COP30 à Belém : un moment crucial pour faire avancer la transition juste
Renforcer le JTWP : la mise en œuvre au premier plan
La présidence brésilienne et le G77 ont souligné la nécessité de mettre davantage l’accent sur la mise en œuvre. Les discussions ont donc porté sur différentes idées visant à renforcer les travaux menés dans le cadre du JTWP, notamment la proposition du BAM (acronyme anglais adopté pour le “Mécanisme d’action de Belém”).
Tout au long de la semaine, les parties ont échangé leurs points de vue sur la nécessité de créer de nouvelles structures ou sur la possibilité de progresser en s’appuyant sur le cadre existant du JTWP et en l’élargissant. Beaucoup ont souligné que le renforcement de la transition juste devait aller de pair avec la garantie d’une large participation, d’un dialogue social et d’une cohérence avec les processus internationaux existants.
Si les points de vue continuent d’évoluer, la tendance générale est de veiller à ce que tout résultat reste pratique, inclusif et ancré dans les engagements pris.
Le point de vue des syndicats : les travailleurs et travailleuses doivent rester au centre
Pour IndustriALL, la priorité reste claire : les travailleurs et travailleuses doivent jouer un rôle significatif dans l’élaboration des politiques de transition juste et toutes les actions climatiques doivent être ancrées dans les droits du travail, le travail décent et le dialogue social.
Les syndicats participant à la COP30 ont mis en avant plusieurs considérations clés :
La mise en œuvre doit compléter, et non remplacer, les outils qui existent déjà pour protéger les droits du travail.
Tout accord futur doit garantir la consultation permanente du monde du travail et de la société civile.
L’OIT et ses Principes directeurs pour une transition juste restent des références essentielles pour la mise en œuvre de la transition juste à l’échelle mondiale.
Ces principes guident l’approche d’IndustriALL alors que les discussions se poursuivent dans la deuxième semaine.
Le financement de la lutte contre le changement climatique : un élément clé pour progresser
Le financement climatique reste l’un des éléments les plus importants pour obtenir des résultats efficaces en matière de transition juste. Les délégués ont souligné la nécessité de disposer de ressources prévisibles et adéquates pour aider les pays à mettre en œuvre leurs plans nationaux, soutenir les travailleurs et travailleuses ainsi que les communautés et veiller à ce que les ambitions climatiques soient à la hauteur des moyens d’action.
La forme et l’efficacité des futurs travaux sur la transition juste dépendront étroitement des progrès réalisés sur cette question.
Égalité des sexes et inclusion
Le plan d’action pour l’égalité des sexes, adopté lors de la COP29, continue de jouer un rôle important dans les discussions. Les organisations de défense des droits des femmes et les syndicats ont souligné l’importance de veiller à ce que l’égalité des sexes reste intégrée dans tous les domaines d’activité, y compris la transition juste.
Les délégués ont souligné la nécessité d’adopter des approches inclusives qui reflètent la diversité des travailleurs, travailleuses et communautés touchés par la transition climatique.
Une atmosphère constructive à la COP30
Les participants ont noté une atmosphère plus collaborative et plus transparente à la COP30 par rapport aux négociations précédentes. L’approche de la présidence a contribué à créer un environnement de travail positif, aidant les délégués à se concentrer sur l’avancement des travaux sans vouloir revenir sur des décisions précédemment convenues.
À l’aube de la deuxième semaine, l’attention se portera sur les éléments émergents des résultats de la COP30. Quelle que soit la forme finale, qu’il s’agisse d’un plan d’action renforcé dans le cadre du JTWP ou de dispositions supplémentaires, le message des syndicats reste le même :
une transition juste doit être fondée sur les droits du travail, soutenue par le dialogue social et la négociation collective, et inclure les travailleurs et travailleuses à tous les niveaux.
“La COP30 est l’occasion de réaffirmer que l’action climatique doit aller de pair avec le travail décent. Quelle que soit la forme que prendront les résultats, les travailleurs et travailleuses doivent rester au centre de la conception et de la mise en œuvre d’une transition juste, équitable, inclusive et fondée sur des droits”,
a indiqué Kan Matsuzaki, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL.
Crédit photo : Shutterstock 2689301407 Belém, Pará, Brésil, le 10 septembre 2024 : emblème de la COP 30 à Belém do Pará
La COP30 en Belém: un momento crucial para impulsar la Transición Justa
Fortalecer el JTWP: la implementación en primer plano
La presidencia brasileña y el G77 han destacado la necesidad de prestar mayor atención a la implementación. Por lo tanto, los debates han incluido diferentes ideas sobre cómo reforzar el trabajo en el marco del JTWP, incluida la propuesta de un Mecanismo de Acción de Belém (BAM, por sus siglas en inglés).
A lo largo de la semana, las partes han intercambiado opiniones sobre si se necesitan nuevas estructuras o si se puede avanzar partiendo del marco existente del JTWP y ampliándolo. Muchos han destacado que el fortalecimiento de la Transición Justa debe ir acompañado de una amplia participación, el diálogo social y la coherencia con los procesos internacionales existentes.
Aunque los puntos de vista siguen evolucionando, la tendencia general es garantizar que todo resultado obtenido siga siendo práctico, inclusivo y basado en los compromisos establecidos.
La perspectiva sindical: los trabajadores deben seguir siendo el centro
Para IndustriALL, la prioridad sigue siendo clara: los trabajadores deben desempeñar un papel significativo en la configuración de las políticas de Transición Justa, y todas las medidas relativas al clima deben anclarse en los derechos laborales, el trabajo decente y el diálogo social.
Los sindicatos que participan en la COP30 han destacado algunas consideraciones clave:
La implementación debe complementar, y no reemplazar, las herramientas que ya existen para proteger los derechos laborales.
Cualquier acuerdo futuro debe garantizar la participación continua de los trabajadores y la sociedad civil.
La OIT y sus Directrices para una Transición Justa siguen siendo puntos de referencia esenciales para poner en práctica la Transición Justa a nivel mundial.
Estos principios guían el enfoque de IndustriALL mientras continúan los debates en la segunda semana.
Financiación climática: un elemento clave para el progreso
La financiación climática sigue siendo uno de los elementos más importantes para lograr resultados reales en materia de Transición Justa. Los delegados han subrayado la necesidad de contar con recursos predecibles y adecuados para ayudar a los países a implementar los planes nacionales, apoyar a los trabajadores y las comunidades y garantizar que la ambición climática vaya acompañada de los medios necesarios para actuar.
La conformación y la eficacia del trabajo futuro en materia de Transición Justa dependerán en gran medida de los avances que se logren en esta cuestión.
Igualdad de género e inclusión
El Plan de Acción sobre Género, adoptado en la COP29, sigue desempeñando un papel importante en los debates. Las organizaciones de defensa de los derechos de las mujeres y los sindicatos han destacado la importancia de garantizar que la igualdad de género siga estando integrada en todas las líneas de trabajo, incluso en la Transición Justa.
Los delegados destacaron la necesidad de adoptar enfoques inclusivos que reflejen la diversidad de los trabajadores y las comunidades afectados por la transición climática.
Un ambiente constructivo en la COP30
Los participantes han observado un ambiente más colaborativo y transparente en la COP30 en comparación con las negociaciones anteriores. El enfoque de la presidencia ha contribuido a crear un entorno de trabajo positivo, que ha ayudado a los delegados a centrarse en avanzar sin reabrir decisiones previamente acordadas.
Al comenzar la segunda semana, la atención se centrará en los elementos emergentes del resultado de la COP30. Independientemente de su forma final, ya sea a través de un plan de acción reforzado en el marco del JTWP o de acuerdos adicionales, el mensaje de los sindicatos sigue siendo el mismo:
La Transición Justa debe fundamentarse en los derechos laborales, estar respaldada por el diálogo social y la negociación colectiva, e incluir a los trabajadores en todos los niveles.
“La COP30 es una oportunidad para reafirmar que la acción climática debe ir de la mano del trabajo decente. Sea cual sea el resultado, los trabajadores deben seguir siendo fundamentales en la concepción y la implementación de una Transición Justa que sea equitativa, inclusiva y basada en los derechos”,
expresó Kan Matsuzaki, secretario general adjunto de IndustriALL.
Fotografía: Shutterstock 2689301407 Belém, Pará, Brasil, el 10 de septiembre de 2024. Símbolo de la COP30 en Belém do Pará.
Les syndicats de Malaisie réclament une intervention du gouvernement face à l'antisyndicalisme rampant
Des manifestants du NUTEAIW, du PPPMEU, de la Coalition EIEU et du NUTGFLP ont remis un mémorandum au secrétaire politique du ministre des Ressources humaines, Kevin Yii, ainsi qu'à deux députés. Son texte décrit des menées antisyndicales auxquelles se seraient livrés XSD International Paper, Flextronics Malaysia, HICOM, Texas Instruments Malaysia, Nexperia et General Aluminium.
Les syndicats y dénoncent ce qu'ils décrivent comme une inaction prolongée du département des Relations de travail en dépit de nombreuses plaintes. Plusieurs cas, chez HICOM et General Aluminium notamment, n'auraient reçu aucune suite depuis dix ans.
Des cas d'intimidation et d'ingérence patronale invoqués chez Flextronics et XSD n'auraient non plus donné lieu à aucune poursuite malgré les éléments de preuve concrets fournis par les syndicats.
Les affiliés d'IndustriALL avancent quatre grandes revendications :
Création d'un groupe d'étude de haut niveau pour enquêter sur tous les cas de menées antisyndicales
Application de la Loi sur les relations de travail et poursuites contre les employeurs qui pratiquent l'antisyndicalisme
Réformes de la législation et la réglementation pour empêcher les employeurs de se livrer à ces pratiques
Faire que la négociation collective démarre dans les 60 jours d'une victoire dans un scrutin à bulletin secret
Le secrétaire du Conseil d'IndustriALL pour la Malaisie, Gopal Kishnam Nadesan, a déclaré :
"Nous sommes très déçus qu'en 12 ans, les cas d'antisyndicalisme dénoncés n'aient pas été traités de manière équitable et professionnelle par les autorités. Nous exhortons le gouvernement à respecter la liberté syndicale et le droit de négocier collectivement des travailleurs. Cessez de prendre le parti des employeurs et d'opprimer les syndicats !"
Le secrétaire régional d'IndustriALL pour l'Asie du Sud-est, Ramon Certeza, ajoute :
"En tant qu'État partie à la Convention 98 de l'OIT sur le droit d'organisation et de négociation collective, le gouvernement malaisien est tenu d'apporter une protection adéquate aux travailleurs qui subissent une discrimination antisyndicale. Je prie instamment le gouvernement d'entamer un dialogue avec nos affiliés et de régler ces différends à l'amiable."
Los sindicatos de Malasia exigen al Gobierno que tome medidas contra la represión sindical generalizada
Manifestantes de las organizaciones NUTEAIW, PPPMEU, la coalición EIEU y NUTGFLP presentaron un memorándum al secretario político del ministro de Recursos Humanos, Kevin Yii, así como a dos parlamentarios. El memorándum detallaba presuntos actos de represión sindical en XSD International Paper, Flextronics Malaysia, HICOM, Texas Instruments Malaysia, Nexperia y General Aluminium.
Los sindicatos criticaron lo que describieron como una prolongada inacción por parte del Departamento de Relaciones Laborales, a pesar de las múltiples denuncias presentadas. Según se informa, varios casos, entre ellos los relacionados con HICOM y General Aluminium, siguen sin resolverse después de diez años.
Las acusaciones de intimidación e injerencia patronal en los casos de Flextronics y XSD tampoco han dado lugar a ningún proceso judicial, a pesar de que los sindicatos afirman que se aportaron pruebas contundentes.
Los afiliados de IndustriALL plantearon cuatro demandas clave:
Crear un grupo de trabajo de alto nivel para investigar todos los casos de represión sindical.
Hacer cumplir la Ley de Relaciones Laborales y llevar a la justicia a los empleadores que cometan actos de represión sindical.
Reformar las leyes y reglamentos para impedir que los empleadores participen en tales prácticas.
Garantizar que la negociación colectiva comience en un plazo de 60 días a partir de la victoria en la votación secreta.
Gopal Kishnam Nadesan, secretario del Consejo de IndustriALL en Malasia, expresó:
“Nos decepciona enormemente que las autoridades no hayan tratado estos casos de represión sindical de manera justa y profesional en los últimos 12 años. Instamos al Gobierno a respetar la libertad sindical y el derecho a la negociación colectiva de los trabajadores. ¡Dejen de ponerse del lado de los empleadores y de oprimir a los sindicatos!”
Ramon Certeza, secretario regional de IndustriALL para el Sudeste Asiático, añadió:
“Como Estado parte del Convenio 98 de la OIT sobre el derecho de sindicación y de negociación colectiva, el Gobierno de Malasia está obligado a proporcionar una protección adecuada a los trabajadores que sufren discriminación antisindical. Exhorto al Gobierno a que dialogue con nuestros afiliados y resuelva los conflictos de forma amistosa”.
Les syndicats d'Afrique subsaharienne font le bilan du Congrès
Les syndicats estiment que ce thème les a incités à envisager plusieurs campagnes de mobilisation afin de défendre les droits des travailleurs et des syndicats, de stimuler la création d'emplois et la sécurité, de réclamer des salaires vitaux, créer des emplois verts, préconiser le commerce équitable, promouvoir des politiques industrielles durables et militer pour l'industrialisation. Pour eux, ces campagnes doivent donner la priorité à l'équité, la reconversion et l'enrichissement local tout en intégrant l'égalité de genre qui constitue une des pierres angulaires.
Le Congrès se tenait à un moment où l'ASS se trouve à la croisée des chemins, avec la montée de la demande mondiale de minéraux stratégiques – cuivre, cobalt, lithium, nickel et terres rares – indispensables pour les véhicules électriques et les technologies des énergies renouvelables. Pour les syndicats, l'affectation de ces richesses à l'industrialisation locale par le biais de l'enrichissement est la clé de la création d'emplois et la vitalité économique par la concrétisation du devoir de vigilance en matière de droits de l'homme.
La production d'énergie renouvelable sera aussi créatrice d'emplois verts. Les syndicats estiment que l'accent doit être mis sur le perfectionnement et la reconversion des mineurs concernés par les fermetures de centrales thermiques en Afrique du Sud et dans d'autres pays.
L'explosion démographique de l'ASS, où les jeunes de moins de 35 ans constituent 78 pour cent de la population, suivant les chiffres des Nations unies et de la Banque mondiale, pourrait constituer une source de dividendes démographiques, mais que pourraient ruiner totalement un chômage élevé qui piège les jeunes dans un travail informel précaire. Par conséquent, les syndicats préconisent une formalisation qui légitimera l'activité minière artisanale et à petite échelle en République démocratique du Congo, en Zambie et au Zimbabwe, ainsi que les ateliers automobiles artisanaux le long des routes du Kenya et les ateliers de confection au Nigéria, ce qui aurait pour effet de faire évoluer le travail informel vers des économies équitables assorties de droits garantis.
Si la transformation numérique va ébranler l'industrie par l'automation et l'intelligence artificielle, elle va aussi profiter aux syndicats en leur apportant des outils numériques d'organisation et de cartographie des chaînes d'approvisionnement. Entretemps, les échanges internes à l'Afrique que promeut la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) pourraient constituer une alternative pour ce qui est des textiles et de l'habillement qui ne se sont pas encore remis des droits de douane américains qui ont fait imploser des usines et menacent plus de 40.000 emplois au Lesotho. La non-reconduction de la loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique a des conséquences désastreuses pour l'industrie kényane. Pour les syndicats, les échanges commerciaux régionaux et l'industrialisation de l'Afrique pourraient restaurer la résilience et les niveaux de vie. Les arguments des syndicats font écho au thème de la Semaine de l'industrialisation de l'Afrique (AIW2025) qui est :
"Transformer l'économie de l'Afrique par une industrialisation durable, l'intégration régionale et l'innovation."
Au Nigéria, les syndicats réclament des salaires vitaux et le respect des droits syndicaux par les employeurs et le gouvernement fédéral. Ils poursuivent leur combat contre Dangote Industries à propos des actions antisyndicales.
Mpho Phakedi, le secrétaire général du National Union of Mineworkers, a déclaré :
"Les syndicats doivent réclamer des politiques industrielles qui promeuvent l'enrichissement et la localisation plutôt que les exportations de matières premières, les pertes d'emplois et le chômage. La solidarité mondiale et les campagnes contre des multinationales contre Rio Tinto, Glencore et Sibanye, comptent beaucoup dans la riposte des syndicats et la protection des droits des travailleurs."
"S'agissant des travailleurs du textile et de l'habillement, l'adaptation de nos industries nous impose de nouvelles technologies susceptibles d'améliorer la durabilité et la compétitivité de l'industrie,"
a dit Bonita Loubser, la secrétaire générale du Southern African Clothing and Textile Workers Union (SACTWU), réclamant instamment une adoption technologique qui autonomise les femmes par une formation égalitaire et un perfectionnement au leadership.
Le Prince William Akporeha, président du Nigeria Union of Petroleum and Natural Gas workers (NUPENG), a déclaré qu'un avenir juste se construit sur la défense des droits des travailleurs :
"Nous continuons à nous battre pour les droits des travailleurs au Nigéria, par le dialogue social et l'action en justice au besoin."
"Nous saluons les audacieuses résolutions du Congrès sur la jeunesse, le féminisme et les échanges commerciaux qui répondent aux grandes luttes de l'ASS. Nous sommes un continent de jeunes travailleurs et nous devons répondre à leurs préoccupations et leurs intérêts. Le féminisme galvanise la Convention 190 de l'OIT pour mettre fin à la violence et au harcèlement dans le monde du travail tandis que le commerce équitable déchaîne l'impératif de croissance de notre région,"
a conclu Rose Omamo, la vice-présidente d'IndustriALL.
Los sindicatos de África Subsahariana reflexionan sobre el Congreso
Para estos sindicatos, el lema supuso un impulso para imaginar diversas campañas de movilización para defender los derechos laborales y sindicales, fomentar la creación de puestos de trabajo y la seguridad en el empleo, exigir salarios dignos, crear empleos verdes, defender el comercio justo, promover políticas industriales sostenibles y abogar por la industrialización. Afirmaron que las campañas deben dar prioridad a la equidad, la reconversión profesional y la beneficiación local, a la vez que incorporan la igualdad de género como uno de sus pilares fundamentales.
El Congreso se celebró en un momento en el que África Subsahariana se encuentra en una encrucijada crucial, con un aumento de la demanda mundial de minerales esenciales —cobre, cobalto, litio, níquel y tierras raras— que son vitales para los vehículos eléctricos y las tecnologías de energía renovable. Los sindicatos argumentaron que canalizar estas riquezas hacia la industrialización nacional mediante la beneficiación abre el potencial de creación de empleo y la vitalidad económica, así como se debe hacer cumplir la debida diligencia en materia de derechos humanos.
La producción de energía renovable también creará empleos verdes. Los sindicatos afirmaron que se debería hacer hincapié en la formación y la reconversión profesional de los mineros del carbón afectados por el cierre de centrales térmicas en Sudáfrica y otros países.
El aumento de la población joven en África Subsahariana, donde el 78 % de la población tiene menos de 35 años, según datos de la ONU y el Banco Mundial, tiene el potencial de convertirse en un dividendo demográfico. Sin embargo, el alto índice de desempleo, que atrapa a los jóvenes en trabajos informales precarios, podría desperdiciarlo por completo. Por ello, los sindicatos apoyan la formalización que legitimará la minería artesanal y a pequeña escala en la República Democrática del Congo, Zambia y Zimbabue, junto con los talleres de reparación de automóviles en las carreteras de Kenia y las sastrerías de Nigeria, para transformar el trabajo informal en economías formales equitativas y con derechos garantizados.
Si bien la transformación digital alterará los sectores industriales a través de la automatización y la inteligencia artificial, también beneficiará a los sindicatos, ya que podrán adoptar herramientas digitales para la sindicalización y el mapeo de las cadenas de suministro industriales. Mientras tanto, el comercio intraafricano promovido por la Zona de Libre Comercio Continental Africana (AfCFTA) surge como una posible alternativa para el sector textil y de la confección, que se ve afectado por los aranceles estadounidenses que han provocado el colapso de fábricas y amenazan a Lesoto con la pérdida de 40.000 puestos de trabajo. La no renovación de la Ley de Crecimiento y Oportunidades para África de los Estados Unidos acarrea graves consecuencias para las industrias de Kenia. El comercio regional y la industrialización africana podrían dar un nuevo impulso a la resiliencia y los medios de vida, argumentaron los sindicatos. Los argumentos de los sindicatos coinciden con el tema de la Semana de la Industrialización de África (AIW2025):
“Transformar la economía de África mediante la industrialización sostenible, la integración regional y la innovación”.
En Nigeria, los sindicatos exigen salarios dignos y el respeto de los derechos sindicales por parte de los empleadores y el Gobierno federal. Siguen enfrentándose a Dangote Industries por sus prácticas antisindicales.
Mpho Phakedi, secretario general del Sindicato Nacional de Mineros, afirmó:
“Los sindicatos deben impulsar políticas industriales que promuevan la beneficiación y la localización, en lugar de la exportación de materias primas, la pérdida de puestos de trabajo y el desempleo. La solidaridad mundial y las campañas contra empresas multinacionales como Rio Tinto, Glencore y Sibanye son importantes para que los sindicatos puedan luchar y proteger los derechos de los trabajadores”.
“Para los trabajadores del sector textil y de la confección, la adaptación de nuestras industrias nos obligará a lidiar con nuevas tecnologías que pueden mejorar la sostenibilidad y la competitividad industrial”,
afirmó Bonita Loubser, secretaria general del Sindicato de Trabajadores del Textil y la Confección de Sudáfrica (SACTWU). Instó a adoptar tecnologías que empoderen a las mujeres mediante la formación igualitaria y el desarrollo del liderazgo. Prince William Akporeha, presidente del Sindicato de Trabajadores del Petróleo y el Gas Natural de Nigeria (NUPENG), afirmó que un futuro justo se construye sobre la defensa de los derechos de los trabajadores:
“Seguimos luchando por los derechos de los trabajadores en Nigeria a través del diálogo social y, cuando sea necesario, de acciones legales”.
“Aplaudimos las resoluciones enérgicas del Congreso en materia de juventud, feminismo y comercio, ya que abordan las principales luchas de África Subsahariana. Somos un continente de trabajadores jóvenes y debemos atender sus preocupaciones e intereses. El feminismo potencia el Convenio 190 de la OIT para poner fin a la violencia y el acoso en el mundo del trabajo, mientras que el comercio justo impulsa el imperativo de crecimiento de nuestra región”,
señaló Rose Omamo, vicepresidenta de IndustriALL.
IndustriALL reclama a Albemarle poner fin a las prácticas antisindicales en el sector del litio en Chile
IndustriALL Global Union solicitó a la multinacional estadounidense Albemarle, una de las principales productoras mundiales de litio, que revierta el despido de una trabajadora sindicalizada en Chile y entable un diálogo constructivo con el sindicato de base. El caso fue denunciado por Industriall Chile–CONSTRAMET como un acto de represalia y una clara violación de los derechos de libertad sindical y de protección frente al acoso laboral. Según se informó, la trabajadora fue presionada para aceptar un “mutuo acuerdo” tras haber presentado una denuncia por acoso laboral amparada por la Ley Karin (Ley N.º 21.643), que refuerza la protección contra la violencia y el acoso en el trabajo, en línea con el Convenio 190 de la OIT. La investigación posterior mostró irregularidades en el proceso, incluyendo retrasos, notificaciones inadecuadas y ausencia de protocolos preventivos.
El despido, advierte IndustriALL, se produjo poco después de que la representante sindical participara en una reunión tripartita de la OIT sobre mujeres en la minería y en un taller de IndustriALL sobre el fortalecimiento de la representación sindical en el sector del litio, lo que refuerza la impresión de que se trata de un caso de represalia contra una líder sindical activa y emergente.
El hecho tuvo lugar en el salar de litio de Atacama, en el norte del país, donde Albemarle opera una de las mayores instalaciones de extracción de litio del mundo. El mineral, esencial para la transición energética y la fabricación de baterías, ha convertido a Chile en un punto estratégico dentro de la cadena de suministro global. Sin embargo, los conflictos laborales y las denuncias de prácticas antisindicales en el sector han generado creciente preocupación sobre el respeto a los derechos de las y los trabajadores.
En una carta enviada por el secretario general de IndustriALL, Atle Høie, se advierte que el despido constituye una forma de represalia y se enmarca en un contexto de tensiones laborales persistentes. IndustriALL reafirmó su disposición a facilitar el proceso diálogo y recordó que las empresas del sector minero deben garantizar una transición justa, sostenible y respetuosa de los derechos laborales en toda la cadena del litio.
El secretario general de IndustriALL Global Union Atle Høie concluyó:
“Es inaceptable que una empresa de alcance global actúe en contra de las normas internacionales del trabajo y los compromisos asumidos en materia de diálogo social. Nuestra posición es clara: no puede haber minería sostenible sin respeto pleno a los derechos sindicales”.
Foto: Salar de Albemarle en Chile, de Diario Financiero
Les syndicats mènent la charge pour une Transition juste
Roxanne Brown, vice-présidente d'IndustriALL et vice-présidente internationale de l'United Steelworkers (USW), a ouvert la session en appelant les travailleurs à jouer un rôle actif dans l'orientation de la transition.
Elle a rappelé aux délégués que la Transition juste n'est pas une question de perte d'emplois, mais de garantie de l'avenir du travail.
"La transition juste n'est pas un 'enterrement de première classe' de l'emploi; il y est question de bâtir un avenir sûr et durable pour tous les travailleurs."
La directrice d'IndustriALL en charge de l'énergie et de la Transition juste, Diana Junquera Curiel, a dressé le bilan des réalisations de l'organisation depuis le dernier Congrès sur le thème "Quatre années à bâtir une Transition juste".
Elle a souligné les avancées s'agissant des accords-cadres mondiaux et des stratégies intégrant la dimension de genre, en exhortant les syndicats à rester unis et organisés pour la phase suivante.
Le secrétaire général adjoint d'IndustriALL Kan Matsuzaki a fait remarquer que les nouvelles technologies, le changement climatique et le déplacement des frontières industrielles nécessitent une solidarité plus forte et un dialogue.
"Seul un vaste mouvement syndical, bien organisé et déterminé peut garantir une Transition juste qui ne laissera personne sur le côté,"
a-t-il déclaré.
Perspectives régionales
Les secrétaires régionaux ont fait le point de la situation partout dans le monde, montrant comment les syndicats réagissent aux défis et aux opportunités de la transition dans leurs régions.
Le secrétaire régional Marino Vani a décrit les efforts déployés en Amérique latine pour unir les syndicats de la mine, de l'énergie, de la mobilité, des textiles et de l'alimentation afin d'élaborer des propositions pour un travail décent et une industrie durable.
La secrétaire régionale pour l'Afrique subsaharienne, Paule France Ndessomin, a averti que les travailleurs subissent déjà de lourds impacts et elle a souligné la nécessité d'une transformation industrielle qui crée des emplois et préconise le dialogue social.
Des délégués du monde entier ont fait part de leurs observations et leurs revendications :
Des représentants des Philippines ont appelé à un renforcement de la collaboration entre les ministères du travail, de l'énergie et de l’environnement.
Des participants du Brésil et du Mexique ont souligné l'importance du perfectionnement des compétences, de la recherche et de la politique industrielle.
Un intervenant d'Afrique du Sud a fait part de ses préoccupations quant au financement des projets pour une Transition justedans les pays en développement.
Du syndicat SINTRAELECOL de Colombie, Wilson Lopez a appelé à un investissement massif dans la formation des travailleurs et à un retour du contrôle public sur les systèmes énergétiques.
"L'énergie doit à nouveau être au service du peuple. Une Transition juste signifie une énergie propre, mais elle doit aussi signifier un contrôle public, démocratique,"
a-t-il dit.
En plus de ces interventions, il s'avère que de nombreux membres – venus en particulier des secteurs de l'énergie et de la mine – s'inquiètent de plus en plus des pertes d'emplois et du creusement des inégalités. Ils ont fait valoir qu'une Transition juste digne de ce nom doit apporter des mesures concrètes , notamment par la mise en place de structures pour les jeunes, de l'égalité d'accès à l'éducation et de possibilités de recyclage exhaustives. Les délégués ont aussi préconisé une reconversion axée sur les STIM pour les femmes, un élargissement de l'accompagnement de la formation et de l'éducation dans tout le Sud global, et un engagement plus déterminé des pouvoirs publics et des sociétés multinationales pour faire en sorte que la transition soit modelée par la voix des travailleurs.
Regarder vers l'avant
Dans ses remarques finales, Roxanne Brown a souligné le besoin de stratégie et la nécessité d'une collaboration entre les syndicats, les gouvernements et l'industrie pour s'assurer que la transition profite aux travailleurs.
"Nous ne préparons pas un enterrement de première classe, nous concevons un avenir,"
a-t-elle ajouté.
"Il s'agit de modeler l'avenir que nous voulons, et de veiller à ce que personne ne soit laissé de côté."
La session s'est achevée sur un engagement commun à continuer à élaborer des stratégies syndicales pour une transition équitable et inclusive dans tous les secteurs.
Los trabajadores y trabajadoras lideran la lucha por una Transición Justa
Roxanne Brown, vicepresidenta de IndustriALL y vicepresidenta internacional del sindicato United Steelworkers (USW), inauguró la sesión con un llamado a los trabajadores y trabajadoras para que asuman un papel activo en la configuración de la transición.
Recordó a los delegados que la Transición Justa no se trata de una pérdida de empleos, sino de garantizar el futuro del trabajo.
“La Transición Justa no es un ‘funeral de lujo’ para los empleos, se trata de construir un futuro seguro y sostenible para todos los trabajadores y trabajadoras”.
Diana Junquera Curiel, directora de IndustriALL para el sector energético y la Transición Justa, repasó los logros de la organización desde el último Congreso, bajo el lema “Cuatro años construyendo la Transición Justa”.
Destacó los avances en los acuerdos marco globales y las estrategias de transición con perspectiva de género, e instó a los sindicatos a permanecer unidos y organizados para la siguiente fase.
Kan Matsuzaki, secretario general adjunto de IndustriALL, señaló que las nuevas tecnologías, el cambio climático y los cambios en las fronteras industriales requieren una mayor solidaridad y diálogo.
“Solo un movimiento sindical grande, bien organizado y decidido puede garantizar una Transición Justa que no deje a nadie atrás”,
expresó.
Perspectivas regionales
Las secretarías regionales presentaron información actualizada de todo el mundo, y mostraron cómo los sindicatos están abordando los retos y oportunidades de la transición en sus regiones. En América Latina, el secretario regional Marino Vani describió los esfuerzos realizados para unir a los sindicatos de la minería, la energía, la movilidad, los textiles y la alimentación con el fin de elaborar propuestas para el trabajo decente y la industria sostenible.
Desde África Subsahariana, Paule Ndessomin advirtió que los trabajadores ya están sufriendo graves repercusiones y destacó la necesidad de una transformación industrial que cree puestos de trabajo y apoye el diálogo social.
Los delegados de todo el mundo aportaron sus perspectivas y demandas:
Los representantes de Filipinas pidieron una mayor colaboración entre los ministerios de Trabajo, Energía y Medio Ambiente.
Los participantes de Brasil y México destacaron la importancia del desarrollo de competencias, la investigación y la política industrial.
Un ponente de Sudáfrica expresó su preocupación por la financiación de proyectos de Transición Justa en los países en desarrollo.
Desde Colombia, Wilson López, de SINTRAELECOL, pidió una mayor inversión en la capacitación de los trabajadores y el retorno al control público de los sistemas energéticos.
“Una vez más, la energía debe estar al servicio de la gente. La Transición Justa significa energía limpia, pero también debe significar su control público y democrático”,
afirmó.
Además de estas intervenciones, quedó claro que muchos miembros, especialmente los del sector energético y minero, están cada vez más preocupados por la pérdida de puestos de trabajo y el aumento de las desigualdades. Destacaron que una Transición Justa y significativa debe responder con medidas concretas, como la creación de estructuras para jóvenes, la igualdad de acceso a la educación y oportunidades de reconversión profesional integrales. Los delegados también pidieron una mejora de las competencias de las mujeres en el ámbito de las ciencias, la tecnología, la ingeniería y las matemáticas, una ampliación de la capacitación y el apoyo educativo en todo el sur global, y un mayor compromiso por parte de los Gobiernos y las empresas multinacionales para garantizar que la voz de los trabajadores y trabajadoras dé forma a la transición.
De cara al futuro
En sus observaciones finales, Roxanne Brown hizo hincapié en la necesidad de una estrategia y colaboración entre los sindicatos, los Gobiernos y la industria para garantizar que la transición beneficie a los trabajadores y trabajadoras.
“No nos estamos preparando para un funeral de lujo, estamos creando un futuro”,
declaró.
“Se trata de dar forma al futuro que queremos y garantizar que nadie se quede atrás”.
La sesión concluyó con el compromiso compartido de seguir desarrollando estrategias lideradas por los sindicatos para una transición justa e inclusiva en todos los sectores.
4.º Congreso de IndustriALL: Organizándonos para un futuro justo
Durante tres días, más de mil delegados de casi un centenar de países debatieron estrategias para fortalecer los sindicatos, luchar contra la desigualdad, responsabilizar al capital mundial y garantizar que las transiciones industriales del futuro no dejen atrás a ningún trabajador. Guiados por el lema del Congreso, “Organizándonos para un futuro justo”, los afiliados de IndustriALL renovaron su determinación colectiva de convertir la solidaridad en poder y el poder en cambio.
La presidenta de IndustriALL e IF Metall, Marie Nilsson, inauguró el congreso reconociendo que el mundo del trabajo se encuentra en plena transformación debido a los cambios tecnológicos, las políticas autoritarias y la emergencia climática. Sin embargo, afirmó que la respuesta se encuentra en la solidaridad:
“Vivimos en una época de cambios rápidos… pero cuando miro la sala del Congreso, me siento esperanzada. Veo nuestra fuerza conjunta para afrontar estos retos. Estamos decididos a construir un futuro más sostenible, tal como se refleja en el lema del Congreso: ‘Organizándonos para un futuro justo’”.
Marie Nilsson
Los dirigentes sindicales australianos se hicieron eco de ese mensaje. Michele O'Neil, presidenta del Consejo de Sindicatos de Australia, recordó a los delegados que “solo hay una respuesta al capital organizado, y es el trabajo organizado”. Tony Maher, presidente general del Sindicato de Minería y Energía, dio la bienvenida a los participantes en nombre de los sindicatos anfitriones, y destacó que la democracia y la prosperidad de Australia “se basan en la solidaridad, no en el aislamiento”.
El primer ministro australiano, Anthony Albanese, aliado de toda la vida del movimiento sindical, vinculó los valores de Australia a la lucha mundial por la equidad:
“Es absolutamente fundamental que nadie se quede atrás en nuestro camino hacia el futuro”, afirmó Albanese. “Sabemos que la equidad, las buenas condiciones laborales y los salarios justos no debilitan el mercado laboral. El crecimiento y la equidad se refuerzan mutuamente. Nuestro propósito es eterno y por eso la solidaridad es, sin duda, para siempre”.
Primer ministro Albanese
Consolidar el poder sindical
A lo largo de las sesiones plenarias y los debates sobre el plan de acción, los delegados volvieron una y otra vez a un principio fundamental: solo unos sindicatos fuertes, democráticos e inclusivos pueden lograr justicia para los trabajadores y trabajadoras.
El secretario general, Atle Høie, presentó el informe de la Secretaría para el Congreso.
“Guiada por el Plan de Acción adoptado en 2021 y sus cuatro objetivos estratégicos, la Secretaría ha llevado a cabo su labor prestando cada vez más atención a los crecientes ataques contra la democracia y los derechos fundamentales, así como al papel esencial de los sindicatos en la defensa de la paz y la justicia social.
Nuestro objetivo es fortalecer los sindicatos, su capacidad para negociar convenios colectivos, remediar las violaciones de los derechos sindicales fundamentales y garantizar una vida mejor y más sostenible para los trabajadores y trabajadoras”.
Secretario general Atle Høie
Estos fueron algunos de los aspectos más destacados:
El convenio colectivo vinculante respaldado por la cadena de suministro en Camboya, que mejorará los salarios y las condiciones laborales de decenas de miles de trabajadores y trabajadoras en todo el país.
La entrada en vigor del Convenio de Hong Kong para el reciclaje seguro y ambientalmente racional de buques, que ya está teniendo un enorme impacto en la seguridad y la protección del medioambiente.
La lucha y la victoria de los sindicatos indonesios contra la Ley Ómnibus antiobrera del país.
Un desarrollo de capacidades que marca la diferencia: se han creado 52 nuevas estructuras para jóvenes y 53 nuevas estructuras para mujeres; se ha afiliado al menos a 372.383 nuevos miembros sindicales; 60.944 sindicalistas han participado en eventos de desarrollo de capacidades.
Se ha logrado aumentar la participación de las mujeres en los eventos de IndustriALL. El 43 % de los delegados presentes en Sídney son mujeres, en comparación con el 28 % en Río en 2016.
En el debate posterior, los delegados de Palestina, Myanmar y Ucrania agradecieron a IndustriALL y sus afiliados por su apoyo solidario. Varios sindicalistas, tanto de Turquía como de Tailandia, de Brasil como de Sudáfrica, intervinieron en el Congreso y compartieron cómo luchan sin descanso por los derechos laborales y por un mundo justo y sostenible.
Debates sobre el plan de acción
La desigualdad es uno de los retos más importantes de nuestro tiempo. El plan de acción de IndustriALL deja claro que solo unos sindicatos más fuertes y unos convenios colectivos pueden cambiar esta realidad. El secretario general adjunto Kemal Özkan advirtió que la desigualdad
“no es una casualidad, sino el resultado previsible de unas normas redactadas por y para los que están en la cima. Nuestro plan de acción lo dice claramente: las desigualdades actuales socavan el crecimiento, la cohesión social y la democracia. Debemos cambiar las reglas para que la economía se ponga al servicio de todas las personas, y no solo de una élite reducida”.
Los panelistas describieron cómo se manifiesta la desigualdad en sus regiones, a través del estancamiento salarial, el trabajo precario, la discriminación y las condiciones inseguras, y cómo los sindicatos están luchando contra ello. Ponentes de Kenia, Brasil, Estados Unidos, Irak, Indonesia y la India compartieron ejemplos de sindicalización más allá del género, la raza y la situación laboral.
Maria Somma, del sindicato norteamericano USW, expresó:
“Las investigaciones demuestran que cuando nos organizamos y negociamos en todas las empresas y cadenas de suministro, aumentan los salarios mínimos, los trabajadores subcontratados logran la igualdad salarial y se refuerza la seguridad. Los sindicatos fuertes representan la democracia en el trabajo. Sin embargo, los sindicatos no solo benefician a los individuos, sino a toda la comunidad”.
En la segunda sesión sobre el plan de acción, dedicada a la consolidación del poder sindical, el secretario general, Atle Høie, recordó a los delegados la importancia de la sindicalización.
“Consolidar el poder sindical no es solo nuestra estrategia, es nuestra supervivencia. Solo sindicalizando a todos los trabajadores, en todos los lugares de trabajo, podremos construir un futuro en el que el trabajo sea más fuerte que el capital”.
Los delegados de todo el mundo compartieron experiencias que demuestran cómo se construye ese poder: desde el fortalecimiento de la afiliación y el liderazgo en Indonesia, hasta el empoderamiento de las generaciones más jóvenes en Perú, la participación de los trabajadores no manuales en Ghana, la defensa de la dignidad de los trabajadores y trabajadoras en la India y la negociación de nuevos convenios que aportan beneficios reales en Marruecos. En conjunto, sus historias reflejaron un compromiso compartido con la ampliación de la afiliación, la unidad y la solidaridad en todos los sectores.
Sanjay Vadhavkar, de la SMEFI, India, expresó:
“Consolidar el poder sindical en este sector no es fácil: es una lucha que exige valentía, perseverancia y una visión. La sindicalización no es solo una cuestión de números, sino de apoyar a los trabajadores y trabajadoras, defender su dignidad y garantizar que se respeten sus derechos en todo el sector”.
El tercer pilar del plan de acción es hacer frente al creciente poder de las empresas multinacionales. La secretaria general adjunta, Christine Olivier, explicó lo que significa responsabilizar al capital mundial:
“Exigir que se asuman responsabilidades e insistir en que las empresas den prioridad a las personas por encima de los beneficios”.
Dirigentes sindicales de Argentina, Italia, Túnez, Sudáfrica, Estados Unidos y Camboya describieron sus luchas y éxitos en la conquista de salarios justos, seguridad y respeto en las cadenas de suministro mundiales. Desde la campaña contra la represión sindical en Mercedes-Benz en Estados Unidos hasta la aplicación de acuerdos vinculantes en el sector textil de Camboya, los delegados dejaron claro que el poder debe organizarse a la misma escala mundial que el capital.
Athit Kong, del CCAWDU, Camboya, afirmó:
“Tenemos el poder de llevar a las marcas a la mesa de negociación. Organizamos desde las bases, desde la cadena de suministro hacia arriba, para poder ejercer presión sobre las empresas y marcas mundiales. Cuando llegamos a un acuerdo vinculante con una marca multinacional, podemos interpretarlo a nivel nacional y de fábrica. Esto trae resultados para nuestros trabajadores y trabajadoras sobre el terreno. Al utilizar nuestro poder, podemos ampliar los beneficios para nuestra gente”.
Athit Kong, Camboya
Una Transición Justa liderada por los trabajadores y trabajadoras
El cambio climático, la automatización y la transición hacia las energías renovables están transformando las industrias. Los delegados al Congreso coincidieron en que los trabajadores y trabajadoras deben ser agentes de estos cambios, no sus víctimas. El secretario general adjunto Kan Matsuzaki afirmó que solo un movimiento sindical fuerte y organizado puede garantizar una Transición Justa que proteja los puestos de trabajo, las comunidades y la dignidad.
Los panelistas de Australia, Alemania, Sudáfrica, Singapur, Marruecos y Colombia compartieron las lecciones aprendidas de las transiciones reales que se están llevando a cabo: empezar lo antes posible, proteger a los trabajadores y las comunidades, capacitar para la adquisición de nuevas competencias y mantener el control público de la energía.
A continuación, se produjeron animados debates en cada una de las cuatro sesiones sobre el plan de acción, en los que los delegados reafirmaron el compromiso de IndustriALL con la igualdad, la democracia y la paz, debatieron cuestiones relacionadas con sus países y sectores industriales, compartieron victorias y luchas y mostraron su solidaridad global.
El Congreso adoptó una serie de resoluciones:
Resolución sobre el comercio: el comercio internacional debe estar al servicio de los trabajadores y trabajadoras. Defenderemos puestos de trabajo sostenibles, justos y protegidos por los sindicatos.
Resolución feminista: el feminismo es una herramienta para eliminar todas las formas de opresión y discriminación y para construir sindicatos democráticos.
Resolución sobre la protección de la paz mundial: un llamamiento a todos los Estados, instituciones, ONG y personas para que trabajen juntos con el fin de construir un mundo de paz duradera, en el que se logren la justicia y los derechos humanos para todas las personas.
Resolución de emergencia en la que se condenan los brutales ataques contra los trabajadores de SEGAL en Liberia, donde los guardias de seguridad en huelga fueron golpeados y detenidos mientras protestaban por los salarios de miseria y la falta de protección social.
El Congreso eligió a Christiane Benner, presidenta de IG Metall, como la nueva presidenta de IndustriALL. Atle Høie fue reelegido como secretario general, al igual que los tres secretarios generales adjuntos, Christina Olivier, Kemal Özkan y Kan Matsuzaki. El Congreso también eligió a los vicepresidentes: Akihiro Kaneko para Asia-Pacífico, Michel Maicon Vasconselos da Silva para América Latina y el Caribe, Habib Hazemi para Oriente Medio y África del Norte, Roxanne Brown para América del Norte, Rose Omamo para África Subsahariana y Marie Nilsson para Europa, así como a los miembros del Comité Ejecutivo para el próximo período del Congreso.
Al clausurar el Congreso, la nueva presidenta electa, Christiane Benner, agradeció a los delegados por la energía y el coraje que impulsaron el evento:
“Algunos de nosotros arriesgamos nuestra libertad e incluso nuestras vidas cuando nos dedicamos a la sindicalización. Prometemos que lucharemos hombro con hombro. Nuestra visión común es un mundo en el que todas las personas tengan seguridad en el empleo, seguridad en los ingresos, seguridad social y libertad sindical y de expresión.