IndustriALL appelle le gouvernement du Bangladesh à faire respecter la CHK

Au cours de la première semaine de septembre, deux travailleurs ont été gravement blessés dans deux incidents distincts survenus sur des chantiers de démolition navale au Bangladesh. Par la suite, le 16 septembre, un incendie s’est déclaré au sein du chantier de démolition navale Ziri Subedar à Chattogram alors qu’au moins seize travailleurs de l’équipe chargée de l’évacuation des huiles et carburants travaillaient à l’intérieur de la salle des machines. Huit travailleurs ont subi de graves brûlures, dont quatre seraient dans un état critique.

Il ne s’agit pas d’incidents isolés, mais bien qui reflètent les lacunes dans le respect des procédures et des protocoles consacrés par la CHK. Selon les données compilées par IndustriALL et ses affiliés du Bangladesh dans le secteur de la démolition navale, plus de 30 incidents sur les lieux de travail y ont été recensés cette année, faisant 41 blessés et quatre morts.

Au Bangladesh, le recyclage des navires relève de la compétence du Ministère de l’Industrie, qui a créé le Conseil bangladais pour le recyclage des navires (Bangladesh Ship Recycling Board – BSRB) afin qu’il agisse en tant qu’autorité compétente chargée de certifier la conformité des chantiers navals et d’autoriser l’échouage et le démantèlement des navires. Le BSRB est composé de membres du Ministère de l’Industrie ainsi que d’autres départements gouvernementaux et comprend des membres de la Fédération des employeurs du secteur du recyclage des navires. Il ne compte aucun représentant des travailleurs.

Les récentes visites d’IndustriALL sur les chantiers navals indiquent que, même si des améliorations techniques visibles ont été apportées, de nombreux chantiers ne se conforment aux normes que sur le papier, sans apporter les changements nécessaires aux pratiques de travail pour protéger la vie des travailleurs.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré :

“Il est inacceptable que, malgré l’entrée en vigueur de la CHK, nous continuions d’assister à des accidents du travail sur les chantiers de démolition navale du Bangladesh. Le gouvernement du Bangladesh doit faire preuve d’un engagement politique et technique plus fort en faveur de la sécurité des travailleurs. Aucun travailleur ne devrait jamais avoir à risquer sa vie pour la gagner. J’exhorte le gouvernement à reconnaître les syndicats comme des partenaires à part entière dans ce processus.”

Lors de la table ronde organisée par IndustriALL le 10 septembre à Chattogram, les syndicats du secteur ont notamment souligné l’importance d’une participation égale des syndicats à la gouvernance de l’industrie de la démolition navale, en particulier en ce qui concerne fonctionnement du Conseil bangladais pour le recyclage des navires (BSRB), afin de garantir que le secteur reste véritablement sûr et durable.

Les femmes syndicalistes préparent le terrain pour l'égalité à l'approche de Sydney

La réunion en ligne des 18 et 19 septembre, première session de la Conférence des femmes d'IndustriALL, a fait le point sur les progrès accomplis, montré les défis persistants et décrit les priorités des quatre prochaines années. La secrétaire générale adjointe Christine Olivier à invité les participantes à se pencher sur les résultats obtenus, faire face aux obstacles et définir les actions futures pour promouvoir l'égalité de genre.

"L'égalité de genre n'est pas une bataille des sexes; il s'agit de bâtir l'unité, la force et l'inclusivité de tous les groupes. Nous ne progresserons pas sans l'engagement de toutes et tous, en particulier des dirigeants, qui doivent partager la responsabilité de construire des syndicats qui représentent vraiment tous les travailleurs",

a déclaré Christine Olivier.

Pendant une discussion en panel , des femmes ont fait part des expériences vécues dans leur région : au Maroc, Soumaia Moukir, de l'UMT Textile, a décrit les longues heures de travail, les bas salaires et l'absence de prestations sociales dans le secteur textile; en Norvège, Emma Erlansen, du NITO, a souligné les barrières qu'elles doivent surmonter en STIM et les efforts pour stimuler les jeunes filles par le programme technologique qui leur est dédié; aux USA, Randy Pearson, du Women of Steel de l'USW, et Roxanne Brown, vice-présidente internationale de l'USW et vice-présidented'IndustriALL pour l'Amérique du Nord, ont mis en garde contre les régressions politiques en matière de diversité, d'équité et d'inclusion et expliqué comment les syndicats résistent par la négociation, l'éducation et l'activisme dans les communautés.

Un exposé de Joyce Maku Appiah, du Public Utility Workers’ Union (PUWU), a montré comment, au Ghana, des barrières systémiques font que les femmes gagnent 34,2 pour cent de moins que les hommes malgré des protections légales. La formation et l'éducation que le PUWU a négociées ont permis à 360 caissières d'accéder à des postes à responsabilité mieux rémunérés sans qu'il y ait eu de pertes d'emplois, d'obtenir des prestations pendant le congé de maternité et de faciliter un accès équitable des femmes aux promotions et aux postes techniques. L'action menée par le syndicat a montré que, pour combler l'écart salarial entre hommes et femmes, il faut une action intentionnelle, soutenue, s'appuyant sur la recherche, l'éducation et l'engagement des instances dirigeantes. Ira Laïla Budiman, du CEMWU, en Indonésie, a décrit l'état d'avancement des négociations en vue de l'adoption et de la mise en pratique de politiques de tolérance zéro en matière de GHBV dans 93 entreprises dans les secteurs de l'habillement, du textile, de la pharmacie, du ciment, de la pâte et du papier. Parallèlement, des refuges pour travailleuses ont été créés dans huit entreprises, ce qui a débouché sur une augmentation des cas signalés. Des employeurs prennent des mesurespréventives. Ces dispositifs assurent la liaison entre les mécanismes internes des entreprises et les institutions gouvernementales pour les cas emblématiques.

Dans une session sur les priorités syndicales et d'IndustriALL,Alejandra Angriman, de la CNTI CTAA(Argentine), a insisté sur la nécessité de s'attaquer au fardeau inégal des tâches non rémunérées des aidants, de reconnaître les soins comme un droit humain et de redistribuer les responsabilités dans l'ensemble de la société. Tanja Lehtoranta, de PRO (Finlande), a souligné l'importance d'une santé professionnelle sensible au genre, s'agissant en particulier de la santé mentale et des risques psychosociaux, notamment ceux en rapport avec la violence domestique, et a noté le besoin d'approches personnalisées. Benedicta Opoku-Mensah, du PUWU (Ghana), a expliqué comment son syndicat a intégré les perspectives de genre dans la transition des entreprises, en obtenant un quota de 40 pour cent de femmes dans les programmes de formation et la parité hommes-femmes dans le recrutement en ingénierie.

Les participantes se sont demandé comment bâtir la puissance syndicale par des structures plus inclusives et égalitaires en genre, en mettant l'accent sur la mobilisation et le leadership des femmes. Sanjyot Vadhavkar, du SMEFI(Inde), a souligné le rôle du comité des femmes indiennes d'IndustriALL dans la création d'espaces sécurisés pour le travail en réseau, le mentorat et l'établissement de liens entre les femmes de la base et le leadership. La mobilisation et le recrutement des femmes nécessite parfois des stratégies audacieuses et taillées sur mesure. En Thaïlande, l'Auto Part and Metal Workers’ Union s'est rapproché de femmes cols-blancs non syndiquées au moyen d'un tournoi sportif et a ainsi fait plus de 50 nouvelles adhérentes (Vipawan Boksantea).

Le changement doit être collectif et pas seulement initié par des femmes. Il est essentiel d'associer des alliés masculins. Au Pays basque espagnol, ELA a utilisé des pratiques du féminisme dans un processus participatif, en débutant par un diagnostic des préjugés structurels. Pour Aitor Gomez, cela a aidé les membres à prendre conscience de l'absence d'une réelle perspective de genre, ce qui a lancé des débats qui ont fait reculer la résistance des hommes. Cela les a aussi aidés à comprendre que le but n'était pas de les discriminer, mais de travailler ensemble pour changer la structure patriarcale de telle sorte que les femmes comme les hommes puissent jouir d'une plus grande liberté. Peter Greenberg (IAMAW), du Groupe de travail sur l'égalité des sexes d'IndustriALL, a également insisté sur la nécessité d'une formation pour sensibiliser les hommes aux combats des femmes.

Les sessions plénières ont mis en avant les pratiques syndicales inclusives, les activités respectant la famille, le renforcement du mentorat et le fait que ce soit aux pouvoirs publics et pas aux travailleurs qu'incombe la responsabilité de la protection sociale. Les déléguées ont souligné que l'égalité nécessite que les hommes occupant des postes de leadership partagent la responsabilité et que les syndicats représentent tous les travailleurs, y compris les communautés LGBTQI.

Ces conclusions orienteront la conférence des femmes du 3 novembre et nourriront les débats du Congrès mondial d'IndustriALL, qui se tiendra du 4 au 7 novembre, auquel les femmes constitueront 40 pour cent des délégués et les jeunes travailleurs seront représentés pour la première fois. La conférence arrêtera le cadre que suivra IndustriALL pendant la période 2025-2029 en matière d'égalité de genre et de droits des femmes.

Les affiliées se sont aussi engagées à résister au recul des droits des femmes et à renforcer le leadership des femmes partout dans le monde.

Défendre les droits des travailleurs en période de troubles politiques

S’exprimant lors de l’ouverture de la réunion du Comité exécutif Asie-Pacifique d’IndustriALL à Jakarta le 22 septembre, le Vice-président d’IndustriALL, Akihiro Kaneko, a souligné les violations généralisées des droits humains et l’érosion des principes démocratiques dans toute la région.

Akihiro Kaneko a notamment évoqué la dictature militaire en vigueur au Myanmar, les attaques contre les travailleurs et la démocratie au Bangladesh, aux Philippines et en Corée, ainsi que les récents gains électoraux des forces de droite au Japon.

“Lorsque les populistes de droite prennent de l’ampleur, cela constitue une préoccupation majeure pour l’avenir des travailleurs et des syndicats. En tant que syndicats, nous devons jouer un rôle important pour protéger la stabilité sociale et les moyens de subsistance des travailleurs et travailleuses. Nous devons continuer à renforcer le pouvoir des syndicats et à syndiquer au-delà des frontières, en nous attaquant à des questions émergentes telles que l’intelligence artificielle, les violations des droits humains dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, le changement climatique et la transition juste”,

a déclaré Akihiro Kaneko.

Ces derniers mois, les syndicats de la région se sont mobilisés à une échelle sans précédent. En Inde, 250 millions de travailleurs ont participé à une grève générale contre les lois du travail régressives et la sous-traitance généralisée des emplois. Au Bangladesh, IndustriALL et les fédérations syndicales internationales se sont ralliées à la feuille de route de l’OIT pour faire progresser les droits des travailleurs.

Les syndicats coréens ont organisé des manifestations permanentes contre les politiques antisyndicales, ce qui a abouti à la modification de la loi sur les syndicats et les relations de travail. La réforme permet aux travailleurs sous-traitants de négocier collectivement avec les employeurs principaux et limite la capacité des employeurs à réclamer des dommages-intérêts en cas de grève.

La santé et la sécurité au travail restent des préoccupations pressantes. Au cours du premier semestre 2025, une centaine de travailleurs ont été tués dans des accidents dans les mines de charbon au Pakistan. IndustriALL et le Syndicat australien des mines et de l’énergie (MEU) soutiennent les revendications en faveur de mines plus sûres et font campagne pour que l’Australie ratifie la convention 176 de l’OIT.

Des tables rondes tripartites ont été organisées en Asie du Sud après l’entrée en vigueur de la Convention de Hong Kong en juin 2025. Si certains chantiers navals au Bangladesh ont procédé à des mises à niveau techniques, beaucoup ne s’y conforment encore que sur le papier. Au Pakistan, le démantèlement des navires continue de se faire en dehors du champ d’application de la Convention, laissant les travailleurs dans une situation vulnérable. Les syndicats d’Asie du Sud-Est ont également élaboré une feuille de route 2025-2026 pour la santé et la sécurité, axée sur le stress thermique, la campagne pour la ratification de la Convention 170 de l’OIT sur les substances chimiques et la cartographie des comités de santé et sécurité au travail.

Les participants à la réunion de Jakarta ont également discuté d’un programme novateur pour le prochain Congrès d’IndustriALL à Sydney. Les objectifs en matière de participation des femmes devraient être atteints, tandis qu’une résolution visant à créer un Comité mondial de la jeunesse, ainsi que des comités régionaux facultatifs, sera débattue.

À six semaines du 4e congrès, le Comité exécutif régional s’est engagé à soutenir les syndicats australiens afin de garantir le succès de l’événement. Les thèmes clés comprendront les inégalités mondiales, le travail précaire, la santé et la sécurité au travail, les relations de travail mondiales, la diligence raisonnable en matière de droits humains, la responsabilité du capital, la transition juste et la politique industrielle durable.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a déclaré :

“Notre congrès de Sydney, dans un peu plus d’un mois, est un moment décisif pour IndustriALL. Nous devons travailler dur avec les affiliés australiens pour en faire un succès. Joignez-vous à moi pour franchir ce cap ; nous devons sortir du Congrès unis, avec une feuille de route claire et prêts à lutter ensemble pour un avenir juste.”

Les syndicats kirghizes projettent une action de syndicalisation en commun

Lorsque le Kirghizistan a accédé à l'indépendance après l'effondrement de l'Union soviétique, les emplois ont disparu en masse. Les syndicats ont perdu leur influence et ont été contraints de se réinventer. Il y a quinze ans, ils ont décidé d'abandonner le modèle de l'offre de services pour celui de l'organisation et se sont efforcés de syndicaliser de nouveaux lieux de travail. Ils ont alors subi la répression du gouvernement. Pourtant, une action tripartite avec l'OIT a rendu le contexte plus propice, et les syndicats comptent bien en tirer parti.

Avec une répartition équilibrée entre femmes et hommes de ses 28 représentants des trois affiliés d'IndustriALL dans cette république d'Asie centrale, le syndicat des travailleurs de la mine et la métallurgie MMTUK, le syndicat de l'industrie légère et du textile RKet le syndicat de l'industrie et des services publics PRPKBOP, l'atelier comptait aussi un grand nombre de jeunes. Les syndicats kirghizes prévoient d'organiser ensuite un atelier pour les jeunes travailleuses et travailleurs dans le courant de l'année et de produire des médias, dont des podcasts et des articles pour réseaux sociaux, à destination des jeunes.

Les participants étaient issus d'un large éventail d'industries, comme les mines d'or, les services techniques du secteur public et les petits ateliers de confection.

La première journée a porté sur la stratégie d'organisation, à commencer par la nécessité de réaliser des recherches sur des entreprises ciblées. Vinrent ensuite des discussions sur la tenue d'entretiens individuels avec les travailleurs, le recrutement de leaders d'organisation et la constitution d'un comité d'organisation sur le lieu de travail.

Le deuxième jour était consacré à l'obtention d'un mandat des travailleurs pour négocier collectivement et s'est achevé par un jeu de rôles sur la négociation, les participants tenant à la fois les rôles des représentants de la direction et du personnel.

Le directeur d'IndustriALL en charge des campagnes et de la syndicalisation, Walton Pantland, qui présidait l'atelier, a déclaré :

"Il y a au Kirghizistan une réelle soif d'apprendre. J'ai été impressionné par l'engagement et le professionnalisme des participants, qui sont déterminés à travailler dur pour améliorer les conditions d'emploi dans le pays.

"La stratégie consistant à se centrer sur les jeunes travailleurs est une bonne stratégie et assister au jeu de rôles sur la négociation était comme assister à une pièce de théâtre dans laquelle les acteurstestaient des tactiques telles que l'intimidation, les faux-semblants et les motions d'ordre pour prendre le dessus sur l'autre. Ce fut stimulant et très amusant."

Le président du MMTUK, Zhakypov Almazbek Zhakypovich, a déclaré :

"Des activistes et des jeunes participent et échangent leurs expériences. Il y a du divertissement et des jeux, mais il y a aussi du travail."

Les défis de l’intégration industrielle en Amérique latine dans un contexte d’incertitude du commerce mondial

Le séminaire, intitulé “Les défis du commerce et de l’intégration industrielle en Amérique latine et dans les Caraïbes”, a réuni le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, la Vice-présidente pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Lucineide Varjão, le Secrétaire général adjoint, Kemal Özkan, des membres du Comité exécutif régional, des dirigeants syndicaux d’organisations affiliées et des experts invités.

Atle Høie a ouvert les échanges en félicitant le bureau régional d’IndustriALL pour l’Amérique latine et les Caraïbes, ses affiliés et le Comité exécutif régional pour les discussions en cours sur cette question. Il a également exprimé son inquiétude quant aux défis que représentent l’établissement de règles pour le commerce international qui incluent tous les pays et assurent stabilité et prévisibilité.

Il a déclaré :

“Nous assistons aujourd’hui à des pertes massives d’emplois industriels dans le monde entier en raison de la faiblesse des investissements et de l’incertitude qui règne quant à l’avenir du commerce entre les pays. Cela se traduira par une faible croissance et une diminution du nombre d’emplois en 2026.”

Atle Høie a appelé les affiliés de la région à contribuer aux discussions sur le commerce et l’industrialisation, en s’appuyant sur leurs expériences, lors du Congrès d’IndustriALL qui se tiendra du 4 au 7 novembre 2025 en Australie.

Les principaux défis politiques, économiques et syndicaux auxquels la région est confrontée ont été abordés lors de la réunion, qui a permis d’analyser la situation dans la région et dans le monde. La nécessité d’élaborer un programme syndical qui anticipe les changements dans le commerce international ainsi que dans la dynamique de production et leur apporte des réponses a été soulignée.

Parmi les principaux thèmes abordés figuraient les répercussions des politiques douanières des États-Unis sur les économies d’Amérique latine et les chaînes d’approvisionnement régionales. Des stratégies ont également été discutées pour faire face à un contexte international marqué par un ralentissement de la croissance économique et une instabilité géopolitique croissante.

Des tables rondes virtuelles ont été organisées avec Camila Gramkow, économiste et Directrice par intérim du bureau de la CEPALC au Brésil, et Pedro Silva Barrios, docteur en intégration latino-américaine et chercheur à l’IPEA (Institut de recherche économique appliquée du Ministère brésilien de la planification et du budget). Tous deux ont souligné l’importance de renforcer les mécanismes d’intégration régionale et les politiques de réindustrialisation, compte tenu des prévisions de croissance toujours faibles pour 2026.

Un autre point central des débats a fait l’objet d’un exposé de Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, qui a décrit les lois sur la diligence raisonnable en vigueur dans plusieurs pays européens et leur importance dans la lutte pour garantir le travail décent, la liberté syndicale et les droits humains. Kemal Özkan a noté avec inquiétude la tendance des entreprises à s’opposer à leur mise en œuvre en Europe, alors qu’elles offrent une perspective internationale pour aider à renforcer les actions et les stratégies syndicales.

La réunion s’est terminée par une réflexion sur la manière de relever les défis communs qui affectent nos économies, en renforçant le dialogue et l’action commune pour la défense des droits et des intérêts des travailleurs et travailleuses.

Le Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Amérique latine et les Caraïbes, Marino Vani, a conclu :

“Ce séminaire a été un succès, avec des débats de haut niveau et des contributions de qualité des membres du Comité exécutif, des affiliés et des panélistes. En tant que travailleurs et travailleuses industriels et syndicats, nous repartons avec des idées et des propositions à partager avec les différentes parties prenantes et qui permettent de faire avancer le débat crucial et stratégique sur le commerce, la production et l’intégration industrielle en Amérique latine et en Amérique du Sud.”

De meilleures prestations pour les travailleurs d'ArcelorMittal au Libéria avec une nouvelle convention collective

Cette convention triennale, riche d'avancées pour les travailleurs, reflète la montée en force du syndicat et le rôle essentiel de la solidarité internationale dans le soutien au mouvement syndical libérien. Elle arrive à un moment où l'économie du pays, très tributaire des industries extractives, subit des pressions pour compenser la rentabilité des entreprises par une répartition équitable des richesses.

La nouvelle convention collective prévoit une hausse des salaires de 14,5 pour cent, ce qui est remarquable compte tenu de l'inflation qui érode les salaires depuis quelques années. L'indice des prix à la consommation du Libéria a augmenté de quelque 10 pour cent en 2024 selon l'Institut libérien de statistique, rendant une hausse des salaires indispensable pour le maintien du pouvoir d'achat. En outre, la convention garantit une hausse de 75 pour cent des primes de logement, répondant ainsi à une des préoccupations les plus vives des travailleurs des régions minières où les logements abordables se font rares. L'entreprise s'est aussi engagée à aider l'accès à la propriété des travailleurs.

Par ailleurs, la convention collective instaure un congé annuel de 15 jours sans réduction de salaire, ce qui améliore considérablement l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée des travailleurs. À cela s'ajoutent 5 jours de congé de paternité, une mesure progressive dans le monde du travail du Libéria et qui souligne l'importance des responsabilités familiales dans une industrie à majorité masculine. La couverture de l'assurance-maladie a aussi été étendue pour englober les personnes à charge. Cette mesure est importante au Libéria où l'accès aux soins de santé est limité, selon l'Organisation mondiale de la santé, et elle atténue les risques financiers pour les familles, ce qui est essentiel dans un pays où le reste à charge des particuliers est élevé.

Les avancées de cette convention collective sont le fruit de la solidarité internationale. L'UWUL a remercié le syndicat nord-américain United Steelworkers (USW) et l'australien Mines and Energy Workers Union (MEU)pour leur soutien technique et IndustriALL pour le renforcement de sa capacité de négociation.

ArcelorMittal est un groupe sidérurgique mondial présent dans plus de 60 pays; il emploie des milliers de personnes dans le secteur du minerai de fer, une pièce maîtresse de l'économie du Libéria, qui représentait 65 pour cent des recettes d'exportation en 2024 selon la Banque centrale du Libéria.

Pour le Libéria, cette convention sera un précédent pour d'autres industries où la négociation collective demeure embryonnaire. Le secteur minier, qui emploie environ 15.000 personnes directement et des milliers d'autres indirectement, est un champ de bataille essentiel pour les droits des travailleurs.

"Bravo aux travailleurs d'ArcelorMittal pour leur soutien à l'équipe de négociateurs,"

a déclaré Dave Seneh, le secrétaire général de l'UWUL.

"La convention collective est un instrument essentiel de l'amélioration des conditions de travail chez ArcelorMittal Liberia et nous félicitons l'UWUL pour avoir obtenu un accord qui améliore les conditions d'existence des travailleurs,"

a déclaré Paule France Ndessomin, la secrétaire régionale d'IndustriALL pour l'Afrique subsaharienne.

Les syndicats des mines façonnent des réseaux mondiaux pour renforcer la protection des travailleurs

L’atelier a souligné la nécessité pour ces réseaux syndicaux d’adopter des objectifs unifiés, des plans structurés et des stratégies de communication améliorées, en tirant parti des réseaux sociaux et des outils d’intelligence artificielle pour amplifier les efforts de syndicalisation. Les principales priorités comprenaient la défense de la liberté syndicale, la négociation collective, la santé et la sécurité au travail ainsi que les salaires décents, tout en intégrant des cadres de diligence raisonnable en matière de droits humains. L’IRMA (Initiative pour une Certification responsable de l’Exploitation minière) a été citée comme référence en matière de pratiques minières responsables.

Un accent particulier a été mis sur l’égalité des sexes, les syndicats préconisant des mesures pour lutter contre la violence et le harcèlement sexistes auxquels sont confrontées les femmes travaillant dans les mines. Les propositions comprenaient la garantie de l’accès aux produits d’hygiène et la promotion d’une plus grande participation des femmes afin de démanteler les pratiques discriminatoires.

La responsabilité environnementale a également occupé une place importante, les délégués citant l’incident de la pollution du fleuve Kafue en Zambie, où des déchets acides chargés de métaux lourds provenant d’un déversement accidentel à la mine de cuivre de Sino-Metals Leach ont contaminé une source d’eau vitale pour des millions de personnes, rappelant de manière frappante la nécessité d’une surveillance gouvernementale stricte et du respect des normes environnementales mondiales.

Theodore Kamwimbi, chercheur à l’Université du Cap-Occidental, a présenté les conclusions du rapport d’IndustriALL intitulé Mapping Multinational Corporations in Mining in Sub-Saharan Africa (Cartographie des multinationales dans le secteur minier en Afrique subsaharienne). Il a notamment recommandé d’étendre les réseaux syndicaux aux entreprises minières de petite taille, d’élargir les négociations collectives aux travailleurs sous-traitants et de s’attaquer aux disparités salariales, en particulier en RDC, où les travailleurs expatriés gagnent souvent plus que les locaux. M. Kamwimbi a également appelé à lutter contre le travail des enfants dans les mines artisanales et à petite échelle, tout en s’efforçant de recenser et d’aider les femmes actives dans le secteur minier à s’adapter aux progrès technologiques et à l’automatisation.

Christian Denzin, Directeur pour la Tanzanie de la Fondation Friedrich Ebert, a décrit l’atelier comme une plateforme essentielle permettant aux syndicats régionaux d’échanger des stratégies et de promouvoir des pratiques durables dans le cadre multinational.

S’appuyant sur des précédents réussis tels que les réseaux ArcelorMittal, TK Elevator et Inditex, Patrick Correa, Directeur d’IndustriALL pour l’ingénierie mécanique et les métaux de base, a souligné l’importance d’impliquer les directions des multinationales afin de garantir la durabilité des réseaux mondiaux. Il a cité l’accord mondial sur la santé et la sécurité d’ArcelorMittal comme modèle de collaboration.

Glen Mpufane, Directeur d’IndustriALL pour les mines et le secteur diamantaire, a souligné la nécessité d’une solidarité internationale pour contrer l’influence des sociétés minières de stature mondiale disposant de ressources importantes :

“Les syndicats doivent mobiliser les travailleurs et tirer parti des réseaux des multinationales pour défendre efficacement les droits”,

citant les campagnes menées par les réseaux Anglo-American et Glencore comme exemples d’engagement efficace, notamment les manifestations contre les violations des droits des travailleurs chez Glencore.

L’atelier s’est conclu par la création de réseaux mondiaux pour les travailleurs de Barrick Gold et AngloGold Ashanti, qui seront coordonnés respectivement par le Syndicat tanzanien des mines, de l’énergie, de la construction et des secteurs connexes (TAMICO) et le Syndicat ghanéen des mineurs (GMWU).

Ces réseaux visent à compléter les activités syndicales nationales et s’inscrivent dans le cadre d’un projet plus large d’IndustriALL visant à renforcer le pouvoir des syndicats au sein des multinationales minières.

En Iran, 4.000 travailleurs d'IRALCO en grève de la faim depuis 50 jours

Plutôt que de se pencher sur les revendications, les autorités durcissent la répression. Le 15 août, des mandats d'arrêt ont été délivrés contre cinq travailleurs tandis que trente-et-un autres étaient inculpés pour troubles à l'ordre public et à la paix. IndustriALL Global Union demande l'annulation immédiate des mandats d'arrêt et l'abandon de toutes les procédures pénales contre les trente-et-un autres travailleurs.

Le Syndicat des mécaniciens et travailleurs de la métallurgie d'Iran (UMMI), affilié à IndustriALL, soutient activement la grève et se fait l'écho des revendications des travailleurs pour de meilleures conditions de travail et le respect des droits fondamentaux au travail. Il précise que cette grève n'est pas seulement une question de revendication, mais aussi de dignité et d'équité au travail.

Au nombre des revendications des travailleurs figure l'arrêt de la privatisation de l'usine qui bloque une nécessaire modernisation et contribue à la détérioration des conditions de travail, avec des conséquences tragiques comme les accidents mortels de Mahmoud Davoud Ayadi et Jabbar Abdi. Les grévistes réclament aussi la fin des contrats précaires, de courte durée et de l'emploi en sous-traitance et des garanties de sécurité de l'emploi. Ils exigent l'application du programme de classification des postes, le paiement des salaires dans les délais et la réintégration de tous les travailleurs licenciés à tort.

Le secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan a déclaré :

"La situation chez IRALCO est totalement inacceptable. Quatre mille travailleurs ont dû faire une grève de la faim pour simplement se faire entendre. Plutôt que de les réprimer, le gouvernement iranien et l'employeur devraient entamer d'urgence un dialogue digne de ce nom, répondre aux revendications légitimes des travailleurs et s'assurer que leurs droits fondamentaux soient pleinement respectés."

IndustriALL appelle le gouvernement iranien à agir immédiatement pour résoudre le conflit chez IRALCO. Son intervention doit sécuriser les conditions de travail, en particulier en matière de santé et de sécurité, assurer le paiement normal et dans les délais des salaires, le respect inconditionnel des droits des travailleurs en matière de liberté d'association et de négociation collective, l'élimination de l'emploi précaire et la fin de l'ingérence des forces de sécurité dans les relations de travail.

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Ils ont appelé cela une libération, mais il s’agissait en réalité d’une expulsion forcée

Aviez-vous été informé à l’avance de votre libération ?

“Non, mais les rumeurs habituelles circulaient dans la prison. À leurs yeux, j’étais l’un des prisonniers politiques les plus influents. Tout le monde guettait le moment où je serais soudainement emmené, ce qui signifierait que les choses bougeaient enfin. Il était même question que notre libération soit le résultat de négociations avec Trump.”

Comment tout cela s’est-il passé ?

“Vers 11 heures du matin, alors que nous buvions du thé, j’ai été convoqué dans le bureau. Un commandant m’a dit que j’avais cinq minutes pour me préparer.

Je lui ai demandé où nous allions ; il m’a répondu qu’il ne savait pas et m’a répété que j’avais cinq minutes. Je n’ai donc pas eu le temps de dire au revoir à qui que ce soit ni de faire mes bagages. Toutes mes affaires ont été chargées et emmenées au poste de contrôle à la sortie de la zone, où j’ai signé un document indiquant que j’étais emmené au centre de détention du KGB. Ils m’ont mis des menottes et un masque, ont chargé mes affaires dans le coffre et m’ont emmené de Bobruisk à Minsk.”

Vous n’avez donc découvert que vous alliez en Lituanie qu’une fois dans le bus ?

“Nous étions douze dans le centre de détention du KGB, treize en fait, car l’un d’entre nous dormait par terre. Le matin, ils nous ont tous fait sortir, nous ont fait monter dans un minibus et nous ont dit que nous allions à une réunion où tout nous serait expliqué et que nos affaires avaient été chargées.

Nous avons deviné qu’il s’agissait probablement de la Lituanie, car la frontière avec la Pologne était fermée. Nous étions constamment accompagnés par des hommes masqués.

Dans la forêt, nous avons été transférés depuis les minibus dans des bus. Il s’est avéré par la suite que tous nos documents avaient été confisqués : toute notre correspondance avec nos proches, tous les documents liés à l’affaire pénale et, surtout, nos passeports et même mon glucomètre pour mesurer la glycémie. Les douze personnes qui se trouvaient dans le centre de détention du KGB n’avaient pas de passeport. Il s’agissait donc d’une expulsion forcée. Et personne ne nous a expliqué, et ne nous expliquera probablement jamais, l’illégalité de ces actions.

Cela n’est devenu clair que lorsque nous avons traversé la frontière lituanienne et remis nos documents. Ils ont dit qu’ils avaient des passeports pour certains d’entre nous, mais pas pour les autres. Cette information provenait du côté lituanien. Nous avons été emmenés en bus sans nous arrêter, directement à la frontière lituanienne. Là, tous les gens masqués ont sauté du bus, et celui-ci a roulé directement vers le côté lituanien, où nous avons été accueillis par des Américains et des Lituaniens.”

Vous ont-ils expliqué pour quelle raison vous étiez expulsés vers la Lituanie ?

“Personne n’a rien dit. Tout s’est fait en secret et personne ne nous a rien dit jusqu’au dernier moment. Lors de la première conférence de presse, il a été dit que Loukachenko avait trompé Trump et l’Union européenne avec cet accord. C’est une violation du droit international que d’expulser des personnes et de confisquer leurs passeports.

Il faut soulever la question du retour des passeports. Personne n’a expliqué sur quelle base ils ont été confisqués et personne ne le fera.

Ici, on nous a délivré un document temporaire valable deux semaines. Nous sommes allés au service des migrations. Ils ont probablement l’habitude de traiter des cas similaires, par exemple des personnes venues d’Ukraine sans passeport. Ils délivrent une sorte de document autorisant à voyager au sein de l’Union européenne.”

Pendant votre séjour en prison, étiez-vous complètement isolé des événements en Biélorussie ? Avez-vous senti le soutien du mouvement syndical international ?

“Les informations ne provenaient que des chaînes de télévision officielles russes et biélorusses, les seules chaînes diffusées. Je m’étais abonné au journal Minskaya Pravda. Il compte des journalistes intéressants et on pouvait lire entre les lignes.

Même en prison, nous recevions des informations sur le soutien massif du mouvement syndical international à tous les militants syndicaux emprisonnés. Je suis donc très reconnaissant à IndustriALL, qui nous a vraiment aidés à survivre dans ces conditions difficiles. Quant à la brutalité dont nous avons été victimes, je pense qu’elle finira par détruire ceux qui l’ont déclenchée.”

Pouviez-vous communiquer avec les autres ?

“Toute communication avec des politiciens était sévèrement punie et nous étions tous considérés comme des fauteurs de troubles. Alors que les autres pouvaient acheter pour 240 roubles de marchandises dans la boutique, nous ne pouvions dépenser que 80 roubles.

Les fauteurs de troubles étaient considérés comme des criminels et régulièrement placés à l’isolement. Ces punitions étaient infligées pour de supposées infractions, ils pouvaient inventer n’importe quoi. Vous pouviez quitter le cachot et y être renvoyé deux semaines plus tard.”

Étiez-vous isolé de vos collègues syndicalistes ?

“J’étais le seul syndicaliste dans la prison de Bobruisk. Il y avait quelques gars de Grodno, d’Azot, qui m’ont reconnu. Ils ont ensuite été placés dans une cellule fermée pour les isoler complètement. Donc oui, ils se sont assurés que je n’avais aucun contact.”

Comment va votre santé ?

“Ma santé n’est pas bonne. J’ai de nombreuses maladies. J’ai également développé un diabète en prison. J’avais prévu de me faire opérer d’une hernie en avril 2022, mais j’ai été arrêté avant cela. Certaines personnes bienveillantes en prison m’ont prévenu : si on te propose une opération chirurgicale à Minsk, cela pourrait être ta dernière. Ils m’ont dit que des personnes comme moi pouvaient simplement être déclarées “mortes d’un arrêt cardiaque”. Je leur suis reconnaissant, ils ont été francs et bien informés.”

Comment se passe votre communication avec les gens en Biélorussie actuellement ?

“C’est la chose la plus difficile. Si vous accordez une interview, ils disent que vous soutenez l’extrémisme et ils peuvent saisir vos biens, ce qu’ils font. Tout le monde est en danger. Vous devez réfléchir à la manière de communiquer, à quels téléphones utiliser, pas les vôtres. Ce n’est pas simple. C’est comme une guerre.”

Comment voyez-vous votre procès et votre emprisonnement ?

“Les autorités ont inventé un “groupe extrémiste” au sein du syndicat et le tribunal du district Leninsky de Brest a rendu un jugement sur cette base, mais nous ne l’avons jamais reçu. Lorsque j’ai interrogé le KGB à ce sujet, ils n’ont pas pu me répondre.

Finalement, ils nous ont condamné à neuf ans. J’ai demandé à la juge pourquoi pas 12 ans, la peine maximale​ ? Elle a répondu : “Vous êtes retraités”. J’ai répondu : “Eh bien, votre gentillesse est sans limites”.

Qu’avez-vous répondu lorsque les autorités pénitentiaires vous ont demandé pour la première fois ce que vous comptiez faire en prison ?

“Le chef des opérations m’a convoqué et m’a demandé ce que je comptais faire en prison.

J’ai répondu : “Si vous me confiez cette tâche, je peux mettre en place une organisation syndicale.”

Il a pris peur et m’a répondu : “Quoi ?! Non, je vous en prie, ne faites pas ça.”

J’ai répondu : “Je plaisantais, Camarade lieutenant-colonel.”

Le conflit chez Tesla devient la plus longue grève de l’histoire moderne en Suède

Au cours des discussions, Tesla a maintenu sa position ferme contre les conventions collectives. IF Metall estime que la direction suédoise n’a actuellement pas de mandat pour signer une convention collective ou conclure des accords impliquant les syndicats.

“L’objectif clair d’IF Metall est, bien sûr, que les conventions collectives s’appliquent à l’ensemble du marché du travail suédois, y compris chez Tesla. Cet objectif reste inchangé et le conflit de longue date se poursuit avec une intensité accrue”,

a déclaré Marie Nilsson, Présidente d’IF Metall et d’IndustriALL.

Selon IF Metall, il est clairement ressorti des négociations que Tesla n’est même pas disposé à envisager des modifications des conditions qui refléteraient les éléments fondamentaux des conventions collectives suédoises. Ceux-ci comprennent :

Plusieurs autres syndicats suédois se sont joints à ce qu’il est convenu d’appeler des grèves de solidarité. Après la fin des négociations avec le Bureau national de médiation, le syndicat des électriciens, Elektrikerna, intensifie son blocus pour inclure toute tâche de ses membres liée à Tesla.

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

“Le mépris total de Tesla pour le marché du travail suédois et ses propres travailleurs et travailleuses est stupéfiant. La négociation collective est un droit fondamental des travailleurs et l’un des fondements du marché du travail suédois. Nous réitérons notre message : les 50 millions de membres d’IndustriALL à travers le monde sont solidaires des travailleurs en grève en Suède.”