Le gouvernement indien s’engage à soutenir le dialogue social dans le domaine du recyclage des navires

La table ronde a réuni des représentants de l’OIT, d’IndustriALL, de la Direction générale de la marine marchande, de la SMEFI, du Syndicat du recyclage des navires ASSRGWA et de leur centrale syndicale, Hind Mazdoor Sabha (HMS). En ouvrant la réunion, le Secrétaire régional d’IndustriALL, Ashutosh Bhattacharya, a évoqué les progrès réalisés dans l’amélioration du recyclage des navires, grâce à la coopération et au dialogue social entre les syndicats, les employeurs, le gouvernement fédéral et les autorités locales.

Le Directeur adjoint de l’OIT, Satoshi Sasaki, a décrit l’entrée en vigueur de la Convention de Hong Kong (CHK) comme un moment décisif pour le programme concernant le travail décent. Il a souligné que la CHK n’existe pas de manière isolée et que, pour transformer avec succès le secteur, elle doit être considérée en conjonction avec un écosystème d’instruments internationaux, notamment la Convention de Bâle, les conventions fondamentales de l’OIT, les Principes directeurs de l’OIT sur la démolition de navires et les nouveaux Principes directeurs sur le recyclage.

Harbhajan Singh, Secrétaire général de la centrale syndicale HMS, a évoqué avec force les problèmes persistants auxquels sont encore confrontés les travailleurs du recyclage des navires. Bien que la sécurité se soit améliorée, très peu de chantiers proposent des bilans de santé et les maladies professionnelles restent un problème majeur. Un autre problème grave est la précarité du travail, qui affecte également le logement des travailleurs. Comme le logement est fourni par l’employeur, de nombreux travailleurs se retrouvent sans domicile lorsqu’il n’y a pas de travail.

Les représentants syndicaux ont évoqué la nécessité pour les différents départements du gouvernement indien, notamment les ministères du travail et de l’environnement et la direction générale de la marine marchande, de mieux coordonner leurs actions et de créer une structure qui inclut les syndicats dans les décisions concernant le secteur.

Bien qu’il existe un bon niveau de dialogue social consensuel entre syndicat, fédération patronale (SRIA) et autorité locale (GMB), il est nécessaire de formaliser ce dialogue par un accord sectoriel couvrant les salaires, les congés et autres conditions de travail.

Il est également important d’étendre les protections aux quelque 500.000 travailleurs et travailleuses informels du secteur en aval.

Le syndicat a soumis des suggestions politiques pour améliorer le secteur :

  1. Ratification des Conventions 155 et 187 de l’OIT. Cela donnerait aux travailleurs le droit de refuser des tâches dangereuses et créerait un cadre pour la mise en place de comités mixtes de santé et sécurité.
  2. Élaboration d’un programme national de santé et sécurité au travail (SST) pour le recyclage des navires. Un programme de SST normalisé, basé sur les normes environnementales de la CHK et les normes environnementales renforcerait les comités mixtes de santé et sécurité au niveau des chantiers.
  3. Créer une plateforme numérique de SST et de protection sociale des travailleurs et travailleuses. Celle-ci permettrait de recueillir des données sur les accidents et les quasi-accidents, de conserver un dossier sur la santé des travailleurs et travailleuses ainsi que de fournir les données nécessaires à la gestion de leur protection sociale.
  4. Protection sociale pour la main-d’œuvre informelle. Les travailleurs et travailleuses de l’aval ne sont pas protégés par la CHK et ne bénéficient d’aucune protection en matière d’emploi. Il faudrait mettre en place une voie vers la formalisation, dont la première étape importante serait l’élaboration d’un régime de sécurité sociale.

Le Ministre Mandaviya, qui est né à Bhavnagar, près du port d'Alang, lieu de recyclage de navires, et qui est actuellement député de la région, a répondu qu’il était profondément engagé à améliorer les conditions de travail.

Il s’est engagé à se rendre à Alang et à organiser des réunions avec toutes les parties prenantes afin d’aborder les problèmes rencontrés par les travailleurs.

Walton Pantland, Directeur d’IndustriALL pour la démolition de navires et la construction navale, a déclaré :

“L’Inde a le potentiel pour devenir un modèle en matière de recyclage des navires sûr et respectueux de l’environnement. Mais il reste encore du travail à faire : la Convention de Hong Kong doit être pleinement mise en œuvre et les travailleurs et travailleuses doivent être impliqués dans la prise de décision à tous les niveaux. Une convention collective à l’échelle du secteur serait déterminante pour créer des emplois décents.”

Illustration : Industrie sidérurgique en aval, Alang, 2022.

COP30 in Belém: a crucial moment for advancing Just Transition

Strengthening the JTWP: implementation at the forefront

The Brazilian Presidency and the G77 have highlighted the need for greater focus on implementation. Discussions have therefore included different ideas on how to reinforce work under the JTWP, including the proposal of a Belém Action Mechanism (BAM).

Throughout the week, parties have exchanged views on whether new structures are needed or whether progress can be achieved by building on and expanding the existing JTWP framework. Many emphasised that strengthening Just Transition should go hand in hand with ensuring broad participation, social dialogue and coherence with existing international processes.

While views continue to evolve, the overall trend is toward ensuring that any outcome remains practical, inclusive and anchored in established commitments.

Union perspective: workers must remain at the centre

For IndustriALL, the priority remains clear: workers must have a meaningful role in shaping Just Transition policies and all climate action must be anchored in labour rights, decent work and social dialogue.

Unions participating in COP30 have highlighted key considerations:

These principles guide IndustriALL’s approach as discussions continue into week two.

Climate finance: a key element for progress

Climate finance remains one of the most important elements for achieving effective Just Transition outcomes. Delegates have underlined the need for predictable and adequate resources to support countries in implementing national plans, supporting workers and communities and ensuring that climate ambition is matched by the means to act.

The shape and effectiveness of future Just Transition work will depend closely on the progress made on this issue.

Gender equality and inclusion

The Gender Action Plan, adopted at COP29, continues to play an important role in discussions. Women’s rights organizations and unions have emphasized the importance of ensuring that gender equality remains integrated across all workstreams, including Just Transition.

Delegates have underlined the need for inclusive approaches that reflect the diversity of workers and communities affected by the climate transition.

A constructive atmosphere at COP30

Participants have noted a more collaborative and transparent atmosphere at COP30 compared to previous negotiations. The Presidency’s approach has contributed to a positive working environment, helping delegates focus on moving forward without reopening previously agreed decisions.

As the second week begins, attention will shift toward the emerging elements of the COP30 outcome. Regardless of the final form, whether through a strengthened action plan under the JTWP or additional arrangements, the message from unions remains consistent:

Just transition must be grounded in labour rights, supported by social dialogue collective bargaining and inclusive of workers at all levels.

“COP30 is an opportunity to reinforce that climate action must go hand in hand with decent work. Whatever shape the outcome takes, workers must remain central in designing and implementing a Just Transition that is fair, inclusive and grounded in rights.” says Kan Matsuzaki, IndustriALL assistant general secretary

Photo credit:  Shutterstock 2689301407 Belém – Pará – Brasil – SEP 10 2024: Symbol of CAP 30 in Belém do Pará

IndustriALL appelle Albemarle à mettre fin à ses pratiques antisyndicales dans le secteur du lithium au Chili

IndustriALL a appelé la multinationale américaine Albemarle, l’un des principaux producteurs mondiaux de lithium, à réintégrer cette représentante syndicale chilienne et à engager un dialogue constructif avec le syndicat local. IndustriALL Chile–CONSTRAMET a qualifié ce licenciement d’acte de représailles et de violation flagrante du droit des salariés à la liberté syndicale et à la protection contre le harcèlement sur le lieu de travail.

Cette travailleuse aurait été contrainte d’accepter un “accord à l’amiable” après avoir déposé une plainte pour harcèlement sur le lieu de travail en vertu de la loi chilienne Karin (n° 21.643), qui protège les travailleurs et travailleuses contre la violence et le harcèlement au travail, conformément à la Convention 190 de l’OIT. L’enquête qui a suivi a révélé des lacunes dans le processus, notamment des retards, des notifications inadéquates et l’absence de protocoles préventifs.

Le licenciement est intervenu peu après que la représentante syndicale a participé à une réunion tripartite de l’OIT sur les femmes dans le secteur minier et à un atelier d’IndustriALL sur le renforcement de la représentation syndicale dans le secteur du lithium, ce qui, selon IndustriALL, suggère qu’il s’agissait d’un acte de représailles contre une dirigeante syndicale active et prometteuse.

L’incident s’est produit dans le désert d’Atacama, au nord du pays, où l’entreprise chilienne Codelco exploite l’une des plus grandes installations d’extraction de lithium au monde. Ce minerai est un composant essentiel des batteries et un élément clé de la transition énergétique, ce qui confère au Chili une position stratégique dans la chaîne d’approvisionnement mondiale. Cependant, les préoccupations concernant les droits des travailleurs s’intensifient à la suite de conflits sociaux et d’allégations de pratiques antisyndicales dans le secteur.

Dans une lettre adressée à Albemarle, le Secrétaire général d’IndustriALL, Atle Høie, a indiqué que ce licenciement constituait un acte de représailles, dans un contexte de tensions sociales persistantes.

IndustriALL a réaffirmé sa volonté de faciliter le processus de dialogue et a rappelé que les entreprises du secteur minier doivent garantir une transition équitable, durable et respectueuse des droits du travail tout au long de la chaîne d’approvisionnement en lithium.

Atle Høie a déclaré :

“Il est inacceptable qu’une entreprise de stature mondiale agisse à l’encontre des normes internationales du travail et des engagements en matière de dialogue social. Notre position est claire : il ne peut y avoir d’exploitation minière durable sans le respect total des droits syndicaux.”

Crédit photo : Saline de Albemarle au Chili, Diario Financiero

4e Congrès d’IndustriALL : S’organiser pour un avenir juste

Pendant trois jours, plus d’un millier de délégués venus de près d’une centaine de pays ont débattu des stratégies visant à renforcer les syndicats, à lutter contre les inégalités, à responsabiliser le capital mondial et à faire en sorte que les transitions industrielles de l’avenir ne laissent aucun travailleur, aucune travailleuse de côté. Guidés par le thème du congrès, “S’organiser pour un avenir juste”, les affiliés d’IndustriALL ont renouvelé leur détermination collective à transformer la solidarité en pouvoir et le pouvoir en changement.

La Présidente d’IndustriALL et d’IF Metall, Marie Nilsson, a ouvert le congrès en reconnaissant que le monde du travail est en pleine mutation en raison des changements technologiques, des politiques autoritaires et de l’urgence climatique. Pourtant, a-t-elle déclaré, la réponse réside dans la solidarité :

“Nous vivons une époque de changements rapides… Mais quand je regarde la salle du congrès, je suis pleine d’espoir. Je vois notre force commune pour relever ces défis. Nous sommes déterminés à construire un avenir plus durable, comme le reflète notre slogan : S’organiser pour un avenir juste”.

Marie Nilsson

Les dirigeants syndicaux australiens ont fait écho à ce message. Michele O’Neil, Présidente du Conseil australien des syndicats, a rappelé aux délégués qu’“il n’y a qu’une seule réponse au capital organisé, c’est un monde travail organisé”. Tony Maher, Président général du Syndicat des mines et de l’énergie, a accueilli les participants au nom des syndicats hôtes, soulignant que la démocratie et la prospérité de l’Australie “reposent sur la solidarité, et non sur l’isolement”.

Le Premier ministre australien Anthony Albanese, allié de longue date du mouvement syndical, a établi un lien entre les valeurs de l’Australie et la lutte mondiale pour l’équité :

“Il est absolument essentiel que personne ne soit laissé pour compte alors que nous allons de l’avant”, a déclaré M. Albanese. “Nous savons que l’équité, les bonnes conditions de travail et les salaires équitables ne nuisent pas au marché du travail : la croissance et l’équité sont plus fortes ensemble. Notre objectif est intemporel et c’est pourquoi la solidarité est véritablement éternelle.”

Anthony Albanese, Premier ministre

Renforcer le pouvoir des syndicats

Au cours des séances plénières et des débats sur le Plan d’action, les délégués sont revenus à maintes reprises sur un principe cardinal : seuls des syndicats forts, démocratiques et inclusifs peuvent obtenir justice pour les travailleurs et travailleuses.

Le Secrétaire général Atle Høie a présenté le rapport du Secrétariat au Congrès.

“Guidé par le plan d’action adopté en 2021 et ses quatre objectifs stratégiques, le Secrétariat a mené à bien son travail tout en accordant une attention croissante aux attaques de plus en plus nombreuses contre la démocratie et les droits fondamentaux, ainsi qu’au rôle essentiel des syndicats dans la défense de la paix et de la justice sociale.

Nous nous concentrons sur le renforcement des syndicats, leur capacité à négocier des conventions collectives, à remédier aux violations des droits syndicaux fondamentaux et à garantir une vie meilleure et plus durable aux travailleurs et travailleuses.”

Atle Høie, Secrétaire général

Parmi les faits marquants, citons :

Au cours du débat qui a suivi, les délégués de Palestine, du Myanmar et d’Ukraine ont remercié IndustriALL et ses affiliés pour leur soutien solidaire. Des syndicalistes de Turquie, de Thaïlande, du Brésil et d’Afrique du Sud se sont adressés au Congrès et ont expliqué comment ils luttent sans relâche pour les droits des travailleurs et travailleurs en vue d’un monde juste et durable.

Débats sur le plan d’action

Les inégalités constituent l’un des défis majeurs de notre époque. Le Plan d’action d’IndustriALL indique clairement que seuls des syndicats plus forts et des conventions collectives peuvent changer la donne. Le Secrétaire général adjoint Kemal Özkan a indiqué que les inégalités

“ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat prévisible de règles écrites par et pour ceux qui sont au sommet. Notre Plan d’action le dit clairement : les inégalités actuelles sapent la croissance, la cohésion sociale et la démocratie. Nous devons changer les règles afin que l’économie serve l’ensemble de la population et non une élite restreinte”.

Les participants à la table ronde ont décrit comment les inégalités se manifestent dans leurs régions, au travers de la stagnation des salaires, la précarité du travail, la discrimination ainsi que les conditions de travail dangereuses, et comment les syndicats ripostent. Des intervenants du Kenya, du Brésil, des États-Unis, d’Irak, d’Indonésie et d’Inde ont partagé des exemples de syndicalisation indépendamment du genre, de l’origine ethnique ou du statut professionnel.

Maria Somma, des Métallos USW (Amérique du Nord), a déclaré :

“Les études montrent que lorsque nous syndiquons et négocions à l’échelle de l’ensemble des entreprises et des chaînes d’approvisionnement, les salaires minimums augmentent, les travailleurs et travailleuses en sous-traitance obtiennent l’égalité salariale et la sécurité est renforcée. Des syndicats forts sont synonymes de démocratie au travail. Les syndicats ne se contentent pas d’aider les individus, ils aident l’ensemble de la communauté.”

S’exprimant lors de la deuxième session sur le Plan d’action destiné à renforcer le pouvoir des syndicats, le Secrétaire général Atle Høie, a rappelé aux délégués l’importance de la syndicalisation.

“Renforcer le pouvoir syndical n’est pas seulement notre stratégie, il en va de notre survie. Ce n’est qu’en syndiquant tous les travailleurs et travailleuses, sur tous les lieux de travail, que nous pourrons façonner un avenir où le monde du travail sera plus fort que le capital.”

Les délégués du monde entier ont partagé leurs expériences montrant comment ce pouvoir est amélioré : renforcement de l’adhésion et du leadership en Indonésie, autonomisation des jeunes générations au Pérou, mobilisation des cols blancs au Ghana, défense de la dignité des travailleurs en Inde et négociation de nouveaux accords qui apportent des gains réels au Maroc. Ensemble, leurs récits reflétaient un engagement commun en faveur de l’expansion de l’adhésion, de l’unité et de la solidarité dans tous les secteurs.

Sanjay Vadhavkar, du syndicat SMEFI (Inde), a déclaré :

“Renforcer le pouvoir syndical dans notre secteur n’est pas facile, c’est une lutte qui exige du courage, de la persévérance et une vision. La syndicalisation ne se résume pas à des chiffres, il s’agit de soutenir les travailleurs et les travailleuses, de défendre leur dignité et de veiller à ce que leurs droits soient respectés dans l’ensemble du secteur.”

Le troisième pilier du Plan d’action consiste à faire face au pouvoir croissant des multinationales. La Secrétaire générale adjointe Christine Olivier a déclaré que pour responsabiliser le capital mondial, il fallait

“exiger de la responsabilité et insister pour que les entreprises accordent la priorité aux personnes plutôt qu’aux profits”.

Des dirigeants syndicaux d’Argentine, d’Italie, de Tunisie, d’Afrique du Sud, de États-Unis et du Cambodge ont décrit leurs luttes et leurs succès dans l’obtention de salaires équitables, de sécurité et de respect dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. De la campagne contre le démantèlement des syndicats chez Mercedes-Benz aux États-Unis, à l’application d’accords contraignants dans le secteur de la confection au Cambodge, les délégués ont clairement indiqué que le monde du travail doit être organisé à la même échelle mondiale que le capital.

Athit Kong, du syndicat CCAWDU (Cambodge), a déclaré :

“Nous avons le pouvoir d’amener les enseignes à la table des négociations. Nous nous organisons à partir de la base, à partir de la chaîne d’approvisionnement, afin de pouvoir faire pression sur les entreprises et les enseignes de stature mondiale. Lorsque nous concluons un accord contraignant avec une enseigne multinationale, nous pouvons l’interpréter au niveau national et au niveau de l’usine. Cela donne des résultats pour nos travailleurs et travailleuses sur le terrain. En utilisant notre pouvoir, nous pouvons étendre les avantages pour les nôtres.”

Athit Kong, Cambodge

Une transition juste menée par les travailleurs et travailleuses

Le changement climatique, l’automatisation et le passage aux énergies renouvelables transforment les industries. Les délégués au Congrès sont convenus que ces changements doivent être façonnés par les travailleurs et travailleuse et qu’il ne s’agit pas de les subir. Le Secrétaire général adjoint Kan Matsuzaki a indiqué que seul un mouvement syndical fort et organisé peut garantir une transition juste qui protège les emplois, les communautés et la dignité.

Les panélistes d’Australie, d’Allemagne, d’Afrique du Sud, de Singapour, du Maroc et de Colombie ont partagé les enseignements tirés des transitions réelles en cours : être tôt sur la balle, protéger les travailleurs et travailleuses ainsi que leurs communautés, former aux nouvelles compétences et maintenir le contrôle public de l’énergie.

Des débats animés ont suivi chacune des quatre sessions consacrées aux Plan d’action, au cours desquels les délégués ont réaffirmé l’engagement d’IndustriALL en faveur de l’égalité, de la démocratie et de la paix, discuté des problèmes rencontrés dans leurs pays et leurs secteurs industriels, partagé leurs victoires et leurs luttes et mis en avant la solidarité mondiale.

Le Congrès a adopté un certain nombre de résolutions :

Le Congrès a élu Christiane Benner, Présidente d’IG Metall, nouvelle Présidente d’IndustriALL. Atle Høie a été réélu Secrétaire général, tout comme les trois Secrétaires généraux adjoints, Christina Olivier, Kemal Özkan et Kan Matsuzaki. Le Congrès a également élu les Vice-présidents Akihiro Kaneko (Asie-Pacifique), Michel Maicon Vasconselos da Silva (Amérique latine et Caraïbes), Habib Hazemi (Moyen-Orient et Afrique du Nord), Roxanne Brown (Amérique du Nord), Rose Omamo (Afrique subsaharienne) et Marie Nilsson (Europe), ainsi que les membres du Comité exécutif pour la prochaine période menant au prochain Congrès.

À la clôture du Congrès, la nouvelle Présidente élue, Christiane Benner, a remercié les délégués pour l’énergie et le courage dont ils ont fait preuve tout au long de l’événement :

“Certains d’entre nous risquent leur liberté, voire leur vie, lorsqu’ils syndiquent les travailleurs et travailleuses. Nous nous engageons à lutter côte à côte. Notre vision commune est celle d’un monde où chacun bénéficie de la sécurité d’emploi, de la sécurité des revenus, de la sécurité sociale et de la liberté d’association et d’expression.”

Christiane Benner, nouvelle Présidente d’IndustriALL

Les FSI réclament une forte responsabilisation des entreprises lors des négociations du traité des Nations unies

Après dix ans de négociations, les FSI saluent la proposition du président de réécrire certains articles afin de réglementer, dans les textes juridiques internationaux relatifs aux droits humains, les activités des sociétés transnationales et autres entreprises commerciales. Cette proposition témoigne d’un effort sincère pour élaborer un compromis qui puisse faire avancer les négociations de manière constructive.

“Un traité contraignant des Nations unies est essentiel pour garantir que les entreprises de stature mondiale opèrent dans un cadre de justice et de respect des droits humains. Comme nous l’avons dit à maintes reprises, les engagements volontaires n’ont pas réussi à protéger les travailleurs et travailleuses, non plus que les communautés concernées. Nous avons besoin de règles juridiquement contraignantes qui obligent les entreprises à rendre des comptes dans le cadre de toutes leurs activités mondiales”,

a déclaré Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL.

Les priorités syndicales pour le traité sont les suivantes :

Combattre les violations des multinationales chinoises dans la flambée des minéraux stratégiques en Afrique

La Chine contrôle 85 à 90 pour cent du raffinage des terres rares et elle a déversé des milliards de dollars dans les mines de l'Afrique subsaharienne dans le cadre de sa Nouvelle route de la soie, troquant souvent des infrastructures contre des sources de matières premières. En échange, les minéraux suivent des chaînes d'approvisionnement verticales vers les usines chinoises. Près de 4,5 milliards de dollars ont ainsi été investis dans l'extraction du lithium.

Devant ces violations, IndustriALL Global Union et ses affiliés du Botswana, de République démocratique du Congo (RDC), de Zambie et du Zimbabwe ont fait du devoir de diligence en matière de droits de l'homme (DDDH) une de leurs stratégies pour stopper les violations des droits de l'homme et des travailleurs. Les syndicats expriment aussi leurs préoccupations devant les dégâts causés à l’environnement par l'extraction des minéraux stratégiques par les multinationales chinoises.

Les violations concernent le droit de se syndiquer, la négociation collective, la santé et la sécurité, la discrimination, le racisme, la violence et le harcèlement fondés sur le genre, les conditions de travail précaires et le salaire minimum vital. Il s'agit aussi des carences de l'application des législations du travail nationales et des normes internationales par les gouvernements dans un contexte général de corruption. Des cas d'agressions physiques de travailleurs par des contremaîtres chinois ont été cités au Zimbabwe et ailleurs, de même que la dégradation de l’environnement et la pollution de l'eau.

Une table ronde sur la chaîne d'approvisionnement des batteries en RDC, qui produit à elle seule plus de 70 pour cent du cobalt mondial, a invité les syndicats à créer une instance de DDDH pour dénoncer les abus et pousser les autorités à agir. À la mine de Tenke Fungurume de China Molybdenum, appartenant à des coentreprises sino-congolaises, les syndicats se félicitent du prochain audit de l'Initiative for Responsible Mining Assurance, premier de ce genre pour les entreprises chinoises sur le continent. Au Zimbabwe, le Syndicat des travailleurs du diamant et des minéraux connexes résiste aux intimidations aux mines de lithium Arcadia et Bikita de Sinomine.

Le Syndicat des travailleurs de la mine du Botswana révèle que la mine de cuivre de Khoemacau de MMG a fait venir des travailleurs chinois pour briser une grève dénonçant les mauvaises conditions de travail. La catastrophe survenue en février chez Sino-Metals Leach, filiale du groupe China Nonferrous Metal Mining Group, met en lumière les dangers de la négligence après que la rupture d'un bassin de résidus ait relâché une tonne et demie de boues acides chargées de cyanure, d'arsenic et de métaux lourds dans les fleuves Mwambashi et Kafue. Sur une centaine de kilomètres, les boues toxiques ont tué le poisson et le bétail, fait dépérir les cultures de maïs et d'arachides et empoisonné l'approvisionnement en eau de 700.000 habitants de Kitwe, avec pour conséquences l'interdiction de la pèche et des coupures d'eau. Des affections temporaires telles que maux de tête et diarrhées ont été signalées et les risques à long terme pour la santé peuvent être des défaillances organiques et des malformations congénitales. Le Syndicat des travailleurs de la mine de Zambie mène actuellement campagne pour l'indemnisation de communautés dont certaines traînent Sino-Metals devant les tribunaux.

"Le DDDH dans les multinationales minières chinoises est vital parce qu'il s'agit d'une stratégie englobante qui préserve les travailleurs et les communautés, impose aux autorités de rendre compte et prescrit des mesures de réparation,"

a déclaré Glen Mpufane, le directeur d'IndustriALL en charge des mines et des diamants.

Le DDDH des multinationales minières chinoises est un des thèmes qui seront discutés à la conférence mondiale sur le secteur minier qui se tiendra le 2 novembre à Sydney, en Australie.

S’organiser pour un avenir juste : les travailleurs doivent façonner le changement

Par Atle Høie, Secrétaire général d’IndustriALL

Dans quelques jours, plus d’un millier de délégués syndicaux venus des quatre coins du monde se réuniront à Sydney pour le 4e Congrès d’IndustriALL Global Union. Ensemble, nous définirons notre orientation pour les quatre prochaines années sous le thème “S’organiser pour un avenir juste”.

Notre congrès se tient à un moment critique. Partout dans le monde, les travailleurs et les travailleuses sont touchés par des crises convergentes, des inégalités croissantes, l’urgence climatique, les bouleversements numériques et la concentration croissante du pouvoir des entreprises. Au milieu de tous ces changements, notre mission n’a jamais été aussi claire : défendre les droits des travailleurs et façonner un avenir équitable, démocratique et juste.

Notre force collective, fondée sur l’unité et la solidarité, nous donne le pouvoir de résister au capital mondialisé et de lutter pour un nouveau modèle de mondialisation qui place les personnes avant le profit.

Défendre les droits, renforcer le pouvoir

Au cœur de l’identité d’IndustriALL se trouve notre tâche la plus fondamentale : organiser syndicalement les travailleurs et les travailleuses et défendre leur droit de former des syndicats et d’y adhérer. C’est là que commence le véritable pouvoir. Lorsque les travailleurs s’organisent syndicalement, ils font plus que négocier de meilleurs salaires et des lieux de travail plus sûrs. Ils créent un sentiment d’appartenance. Ils renforcent la fierté et le sens du devoir. Ils transforment la peur en force.

S’organiser pour un avenir juste n’est pas seulement un thème, c’est notre engagement. Nous continuerons à construire un mouvement international qui relie nos luttes et obtient justice grâce à l’unité.

Des promesses volontaires aux droits contraignants

Depuis trop longtemps, les multinationales se cachent derrière des codes de conduite volontaires. Elles utilisent des déclarations grandiloquentes et des rapports sur papier glacé pour masquer l’exploitation, tandis que travailleurs et travailleuses continuent de subir des salaires de misère, des conditions dangereuses et la répression.

Nous savons que les engagements volontaires ne suffisent pas. Sans force exécutoire, les droits restent lettre morte. C’est pourquoi les lois sur la diligence raisonnable en matière de droits humains et les accords juridiquement contraignants sont essentiels. IndustriALL a prouvé leur efficacité. Nos accords mondiaux avec H&M et ASOS, ainsi que l’Accord international sur la santé et la sécurité, ont sauvé des vies et amélioré les normes dans l’ensemble des chaînes d’approvisionnement.

Nous devons nous appuyer sur ces succès. Il est temps d’aller au-delà des initiatives volontaires et d’exiger des droits contraignants et applicables pour les travailleurs et travailleuses partout dans le monde.

Numérisation : la technologie doit être au service des personnes

L’automatisation, l’intelligence artificielle et la gestion algorithmique transforment les secteurs industriels plus rapidement que nous ne l’aurions imaginé. Dans de nombreux lieux de travail, les salariés ne sont plus gérés par des humains, mais par des données. Des algorithmes décident des horaires de travail, suivent les performances et influencent même qui reste et qui part.

Trop souvent, ces systèmes sont opaques et injustes. Les gouvernements sont à la traîne. Seule une poignée de conventions collectives traitent directement de l’IA. Pendant ce temps, les profits des entreprises augmentent tandis que travailleurs et travailleuses sont confrontés à la surveillance, à l’insécurité et à la discrimination.

C’est pourquoi IndustriALL a publié un document d’orientation exhaustif sur l’intelligence artificielle, qui présente un plan d’action permettant aux syndicats de réagir à l’IA et de garantir que la technologie soit régie par l’équité, la transparence et la responsabilité.

Notre responsabilité est claire : veiller à ce que la technologie soit au service des personnes, et non l’inverse. Grâce à la négociation collective, nous devons garantir la transparence, la dignité et le contrôle pour les travailleurs et les travailleuses à l’ère numérique.

Une transition juste pour les personnes et la planète

La transition vers des industries durables est essentielle à la survie de notre planète. Mais elle ne réussira que si elle est juste. Une transition verte fondée sur la perte d’emplois de qualité et la destruction de communautés n’est pas juste.

Une transition juste doit protéger à la fois les personnes et la planète. Elle doit être guidée par le dialogue social, la négociation collective et l’investissement public. Elle doit créer de nouvelles opportunités et non sacrifier les anciennes. Les travailleurs doivent avoir leur place à la table des négociations au moment où les industries se transforment. Car lorsque les travailleurs prennent les devants, la transition devient véritablement juste.

Unis pour un avenir juste

Alors que nous nous réunissons à Sydney, nous le faisons avec un objectif commun. Les défis à relever sont énormes, mais notre force l’est tout autant. L’avenir du travail, de l’industrie et de notre planète sera façonné par les choix que nous faisons aujourd’hui.

S’organiser pour un avenir juste est plus que le thème de notre congrès. C’est ce que nous représentons. C’est notre affirmation que les travailleurs et travailleuses, unis, façonneront le cours de l’histoire. Car, dès lors que nous sommes unis, aucune force n’est plus puissante que notre solidarité.

La coalition syndicale thaïlandaise multiplie les pressions pour la ratification des conventions 87 et 98 de l'OIT

Des représentants du réseau étaient réunis le 22 octobre au centre de formation TEAM pour examiner l'état d'avancement de la campagne. Ils ont noté que leurs efforts attirent de plus en plus l'attention du gouvernement thaïlandais, de la délégation de l'Union européenne en Thaïlande et du public.

Pour la suite, la coalition prévoit d'intensifier ses échanges avec la délégation de l'UE pour que la ratification des deux conventions devienne un préalable à la signature de l'accord de libre-échange entre l'UE et la Thaïlande.

Les participants se sont dits déçus par les explications du ministère du Travail selon lesquelles la transition politique et les craintes de troubles sociaux et d'une syndicalisation des travailleurs migrants auraient retardé la ratification. Le ministère envisagerait de ratifier la convention 98 d'abord plutôt que les deux en même temps.

Le président de la Confédération du travail de l'industrie de Thaïlande (CILT), Larey Youpensuk, a réitéré les demandes de longue date du mouvement pour une ratification simultanée.

"Notre position est claire, le gouvernement doit ratifier à la fois la C87 et la C98,"

a-t-il déclaré.

"Le mouvement syndical thaïlandais se bat depuis trois décennies pour cela, mais les élites au pouvoir nous ont toujours ignorés. Nous appelons tous les partis politiques à mettre la ratification à leurs programmes électoraux en vue des élections législatives de mars 2026."

Le secrétaire régional d'IndustriALL pour l'Asie du Sud-est, Ramon Certeza, a rendu hommage aux efforts de la coalition et il note que l'évaluation stratégique de la campagne fera avancer le mouvement revendicatif.

"IndustriALL continuera à mobiliser la solidarité mondiale à cette campagne d'importance,"

a déclaré Ramon Certeza.

La justice réintègre des travailleurs licenciés par ArcelorMittal South Africa

Les licenciements portent sur plus de 3.500 emplois directs et 100.000 indirects au long de la chaîne de valeur. AMSA impute ces licenciements au coût élevé de l'énergie, aux importations à bon marché et à des défis logistiques en matière de transport.

L'entreprise sidérurgique avait diffusé un préavis de licenciement pour ses sites de Newcastle et Vereeniging en janvier de cette année, mais avant la fin des consultations, elle commença à licencier le 21 octobre. Le Syndicat national des travailleurs de la métallurgie d'Afrique du Sud (NUMSA), majoritaire dans l'entreprise, a alors sollicité un arrêt d'urgence de la Cour du travail afin de protéger les intérêts des travailleurs.

L'arrêt de la Cour du travail du 27 octobre accède à la demande du NUMSA (un affilié d'IndustriALL Global Union), parce que AMSA doit suivre une procédure équitable en entamant, avec les syndicats, des négociations à propos des licenciements, et ordonne des consultations équitables dans les 10 jours. Tous les travailleurs licenciés doivent être réintégrés et rémunérés pour la durée de leur licenciement. En outre, ArcelorMittal n'est pas autorisée à licencier un seul travailleur à ses sites de Newcastle et Vereeniging sur base du préavis Section 189 de janvier, qui informait le personnel de l'intention de l'employeur de licencier. La cour juge que AMSA doit publier un nouveau préavis.

S'agissant des licenciements, le NUMSA dit vouloir "de véritables consultations en quête d'un consensus" sur la fermeture des sites.

"Cette dernière victoire est un exemple de plus du combat que livre systématiquement le NUMSA pour les travailleurs et leurs familles et ouvre la voie à une éventuelle recherche de solutions de rechange au licenciement,"

a déclaré Irvin Jim, le secrétaire général du NUMSA.

L'argument du syndicat était qu'il est malhonnête de la part de AMSA de recevoir des aides financières de la Société pour le développement industriel (IDC) tout en licenciant des travailleurs. Le NUMSA a aussi organisé, en février, des piquets de grève devant le siège de l'IDC à Johannesburg pour réclamer une intervention d'urgence pour stopper les licenciements.

La secrétaire régionale d'IndustriALL pour l'Afrique subsaharienne, Paule France Ndessomin, déclare :

"AMSA devrait toujours consulter le syndicat et négocier de bonne foi. Que des travailleurs soient licenciés alors que les négociations se poursuivent est injuste."

L'Afrique du Sudest le premier producteur d'acier du continent, avec plus de 10 pour cent de sa production.

Pour garantir l’avenir du travail, il faudra des syndicats forts et une collaboration mondiale

Les représentants des affiliés d’IndustriALL en Uruguay, le Syndicat national des travailleurs de la métallurgie et des industries connexes (UNTMRA), le Syndicat des tanneurs (UOC) et la Fédération des travailleurs du papier, de la pâte à papier et du carton (FOPCCU), ainsi que les dirigeants de la Confédération des syndicats de l’industrie manufacturière (CSI) d’Uruguay et d’IG Metall (Allemagne) ont tous participé à cette réunion d’une journée. Leur objectif était d’analyser les stratégies collectives et d’encourager la coopération internationale pour relever les défis posés par les changements technologiques, productifs et géopolitiques en Europe et en Amérique latine. La rencontre s’est tenue au bureau régional d’IndustriALL à Montevideo, avec des exposés d’Angélica Jiménez Romo, déléguée d’IG Metall, de María Losada, de l’agence allemande de coopération internationale GIZ, et du Secrétaire régional d’IndustriALL, Marino Vani.

Angélica Jiménez Romo a expliqué que l’Allemagne dispose d’un modèle syndical solide, avec un petit nombre de syndicats couvrant un grand nombre de membres et de sous-secteurs, une approche qui renforce les syndicats. En ce qui concerne les changements sur le marché du travail, elle a souligné que la réduction du temps de travail devrait être rendue possible grâce aux progrès technologiques et non en supprimant des droits aux travailleurs.

S’agissant de l’avenir du travail et d’Industrie 4.0, elle a fait valoir que les machines doivent travailler pour les personnes et que la richesse doit être répartie plus équitablement. Il est également nécessaire de repenser le modèle de production et le modèle syndical en réponse à la numérisation.

Danilo Dárdano, Président de la Confédération des syndicats de l’industrie manufacturière d’Uruguay (CSI), a présenté un rapport sur les syndicats uruguayens et le contexte difficile dans lequel ils fonctionnent, marqué par des fermetures d’usines et une baisse de la production. Il a également évoqué les recommandations que son organisation promeut en association avec le gouvernement afin de relancer le secteur. Les représentants syndicaux ont également souligné la nécessité de diversifier la production.

Avant la réunion, la délégation allemande et les représentants d’IndustriALL ont rencontré des travailleurs d’une fonderie de l’UNTMRA dans le Parc technologique industriel de Cerro, un quartier ouvrier confronté à des problèmes sociaux. Les salariés (dont 50 % de femmes) qui avaient perdu leur emploi recyclent désormais d’anciens équipements d’éclairage, les transformant en lingots d’aluminium pour la fabrication de diverses pièces et composants.

Angélica Jiménez Romo a indiqué que la réunion avait été extrêmement utile :
“Le monde change tellement qu’il est important d’obtenir des informations de première main afin de bien comprendre comment aller de l’avant pour soutenir la classe ouvrière. Nos deux régions ont des liens culturels très étroits et nous devons en tirer parti pour rechercher des stratégies communes.’’

Le Secrétaire régional d’IndustriALL pour l’Amérique latine, Marino Vani, a résumé la situation en ces termes :

“Nous avons réussi à renforcer l’identité de nos affiliés en Amérique latine, en coopération avec les travailleurs et travailleuses de l’industrie métallurgique allemande. En tant que syndicats, nous sommes désormais plus forts et mieux équipés pour relever les défis actuels et futurs du monde du travail.’’