activistes politiques doivent être remis en liberté, sans conditions et sur-le-champ.

IndustriALL invite les dirigeants militaires à reconnaître que les fruits de la croissance économique et l'amélioration du niveau de vie sont le résultat de la démocratisation et d'un pluralisme politique pacifique en vigueur depuis 2011. Le recours à la violence, au conflit et à un régime antidémocratique entravera les efforts du Myanmar pour attirer les investisseurs étrangers et son développement économique international.

"Avec les syndicats mondiaux et nos affiliés du monde entier, nous allons mobiliser la solidarité internationale pour nos camarades du Myanmar et leur lutte incessante pour les droits des travailleurs et la démocratie.

"Nous appelons les organisations multilatérales et les gouvernements à envoyer un message clair aux militaires pour qu'ils respectent la démocratie et la constitution et qu'ils rétablissent le gouvernement élu,"

a déclaré le secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches.

IndustriALL Global Union et IndustriAll Europe appellent à la justice et à la solidarité dans la lutte contre la Covid-19

Après un effort sans précédent pour les développer, les approuver et les déployer, plusieurs traitements, médicaments et vaccins, sont désormais disponibles. Le monde s’est rapproché de la victoire sur la pandémie. Et l’effort mondial commun et la coopération public-privé pour trouver des médicaments et des vaccins ont montré le meilleur visage de l’internationalisme.

Il est crucial que nous ne quittions pas la voie de la coopération, de la solidarité et de la justice.

Aucun continent, aucun pays, aucune économie, aucune personne ne sera en sécurité tant que le monde entier ne le sera pas. Le nationalisme vaccinal est une réponse à courte vue à ce problème mondial. Il prolongera la pandémie et la menace de nouveaux variants nous mettant tous en danger. Nous sommes partisans du droit d’accès universel à la vaccination.

Pour les décennies à venir, l’industrie pharmaceutique sera jugée sur sa conduite durant la pandémie. L’année 2020 a vu une amélioration de la réputation et de l’importance de ce secteur crucial, mais une meilleure image peut être facilement perdue.

IndustriAll Europe et IndustriALL Global Union demandent à l’industrie de montrer son meilleur visage :

Nous comprenons parfaitement la pression exercée sur les pays pour qu’ils garantissent leur approvisionnement en produits médicaux et viennent en aide à leurs populations. Gardant cela à l’esprit, IndustriAll Europe et IndustriALL Global Union en appellent aux responsables politiques :

Les travailleurs des industries pharmaceutiques du monde entier, représentés par IndustriAll Europe et IndustriALL Global Union, sont prêts à produire tous les médicaments et vaccins nécessaires et avides de le faire pour contribuer ainsi à surmonter cette crise.