Les travailleurs du ciment albanais signent une convention collective à Elbasan

Cet accord, d'une durée de deux ans, améliore sensiblement les conditions de travail et les salaires des 560 travailleurs de cette usine du district d'Elbasan, en Albanie.

Le président du SPMSH, Gezim Kalaja, qui a signé la convention avec le délégué d'atelier Skender Ndregjoni du côté syndical, a déclaré : 

"Cette victoire est le fruit de la puissance de la négociation collective et de la force de notre syndicat en Albanie. Par la signature de cette convention collective, le SPMSH s'attaque à la crise financière provoquée par la pandémie de Covid-19."

Gezim Kalaja a souligné certains points saillants de la convention collective, notamment :

L'actionnaire majoritaire de la Cimenterie d'Elbasan est la multinationale libanaise de négoce du ciment Seament Holding, par le truchement de sa filiale albanaise.

Un syndicat tanzanien s'attaque à la violence fondée sur le genre dans les ateliers de textile et de vêtement

Pendant la visite, ils ont appris des travailleurs que les contremaîtres harcelaient sexuellement les jeunes femmes, provoquant chez elles un stress qui se répercute sur leur rendement. Pour y mettre fin, le TUICO a organisé, du 22 au 26 juillet, une conférence de cinq jours chez Sunflag à Arusha, afin de sensibiliser le personnel aux moyens de stopper la VHFG dans les ateliers.

101 participants, dont 53 femmes, assistaient à cette conférence. Le programme de formation a mis en lumière le fait que les droits des travailleurs sont protégés par la législation du travail nationale et par les normes internationales du travail. Parmi ceux-ci figurent les droits à la protection de la maternité qui sont les plus fréquemment violés par le refus d'un congé de maternité aux travailleuses.

Les débats ont souligné l'importance de la convention 190 de l'Organisation internationale du travail sur l'élimination de la violence et du harcèlement dans le monde du travail, une des armes pour combattre la VHFG. Les discussions en ateliers et en groupes de travail ont défini les formes de harcèlement telles que les propos inconvenants, la discrimination fondée sur le genre, les menaces et les plaisanteries déplacées. En outre, la convention 190 et la recommandation 206 élargissent le concept de monde du travail pour englober les hôtels où se tiennent des réunions, les vestiaires, les lieux de formation, les marchés et le chemin du travail.

Le TUICO fait campagne pour la ratification de la convention 190 par la Tanzanie. En Afrique subsaharienne, elle a été ratifiée par la Namibie, l'île Maurice et la Somalie.

Le TUICO dit avoir mis en place des mécanismes de dénonciation de la VHFG qui consistent à encourager les travailleuses concernées à informer leurs collègues, à la signaler à la section locale du syndicat, en des enquêtes menées par le département du genre, à la signaler à la police, ou à porter les cas devant les tribunaux ou le médiateur.

"Parler avec les collègues du harcèlement et de la violence fondée sur le sexe a de l'influence. Nous prévoyons de profonds changements dans cette usine, de sorte que les plaintes des travailleuses seront prises en considération. Le syndicat l'a sélectionnée après avoir reçu des signalements de pratiques abusives. Nous avons rencontré des travailleurs, des contremaîtres, le personnel d'encadrement, des chefs d'unités et de départements de Sunflag,"

a déclaré Maria Bange, en charge des femmes, des handicapés, de la santé et la sécurité au travail et de l’environnement au TUICO.

La secrétaire régionale d'IndustriALL pour l'Afrique subsaharienne, Paule France Ndessomin, ajoute :

"Inciter les travailleuses à revendiquer leurs droits et réclamer des lieux de travail exempts de VHFG est important, surtout dans les ateliers de confection où le harcèlement sexuel est une pratique courante. IndustriALL aidera le TUICO à étendre les campagnes de formation et de sensibilisation à d'autres secteurs manufacturiers."

La conférence a été organisée avec le soutien du bureau régional d'IndustriALL pour l'Afrique subsaharienne et du projet NITO. NITO est une organisation syndicale norvégienne d'ingénieurs et de techniciens; elle vient en aide aux affiliés tanzaniens d'IndustriALL par un projet d'organisation axé sur le genre, les jeunes et les efforts de renforcement syndical.

General Motors India licencie illégalement 1.086 travailleurs

Les travailleurs de General Motors India ont refusé d’accepter l’offre de départ qui leur a été imposée par l’entreprise. Les travailleurs sont représentés par le Syndicat des salariés de General Motors India, qui fait partie de l’organisation syndicale Shramik Ekta Mahasangh (SEM), elle-même affiliée à IndustriALL Global Union.

Auparavant, l’entreprise avait fixé une date limite au 4 juillet concernant le PDV et environ 30 % de la main-d’œuvre totale l’a accepté. Les membres du syndicat ont indiqué que, pour la plupart, les travailleurs qui ont été transférés après la fermeture de l’usine GM de Halol dans le Gujarat en 2017 et qui ont été transférés à l’usine de Pune ont accepté l’offre de PDV. Le 12 juillet, l’entreprise a licencié 1.086 travailleurs qui ne l’avaient pas accepté, versant directement et de manière unilatérale une maigre indemnisation sur leurs comptes bancaires et la qualifiant de solde de tout compte. Aucune autorisation préalable du gouvernement de l’État, comme l’exige la loi indienne, n’a été obtenue avant de poser cet acte, ce qui le rend illégal.

Le syndicat a contesté la décision de l’entreprise devant le tribunal du commerce de Maharashtra le 15 juillet et lui a demandé de rendre une ordonnance de suspension des licenciements et de la vente de l’usine. Le lendemain, le tribunal a tenu une audience en urgence et la direction s’est engagée à ne pas poursuivre le processus de vente avant le 3 août, date à laquelle elle déposera une réponse officielle. La direction de GM a arrêté la production de l’usine de Pune depuis décembre 2020.

Dilip Pawar, Président de SEM a déclaré :

“Les travailleurs de GM en Inde sont confrontés à une situation très difficile en raison des licenciements illégaux effectués dans l’intention de les forcer à accepter une indemnisation limitée. Nous avons demandé à la direction de General Motors de verser une indemnité de départ appropriée ou de pouvoir continuer à travailler pour l’acheteur potentiel de cette usine. Ces travailleurs ont consacré la majeure partie de leur vie professionnelle à cette entreprise et ils demandent une solution digne. Les travailleurs de GM India utiliseront tous les moyens légaux pour obtenir justice.”

Apoorva Kaiwar, Secrétaire régionale d’IndustriALL pour l’Asie du Sud, a déclaré :

“Le conflit social en cours à l’usine General Motors de Talegaon est très inquiétant. Les problèmes auraient dû être discutés avec le syndicat avant que de telles mesures ne soient prises. De telles décisions unilatérales vont à l’encontre des principes de relations sociales en place et la direction devrait trouver une solution mutuellement acceptable en consultation avec les syndicats.”

Les travailleurs de l'automobile indiens face à une précarité croissante et à une crise des relations professionnelles

Les participants ont pu constater la transformation technologique de l'industrie automobile et l'impact de la pandémie de Covid-19 sur les droits des travailleurs. L'industrie automobile indienne a été doublement frappée, par le ralentissement de la croissance économique qui affectait déjà les ventes avant la forte augmentation des cas de Covid-19, puis par la seconde vague qui a frappé l'Inde en avril et mai 2021. Alors que le confinement général était suivi par les gouvernements provinciaux, de nombreux constructeurs ont été autorisés à poursuivre leurs activités, tout comme leurs fournisseurs de premier niveau.

La poursuite de ces activités exposait les vies des travailleurs qui furent nombreux à être infectés. Dans beaucoup d'usines, les travailleurs ont mené des actions de protestation pour réclamer leur fermeture et de meilleures mesures de sécurité contre le Covid-19 dans les ateliers. Beaucoup de firmes ont invoqué la pandémie pour refuser des hausses de salaires prévues dans les conventions collectives. Certaines ont baissé les salaires en prétendant avoir subi des pertes.

Des travailleurs contractuels, des apprentis et des stagiaires ont été renvoyés en grand nombre sans rémunération pour les journées où la firme était fermée pour cause de pandémie. Beaucoup ont perdu leurs emplois et sont rentrés dans leurs villes d'origine. Lorsque les entreprises ont repris leurs activités après le confinement, elles ont licencié des travailleurs contractuels qu'elles employaient depuis longtemps pour les remplacer par d'autres, plus jeunes, moins bien payés. La Mission nationale pour l'amélioration de l'employabilité a servi de prétexte pour embaucher des étudiants comme main-d’œuvre à bon marché et, partout dans le pays, les constructeurs automobiles ont pratiquement cessé de recruter du personnel statutaire.

Georg Leutert, le directeur d'IndustriALL en charge du secteur automobile, a déclaré :

"La transformation technologique vers la production de véhicules électriques sans émissions, autonomes et connectés est très rapide, partout dans le monde. Les tendances indiquent une menace imminente de pertes d'emplois dans l'industrie automobile. La pandémie semble avoir accéléré ce processus, ce qui n'est pas sans conséquences pour les droits des travailleurs. Il est important que les syndicats se préparent à cette transition, bâtissent la solidarité internationale et renforcent la puissance syndicale pour défendre les droits des travailleurs."

Apoorva Kaiwar, la secrétaire régionale d'IndustriALL pour l'Asie du Sud, explique :

"Pendant la pandémie, la santé et la sécurité sont devenus un thème de préoccupation majeur pour les syndicats de l'automobile en Inde. Il faudrait appliquer des normes de fonctionnement adaptées au Covid pour préserver les travailleurs. Le ralentissement économique a déjà affecté durement l'industrie. Le gouvernement et les employeurs devraient s'abstenir d'utiliser les incidences négatives de l'économie et de la pandémie comme prétexte pour bafouer les droits des travailleurs. Les syndicats doivent agir de concert et élaborer des stratégies collectives."

Participaient à cette réunion des représentants d'affiliés d'IndustriALL de Bosch, TATA Motors, Ashok Leyland, Tenneco, SEG, et d'autres fournisseurs de premier niveau de l'industrie automobile.

Photo : Usine Tata Nano. CC El Auto Perfecto 

Les mineurs en grève au Myanmar pénalisent les revenus de l’armée

La grève des mineurs a eu des répercussions sur les exportations de cuivre du Myanmar. En février, les exportations vers la Chine ont chuté de 55 % sur base annuelle. Comme les exportations de cuivre vers la Chine ont augmenté de 37,6 % en mars, les marchés pensent que la société minière multinationale chinoise Wanbao Mining Copper a vendu ses stocks.

Les mineurs en grève sont affiliés à IndustriALL Global Union par l’intermédiaire de la Fédération des travailleurs des mines du Myanmar (MWFM). Ils travaillent chez Wanbao Mining Copper, Myanmar Yang Tse Copper, Sinohydro Power China et Pay Pauk Aukshin.

Wanbao Mining Copper et Myanmar Yang Tse ont conclu un accord de partage des revenus avec la société militaire Myanmar Economic Holdings Limited (MEHL). Le Département d’État américain a récemment inclus ces deux sociétés dans sa liste de sanctions.

Les deux entreprises font partie de l’énorme réseau de conglomérats de la société chinoise North Industries Group Corporation (NORINCO), un fabricant public d’équipements militaires pour l’Armée de libération du peuple.

Maung Maung, Président de la Confédération des syndicats du Myanmar (CTUM), a déclaré :

“La grève des mineurs a effectivement coupé le régime militaire d’une partie de ses revenus. Je demande instamment à la communauté internationale de soutenir la lutte de ces 4.800 courageux mineurs. Leur résistance dépend en grande partie d’une solidarité internationale sans faille.”

Valter Sanches, le Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

“Cette grève de longue durée démontre clairement que les mineurs représentés par la MWFM ne permettront pas au gouvernement militaire illégitime d’utiliser les revenus des exportations de ressources minières pour réprimer le peuple birman qui mène un mouvement de désobéissance civile. Nous saluons la bravoure des camarades de la MWFM et continuerons à mobiliser la solidarité internationale jusqu’à ce que le peuple birman rétablisse la démocratie dans le pays.”

Le 1er février, le général Min Aung Hlaing, a organisé un coup d’État au Myanmar qui a déclenché une forte vague de désobéissance civile dans ce pays d’Asie du Sud-Est. Les militaires ont impitoyablement réprimé le mouvement, tuant 931 personnes, dont Chan Myae Kyaw, membre de la MWFM.

IndustriALL a appelé les entreprises et les enseignes multinationales à garantir le respect des droits de l’homme et du travail dans leurs chaînes d’approvisionnement au Myanmar, en mobilisant ses affiliés pour qu’ils contribuent à un fonds de grève mondial et en travaillant avec d’autres fédérations syndicales internationales pour contester la légitimité du régime militaire auprès de l’Organisation internationale du travail.

Le mouvement syndical du Myanmar appelle à des sanctions économiques exhaustives ainsi qu’à un boycott du pays pour priver le régime de ressources.

Les syndicats du Myanmar appellent à des sanctions économiques exhaustives

Entretien avec Khaing Zar

“Il n’y a pas de droits syndicaux sans liberté politique”, a expliqué la dirigeante syndicale Khaing Zar, Présidente de la Fédération des travailleurs industriels du Myanmar (IWFM), affiliée à IndustriALL Global Union, et membre du Comité exécutif de la CTUM.

“Nos syndicats ne peuvent pas fonctionner. Beaucoup de nos dirigeants ont été arrêtés ou se cachent après l’émission de mandats d’arrêt. Les conventions collectives ont été annulées et les employeurs transmettent aux militaires les noms, photos et données personnelles des membres des syndicats. Les employeurs profitent de la situation pour se débarrasser des travailleurs permanents et employer des travailleurs occasionnels au salaire minimum, inférieur, dans des usines peu sûres et sans protection Covid.

Les enseignes mondiales qui investissent au Myanmar n’ont pas suffisamment agi pour protéger les travailleurs et travailleuses. Leurs vies ne s’amélioreront pas tant que nous ne supprimerons pas ce régime. Pour ce faire, nous devons leur couper tout accès aux ressources qui sont les leurs. S’ils n’ont plus d’argent, ils ne pourront pas acheter d’armes pour tirer sur les gens et ils perdront le contrôle.”

La CTUM a initialement lancé l’appel au boycott dans un message adressé le 1er mai au mouvement syndical international, demandant un soutien pour “affamer et chasser le régime”.

Les Fédérations syndicales internationales ont contesté la légitimité du régime militaire lors de la Conférence internationale du travail et, en juin, l’OIT a adopté une résolution appelant à un retour à la démocratie. Les affiliés d’IndustriALL ont participé à un certain nombre d’actions de solidarité et le Comité exécutif a adopté une résolution de solidarité en avril.

Le Myanmar a adopté une nouvelle constitution en 2009 et a eu un gouvernement civil de 2012 jusqu’au coup d’État militaire du 1er février 2021. Sous le régime civil, malgré de sérieux défis, les syndicats ont réalisé des progrès significatifs. La CTUM a négocié par le biais de structures de dialogue social tripartites et a obtenu des améliorations significatives du salaire minimum et du temps de travail.

En novembre 2019, l’IWFM et IndustriALL ont négocié des directives sur la liberté syndicale qui ont été approuvées par des enseignes membres d’ACT, couvrant 200 usines et 130.000 travailleurs et travailleuses. Cette disposition a été extrêmement utile pour les efforts de syndicalisation de l’IWFM ainsi que pour faire respecter par les employeurs le droit de manifester pacifiquement.

L’armée a organisé un coup d’État le 1er février, invoquant une fraude électorale et arrêtant la Présidente, les responsables de son parti ainsi que d’autres personnalités. Cela a provoqué une résistance massive, avec un mouvement de désobéissance civile qui a de fait paralysé le pays. Les militaires ont répondu par une répression brutale. Plus de 900 personnes ont été tuées, plus de 10.000 ont été arrêtées et de nombreuses autres se cachent. Environ 250.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays. Alors que la pandémie se propage, les militaires ont monopolisé l’approvisionnement en oxygène, créant ainsi une crise sanitaire.

Le mouvement syndical du Myanmar estime qu’une conjonction de résistance interne et de solidarité et pression externes est nécessaire pour renverser le régime. La communauté internationale doit isoler le régime, en mettant fin aux relations diplomatiques et commerciales, et en reconnaissant le Gouvernement d’Unité nationale comme le représentant légitime du peuple du Myanmar.

Le Secrétaire général d’IndustriALL Valter Sanches a déclaré :

“La détermination et les actions du peuple du Myanmar, qui risque quotidiennement sa vie pour renverser la dictature militaire, sont une source d’inspiration. Pour gagner ce combat, les revendications des syndicats du Myanmar doivent être prises au sérieux et mises en œuvre au niveau international.

La dictature militaire doit être écartée des organes de l’ONU et de la communauté internationale, comme elle l’a été lors de la dernière CIT, et le Gouvernement d’Unité nationale doit être reconnu. Cela doit être mis en œuvre immédiatement, lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, par tous les gouvernements du monde qui respectent la démocratie et les droits humains et syndicaux fondamentaux.

Il est également crucial de couper les sources de revenus de la dictature par le biais de sanctions exhaustives.

Nous continuerons à promouvoir des actions de solidarité, avec nos affiliés et les Fédérations syndicales internationales, jusqu’à ce que le peuple du Myanmar retrouve la démocratie et le respect des droits de l’homme dans le pays.”

IndustriALL organise avec succès un événement test en vue de son Congrès en ligne

Le Congrès devait initialement se tenir au Cap, en Afrique du Sud, en 2020, mais il a été reporté en raison de la pandémie de Covid-19. L’événement test s’est tenu dans un studio de Palexpo, à l’aéroport de Genève, et a permis une participation à distance.

Le Secrétaire général d’IndustriALL Valter Sanches a déclaré :

“La pandémie a propulsé les syndicats dans le futur, les obligeant à adopter des systèmes en ligne pour tenir leurs réunions et mener leurs activités. Cela a constitué un énorme changement de culture pour notre mouvement. Cela a été difficile, mais un des aspects positifs est que nous avons considérablement augmenté la participation. Nos réunions sont plus transparentes, plus accessibles et plus représentatives.

Nous avons aidé nos affiliés à développer leurs capacités numériques et nous avons travaillé à la mise au point d’un certain nombre de systèmes innovants afin de garantir que les participants à notre Congrès connaissent la meilleure expérience possible. Nous utilisons une technologie qui permettra aux délégués syndicaux d’exprimer leur vote dans le cadre de nos processus décisionnels et de sentir qu’ils font partie de notre grand mouvement, où qu’ils soient dans le monde.

Ce sera un congrès dynamique qui façonnera l’avenir de notre puissante organisation à un moment où la voix des syndicats est plus nécessaire que jamais. Nous sommes impatients de vous accueillir.”

Voici quelques publications sur les médias sociaux qui donnent un avant-goût :

Est-ce là l’avenir des réunions syndicales ?

Réunions Zoom avec traduction simultanée et vote en ligne.  #UnitedForAJustFuture#IndustriALL2021 pic.twitter.com/NWeEJTzPdU

— IndustriALL (@IndustriALL_GU) July 22, 2021

Nous testons les interactions et les systèmes de vote, nous faisons intervenir des orateurs dans la réunion pour débattre des résolutions et nous utilisons les réactions au sein du système en ligne pour mesurer les opinions des participants. #UnitedForAJustFuture pic.twitter.com/TWbLBXAfbG

— IndustriALL (@IndustriALL_GU) July 22, 2021

Les syndicats kényans soutiennent les propositions pour un fonds d'assurance chômage

Ce fonds, qui sera opérationnel en 2022, profitera aussi aux travailleurs qui ont perdu leur emploi à cause de la pandémie de Covid-19. Selon le Bureau de la statistique du Kenya, plus de 1,7 million d'emplois ont été perdus au début de la pandémie, l'an dernier.

Il sera géré par le département de la protection sociale du ministère du Travail et de la Protection sociale et versera aux travailleurs une partie de leur salaire pendant six mois maximum en cas de licenciement collectif. Le Kenya met aussi en place des programmes d'aide en espèces pour lutter contre la pauvreté.

D'après certaines informations, ce fonds serait comparable au Covid-19 Temporary Employer/Employee Relief Scheme (TERS) d'Afrique du Sud qui a versé à ce jour plus de 4 milliards $ à des travailleurs dont les emplois ont souffert de la pandémie de Covid-19. Le TERS relève du Fonds d'assurance chômage (UIF) auquel cotisent les travailleurs et les employeurs. Les travailleurs peuvent y faire appel lorsqu'ils perdent leur emploi. En plus de l'UIF, l'Afrique du Sud verse des pensions de vieillesse et d'invalidité ainsi que des allocations familiales.

Les travailleurs qui bénéficient des politiques de protection sociale sont ceux qui, pour la plupart, subviennent aux besoins de leurs familles mais aussi d'autres proches. La protection sociale, qui englobe notamment la sécurité du revenu, a été reconnue comme une des stratégies permettant d'atteindre les Objectifs de développement durable des Nations unies.

Rose Omamo, la secrétaire générale du Syndicat fusionné des travailleurs de la métallurgie du Kenya, a déclaré :

"Les syndicats se battent depuis longtemps pour la sécurité du revenu et les prestations de chômage pour les travailleurs licenciés collectivement. Nous appuyons la création du fonds d'assurance contre le chômage et nous continuerons à interpeller le gouvernement dans les négociations pour obtenir le lancement de ce fonds. Nous avons réclamé ce genre de programmes par le biais des instances de négociation collective et de dialogue social auxquelles nous participons en tant que représentants des travailleurs."

"La sécurité du revenu est importante dans le contexte de la pandémie de Covid-19 qui a causé des pertes d'emplois massives. Des millions de travailleurs ont perdu leur emploi au Kenya et dans d'autres pays africains. Avec une sécurité de revenu limitée en raison des bas salaires et de soins de santé primaires inadéquats, la plupart des travailleurs sont réduits à la pauvreté, incapables d'assurer leur subsistance. Dans ces conditions, les propositions consistant à créer un fonds de chômage apporteront une sécurité de revenu dont les travailleurs licenciés ont grand besoin," a expliqué la secrétaire régionale d'IndustriALL pour l'Afrique subsaharienne, Paule France Ndessomin.

Les affiliés kényans d'IndustriALL sont le Syndicat fusionné des travailleurs de la métallurgie du Kenya, le Syndicat des travailleurs de l'ingénierie du Kenya, le Syndicat des travailleurs du verre du Kenya, le Syndicat des travailleurs du pétrole du Kenya, le Syndicat des travailleurs de la chaussure et du cuir du Kenya, le Syndicat des travailleurs de la coiffure et de l'esthétique du Kenya, et le Syndicat des tailleurs et travailleurs du textile. 

Les mineurs d'uranium d'Ukraine luttent pour leurs emplois

L'Usine orientale d'extraction et de traitement SkhidGZK, propriété de l'État, est en crise depuis longtemps, et elle vient de cesser ses activités, menaçant ainsi les emplois de 8.000 travailleurs ainsi que la sécurité des mines, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’environnement.

Le 7 juillet, le Syndicat des travailleurs de l'énergie et l'industrie nucléaires d'Ukraine Atomprofspilka a organisé un piquet de grève devant le ministère de l'Énergie, à Kiev, afin de réclamer des solutions immédiates pour garantir le fonctionnement dans le temps, la maintenance et le développement de l'usine, et pour préserver les emplois de ses 8.000 travailleurs.

Le Syndicat des mineurs indépendants d'Ukraine NPGU a mobilisé ses adhérents pour une action de protestation dans la région de Kirovograd, où les mineurs d'uranium et leurs familles ont bloqué les routes du 12 au 16 juillet, tandis que d'autres ont refusé de pénétrer dans les mines en réclamant la poursuite des activités de la compagnie et la résorption des arriérés de salaires qui atteignent 89 millions de UAH (3,26 millions $).

Les syndicats demandent aux autorités :

Dans une lettre adressée au gouvernement, le secrétaire général d'IndustriALL, Valter Sanches, l'exhorte à :

"… agir immédiatement pour assurer l'élaboration et l'application d'une politique industrielle durable, y compris une politique de l'énergie, avec un dialogue authentique avec les syndicats, unique façon de régler les problèmes tout en réformant le secteur de l'énergie, et pour assurer en particulier le fonctionnement pérenne et le développement de la SE SkhidGZK et le paiement à temps des salaires de ses travailleurs".

Pratiques antisyndicales chez PT Schneider Electric en Indonésie

Dans le cadre d’une stratégie visant à se débarrasser de M. Zulkarnain, dirigeant syndical, PT Schneider Electric a changé son poste pour un autre qui ne correspond pas à ses compétences et à son expérience professionnelle. Bien qu’il a été employé comme ingénieur en métrologie pendant plus de 10 ans, l’entreprise a arbitrairement changé son poste pour celui d’ingénieur qualité fournisseur en mai 2020, avec de nouvelles responsabilités. L’entreprise a prétendu qu’il s’agissait de son propre développement et que sa charge de travail était trop légère.

Il a été contraint d’accepter le poste, car la direction a indiqué que dans le cas contraire il devrait partir.

Le 10 mars 2021, la direction lui a adressé à la fois une première et une deuxième lettre d’avertissement, faisant état de prestations insuffisantes. M. Zulkarnain a été licencié le 21 mai 2021, l’entreprise affirmant que le dirigeant syndical était incapable d’effectuer son travail.

La direction a menacé M. Zulkarnain, lui enjoignant de ne pas faire appel du licenciement par l’intermédiaire du syndicat, faute de quoi il ne recevrait que 50 % des indemnités prévues.

La FSPMI a déposé une plainte auprès du Département du travail du district. PT Schneider Electric n’a pas assisté aux réunions de médiation du 1er et du 8 juillet. Le département du travail du district a déclaré que le manque de performance ne pouvait pas être un motif de licenciement.

Le Président de la FSPMI, Riden Hatam Aziz, a indiqué :

“Ce licenciement chez PT Schneider Batam est clairement une pratique antisyndicale. Il s’agit d’une véritable menace pour les travailleurs et travailleuses qui doivent continuer à se battre pour leurs droits fondamentaux sur le lieu de travail. Nous continuerons à nous battre contre ce licenciement injuste et le soutien international à cet égard est absolument nécessaire.”

Kan Matsuzaki, Directeur d’IndustriALL pour les TIC, l’électricité et l’électronique, a déclaré :

“Il n’est pas acceptable que l’entreprise intimide M. Zulkarnain. L’attitude adoptée par la direction est en contravention avec la Politique mondiale de lutte contre le harcèlement de l’entreprise.”

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, a écrit à l’entreprise en déclarant :

“Le licenciement de M. Zulkarnain constitue une pratique antisyndicale déguisée en transfert de poste.

La mise en garde contre la participation à des activités syndicales constitue une violation flagrante du droit du travail indonésien ainsi que des normes et critères internationaux en la matière.

Nous vous demandons instamment de mettre fin à toutes les pratiques antisyndicales et d’accepter la revendication de la FSPMI de réintégrer immédiatement M. Zulkarnain.”

PT Schneider Electric Manufacturing Batam produit des dispositifs électriques utilisés dans les systèmes d’automatisation, d’installations électriques et de distribution.

Photo principale : Le syndicat manifeste contre la loi Omnibus devant Schneider Electric, octobre 2020. FPSMI