PROFIL : Divisés nous supplions, unis nous négocions, dit le syndicat d'Eswatini

Né en 2013 de la fusion de trois syndicats, dont le Syndicat des travailleurs du secteur de la transformation et des activités connexes (SPRAWU) et le MQAWUS, l’ATUSWA compte 4.000 membres, dont 65 % de femmes. Le maintien de la cohésion des membres est un énorme défi, mais le syndicat persévère, même après avoir fait face à des scissions. Selon lui, il y est parvenu en obtenant un consensus sur les questions essentielles.

Après des débuts mouvementés, l’ATUSWA avance contre vents et marées et continue d'augmenter le nombre de ses adhérents en syndiquant davantage de travailleurs et travailleuses dans le secteur du textile et de la confection ainsi que dans d'autres secteurs manufacturiers.

Une campagne typique de recrutement et de syndicalisation de l'ATUSWA consiste à se rendre sur place dans une usine, à attendre la pause déjeuner, puis à convaincre les travailleurs et travailleuses de rejoindre le syndicat. Cette stratégie a ses limites dans une situation de confinement sous Covid-19, mais le syndicat s'adapte et utilise d'autres méthodes, notamment des applications mobiles et des médias sociaux. Le syndicat a notamment mis au point une application qui offre aux travailleurs et travailleuses des liens vers des documents du syndicat et les textes des principales législations du travail. En outre, le syndicat a fait campagne avec succès en faveur du versement d'indemnités aux travailleurs et travailleuses licenciés en raison de la pandémie. Plus de 20.000 travailleurs et travailleuses du pays ont ainsi pu bénéficier du Fonds national de prévoyance.

Le syndicat indique qu'il se rend régulièrement sur des lieux de travail pour enquêter et confronter les employeurs aux infractions signalées par les travailleurs. Xolile Dlamini, membre de l'ATUSWA chez Swazi Africa Textile depuis cinq ans, explique pourquoi l'adhésion au syndicat est l'une des meilleures décisions qu'elle ait prises :

"Les travailleurs et travailleuses non syndiqués sont maltraités et insultés. Les employeurs nous mettent beaucoup de pression pour atteindre des objectifs, à tel point que l'on a parfois envie de pleurer. Le syndicat est l'organisation à laquelle il faut s'adresser quand on se sent maltraité. Il arrive que les employeurs vous disent que vous feriez bien de faire tout ce qu'ils vous demandent de faire. Mais une fois devenus membres du syndicat, nous sommes en mesure de leur rétorquer de cesser leur violence verbale et de respecter nos droits."

Afin d'attirer et de conserver ses membres, le syndicat fait campagne pour des emplois permanents et contre le recrutement de travailleurs par l'intermédiaire de courtiers en main-d'œuvre. En outre, le syndicat veut un salaire minimum d'au moins 3.500 E (229 $), des politiques de logement qui protègent les travailleurs et des fonds d'indemnisation contre les pertes d'emploi dues à la Covid-19.

"Les travailleurs et travailleuses d'Eswatini doivent s'unir et lutter pour un salaire vital et des conditions de travail décentes. Dans le cadre de notre campagne pour un salaire vital, nous revendiquons des hausses de salaire qui couvrent l'augmentation du coût de la vie et la montée des prix",

a déclaré Wander Mkhonza, Secrétaire général de l'ATUSWA.

Il n'est pas toujours facile de conserver les membres, car certains adhèrent au syndicat et le quittent au bout de quelques mois. Pour remédier à cette situation, le syndicat envisage d'augmenter les avantages offerts à ses membres et de négocier, puisque les conventions profitent à tous, des systèmes de précompte généralisé des cotisations syndicales (agency shop agreements). Cela pourrait attirer les travailleurs et travailleuses qui hésitent à adhérer au syndicat.

Bien qu’il existe pour le syndicat un potentiel d'augmentation de ses effectifs, il se heurte souvent à la résistance de certains employeurs. Par exemple, après avoir syndiqué 1.200 travailleurs et travailleuses chez Juris Manufactures, l'entreprise n'a reversé des cotisations que pour 482 adhérents. Les employeurs se comportent de la sorte même lorsque le syndicat a signé des accords de reconnaissance.

L’ ATUSWA soutient également les réformes du droit du travail qui protégeront les syndicats contre les pratiques antisyndicales et le dénigrement par les employeurs. Par exemple, l'entreprise taïwanaise FTM Garments continue de contrevenir aux droits syndicaux, notamment le droit d'organisation et de négociation collective, tandis que d'autres employeurs traînent le syndicat devant les tribunaux.

À l'heure actuelle, le syndicat a cinq affaires judiciaires en cours concernant des accords de reconnaissance, tandis que d'autres affaires sont pendantes devant la Commission de médiation, d'arbitrage et de conciliation.

Selon le syndicat, ces affaires sont une tentative des employeurs de mettre le syndicat en faillite, car elles prennent du temps et les frais de justice sont élevés.

À l'heure actuelle, les forums de négociation collective ne sont pas centralisés, et le syndicat souhaite que cela change. Dans les amendements proposés à la loi sur les relations sociales, le syndicat souhaite que les forums de négociation collective soient centralisés, car cela est bénéfique pour les travailleurs.

Le syndicat considère que l'éducation des travailleurs est fondamentale pour son développement et le renforcement du potentiel de ses membres. À cette fin, le syndicat a formé quatre éducateurs et a l'intention d'en augmenter le nombre afin de consacrer au moins 20 % de ses ressources à l'éducation.

L’ATUSWA fait partie des syndicats et des organisations de la société civile qui revendiquent des réformes démocratiques et la fin de la dernière monarchie absolue d'Afrique en Eswatini, dirigée par le roi Mswati III. Le syndicat estime que les luttes des communautés sont également des luttes des travailleurs.

“L’ ATUSWA revendique le changement. Nous voulons la démocratie, la liberté et l'égalité. Les députés pro-démocratie, Mduduzi Bacede Mabuza et Mthandeni Dube, qui sont accusés de “terrorisme”, doivent être libérés et la liberté d'expression doit être respectée. La richesse nationale ne peut être entre les mains du seul roi, mais doit être partagée équitablement,”

a martelé Jabu Chauke, 1er Secrétaire général adjoint de l’ ATUSWA et délégué syndical principal chez le fabricant de confection Fashion International Swaziland.

PROFIL : La FESITEX fédère les travailleurs et travailleuses du Nicaragua

PROFIL

Global Worker No. 2 novembre 2021

 

Pays: Nicaragua

Syndicat : FESITEX

Texte : Valentina Franco

En représentant, coordonnant et défendant les droits et les intérêts des travailleurs et travailleuses des maquiladoras au Nicaragua, sa principale mission est d'encourager et de renforcer l'unité d'action des syndicats. Les principales politiques du syndicat visent à développer une politique d'alliances, d'affiliation, d'échange et de solidarité en matière syndicale et politique, tant au niveau national qu'international.

La formation, la communication et la défense des intérêts avec une perspective de genre sont les principes directeurs du processus de croissance et de renforcement des syndicats de la Fédération des syndicats des industries textiles. Elle propose d'incorporer et de mettre en pratique une stratégie globale avec une perspective de genre et l'inclusion de la population LGBTIQ + dans les structures syndicales. Les trois dernières années ont vu la mise en œuvre d'une campagne d'éradication de la violence et du harcèlement sur le lieu de travail, visant à créer des mécanismes de prévention et à amener le gouvernement à ratifier la Convention 190 de l'OIT.

La formation des dirigeants syndicaux, l'aide juridique, les réseaux de contact, les ateliers d'échange régionaux et internationaux et les campagnes de recrutement font également partie des activités importantes.

“21 % des dirigeants syndicaux du secteur sont des jeunes de moins de 30 ans. En guise d'incitation, la FESITEX met en place une activité syndicale motivante, qui promeut et encourage les activités culturelles et sociales qui vont au-delà du lieu de travail”,

explique Pedro Ortega Méndez, Secrétaire général de la FESITEX.

Victoire syndicale

Au début de cette année, le fabricant de confection Tegra Global a annoncé la fermeture de son usine de New Holland Apparel et le licenciement de ses 966 travailleurs et travailleuses. Le NUPA, qui fait partie de FESITEX, affilié à IndustriALL, a appelé à des pourparlers avec Tegra Global pour obtenir des avantages supplémentaires pour ces travailleurs et travailleuses.

Au bout de trois jours de négociations entre des représentants des directions locale et mondiale de Tegra et un comité syndical composé de mandataires du NUPA, de la FESITEX et d’IndustriALL, un accord a été conclu le 4 juin.

“Cette victoire va renforcer la lutte des travailleurs et travailleuses du textile d'Amérique centrale ainsi que la conscientisation de la classe ouvrière dans la région. Nous avons montré que, dès lors que nous sommes unis et organisés, nous pouvons obtenir satisfaction sur des revendications économiques et sociales, même si l'entreprise quitte le pays”,

a déclaré Pedro Ortega Méndez.

La FESITEX, créée en 1990, est affiliée à IndustriALL Global Union et représente 10.000 membres au travers de 16 syndicats locaux.

Twitter : @fesitex

Facebook : @fesitex.nicaragua.5

Les mineurs des charbonnages d’Ukraine exigent que l’on résorbe leurs arriérés de salaire

D’importants arriérés de salaires dans les mines de charbon publiques ont à nouveau déclenché des actions de protestation locales. Le 2 décembre, 90 mineurs de la mine d’Almazna, à Dobropolye, sont restés sous terre après la fin de leur service, réclamant le paiement de leurs salaires impayés depuis octobre.

Après des négociations avec la direction de l’entreprise, les mineurs sont remontés à la surface et les salaires ont été partiellement versés le jour suivant. Cependant, une dette est restée, provoquant de nouvelles protestations, les travailleurs refusant de pénétrer à nouveau dans la mine. Quelques jours plus tard, les chauffeurs de la mine se sont joints aux protestations.

À Lviv, 32 mineurs de la mine Chervonogradskaya sont restés sous terre les 7 et 8 décembre, pour réclamer les salaires qui leur sont dus depuis juillet. Des mineurs d’autres mines appartenant à la même société se sont joints aux protestations en surface, et celles-ci se poursuivent. Leurs revendications portent également sur l’augmentation des barèmes conformément à la législation en vigueur et à l’accord sectoriel, ainsi que sur la fixation d’un prix objectif pour le charbon.

À la suite de ces actions de protestation, la plupart des mines de charbon publiques ont reçu des fonds budgétaires le 9 décembre et ont versé partiellement les arriérés de salaires aux mineurs, pour un montant total de 335,8 millions de hryvnias (12,4 millions de dollars). Toutefois, les arriérés de salaires restants dépassent encore 2 milliards de hryvnias (74,3 millions de dollars).

Selon le Président du NPGU, Mikhailo Volynets, qui est également parlementaire, malgré les demandes d’augmentation du budget de l’État pour 2022 et d’allocation de fonds suffisants pour l’industrie du charbon, le parti au pouvoir a de nouveau approuvé des montants peu élevés.

“Le budget de l’État pour 2021 ne prévoyait pas de fonds pour les mesures de santé et de sécurité. Il y a une pénurie de dispositifs de sauvetage autonomes portables ; à Lisichanskugol, ils représentent 51,5 pour cent, et à Pervomaiskugol seulement 40,1 pour cent de la quantité requise. Il existe aussi une pénurie de lampes rechargeables. Les entreprises minières d’État n’ont pour la plupart pas suivi la formation requise en matière de SST,”

indique Mikhailo Volynets.

En outre, le sous-financement du secteur a entraîné une détérioration de la santé et de la sécurité dans les mines de charbon appartenant à l’État. Cette année, le taux d’accidents a augmenté de 22,8 % par rapport à l’année dernière et huit mineurs sont morts au travail.

“Il est honteux que les mineurs, qui gagnent leur vie dans des conditions dangereuses, ne soient payés que trois ou quatre fois par an, et non mensuellement. Il faut y remédier immédiatement, en allouant des fonds dans le budget de l’État, en garantissant le paiement des salaires en temps voulu et en prenant des mesures appropriées en matière de santé et de sécurité,”

a martelé Kemal Özkan, Secrétaire général d’IndustriALL.

Renforcer le pouvoir des syndicats dans la chaîne d’approvisionnement des énergies renouvelables

C’est la question clé qui est ressortie du séminaire en ligne d’IndustriALL sur le thème “Renforcer le pouvoir des syndicats dans les énergies renouvelables”, organisé le 9 décembre, avec des experts de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), un organisme intergouvernemental chargé d’informer, d’élaborer des politiques et de financer des projets.

Ulrike Lehr et Michael Renner, de l’IRENA, ont offert un résumé de ce que pourrait signifier une voie de transition énergétique en termes d’économie, d’emploi et de bien-être.

L’étude de l’IRENA sur les énergies renouvelables et l’emploi montre que la pandémie mondiale n’a pas ralenti la croissance des énergies renouvelables et met en évidence les liens étroits entre l’environnement, l’économie et le bien-être.

Les défis croissants du changement climatique renforcent la nécessité d’une transition juste et inclusive vers des emplois durables, décents et respectueux du climat. Cette transition est en bonne voie : en 2020, le secteur des énergies renouvelables employait plus de 12 millions de personnes et les projections de l’IRENA montrent que ce nombre ne fera qu’augmenter avec le temps.

Ulrike Lehr, présentant des scénarios pour l’avenir, a souligné que “les emplois liés aux énergies renouvelables passeront à 43 millions d’ici à 2050". C’est rassurant, mais il faut que toutes les parties prenantes soient au rendez-vous.”

Michael Renner explique :

“Les progrès technologiques influencent la création d’emplois dans le domaine des énergies renouvelables, en entraînant une réduction des coûts. À mesure que les énergies renouvelables deviennent plus abordables, elles deviennent plus compétitives que les combustibles fossiles et l’emploi augmente. Dans les parties de la chaîne de valeur liées à la fabrication des équipements, à la construction et à l’installation, des emplois seront créés. Au fur et à mesure de l’installation de capacités de plus en plus importantes, les activités d’exploitation et de maintenance généreront davantage d’emplois.”

Quelques semaines seulement après avoir participé à la COP26, où les syndicats ont clairement exprimé leurs revendications, la Directrice de l’énergie d’IndustriALL, Diana Junquera Curiel, a souligné ce que ces développements signifient pour les syndicats.

“Nous devons soutenir nos affiliés tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Cela ne peut pas se faire si nous ne pouvons pas garantir des emplois et des salaires décents, des droits du travail ainsi que la santé et la sécurité.

Nous avons besoin d’une approche globale qui permette de mieux comprendre non seulement le secteur de l’énergie, mais aussi l’économie, la société et la planète” a indiqué Diana Junquera.

“Nous sommes là pour soutenir les travailleurs et travailleuses dans un monde en mutation. Embrassons le changement vers les technologies vertes et prenons l’initiative des mesures de formation, pour ainsi nous assurer que la transition soit juste”, a déclaré Matthias Hartwich, Directeur d’IndustriALL pour la construction mécanique et les métaux de base.

Mathias Hartwich a expliqué comment le génie mécanique peut faire partie de la solution, par le biais de la technologie verte, en donnant aux industries la possibilité de concevoir un avenir meilleur.

La capacité d’un pays à créer des emplois dans le domaine des énergies renouvelables dépend de ses structures et de ses capacités économiques. Quelles sont les dépendances d’un pays, en termes de denrées de base, de technologie et d’empreinte géographique, et dans quelle mesure ce pays s’efforce-t-il activement de localiser ses capacités en matière d’énergies renouvelables ? Les progrès réalisés dans chaque pays dépendent de l’élaboration de ses politiques nationales.

Kan Matsuzaki, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, a parlé du renforcement du pouvoir des syndicats dans la chaîne d’approvisionnement des énergies renouvelables. Il a expliqué que si IndustriALL soutient ses affiliés par le biais d’accords-cadres mondiaux, de réseaux et de recherches politiques, une approche plus stratégique est nécessaire pour s’assurer que les affiliés s’engagent activement dans la transformation à venir.

Les experts de l’IRENA ont expliqué qu’il était nécessaire de s’occuper activement de la formation professionnelle, des mesures relatives au marché du travail et des politiques d’égalité des sexes. Il y a beaucoup de travail à faire pour surmonter les obstacles auxquels les femmes sont confrontées dans le secteur des énergies renouvelables. De meilleurs réseaux et des mentors pour soutenir les femmes sont nécessaires.

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a conclu :

“Nous avons une tâche énorme devant nous. Alors que nous passons des combustibles fossiles aux énergies renouvelables, les nouveaux emplois qui seront créés le seront dans des secteurs que nous représentons. Nous devons nous assurer que ce sont de bons emplois syndiqués.”

IndustriALL et l’ISP renouvellent l’accord mondial avec EDF

L’extension a également été signée par des représentants de 15 syndicats, représentant les travailleurs et travailleuses d’EDF dans le monde entier, en France, en Allemagne, en Italie, au Brésil, en Belgique et en Chine. L’accord s’applique à toutes les activités d’EDF dans le monde, concernant plus de 160,000 travailleurs et travailleuses dans 24 pays.

L’ACM a été négocié et signé pour la première fois en 2005, puis renouvelé en 2009. Un autre cycle de négociations a eu lieu en 2018. Les représentants syndicaux ont choisi une prolongation de l’ACM actuel au lieu d’entamer un processus de renégociation. Les parties sont parvenues à un consensus sur le fait que l’accord mondial actuel contient des bonnes dispositions et que l’accent devrait être mis sur sa mise en œuvre sur les lieux de travail du monde entier plutôt que sur la renégociation, en particulier à un moment où la menace de restructuration du groupe EDF reste présente.

Voici quelques-unes des clauses importantes qui figurent dans l’ACM :

L’ACM offre aux affiliés d’IndustriALL et de l’ISP la possibilité de tirer collectivement parti de ses dispositions pour renforcer leur pouvoir, défendre les droits et les conditions offertes à leurs membres, tout en promouvant des services publics de qualité. Les affiliés ayant des membres au niveau des activités, des filiales et des sous-traitants d’EDF dans le monde entier sont invités à maintenir un contact étroit depuis toutes les régions afin de s’assurer que le contenu de cet accord soit pleinement mis en œuvre et respecté.

Atle Hoie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

“Les accords-cadres mondiaux nous donnent la possibilité d’être au courant des conditions de travail des travailleurs et travailleuses du monde entier dans les entreprises multinationales. Ils nous aident également à résoudre les conflits et à anticiper les défis à relever. Avec cette extension, nous continuerons à nous concentrer sur des aspects clés comme la diligence raisonnable et la Transition juste au sein d’EDF.”

Rosa Pavanelli, Secrétaire générale de l’ISP, a déclaré :

“L’expiration de tout accord donne l’occasion de réfléchir à son contenu et à sa mise en œuvre. Nous avons un bon ACM avec EDF. Nous devons nous concentrer sur une mise en œuvre complète et coordonnée de cet accord global, depuis la base jusqu’au sommet de la pyramide.”

L’accord est suivi par un Comité de dialogue de responsabilité sociale (CDRS). Le Secrétaire du CDRS, Roland Van Puyenbroeck, a déclaré :

“Tous les membres du comité de coordination mondial se réjouissent de pouvoir assurer la continuité de ce travail important.”

EDF (Électricité de France) est une multinationale française du secteur de l’énergie, détenue en grande partie par l’État français. La société est active dans la production et la distribution d’électricité, la conception, la construction et le démantèlement de centrales électriques et le négoce d’énergie. EDF mène des activités dans les domaines de l’énergie nucléaire, de l’hydroélectricité, des énergies marines, de l’énergie éolienne, de l’énergie solaire, de la biomasse, de la géothermie et des énergies fossiles.

Image de la tour EDF à Paris . Droits d’auteur : Falcon Photography

“Travailler au Myanmar s’apparente à de l’esclavage moderne”

Le 7 décembre, IndustriALL a organisé un webinaire en solidarité avec la lutte pour la démocratie au Myanmar.

Dix mois après le coup d’État militaire et le renversement du gouvernement démocratiquement élu de la Ligue nationale pour la démocratie, la situation politique et économique s’aggrave au Myanmar.

Selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques, depuis février, 1.305 personnes ont été tuées au Myanmar et 7.823 ont été placées en détention.

Khaing Zar, Présidente de la Fédération des travailleurs industriels du Myanmar (IWFM), affiliée à IndustriALL, et trésorière de la CTUM, a déclaré que de nombreux employeurs de la confection se servent de la dictature militaire pour pouvoir ignorer le droit du travail et violer les conventions collectives. Il arrive que lors de mouvements de protestation pour des salaires impayés ou des avantages réduits des employeurs fassent appel à des soldats contre les travailleurs et travailleuses qui protestent.

Khaing Zar a ajouté :

“Sans gouvernement démocratique, il n’y a pas de droits des travailleurs. La situation actuelle du travail est comparable à de l’esclavage moderne. Si les enseignes continuent à investir au Myanmar, elles financent indirectement le régime militaire et mettent en danger la population. L’Union européenne devrait immédiatement retirer le privilège commercial dit « Tout sauf les armes ».”

IndustriALL a appelé les multinationales qui font des affaires au Myanmar à prendre des mesures immédiates pour cesser leurs activités, désinvestir, arrêter de passer de nouvelles commandes et mettre fin à leurs relations commerciales dans le pays, dans le cadre d’une campagne de sanctions économiques exhaustives contre la junte militaire.

En septembre, le congrès d’IndustriALL a adopté une résolution d’urgence en soutien à la lutte pour la démocratie au Myanmar, appelant à des sanctions économiques exhaustives contre la junte militaire. La décision de demander des sanctions a été prise par le mouvement syndical du Myanmar et soutenue par des syndicats et des militants du monde entier.

Lors du webinaire du 7 décembre, des syndicalistes originaires d’Inde, d’Indonésie, du Japon, de Corée, de Malaisie, de Thaïlande et des Philippines ont exprimé leur solidarité avec les syndicalistes du Myanmar dans leur lutte pour la démocratie.

“Nous sommes solidaires de nos camarades du Myanmar, ainsi que du Gouvernement d’unité nationale. Nous devons nous battre pour le retour de la démocratie au Myanmar, au sein de laquelle le mouvement syndical puisse mener librement ses activités,”

a déclaré le Vice-président d’IndustriALL, Akira Takakura, aux participants.

De son côté, le Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, Kemal Özkan, a ajouté :

“Il est essentiel que l’OIT reconnaisse le Gouvernement d’unité nationale de façon permanente. De plus, le régime militaire doit être isolé. Nous réitérons notre appel aux entreprises multinationales à choisir le camp de l’humanité et de la démocratie. Notre message essentiel est que les violations des droits de l’homme au Myanmar rendent impossible un commerce éthique, car les entreprises ne sont pas en mesure de garantir la sécurité de leur personnel.”

La campagne syndicale porte ses fruits : la vaccination contre la Covid-19 atteint 74 % dans le secteur de la confection en Afrique du Sud.

Pour promouvoir la vaccination, le SACTWU, affilié d’IndustriALL, a conclu un accord stratégique avec les employeurs pour faciliter la vaccination par le biais des cliniques de soins de santé primaires du syndicat. Un rapport sur l’accord-cadre de la campagne de déploiement de la vaccination Covid-19, que le syndicat a signé avec les employeurs, indique :

“Sur un échantillon de 33.906 personnes inscrites dans les centres de santé de l’industrie de l’habillement, 25.107 (soit 74%) ont été vaccinées.”

Ce taux de vaccination est de plus du double de la moyenne nationale, qui est de 35 pour cent.

Selon le SACTWU, ce rapport montre que sur les 320 admissions à l’hôpital de travailleurs et travailleuses de la confection, 295 (soit 92 %) n’étaient pas vaccinés, 21 (soit 7 %) l’étaient partiellement et 4 (soit 1 %) l’étaient complètement.

En outre, sur les 56 décès liés à la Covid-19 enregistrés chez les travailleurs et travailleuses de la confection, 49 (soit 88 %) concernaient des personnes non vaccinées, 7 (soit 13 %) des personnes partiellement vaccinées et aucune des personnes totalement vaccinées, conclut le rapport.

“Les cliniques syndicales fournissent un service essentiel aux membres et à leurs communautés. Lorsque je me suis rendu à la clinique, j’ai appris pourquoi le vaccin est essentiel pour me protéger de la Covid-19. J’utilise maintenant cette information pour éduquer et encourager les autres à se faire vacciner, surtout les jeunes qui doivent donner l’exemple,”

confie Nomandla Sizani, une organisatrice du SACTWU, qui a reçu son vaccin au centre de soins de Salt River, au Cap.

Andre Kriel, Secrétaire général du SACTWU, se félicite de ce rapport :

“Nous sommes satisfaits de ces progrès, qui nous rapprochent du taux de vaccination de 80 % que l’accord-cadre fixe comme objectif pour notre secteur. Nous continuerons à encourager tous nos membres, dans les secteurs où nous sommes présents, à se faire vacciner.”

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a déclaré :

“Nous félicitons le syndicat pour les campagnes de vaccination en cours. Tous les efforts déployés pour que nos membres prennent le vaccin sauvent des vies. IndustriALL et d’autres Fédérations syndicales internationales demandent à la communauté internationale de lever les obstacles à l’accès universel aux vaccins Covid-19, y compris une dérogation aux ADPIC (droits de propriété intellectuelle) pour permettre la production locale de vaccins en Afrique du Sud et dans d’autres pays en développement. Cela permettra d’améliorer l’équité et l’accès aux vaccins dans les pays de l’hémisphère Sud.”

IndustriALL et d’autres Fédérations syndicales internationales ont récemment lancé un appel en faveur de l’accès universel aux vaccins, produits et technologies de santé Covid-19.

Le programme national de vaccination du gouvernement sud-africain, qui vise à vacciner 40 millions de personnes, soit 67 %, pour atteindre l’immunité de la population, se heurte à l’hésitation face aux vaccins. Bien que le pays ait obtenu suffisamment de vaccins, de moins en moins de personnes se présentent pour se faire vacciner. Selon le Ministère de la santé, au 7 décembre, 26,6 millions de vaccins avaient été administrés. Cependant, quatre millions de personnes âgées de plus de 50 ans et 13 millions de personnes âgées de 18 à 34 ans ne sont pas vaccinées.

L’hésitation à se faire vacciner, principalement causée par des sentiments anti-vaccination présents sur les plateformes de médias sociaux, a incité le gouvernement à envisager une vaccination obligatoire sur les lieux de travail et comme condition d’accès aux services publics. Avec la détection par les scientifiques sud-africains de la variante Omicron, hautement transmissible, il a été observé dans l’un des plus grands hôpitaux du pays, Baragwanath à Johannesburg, que la plupart des récents cas graves de Covid-19 nécessitant une hospitalisation concernent des personnes non vaccinées âgées de moins de 35 ans. Pour les personnes vaccinées, les symptômes seraient légers. Selon l’Institut national des maladies transmissibles, plus de 90.000 personnes sont mortes de complications liées à la Covid-19 depuis le début de la pandémie.

Afin d’augmenter le taux de vaccination, le Ministre de l’emploi et du travail, Thulas Nxesi, a déclaré lors d’une réunion de l’organe de dialogue social du pays, le Conseil national du développement économique et du travail (NEDLAC), qu’un comité avait été mis en place pour étudier les modalités de la vaccination obligatoire. Mais celle-ci ne semble pas être la seule stratégie utilisée par le gouvernement, il y a aussi des incitants en espèces pour se faire vacciner.

La Cour suprême indonésienne se prononce en faveur des grévistes de Freeport

La Cour suprême a ordonné à Freeport de réintégrer tous les travailleurs et travailleuses licenciés. L’arrêt, rendu le 28 novembre dernier, confirme un jugement rendu en 2018 par le Département de la main-d’œuvre de la province de Papouasie, selon lequel la grève était bien légale. À l’époque, le Gouverneur de Papouasie avait ordonné à l’entreprise de réintégrer les travailleurs. L’entreprise a ignoré cet ordre.

Face à l’intransigeance de l’entreprise, le syndicat CEMWU avait été contraint de régler le conflit dans de mauvaises conditions en décembre 2017. Toutefois, il a été conseillé aux travailleurs et travailleuses de chercher séparément à obtenir justice par le biais du système judiciaire.

La mine de Grasberg, en Papouasie occidentale, fait depuis longtemps l’objet d’un litige, la société minière américaine Freeport-McMoRan étant accusée d’extraire les ressources du pays sans les valoriser. Le différend initial a été déclenché après l’introduction par le gouvernement indonésien d’une nouvelle loi sur l’exploitation minière, qui prévoyait la nationalisation partielle de la mine. Le gouvernement indonésien a exigé que Freeport cède 51 % de ses parts et construise une fonderie de cuivre.

La société a riposté en menaçant de licencier des travailleurs et, en février 2017, environ 12.000 salariés directs, dont des militants syndicaux de premier plan, ont été mis au chômage technique, et 20.000 travailleurs et travailleuse en sous-traitance ont été licenciés. Ces mesures ont déclenché une grève, à la suite de laquelle 4.200 travailleurs et travailleuses ont vu leur contrat résilié. L’entreprise a refusé de discuter avec le syndicat et a déclaré qu’elle considérait que la grève était illégale et que les travailleurs, en menant des actions syndicales, avaient “démissionné volontairement”.

Les travailleurs et travailleuses qui ont perdu leur emploi ont également perdu l’accès aux soins de santé, au logement et à la scolarité pour leurs enfants. Un certain nombre de travailleurs et travailleuses en sont morts. Les grévistes ont également fait l’objet d’une répression sévère de la part des forces de sécurité, qui ont l’habitude d’être utilisées par l’entreprise pour réprimer les conflits sociaux. Plusieurs travailleurs et travailleuses ont été blessés par balle lors d’une manifestation en avril 2017.

Des mineurs rendent hommage à leurs morts lors d’une manifestation.

Il y a des antécédents de conflits de travail à la mine de Grasberg. Après 59 ans d’activités, les travailleurs et travailleuses de Freeport se sont mis en grève pour la première fois en 2011. La grève a coûté beaucoup d’argent à Freeport, mais a permis d’améliorer la condition des salariés. Depuis, l’entreprise tente de briser le syndicat.

Le gouvernement indonésien est désormais le propriétaire majoritaire de la mine et la société a construit la fonderie en 2021.

Le Directeur de la section des mines d’IndustriALL, Glem Mpufane, a déclaré :

“Dès le départ, cette affaire a été profondément injuste et Freeport s’est comporté sans conscience. Les travailleurs et la population de Papouasie occidentale ont été utilisés comme une balle de ping-pong politique dans un conflit entre l’entreprise et le gouvernement indonésien.

La décision de la Cour suprême démontre que la cause des travailleurs était juste. Nous espérons qu’il s’agit du début du rétablissement des droits des travailleurs et travailleuses et de l’amélioration des conditions de travail à la mine de Grasberg.”

Un ouvrier d’O-I Glass au Brésil meurt en raison de la fuite d’un four

La tragédie s’est produite le 10 novembre lorsqu’un four à verre a fui dans une usine d’O-I Glass à São Paulo, au Brésil, blessant quatre personnes. L’un des travailleurs, Antônio Carlos Tola Júnior, 43 ans, Coordinateur des cuissons et des fours, a été admis à l’hôpital pour des brûlures sur 75 % de son corps. Il est décédé le 26 novembre, laissant derrière lui une femme et une fille. Immédiatement après l’accident, le syndicat a organisé un rassemblement de protestation le 12 novembre. Une autre manifestation a eu lieu le 1er décembre à la mémoire du travailleur décédé. La vie des trois personnes blessées n’est plus en danger.

Le Sindicato dos Vidreiros, membre de la CNQ-CUT, affiliée à IndustriALL Global Union, poursuit son enquête sur l’accident, notamment sur la négligence dans la conduite du four. Le syndicat avait déjà reçu des plaintes de la part de personnes ayant fait fonctionner le four, selon lesquelles l’équipement était vieillissant et la garantie du fabricant avait expiré il y a trois ans. La chaudière avait presque 9 ans et présentait des problèmes structurels.

Selon le syndicat, le four présente des problèmes de fuite depuis l’année dernière, mais l’entreprise n’a commandé que des travaux correctifs mineurs sans tenir compte du risque imminent. À la suite d’une décision de l’organisme compétent, le Centre de référence pour la santé des travailleurs (Cerest), en collaboration avec le syndicat Sindicato dos Vidreiros, il est interdit de poursuivre l’utilisation du four.

Le dirigeant du Sindicato dos Vidreiros de São Paulo, Josemar Souto, a indiqué que l’accident était dans l’air, car le four qui a connu la fuite fonctionnait depuis 2013 à une capacité supérieure à celle recommandée. Le syndicat va mener une enquête minutieuse sur les faits. L’extraction maximale était de 280 tonnes par jour, mais l’équipement était utilisé pour traiter environ 340 tonnes par jour.

“Nous n’allons pas rendre la vie à notre camarade, mais nous ne pourrons tolérer aucun signe d’impunité”,

a déclaré Josemar Souto.

Le Responsable des matériaux d’IndustriALL, Alexander Ivanou, a déclaré :

“Nous exprimons nos profondes condoléances à la famille, au syndicat et aux collègues de travail. Nous insistons pour que l’accident fasse l’objet d’une enquête appropriée avec la participation du syndicat. Chaque décès est un décès de trop, le profit ne devrait jamais passer avant la vie des travailleurs et travailleuses. O-I doit offrir des lieux de travail sains et sûrs dans le cadre de ses activités. Cela n’est possible que si l’entreprise entame un dialogue avec les travailleurs et leurs syndicats au niveau local, national et international !”

La multinationale du verre Owens-Illinois, dont le nom commercial est O-I, emploie 25.000 personnes en Amérique du Nord et du Sud, en Asie-Pacifique et en Europe.

L’Afrique du Sud soumet ses documents de ratification de la Convention 190 de l’OIT

Face à cette horreur, les syndicats continuent de lutter contre la violence et le harcèlement sexistes et la campagne pour la ratification de la Convention 190 de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui vise à éliminer la violence et le harcèlement dans le monde du travail, ainsi que l’adoption de la Recommandation 206, font partie des actions entreprises pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexistes et créer des lieux de travail plus sûrs.

Ce 29 novembre, le gouvernement sud-africain a soumis ses documents à l’OIT dans le cadre du processus de ratification. Ces documents ont été présentés lors d’une réunion à Johannesburg avec l’OIT, le Ministère de l’emploi et du travail et les syndicats qui font partie du Conseil national du développement économique et du travail, plate-forme de dialogue social du pays. Le Congrès des syndicats d’Afrique du Sud (COSATU) représentait les syndicats.

Lorsque la Convention 190 sera ratifiée, elle viendra compléter la législation nationale qui comprend les projets de loi d’amendement concernant la violence sexiste et la violence domestique ainsi que le projet de loi sur le droit pénal (amendements sur les infractions sexuelles et les questions connexes) qui ont été adoptés par le Parlement et auront force de loi une fois paraphés par le Président Cyril Ramaphosa. En outre, le pays dispose d’un plan stratégique national visant à mettre fin à la violence fondée sur le genre.

Les syndicats mènent des campagnes de sensibilisation contre la VFG et forment des alliances stratégiques avec des organisations de la société civile qui ciblent les hommes identifiés dans le cadre de recherches comme des auteurs principaux de VFG et de violence domestique. Selon les syndicats, la violence liée au genre est aggravée par des stéréotypes sexistes présents dans les pratiques sociales et culturelles néfastes, la pauvreté, les inégalités, le taux de chômage élevé et la faiblesse de l’application de la loi qui favorise l’impunité.

Lydia Nkopane, du Syndicat national des mineurs, NUM, et qui est également Présidente du Comité des femmes d’IndustriALL pour l’Afrique sub-saharienne, a déclaré :

“Nous avons bon espoir que la transposition de la Convention 190 dans le droit sud-africain contribuera à mettre fin au fléau de la violence liée au genre, en particulier dans le secteur minier et les autres secteurs industriels dominés par les hommes, où les abus sont monnaie courante. Les femmes devraient jouir de la liberté d’aller travailler, de revenir dans leur famille et de vivre sans craindre le harcèlement sexuel, le viol, les coups et même la mort perpétrés par leurs collègues ou partenaires.”

Christine Olivier, Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL, ajoute :

“La ratification de la C190 fournit un outil précieux pour aborder les facteurs de risque et prévenir la VFG. Le développement de politiques sur le lieu de travail permettra d’autonomiser et de protéger les travailleurs et travailleuses en supprimant les obstacles à la mise en œuvre des lois existantes. Cependant, les syndicats sud-africains doivent rester vigilants pour garantir la mise en œuvre de la C190 et mener des campagnes de sensibilisation pour que les travailleurs et travailleuses comprennent la convention.”

Selon les études, les cas de VFG et de violence domestique ont augmenté pendant le confinement de la pandémie de Covid-19, ce qui a incité le gouvernement à réagir par des lois et d’autres politiques. Le centre de commandement national du gouvernement sur la violence fondée sur le genre a enregistré 120.000 cas au cours des trois premières semaines du confinement en 2020.