16 jours d'action

Les dirigeants syndicaux doivent s'engager dans la mise en œuvre de la Convention 190 de l'OIT (C190) et de sa Recommandation 206 (R206) sur l'élimination de la violence et du harcèlement, y compris la violence fondée sur le sexe, dans le monde du travail.

Pour éliminer la violence fondée sur le genre, il faut éduquer et sensibiliser. Malgré les efforts redoublés de nos syndicats pour sensibiliser et éduquer les travailleurs et leurs adhérents, beaucoup, dans nos industries et nos structures, n'ont toujours pas conscience de ce qu'est réellement la violence fondée sur le genre, de ce que sont les droits des femmes et de ce qu'il faut faire pour s'attaquer à ce problème. Les représentants des syndicats et des travailleurs sont aux avant-postes de la lutte contre la violence fondée sur le genre dans le monde du travail. Il est essentiel de continuer à éduquer à la C190 de l'OIT et de donner les outils nécessaires pour mieux comprendre la violence envers les femmes, la prévenir et la combattre.


IndustriALL a mis au point une série d'outils pour mieux équiper ses affiliés dans la lutte contre la violence fondée sur le genre et pour l'application de la C190 et la R206 de l'OIT :

Utilisons ces outils mis à notre disposition !

À ce jour, neuf pays ont ratifié la C190 de l'OIT; continuons la campagne pour sa ratification ! 

Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux et échangez vos témoignages, vos bonnes pratiques et tous les types d'informations et de matériels qui permettront de sensibiliser davantage à la violence fondée sur le genre, y compris au sexisme et au harcèlement sexuel, pour démanteler les mythes et les stéréotypes de genre qui contribuent à la violence fondée sur le genre, et faites-nous savoir quelles actions vos syndicats peuvent entreprendre.

Utilisez et partager le matériel de campagne d'IndustriALL .

Continuons cette mobilisation pendant les 16 jours (journées) d'activisme et faisons que notre campagne devienne 365 jours pour mettre fin à la violence et au harcèlement fondés sur le genre.

#ItCanChangeLives

WEBINAIRE : renforcer la puissance syndicale dans les énergies renouvelables

Selon un récent rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), l’accélération de la transition énergétique en vue de préserver le climat pourrait doubler les emplois dans le secteur de l’énergie, pour peut-être atteindre 122 millions de postes d’ici 2050, ce qui pourrait conjointement stimuler l’économie.

Si cette projection semble prometteuse, l’implication des travailleurs et travailleuses qui passent d’emplois non durables sur le plan environnemental à des emplois dans la chaîne d’approvisionnement des énergies renouvelables nécessite la volonté et la participation active des syndicats.

Le webinaire “Building union power in renewables” (Renforcer la puissance syndicale dans les énergies renouvelables) se penchera spécifiquement sur les secteurs industriels de la chaîne d’approvisionnement des énergies renouvelables qui sont les plus touchés : l’énergie, l’ingénierie mécanique ainsi que l’informatique, électricité et électronique.

Les experts sectoriels d’IndustriALL examineront les tendances mondiales et les perspectives et discuteront des défis du changement climatique et de la transition énergétique, ainsi que des stratégies pour accroître le pouvoir des syndicats dans la chaîne d’approvisionnement des énergies renouvelables.

Deux experts de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) y parleront des énergies renouvelables et des emplois dans la transition énergétique. Ils se concentreront sur les potentiels de croissance du secteur, les emplois qui devraient y être créés et les compétences requises pour ces nouveaux emplois.

Ulrike Lehr

Directrice du département politique et socio-économique de l’IRENA

Mme Lehr a analysé les effets économiques de la transition vers l’économie verte pour l’Allemagne, la Russie et le Moyen-Orient, ainsi que les politiques d’adaptation au changement climatique pour les États membres de l’UE et certaines régions de l’UE. Elle a appliqué des modèles de simulation économique développés par l’Institut de recherche sur les structures économiques (GWS) et a analysé en détail les effets économiques par secteur. Elle se concentre sur le développement de méthodes permettant d’identifier les impacts des secteurs et technologies transversaux, tels que les énergies renouvelables, l’e-mobilité, le tourisme ou la production verte. En tant que Directrice du département politique et socio-économique de l’IRENA, elle supervise son travail de modélisation socio-économique pour le document WETO 2021 (Perspectives de transition des énergies renouvelables dans le monde),  les analyses de l’empreinte socio-économique, la série d’analyses socio-économiques de l’IRENA des marchés régionaux ainsi que son travail en matière de perspective de genre et d’emploi.

Michael Renner

Chargé de programme, IRENA

Michael Renner est chargé de programme, au sein du Conseil en matière de politique au Centre de la politique et du financement de la connaissance (KPFC) de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, dont le siège se situe à Abu Dhabi. Ses activités au sein de l’IRENA se portent sur les impacts socio-économiques des énergies renouvelables, y compris les questions d’emploi et de Transition juste. Il est co-auteur de la série de Revues annuelles sur les énergies renouvelables et l’emploi, de rapports sur l’égalité des sexes dans le secteur des énergies renouvelables et contribue au rapport sur les Perspectives mondiales des énergies renouvelables (Global Renewables Outlook 2020) ainsi qu’à celui que l’agence consacre à la reprise post-COVID.

Programme du webinaire (en anglais)

Unifor se bat contre un lock-out à Ash Grove, au Canada

Vers la fin de 2020, 154 adhérents de la section locale 177 d'Unifor ont appris la fermeture de deux des quatre fours de l'usine de Joliette, menaçant la moitié au moins de leurs emplois.

"Ce fut une vraie onde de choc pour les travailleurs. C'est l'incertitude qui vient s'ajouter à ce que tous subissent déjà avec la pandémie,"

déclarait Renaud Gagné, le directeur d'Unifor Québec, à l'époque.

Alors que la négociation collective était toujours en cours, le lock-out a été déclaré illégalement le 22 mai et ce n'est que le 3 juin qu'un lock-out légal a démarré.

Malgré une forte pénurie de ciment, des cours à la hausse et une pénurie de main-d’œuvre, Ash Grove refuse d'utiliser ses salariés inscrit sur une liste de rappel, ce qui leur permettrait d'accéder à d'autres emplois dans l'entreprise. Elle préfère recourir à des agences d'intérim et à des sous-traitants.

Pour Renaud Gagné,

"Ce conflit est une attaque directe d'une direction locale contre l'existence même d'un syndicat d'entreprise. Tout ce que nous voulons, c'est la reconnaissance de l'ancienneté et le droit à une formation pour des postes que des salariés n'ont jamais occupés."

Le syndicat a organisé une série d'actions depuis le début du lock-out. Le 22 octobre, Unifor et la Fédération québécoise du travail ont organisé une mobilisation de solidarité avec les travailleurs en lock-out. Le 8 octobre, des membres d'Unifor ont manifesté au port de Trois-Rivières et en juillet, plus d'une centaine de membres d'Unifor et de sympathisants ont répondu à l'appel du syndicat à une action de solidarité devant la cimenterie Ash Grove de Joliette.

En réaction à la mobilisation du syndicat, la direction d'Ash Grove a obtenu une nouvelle injonction limitant les actions du syndicat. L'employeur a aussi déposé un recours réclamant 2,6 millions $ canadiens (2,1 millions $US) pour perte de production et dégâts aux équipements et elle a licencié deux membres de la section locale 177, dont l'un est membre du comité de négociation.

Dans une lettre au directeur exécutif de CRH Albert Manifold, IndustriALL Global Union demande qu'ils soit mis fin aux menées antisyndicales sur le site de Joliette, au Québec.

Alexander Ivanou, qui a en charge les industries des matériaux chez IndustriALL, a déclaré :

"Nous sommes choqués par le comportement de cet employeur. Nous exprimons notre entière solidarité avec les membres d'Unifor et ferons appel à la solidarité du réseau syndical mondial de CRH et au CEE. Cette campagne antisyndicale doit cesser sur-le-champ.

CRH Canada emploie 40.000 personnes dans 100 sites de production. À l'échelle mondiale, elle emploie plus de 76.000 personnes dans plus de 3.000 sites dans 29 pays et sur 4 continents.

Unité sans faille à l’usine ArcelorMittal de Zenica, en Bosnie-Herzégovine

L’affilié d’IndustriALL Global Union, SMFBIH, et son Syndicat des métallurgistes de l’usine ArcelorMittal de Zenica ont signé une nouvelle convention collective après sept mois d’âpres négociations.

IndustriALL Global Union et industriAll Europe avaient exprimé leur solidarité avec les travailleurs, en envoyant une lettre commune à la direction de l’entreprise de Zenica, dans laquelle ils appelaient à des négociations menées en toute honnêteté et soutenaient les revendications des syndicats ainsi que le droit de grève.

Grâce à cette convention collective, valable jusqu’en mai 2023, les travailleurs et travailleuses gagneront désormais en moyenne 17 % de plus, avec des augmentations de la rémunération des équipes de nuit, de la prime de vacances, du remboursement du transport pour ceux qui vivent à plus de 3 km de l’usine ainsi que le versement d’un 13e mois de salaire.

 

Zuhdija Kapetanovic, Président du Syndicat des métallurgistes de l’usine ArcelorMittal de Zenica, a déclaré :

“Nous avons maintenant derrière nous une très difficile période de négociation et d’organisation de la grève. Nous avons une législation qui rend très difficile pour les syndicats de faire grève. La moindre erreur de procédure peut conduire à une injonction, à des licenciements de travailleurs, mais aussi à une demande d’indemnisation de millions de dollars de la part de l’employeur. L’employeur le sait très bien et il a essayé par tous les moyens de nous rendre la tâche difficile. Mais il a échoué. En même temps, nous avons activement œuvré à préserver l’unité des travailleurs et travailleuses. Ensemble, nous avons vaincu la peur et toutes les pressions exercées sur nous. Nous avons obtenu gain de cause dans nos revendications et la nouvelle convention collective garantit la paix sociale chez ArcelorMittal à Zenica jusqu’en mai 2023. Les travailleurs et travailleuses sont tout simplement heureux de pouvoir continuer à travailler !”

Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL, a indiqué :

“Ces travailleurs et travailleuses n’ont jamais cessé de travailler, pas même pendant le confinement. Ils ont risqué leur vie pour remplir leurs obligations professionnelles, même après que huit travailleurs ayant contracté le coronavirus sont morts tragiquement. En dépit de la “crise”, 2020 a été meilleure que 2019 pour ArcelorMittal à Zenica et les travailleurs et travailleuses méritent de recevoir une part équitable des bénéfices qu’ils ont produits.”

Luc Triangle, Secrétaire général d’industriAll Europe, a pour sa part déclaré :

“Les travailleurs et travailleuses d’ArcelorMittal à Zenica exercent leur métier dans les conditions les plus dangereuses et sont responsables d’une production de plusieurs centaines de millions de BAM. Nombre d’entre eux sont obligés d’avoir un, voire deux autres jobs pendant leur temps libre, pour pouvoir simplement assurer la subsistance de leur famille.”

Les syndiqués étaient déterminés à rester fermes dans leur revendication d’un salaire décent et n’ont pas cédé face aux menaces. IndustriALL Global Union et industriAll Europe félicitent leur affilié, SMFBIH, pour le succès de ses négociations collectives, qui montrent une fois de plus que des travailleurs et travailleuses unis et organisés peuvent obtenir beaucoup plus.

Crédit photo : ©peterscherrer

Un syndicat intensifie ses appels à un dialogue urgent sur la démocratie multipartite en Eswatini

Ce congrès a réuni 60 délégués des 20 sections du secteur du textile et de l'habillement et d'autres industries manufacturières.

Il s'est tenu sur le thème : Réaffirmer le contrôle des travailleurs dans la défense des droits fondamentaux. Le congrès national a discuté de la question de savoir comment l'ATUSWA "peut optimiser sa contribution à la démocratisation du pays afin d'avoir un gouvernement attentif au sort des travailleurs."

 

Pour le syndicat, à en juger par les événements récents, les droits de l'homme et les droits des travailleurs, dont la liberté syndicale, continuent d'être violés.

Le secrétaire général de l'ATUSWA, Wander Mkhonza, a déclaré :

"Le 21 octobre, pendant une réunion à Matsapha destinée à renforcer la grève dans le textile qu'avait interdite la cour du travail, la police a tiré des bombes lacrymogènes, sans sommation, contre les travailleurs et les dirigeants syndicaux. Cela s'est produit alors même que la police avait été informée de cette réunion."

Le syndicat annonce aussi que plus d'une centaine de personnes, dont des syndicalistes, ont été abattues par la police et l'armée et plusieurs autres ont été blessées pendant les récentes manifestations pour la démocratie. Parmi les blessés et les morts figurent des étudiants de l'enseignement supérieur. Les écoles, les collèges et les universités restent fermés, seuls quelques établissements ont ouvert pour les examens.

 

"Il faut d'urgence un dialogue. Maintenant, pas dans trois mois. Il est temps d'agir de façon décisive. Nous ne pouvons plus traîner lorsque les agents de la sécurité publique continuent à faire usage d'une force excessive,"

ajoute Wander Mkhonza        .

Malgré les violences, le syndicat continue à encourager les travailleurs à participer à la campagne pour la démocratie et insiste sur le fait qu'en tant que membres de leurs communautés, les travailleurs doivent s'impliquer dans les luttes communautaires.

"Depuis longtemps, le peuple de l'Eswatini subit la force brutale et les persécutions des forces de sécurité et des tribunaux lorsqu'il manifeste. Nous voulons des réformes démocratiques, pas une monarchie absolue avec, à sa tête, un roi surtout préoccupé par le luxe de la famille royale au détriment de ses citoyens qui vivent dans la misère. Nous voulons un dialogue digne de ce nom et nous continuerons à protester jusqu'à ce que nos revendications soient satisfaites,"

a déclaré un travailleur.

Des recours ont été déposés au Conseil des droits de l'homme des Nations unies par des syndicats et des organisations de la société civile pour demander que le gouvernement respecte les droits de l'homme.

Le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, a écrit au premier ministre de l'Eswatini, Cleopas Dlamini :

"Au congrès d'IndustriALL Global Union, les 14 et 15 septembre, 3.000 délégués de 434 organisations de 111 pays réunis en ligne ont adopté à l'unanimité une résolution exprimant leur vive préoccupation devant la poursuite de la violence en Eswatini et appelant à des réformes démocratiques dans le pays."

Le président de l'organe de la politique, la défense et la sécurité de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), le président sud-africain Cyril Ramaphosa, a rencontré le roi Mswati III dans une démarche diplomatique "pour mettre fin à la violence et au conflit et maintenir la paix et le calme dans le royaume alors que commencent les démarches pour un processus de dialogue national."

Des actions de protestation ont éclaté en Eswatini, la seule monarchie absolue d'Afrique, lorsque des communautés, des organisations syndicales et des organisations de la société civile sont descendues dans la rue pour réclamer des réformes démocratiques ainsi qu'une révision de la constitution de 2005 et l'abrogation de la déclaration de 1973 interdisant les partis politiques et d'autres lois répressives.

Le roi Mswati III, qui détient les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif, nomme les principaux ministres ainsi que le premier ministre. Le train de vie extravagant du roi et de la famille royale – avec voitures de luxe et jets privés – au milieu de la pauvreté, des inégalités et du chômage, a provoqué la colère des syndicats, des communautés et de la société civile. Le roi, qui figure parmi les monarques les plus riches, a une fortune nette estimée à 200 million $. Ses 15 épouses et 23 enfants bénéficient d'une liste civile de plus de 65 millions $ par an pour le ménage royal.

Selon le Programme alimentaire mondial, l'Eswatini a un taux de pauvreté de 58,9 pour cent et le taux de prévalence du HIV dans le pays, 26 pour cent, est un des plus élevés au monde. Le taux de chômage est estimé à plus de 40 pour cent.

Les syndicats à la COP26 : ce que nous avons fait, obtenu, et ce sur quoi nous devons dorénavant nous concentrer

Les syndicats participent aux COP depuis 2008 et leur capacité à s’organiser et à influencer les résultats s’est accrue chaque année. La délégation syndicale est arrivée à Glasgow bien préparée. Les syndicats ont fait pression sur les négociateurs, organisé et coordonné une réponse collective et mis sur pied des coalitions ainsi que des réseaux. Les syndicats ont participé à un certain nombre d’événements et de réunions, tant à l’intérieur de la Zone bleue, l’espace officiel de la COP26, qu’à l’extérieur.

Pour entrer dans la Zone bleue, les délégués devaient obtenir un laissez-passer officiel, subir un test Covid quotidien et supporter une longue attente à la sécurité, généralement une heure chaque matin. La délégation syndicale a coordonné son travail par le biais d’une réunion quotidienne le matin et d’un groupe WhatsApp, où elle a partagé des documents et des informations logistiques.

Les délégués font la queue pour entrer dans la Zone bleue

À l’extérieur de la Zone bleue, la Coalition COP26, composée d’organisations de la société civile, dont des syndicats, a organisé un contre-sommet, qui comprenait environ 200 événements. Les syndicats ont également organisé un certain nombre d’événements parallèles distincts. L’ordre du jour d’IndustriALL pour la conférence est disponible ici.

En raison du grand nombre d’événements, les délégués ont choisi des domaines clés sur lesquels se concentrer. Pour IndustriALL, une priorité majeure était d’obtenir des engagements solides sur la Transition juste. Une journée typique à la COP comprenait des réunions à l’intérieur de la Zone bleue et en ville.

Le 3 novembre, par exemple, IndustriALL a participé à deux réunions dans la Zone bleue : un groupe de travail de l’OIT sur la Transition juste et le Travail décent, ainsi qu’un événement parallèle de la CSI sur le même thème.

Le 4 novembre était la Journée de l’énergie dans la Zone bleue, et un plan visant à décarboner le secteur énergétique sud-africain a été annoncé. Sharan Burrow, de la CSI, a qualifié ce plan de “modèle à suivre”.

Lors du #COP26 #EnergyDay (Journée de l’Énergie de la COP26), le Partenariat international pour une transition énergétique juste destiné à financer la décarbonation de l’Afrique du Sud a été présenté, @SharanBurrow de la CIS (@ituc) a qualifié cet accord de modèle de Transition juste #JustTransition ; pic.twitter.com/wpaoDlUWmE  

Dans l’après-midi, une réunion hybride a été organisée par IndustriALL et industriAll dans les bureaux de l’affilié britannique Unite, afin d’élaborer les meilleures pratiques en matière de Transition juste. Environ 150 personnes y ont assisté, sur place ou en ligne, et de nombreux exemples ont été partagés par différents pays.

Délégués au siège de Unite

Le lendemain, 100.000 manifestants ont bravé le froid glacial et la pluie battante pour défiler dans la ville à l’occasion de la Journée mondiale d’action pour la justice climatique, rejoignant ainsi les manifestants de villes du monde entier. La manifestation, qui comprenait un important contingent de syndicats, a défilé de Kelvingrove Park à Glasgow Green.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Le lendemain, 100.000 manifestants ont bravé le froid glacial et la pluie battante pour défiler dans la ville à l’occasion de la Journée mondiale d’action pour la justice climatique, rejoignant ainsi les manifestants de villes du monde entier. La manifestation, qui comprenait un important contingent de syndicats, a défilé de Kelvingrove Park à Glasgow Green.

Ce soir-là, la CSI, IndustriALL, la confédération norvégienne LO et le Congrès des syndicats écossais (STUC) ont organisé une réunion pour débattre de la Transition juste dans le secteur de l’énergie, en particulier le pétrole et le gaz, où IndustriALL a proposé l’idée de négocier des accords mondiaux de Transition juste.

Le 7 novembre, la délégation syndicale a tenu une réunion stratégique d’une journée à l’université de Strathclyde. La journée a été marquée par la participation de hauts dirigeants des fédérations syndicales internationales et des centrales syndicales STUC et TUC.

Corinna Zierold, d’industriAll Europe, et Diana Junquera Curiel, d’IndustriALL Global Union.

Entre ces réunions, les délégués devaient suivre en priorité les négociations, mettre à jour des documents et rédiger des rapports. Trouver un espace de travail avec une connexion Internet et de l’électricité pour recharger les appareils était donc essentiel. La Zone bleue étant extrêmement animée et bruyante, il fallait souvent travailler dans n’importe quel endroit de la ville offrant un espace approprié.

Le 10 novembre, IndustriALL et industriAll ont organisé un événement parallèle commun dans le pavillon européen de la Zone bleue pour débattre de ce qu’il faut faire pour que la Transition juste devienne une réalité. Cet événement était extrêmement important, en raison de la difficulté d’y obtenir un créneau et parce que les organisateurs ont confirmé qu’il s’agissait du seul événement syndical organisé dans leur pavillon.

Les expériences de Transition juste #JustTransition sont très différentes selon les pays : Colin Potter de Unite @unitetheunion s’est dit “extrêmement frustré” par le gouvernement britannique, tandis que Karl-Petter Thorwaldsson de @SSAB_AB a affirmé que les travailleurs et travailleuses en Suède sont positifs et voient des emplois créés.  #COP26 pic.twitter.com/OOBd0vbDBR

— IndustriALL (@IndustriALL_GU) 10 novembre 2021

Outre les réunions officielles, les délégués ont également rencontré et fait pression sur des ministres et rencontré des représentants de la société civile. De nouvelles amitiés et relations professionnelles se sont formées et des idées ont été partagées.

Alors que les discussions débordaient, les syndicats sont restés connectés à la session plénière finale jusqu’à 23h45 le samedi 13 novembre. Richard Hardy, du syndicat Prospect, a prononcé un discours de clôture au nom du mouvement syndical international, exprimant sa déception face au manque d’ambition des dirigeants mondiaux.

Malgré l’insuffisance du Pacte de Glasgow pour le climat, les syndicats ont estimé que leurs interventions avaient été fructueuses et que les revendications syndicales clés faisaient l’objet d’une dynamique croissante.

À propos de la voie à suivre, la Directrice de l’énergie d’IndustriALL et déléguée à la COP, Diana Junquera Curiel, a déclaré :

“Une tâche importante nous attend : nous devons nous assurer que les pays respectent leurs engagements en matière de Transition juste et que l’argent investi dans cette transition profite à nos membres. Pour obtenir le meilleur résultat possible, notre réponse doit être coordonnée et mondiale.

Cela signifie que nous devons consulter nos affiliés pour leur expliquer comment les engagements de la COP sont susceptibles de les affecter et pour les aider à se préparer à influencer eux-mêmes les choses autant que possible.

Pour nous, le fonds de décarbonation pour Eskom en Afrique du Sud est un test crucial. S’il peut être réalisé avec succès, avec l’accord du syndicat et une Transition juste pour tous les travailleurs et travailleuses touchés, il créera un modèle important que nous pourrons utiliser partout.

Nous sommes à un point de basculement crucial dans l’histoire du monde. Il n’est pas trop tard pour empêcher un changement climatique dangereux, mais nous en sommes très proches. Si nous construisons une coalition forte, nous pouvons forcer nos gouvernements à avoir l’ambition d’investir dans l’avenir, au lieu de se contenter d’espérer que les marchés mettent au point une solution technique.

Nous pouvons construire un monde meilleur pour tous.”

“Les fonds pour la Transition juste #JustTransition sont destinés aux gens, pas aux entreprises”, a déclaré Diana Junquera @dianajunquerac d’IndustriALL. “Toute entreprise qui ne consulte pas ses salariés et leurs syndicats ne devrait pas recevoir ces fonds”. #COP26 pic.twitter.com/4D8RNMx8dA

— IndustriALL (@IndustriALL_GU) 10 novembre 2021

Sélection de vidéos de la COP26

La COP26 se conclut par un Pacte de Glasgow pour le climat en demi-teinte

Malgré les restrictions liées à la pandémie, un nombre impressionnant de syndicats, coordonnés par la Confédération syndicale internationale (CSI), étaient représentés à la COP. Dans une déclaration publiée hier, la CSI a souligné qu’un plan pour l’emploi avec une Transition juste était essentiel pour mettre en œuvre l’accord.

Bert de Wel de la CSI s’adresse à la plénière. Photo : Kiara Worth / CCNUCC

Les revendications les plus critiques des syndicats concernaient l’intégration de la Transition juste dans la partie opérationnelle de l’Accord de Paris, ce qu’on appelle le “Rulebook” (mode d’emploi) ainsi que les engagements concernant les droits de l’homme, la nécessité de mettre en œuvre les engagements en matière de financement de la lutte contre le changement climatique ainsi que celui des pertes et dommages en vue d’indemniser les pays vulnérables confrontés à des catastrophes climatiques.

Avant la conférence, le GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a constaté que le réchauffement de la planète avait déjà atteint 1,1 °C par rapport aux niveaux préindustriels et qu’il était sur une trajectoire menant à une augmentation de 2,7 °C. Les pays n’atteindront pas non plus les objectifs fixés au niveau national pour 2030. Les pays ne parviendront pas davantage à atteindre les objectifs des Contributions déterminées au niveau national (CDN) pour 2030 : au lieu d’atteindre l’objectif nécessaire de réduction des émissions de 45 %, celles-ci devraient augmenter de 13 % d’ici à 2030. Les pays sont invités à soumettre des CDN actualisées en 2022.

Les pays développés n’ont pas respecté leurs engagements de fournir 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique et à en atténuer les effets. En revanche, ils se sont engagés à définir un nouvel objectif de financement d’ici 2024 et à doubler le financement de la lutte contre le changement climatique d’ici 2025.

Des organisations de la société civile quittent la COP26 le 12 novembre en portant un cordon rouge pour symboliser les lignes rouges qui ont été franchies. Photo : Kiara Worth / CCNUCC

Lors de la séance plénière de clôture du samedi soir, l’Inde et la Chine ont édulcoré les engagements visant à la suppression des subventions au charbon et aux combustibles fossiles, ayant changé la formulation en “suppression progressive”. Cet amendement s’est frayé un chemin dans le texte final de l’accord, tandis que les autres pays ont été découragés d’en introduire de nouveaux afin de conclure les négociations. Le Mexique a été empêché d’introduire un passage évoquant les droits de l’homme, ce qui est crucial.

Les pays vulnérables au changement climatique se sont sentis pris de court par ce changement de formulation, tandis que leur demande d’un mécanisme de financement pour les aider à faire face aux pertes et dommages a été bloquée, en particulier par les États-Unis et l’UE.

Richard Hardy de Prospect

S’exprimant au nom du mouvement syndical international, Richard Hardy, du syndicat Prospect, a pris la parole lors de la dernière séance plénière :

“Nous qui nous exprimons au nom des travailleurs et travailleuses sommes vraiment perplexes. Qui avez-vous écouté pendant la préparation de cette COP ? Comment les résultats en matière d’ambition, de financement, de responsabilité et d’inclusion ont-ils pu être si décevants ?”

Il a conclu :

“Les droits du travail sont des droits de l’homme ! Les syndicats doivent avoir voix au chapitre dans les processus de dialogue social qui permettent de créer des emplois, de mettre en place des plans de transition justes et de réaliser des investissements.

C’est ainsi que nous parviendrons à atteindre l’ambition climatique nécessaire. Nous espérions une plus grande ambition ici à Glasgow et, à mesure que nous avançons, le mouvement syndical mondial revendique que nous visions beaucoup, beaucoup plus haut.”

Les syndicats ont remporté des victoires : une formule concernant la Transition juste a été introduite dans les textes du préambule de l’article 6 du Rulebook, traitant des marchés internationaux du carbone et il y a eu des engagements prometteurs, tels que la Déclaration sur la Transition juste et l’engagement à financer l’élimination progressive du charbon en Afrique du Sud.

industriAll Europe et IndustriALL Global Union ont fait pression en faveur de la Transition juste.

Judith Kirton-Darling, Secrétaire générale adjointe d’industriAll Europe, a déclaré :

“Nous regrettons le manque d’ambition et d’engagement en faveur de la Transition juste. Les syndicats ont revendiqué très activement une ambition climatique liée à des garanties d’emplois de qualité et à des mécanismes de dialogue social forts. Cela ne sera possible que si les engagements de la Transition juste sont intégrés systématiquement dans les segments opérationnels de l’Accord de Paris.”

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL Global Union, a déclaré :

“La transition vers la neutralité carbone n’est pas une transition des riches, des gouvernements, des multinationales et des institutions financières. C’est une transition de tous les peuples et de tous les pays. Cependant, lors des dernières étapes des négociations, cela ne semblait pas avoir d’importance pour les puissances prenant les décisions finales.

Nous avons obtenu un accord multilatéral, mais nous avons vu beaucoup d’hypocrisie et de manipulation dans la salle de plénière. Nous avons été particulièrement déçus de voir l’UE bloquer les revendications des pays en développement concernant un mécanisme de financement destiné à les aider à faire face aux pertes et aux dommages causés par les catastrophes climatiques.”

Les syndicats vont continuer à lutter pour une ambition climatique liée à une Transition juste, conformément aux principes directeurs de l’OIT en la matière, lors de la COP27 qui se tiendra l’an prochain à Charm el-Cheikh.

En Inde, les charbonnages font quatre morts de plus

Le 9 novembre, quatre travailleurs ont été tués dans l'effondrement d'une voute dans une mine souterraine de l'entreprise publique Singareni Collieries Company Limited (SCCL), dans le district de Mancherial.

Un des travailleurs était parti à la retraite en juillet mais avait dû reprendre le travail lorsque le gouvernement de l'État a porté l'âge de la retraite de 60 à 61 ans.

La direction de la SCCL a convenu de verser la totalité des prestations aux familles endeuillées et d'offrir un emploi permanent à un membre éligible de chacune d'elles.

Riaz Ahmed, le secrétaire général du Syndicat des mineurs et techniciens de Singareni (HMS) et membre du comité paritaire conjoint de l'industrie charbonnière (JBCCI), a déclaré :

"Cet accident révèle des failles béantes dans la sécurité. Entre janvier et décembre 2020, une douzaine de travailleurs ont péri dans neuf accidents et, à ce jour de 2021, dix travailleurs ont perdu la vie dans quatre accidents à la seule SCCL. Les syndicats entretiennent un dialogue avec la direction de la SCCL et réclament un renforcement du système d'inspection ainsi que le recrutement d'un effectif compétent et suffisant pour les mines de la SCCL."

Le 7 novembre, un camion a pris feu dans la mine à ciel ouvert Sasti, dans la zone de Ballarpur de la Western Coalfields Limited. Le chauffeur, ayant vu le feu, a immédiatement sauté du camion.

Un autre accident, qui a blessé grièvement un travailleur contractuel, est survenu le 6 novembre dans la mine Mahadeopuri, dans la zone de Pench de la Western Coalfields Limited.

D'après les syndicats, on dénombre en 2021 un total de 32 accidents miniers qui ont tué 61 travailleurs et blessé grièvement 7 autres. De mai à décembre 2020, on a dénombré 18 accidents miniers qui ont fait 18 morts et 27 blessés graves.

S Q Zama, le secrétaire général de la Fédération nationale indienne des mineurs (INMF-INTUC), a déclaré :

"Du fait que le gouvernement a vendu les charbonnages aux enchères, autorisé 100 pour cent d'investissement étranger, en accompagnant cela de changements dans la législation du travail, les syndicats craignent que cela augmente le nombre des travailleurs précaires devant travailler dans de mauvaises conditions dangereuses. Le gouvernement indien doit ratifier immédiatement la convention 176 de l'OIT et adopter des procédures de sécurité rigoureuses, des normes de santé et de sécurité strictes, assurer la protection de l'emploi et offrir une formation adéquate."

Le secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kemal Özkan a déclaré :

"La tendance croissante aux accidents dans les charbonnages d'Inde doit être stoppée sur le champ. Le législateur ignore la voix des travailleurs et leurs préoccupations. Il est temps que le gouvernement indien reconnaisse que la santé et la sécurité au travail sont un droit fondamental. Il faut que le gouvernement mette immédiatement en place des dialogues constructifs avec toutes les parties prenantes de l'industrie minière, y compris les syndicats et les représentants des lieux de travail, afin de protéger les vies des travailleurs et d'assurer la transparence et l'obligation de rendre des comptes."

L’hésitation à se faire vacciner contre le Covid-19 sous la loupe lors de la réunion sur la santé et sécurité professionnelles en Afrique subsaharienne

Cependant, les syndicats affirment que ces hésitations peuvent être contrecarrées grâce à des campagnes de sensibilisation et à la fourniture d’informations éducatives permettant de contrer les fausses informations provenant principalement des plateformes de médias sociaux. Selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies de l’Union africaine, seuls 5,8 % de la population du continent sont vaccinés.

Les syndicats se sont réunis en ligne ce 10 novembre pour débattre des stratégies de santé et de sécurité dans le cadre de la pandémie de Covid-19. Les discussions ont notamment porté sur les tensions créées par les hésitations à se faire vacciner, qui pourraient être atténuées si les gouvernements impliquaient les syndicats dans leurs plans de vaccination nationaux.

La réunion en ligne, à laquelle ont assisté des participants de 10 pays comptant des syndicats dans les secteurs de la chimie, des métaux, de l’exploitation minière, du textile, de la confection et d’autres secteurs, a permis de débattre de la manière dont les syndicats sont impliqués dans les campagnes pour la vaccination et le respect des droits des travailleurs et travailleuses.

Les syndicats ont indiqué que la vaccination obligatoire proposée par certains gouvernements portait atteinte au libre arbitre des travailleurs et travailleuses. Au contraire, les syndicats préfèrent une implication qui persuade de se faire vacciner. Faisant des rapprochements avec les premiers temps de la pandémie de VIH et de SIDA, où le dépistage était stigmatisé, les syndicats ont indiqué que des leçons pouvaient être tirées des stratégies utilisées à l’époque.

Il a été fait état lors de la réunion des initiatives que certains syndicats menaient pour améliorer la santé et la sécurité. Rudi De Koker, du Syndicat des travailleurs de l’habillement et du textile d’Afrique australe (SACTWU), a déclaré que son syndicat, avec le soutien des employeurs, continuait à fournir des services de soins de santé primaires abordables à ses membres par le biais de ses cliniques. Le Département national sud-africain de la santé a reconnu ces cliniques comme faisant partie des sites de vaccination Covid-19 et comme projets pilotes pour l’assurance maladie nationale.

Une autre stratégie qui permet de réduire les hésitations consiste en des efforts conjoints des employeurs et des syndicats. Par exemple, Vacus Kun, du Syndicat des travailleurs et travailleuses unis du Liberia (UWUL), a confié que son syndicat travaille avec ArcelorMittal au Liberia pour promouvoir la vaccination et que plus de 80 % des travailleurs et travailleuses ont été vaccinés.

En outre, les syndicats ont estimé que la plupart des Recueils de directives pratiques de l’Organisation internationale du travail doivent être mis à jour pour suivre l’évolution de la situation.

“Nous avons des conventions qui sont dépassées, alors que tant de choses ont changé. Nous avons besoin de conventions qui abordent les réalités et les défis actuels, notamment la pandémie de Covid-19,”

a déclaré Ousman Diop du SNTICS, Sénégal.

La Convention 190 sur la violence et le harcèlement, que les syndicats souhaitent voir ratifiée, a été mise en avant pour son utilité dans la lutte contre la violence et le harcèlement fondés sur le genre et pour l’amélioration de la sécurité au travail.

La santé et la sécurité restent au cœur du travail syndical, ont affirmé les syndicats en indiquant que les membres rejoignent le syndicat pour des lieux de travail plus sûrs grâce aux conventions collectives.

La plupart des pays, dont le Nigeria et le Zimbabwe, disposent de lois et réglementations qui favorisent la santé et la sécurité. Cependant, le Syndicat des travailleurs des diamants et des secteurs connexes du Zimbabwe (ZDAMWU) a déclaré que la santé et la sécurité dans les mines se détériorent avec une augmentation des blessures et des décès dus à des accidents causés par le non-respect des règles par les sociétés minières.

“La santé et la sécurité professionnelles sont une préoccupation transversale dans la plupart des activités du syndicat et leur prise en compte constitue un outil utile pour faire progresser les droits des travailleurs, renforcer le pouvoir syndical et mettre fin aux conditions de travail précaires. La diligence raisonnable, c’est aussi la santé et la sécurité,”

a déclaré Glen Mpufane, Directeur d’IndustriALL pour le secteur des mines.

Nouveau salaire minimum au Pakistan, une victoire syndicale

Lorsque le gouvernement de la province pakistanaise du Sind a annoncé une hausse du salaire minimum des travailleurs non qualifiés, le faisant passer de 17.500 roupies (103 $) à 25.000 roupies (146 $) par mois à partir du 1er juillet, la Fédération des employeurs du Pakistan, entre autres, a porté plainte auprès de la justice, accusant le gouvernement du Sind d'essayer de gagner un avantage politique.

En réponse, des dirigeants de syndicats de la province, dont les affiliés d'IndustriALL NTUF et HBWWF, ont déposé une demande de mise en application du salaire minimum mensuel de 25.000 roupies.

Après des audiences en septembre, la haute cour du Sind a annoncé, le 15 octobre, valider la décision du gouvernement du Sind et le maintien du salaire minimum à 25.000 roupies par mois.

La cour a également déclaré que les femmes doivent percevoir un salaire minimum égal à celui de leurs homologues masculins de la même catégorie. La cour a fixé le salaire horaire minimum à 120 roupies (0,70 $).

Nasir Mansoor, le secrétaire général du NTUF, a déclaré :

"Si les institutions de l'État prennent, à la lumière de la constitution du Pakistan, des décisions qui garantissent l'octroi de droits fondamentaux aux travailleurs, il n'y a donc plus de raison que les problèmes des travailleurs ne trouvent une solution. La décision de la cour provinciale reflète les besoins et les droits de millions de travailleurs de la province."