Dos trabajadores muertos y ocho heridos en un incendio en un oleoducto de Basora

La Federación General Iraquí de Sindicatos del Petróleo, el Gas y la Petroquímica (IGFOGPU) criticó al Gobierno y a la dirección de la empresa por justificar el accidente como un suceso inevitable. La IGFOGPU pidió que se investigara el accidente para determinar el alcance de la responsabilidad de la empresa, especialmente teniendo en cuenta las malas condiciones de salud y seguridad. En un comunicado, la IGFOGPU afirmó que la empresa debe utilizar métodos avanzados de prevención y control de incendios y capacitar al personal para que sepa cómo actuar ante este tipo de incendios.

Hassan Juma, presidente de la IGFOGPU, expresó: 

“Este incidente confirma el incumplimiento por parte de la empresa de su obligación de proporcionar condiciones adecuadas de salud y seguridad. El ministerio debería haber tomado todas las medidas necesarias para evitar el accidente. Nos aseguraremos de que el Estado indemnice a los trabajadores y a sus familias.

Sin embargo, el Gobierno también debe abordar la causa raíz del problema y realizar un mantenimiento adecuado de los oleoductos para evitar más accidentes en el futuro”. 

Les jeunes syndicalistes s’unissent pour renforcer le pouvoir de la jeunesse au plan mondial

La conférence a mis en évidence les différents obstacles auxquels sont confrontés les jeunes syndicalistes. Leur vie est souvent dominée par le travail, les responsabilités familiales et les difficultés financières. Les jeunes femmes syndicalistes sont souvent confrontées à la stigmatisation et à la peur lorsqu’elles s’expriment en faveur de la représentation des jeunes, en particulier dans les secteurs dominés par les hommes.

Les jeunes délégués ont déclaré que les modifications statutaires proposées visant à créer un Comité mondial de la jeunesse et des comités régionaux facultatifs de la jeunesse apporteraient un changement structurel, permettant aux jeunes membres de briser le cercle vicieux et d’obtenir le changement recherché.

Jonathan Cook, membre du groupe de travail mondial ad hoc sur la jeunesse et Coprésident de SEA2PAC, a déclaré :

“Le monde est différent de ce qu’il était il y a 30 ans. Les syndicats doivent comprendre la nouvelle structure mondiale dans laquelle nous vivons. Nous devons syndiquer davantage de jeunes travailleurs et préserver ce que les syndicats ont créé. Grâce à la modification des statuts, les jeunes pourront apporter le changement que nous souhaitons, défendre le changement que nous voulons ; nous devons nous battre et nous gagnerons !”

Les participants ont discuté des stratégies visant à syndiquer davantage de jeunes travailleurs et travailleuses, en partageant les bonnes pratiques telles que la sensibilisation des étudiants, l’organisation de visites de musées et d’activités de plantation d’arbres, l’utilisation d’applications mobiles pour offrir des incitants économiques aux jeunes travailleurs et travailleuse ainsi que la création de cercles d’étude pour entrer en contact avec les jeunes.

La plupart des délégués ont estimé qu’il était extrêmement important de dispenser une formation systématique sur la syndicalisation des jeunes travailleurs. Ils ont appelé à la création d’une académie de syndicalisation proposant des modules adaptés aux besoins des différentes régions. Certains ont souligné que les syndicats jouent un rôle essentiel dans la structuration de communautés et l’obtention du soutien de celles-ci pour les efforts de syndicalisation.

Christiane Benner, Présidente d’IG Metall et Vice-présidente d’IndustriALL, a déclaré qu’elle-même était le fruit des structures de jeunesse et de l’autonomisation des jeunes en Allemagne. IG Metall s’engage à renforcer les structures de jeunesse aux niveaux national, régional et des entreprises.

“Nous devons disposer de responsables syndicaux chargés des activités pour les jeunes et de ressources financières suffisantes pour les structures et la syndicalisation des jeunes.”

S’appuyant sur son expérience en tant qu’ancienne Présidente du Comité national des jeunes d’IG Metall, Christiane Benner a ajouté que les structures de jeunesse ont besoin de ressources financières adéquates pour fonctionner efficacement, ainsi que de responsables syndicaux dédiés chargés du travail avec les jeunes.

Marie Nilsson, Présidente d’IndustriALL et d’IF Metall, a déclaré :

“Vous, les jeunes, n’êtes pas l’avenir, vous êtes le présent. Vous êtes touchés par l’évolution du monde du travail et vous devez façonner la réponse à la question de savoir à quoi ressemble une organisation durable du travail. La syndicalisation des travailleurs et travailleuses au-delà des frontières est le combat mondial des syndicats. Nous devons faire de même pour les jeunes travailleurs et travailleuses, car cela donne une nouvelle énergie au mouvement. La solidarité internationale est absolument essentielle. Croyez au changement : le monde a besoin de jeunes syndicalistes. Rejoignez le mouvement syndical et commencez à construire l’avenir autour de lui.”

Los sindicalistas jóvenes se unen para consolidar el poder de la juventud a nivel mundial

En la conferencia se pusieron de relieve diversas barreras a las que se enfrentan los sindicalistas jóvenes, cuya vida suele estar dominada por el trabajo, las responsabilidades familiares y las dificultades económicas. Con demasiada frecuencia, las sindicalistas jóvenes se enfrentan a la estigmatización y al miedo cuando defienden la representación de los jóvenes, especialmente en los sectores predominantemente masculinos.

Los delegados jóvenes afirmaron que las propuestas de modificación de los Estatutos para crear un comité mundial de la juventud y comités de jóvenes opcionales a nivel regional supondrían un cambio estructural que permitiría a los miembros jóvenes romper el ciclo y lograr el cambio que desean.

Jonathan Cook, miembro del grupo de trabajo ad hoc mundial sobre la juventud y copresidente de SEA2PAC, afirmó:

“El mundo es diferente al de hace 30 años. Los sindicatos deben comprender la nueva estructura mundial en la que vivimos. Debemos sindicalizar a más trabajadores y trabajadoras jóvenes y preservar lo que los sindicatos han creado. A través de la modificación de los Estatutos, los jóvenes podrán aportar el cambio que deseamos, defender el cambio que deseamos: ¡debemos luchar y ganaremos!”.

Los participantes debatieron estrategias para sindicalizar a más trabajadores y trabajadoras jóvenes, y compartieron algunas buenas prácticas, como acercarse a los estudiantes, organizar visitas a museos y actividades de plantación de árboles, utilizar aplicaciones móviles para ofrecer incentivos económicos a los trabajadores y trabajadoras jóvenes, y crear círculos de estudio para conectar con los jóvenes.

La mayoría de los delegados consideraron que una capacitación sistemática en materia de sindicalización de los trabajadores y trabajadoras jóvenes era extremadamente importante.

Pidieron que se creara una academia de sindicalización con módulos adaptados a las necesidades de las diferentes regiones. Algunos destacaron que los sindicatos desempeñan un papel fundamental en la construcción de comunidades y en la obtención del apoyo de estas a los esfuerzos de sindicalización.

Christiane Benner, presidenta de IG Metall y vicepresidenta de IndustriALL, afirmó que ella misma es fruto de las estructuras juveniles y el empoderamiento de los jóvenes en Alemania. IG Metall se ha comprometido a crear estructuras juveniles más sólidas a nivel nacional, regional y empresarial.

“Debemos contar con responsables sindicales encargados de las actividades juveniles y con recursos financieros adecuados para las estructuras juveniles y la sindicalización de los jóvenes”.

Basándose en su experiencia como antigua presidenta del comité nacional de jóvenes de IG Metall, Christiane Benner añadió que las estructuras juveniles necesitan recursos financieros adecuados para funcionar con eficacia, así como responsables sindicales dedicados al trabajo con los jóvenes.

Marie Nilsson, presidenta de IF Metall y de IndustriALL, declaró:

“Jóvenes: no son el futuro, son el presente. Ustedes se ven afectados por el cambiante mundo del trabajo, y deben dar forma a la respuesta sobre cómo debe ser un lugar de trabajo sostenible. La sindicalización de los trabajadores y trabajadoras más allá de las fronteras es la lucha de los sindicatos a nivel mundial. Debemos hacer lo mismo con los trabajadores y trabajadoras jóvenes, ya que esto aporta nueva energía al movimiento. La solidaridad internacional es absolutamente importante. Por favor, crean en el cambio: el mundo necesita sindicalistas jóvenes. Por favor, tomen su lugar en el movimiento sindical y comiencen a construir un futuro en torno a él”.

Tous ensemble pour l'égalité : le pouvoir des femmes au cœur du mouvement mondial d'IndustriALL

Cette journée a rayonné de l'esprit de sororité et de solidarité, avec des histoires de combats devenues des histoires de force, et pendant laquelle le mentorat, le leadership et la vision ont fusionné dans une déclaration commune de force collective.

Donner le ton pour l'égalité

La conférence s'est ouverte avec un message de bienvenue de la secrétaire générale adjointe d'IndustriALLChristina Olivier qui a rendu hommage aux anciennes, passées et présentes, rappelant que cette Conférence des femmes ne s'était plus tenue en présentiel depuis six ans.

"Beau résultat pour nous toutes,"

a-t-elle dit à un auditoire qui attendait depuis des années ce moment de retrouvailles.

Le secrétaire général d'IndustriALL, Atle Høie, a félicité le Comité des femmes et ses dirigeantes pour leur travail inlassable pour la promotion de l'égalité de genre. Il s'est réjoui que les femmes représentent maintenant 43 pour cent des délégués au Congrès, soit 28 pour cent de plus qu'à Rio, en 2016, un progrès incontestable, mais aussi un appel à la poursuite de cet engagement.

"Il n'y a pas d'avenir juste sans égalité des femmes dans les syndicats,"

a-t-il rappelé aux participantes.

"Toutes et tous pour l'égalité" n'est pas juste un slogan, c'est un engagement à construire ensemble l'avenir de notre mouvement."

La coprésidente du Comité des femmes, Ilvana Smajlović, a insisté sur le fait que l'égalité n'est pas possible sans unité.

"Nous devons faire preuve de force et de solidarité,"

a-t-elle déclaré, en appelant les femmes et les hommes à agir ensemble pour créer des syndicats et des lieux de travail inclusifs.

La présidente d'IndustriALL, Marie Nilsson, a donné le ton avec l'annonce réjouissante de la naissance de sa troisième petite-fille, la veille de son départ pour Sydney.

"Lorsqu'elle sera grande, elle saura que sa grand-mère était sur les barricades pour elle."

Ses propos illustraient bien l'esprit de cette journée : du courage, des liens et le combat pour un monde juste et égalitaire pour les générations futures.

Le combat pour l'égalité de genre dans nos industries, l'Australie montre la voie

Avec Jackie Woods, du Mining and Energy Union (MEU), comme modératrice, cette session dynamique réunissait des femmes de la construction, de la mine, du secteur manufacturier, des soins de santé et des textiles, qui ont échangé des expériences montrant la persistance des barrières et la force de la syndicalisation qui permet de les surmonter.

Jenny Kruschel, du Timber Furnishing and Textiles Union (TFTU), a rappelé le chemin parcouru par les femmes et tout ce qu'il reste à faire.

"L'égalité salariale a été une de nos grandes réalisations, mais des écarts subsistent encore. Avec le soutien de la Fair Work Commission, les employeurs commencent à intégrer les changements qui rendent l'égalité possible."

"Mon lieu de travail compte 10 femmes sur 70," a déclaré Clare Bailey, du MEU. "Nous devons faire en sorte que l'affiliation syndicale devienne la norme, mais aussi la présence des femmes dans ce secteur."

Stacey Schinnerl, de l'Australian Workers Union (AWU), a commenté son parcours de leader :

"Dans mon syndicat, mon genre ne pose pas problème, mais ce n'est pas le cas partout. Il y a encore des hommes que ma présence dérange. Je me sers de cette plateforme pour plaider la cause des femmes."

Pour Nguyệt Nguyễn, du Timber Furnishing and Textiles Union (TFTU), la syndicalisation a changé sa vie :

"Le syndicat m'a fait prendre conscience de mes droits et, depuis, je suis déterminée à représenter les travailleuses."

Renee Portland, de l'Australian Manufacturing Workers Union (AMWU), a exprimé sa fierté devant les progrès accomplis :

"Nous avons des sessions d'information sur les EPI pour s'assurer que les femmes sont formées et équipées. Le syndicat s'en charge."

Ensemble, les panélistes ont dressé le bilan des avancées obtenues par la persistance, des mentorats, de la visibilité et des revendications collectives pour l'égalité dans des industries où les hommes sont majoritaires. Les perspectives sont encourageantes, avec des opportunités qui s'ouvrent dans l'énergie propre et les STIM.

"Nous devons veiller à ce que les politiques de demain s'écrivent en ayant les femmes à l'esprit," a déclaré une intervenante.

Syndiquer pour un avenir juste : pouvoir, justice et transformation

Une session intergénérationnelle puissante a réuni les vice-présidentes d'IndustriALLChristiane Benner, Roxanne Brown, Rose Omamo et Lucineide Varjãopour voir comment l'égalité doit déterminer l'avenir du travail.

Depuis la tribune, Roxanne Brown, vice-présidente de l'USW, a électrisé l'audience :

"1, 2, 3, POUVOIR ! Vous sentez-vous puissantes ?" a-t-elle crié, et des centaines de voix lui ont répondu. "Ce que nous ressentons dans nos tripes, c'est ce qu'il ne faut pas oublier. C'est ce qui est l'essence de notre mouvement syndical mondial. C'est ce que nous avons à IndustriALL."

Ses propos ont exprimé l'esprit de cette journée : la conviction que, lorsque les femmes s'organisent, elles ne font pas que changer leurs lieux de travail, elle changent le monde.

Les vice-présidentes ont évoqué les transitions justes, la numérisation et l'égalité en tant que fondements d'un avenir équitable.

Christiane Benner, la présidente d'IG Metall, première femme d'Allemagne à diriger un grand syndicat de l'industrie, a parlé de la transformation de la culture de l'organisation.

"L'égalité de genre n'est pas une question féministe, c'est une question de démocratie," a-t-elle déclaré. "Lorsque nous partageons le pouvoir, nous bâtissons des syndicats plus forts qui sont le reflet du monde dans lequel nous vivons, pas de celui dont nous avons hérité".

La kényane Rose Omamo, de l'AUKM, a rappelé aux participantes le combat collectif qui unit les travailleurs et les travailleuses.

"Nous luttons, nous gagnons ensemble. Lorsque les femmes se relèvent, nos syndicats se relèvent," a-t-elle déclaré. "L'égalité ne veut pas dire prendre le pouvoir à d'autres, mais gagner du pouvoir ensemble."

Et, pour le Brésil, Lucineide Varjão de la CNQ-CUT, a souligné l'importance de la représentation, qui concerne toutes les femmes :

"Au Brésil, c'est par nos comités et collectifs de femmes que nous nous assurons que chaque femme, afro-brésilienne, indigène et de la classe ouvrière, est vue et entendue. C'est ainsi que le changement devient réalité."

Les vice-présidentes ont réclamé des syndicats soucieux des considérations de genre, qui ne se contentent pas d'inclure les femmes mais leur donnent les moyens de diriger. "Nous nous dressons sur les épaules de femmes fortes", a ajouté une panéliste.

"Un avenir juste n'est possible que s'il est égalitaire."

Intégrer le genre et construire des chaînes d'approvisionnement sûres

Avec pour modératrice Tomoko Nagashima, la présidente d'UA ZENSEN, le plus grand syndicat de l'industrie du Japon, cette session a étudié comment faire de l'égalité de genre une pierre angulaire des chaînes d'approvisionnement mondiales et des transitions industrielles. Son syndicat représentant 1,9 million de travailleurs du textile, de la chimie, de l'énergie et des services, Tomoko a souligné que l'intégration de la dimension de genre est essentielle, non seulement du point de vue de l'égalité mais aussi pour la construction d'industries durables et d'économies équitables.

Cette session a mis en lumière le fait que le secteur du textile, de l'habillement, de la chaussure et du cuir est un modèle pour le progrès.

Zehra Khan de la HBWWF, au Pakistan, et Christina Hajagos-Clausen, la directrice d'IndustriALL en charge du secteur, ont présenté la politique en matière de genre du THCC, qui préconise l'égalité de droits, la sécurité du lieu de travail et la tolérance zéro pour la violence et le harcèlement basés sur le genre (VHBG). Cette politique montre comment l'action collective peut concrétiser les principes dans la pratique, en protégeant les plus vulnérables et en ouvrant des pistes pour le leadership des femmes dans la production et la négociation.

Fulya Pınar Özcan, d'Öz İplik İş, de Turquie, et Heidi Lampinen, d'IF Metall Suède, ont expliqué comment l'accord-cadre mondial (ACM) avec H&M est devenu un outil puissant pour combattre la VHBG, renforcer les relations au travail et assurer la sécurité des lieux de travail pour plus d'un million de travailleurs dans sa chaîne d'approvisionnement.

Les interventions de la salle ont insisté sur le fait que cette action doit être étendue à tous les secteurs. Prihanani Boenadi, coprésidente de la section de l'électronique de la FSPMI d'Indonésie, a exhorté les participantes à rester vigilantes : "Nous devons poursuivre le combat contre la VHBG; chaque secteur doit s'aligner sur la politique pour le THCC et appliquer ses enseignements."

Corinne Schewin, de la CFE-CGC Métallurgie, de France, a souligné les pressions souvent invisibles que subissent les travailleuses :

"Les femmes supportent une grande charge mentale qui limite leurs possibilités de développement de carrière . Nous devons agir pour réduire cette charge si nous voulons une réelle égalité."

La discussion a fait apparaître clairement que l'égalité de genre doit se mettre en place dans tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement, depuis les matières premières jusqu'à la vente au détail, pour faire en sorte que les transitions justes, le devoir de vigilance en matière de droits humains et les relations professionnelles progressent main dans la main pour instaurer l'équité, la dignité et la sécurité pour tous.

Accompagner les femmes pour bâtir la puissance syndicale

La session sur le mentorat s'est avérée une des plus inspirantes pour les femmes présentes à la conférence, un exemple vivant de la manière dont la solidarité entre générations et continents peut se traduire en un véritable pouvoir syndical.

Cette session fut le reflet de l'approche qui s'était dégagée pour la première fois à la Conférence des femmes de 2019 et qui était que, lorsque les femmes progressent par la voie du mentorat, tout le mouvement syndical progresse avec elles.

On a pu entendre des témoignages de mentors et de mentorées qui ont évoqué comment l'orientation, la patience et la confiance peuvent transformer la confiance en leadership.

Du Pérou, Wendy Carol Carbajal Leon a confié comment le mentorat l'a aidée à comprendre ses droits et la signification du syndicalisme :

"J'ai commencé à comprendre ce que être dans un syndicat signifiait. Le mentorat m'a aidée a reconnaître mes droits, comme par exemple l'obtention de 90 minutes pour l'allaitement, et cela m'a donné la force de me battre pour elles."

Agnes Ama Agamasu, du Ghana, a expliqué comment l'expérience a redéfini son rôle dans le mouvement :

"J'ai appris comment atteindre mes objectifs. Je suis maintenant la femme la plus jeune de mon syndicat, ce qui a ouvert des portes à de jeunes hommes comme à de jeunes femmes. Ce programme a changé tant de choses pour moi."

Joyce Maku Appiah, du Ghana, a évoqué la réciprocité du processus :

"Être un mentor m'a structurée. J'ai réalisé que je ne pouvais pas être tout pour mes mentorées, la patience et l'écoute sont essentielles. En tant que mentor, vous êtes aussi mentorée."

Nicole Fears et Dee Colbert, de l'IAMAW, aux États-Unis, ont présenté le programme de mentorat LEADS de leur syndicat, ancré dans le principe  :

"Justice au travail et service à la collectivité."

"L'égalité de genre renforce notre mouvement syndical. Nous ne nous contentons pas de passer le flambeau, nous nous éclairons l'une l'autre."

La discussion a réaffirmé que le mentorat n'est pas un acte de charité mais une stratégie d'habilitation collective. Il ouvre des portes aux femmes pour accéder au leadership, il jette des ponts entre les générations et transforme la croissance individuelle en force organisationnelle.

Un mouvement uni avec une finalité

La conférence s'est achevée sur la présentation du projet de Feuille de route d'IndustriALL pour l'égalité de genre 2025-2029, qui arrête des priorités claires : accroître la participation et le leadership des femmes, s'allier les hommes, obtenir l'équité salariale, s'attaquer au travail de soins non rémunéré, éliminer la violence et le harcèlement basés sur le genre (VHBG) et intégrer des démarches soucieuses des considérations de genre dans les processus de devoir de vigilance en matière de droits humains et de transition juste.

La feuille de route expose des mesures pratiques, de sensibilisation, de formation, elle développe des outils et des matériels, noue des alliances et renforce le suivi dans tous les secteurs, et elle sera le fondement du prochain Comité des femmes pour ancrer systématiquement l'égalité de genre dans les structures, les politiques et le Plan d'action d'IndustriALL.

Dans sa déclaration finale, Ilvana Smajlović s'est exprimée avec émotion et gratitude, sensible au courage et à la détermination de toutes celles qui ont pris la parole. Elle a commenté les échanges puissants de la journée, qu'elle a qualifiés de moment à la fois de force et de vulnérabilité. Les larmes versées, a-t-elle dit, ne sont pas un signe de faiblesse mais bien d'empathie et de finalité partagée. Les femmes font souvent passer les autres d'abord, mais il y a aussi des moments où elles doivent se faire passer en premier, pour regagner de la force, pour prendre les rênes et pour continuer à tirer les autres de l'avant.

Igualdad, un compromiso colectivo: el poder de las mujeres en el corazón del movimiento global de IndustriALL

Fue un día en el que se respiró un ambiente de hermandad y solidaridad, en el que las historias de lucha se convirtieron en testimonios de fortaleza y en el que la mentoría, el liderazgo y la visión se fusionaron en una manifestación conjunta de poder colectivo.

Marcando la pauta hacia la igualdad

La conferencia comenzó con unas palabras de bienvenida de Christina Olivier, secretaria general adjunta de IndustriALL, que rindió homenaje a las mujeres líderes del pasado y del presente, y destacó que se trataba de la primera Conferencia de Mujeres presencial en seis años.

“Felicitaciones a todas nosotras”,

expresó a un público que había esperado años para este momento de reencuentro.

El secretario general de IndustriALL, Atle Høie, felicitó al Comité de Mujeres y a sus líderes por su incansable labor en pro de la igualdad de género. Celebró que las mujeres representen ahora el 43 % de las delegaciones del Congreso, lo que supone un aumento con respecto al 28 % registrado en Río en 2016, una clara señal de progreso, pero también un llamado a mantener el compromiso.

“No puede haber un futuro justo sin la presencia de las mujeres en pie de igualdad en los sindicatos”,

recordó.

“El lema ‘Igualdad: un compromiso colectivo’ no es solo un eslogan, es un compromiso para construir conjuntamente el futuro de nuestro movimiento”.

La copresidenta del Comité de Mujeres, Ilvana Smajlović, hizo hincapié en que la igualdad no se puede lograr sin unidad.

“Debemos demostrar fortaleza y solidaridad”,

dijo, y pidió a las mujeres y a los hombres que se unan para crear sindicatos y lugares de trabajo inclusivos.

La presidenta de IndustriALL, Marie Nilsson, marcó la pauta con una sentida reflexión, al compartir que su tercera nieta había nacido el día antes de su partida a Sídney.

“Cuando crezca, sabrá que su abuela luchó por ella en las barricadas”.

Sus palabras reflejaron el espíritu de ese día: valentía, conexión y lucha por un mundo justo e igualitario para las generaciones futuras.

La lucha por la igualdad de género en nuestras industrias: Australia lidera el camino

Moderada por Jackie Woods, del Sindicato de Minería y Energía (MEU), esta dinámica sesión reunió a mujeres de los sectores de la construcción, la minería, la fabricación, la salud y el textil.Las participantes compartieron historias que reflejaban tanto la persistencia de las barreras como el poder de la organización sindical para superarlas.

Jenny Kruschel, del Sindicato de la Madera, el Mobiliario y los Textiles (TFTU), destacó lo mucho que han avanzado las mujeres y el trabajo que aún queda por hacer.

“La equidad salarial ha sido uno de nuestros grandes logros, pero todavía existen brechas.Con el apoyo de la Comisión de Trabajo Justo, los empleadores están empezando a adaptarse a los cambios que hacen posible la igualdad”.

“En mi lugar de trabajo, de 70 empleados, 10 somos mujeres”, dijo Clare Bailey, del MEU.“Tenemos que normalizar la afiliación sindical y la presencia de las mujeres en este sector”.

Stacey [SF1] Schinnerl, del Sindicato Australiano de Trabajadores (AWU), reflexionó sobre su propia trayectoria como líder:

“En mi sindicato, mi género no es un problema, pero tampoco es un factor insignificante. Todavía hay hombres a los que les incomoda mi presencia. Utilizo esa plataforma para abogar por las mujeres”.

Para Nguyệt Nguyễn, del TFTU, afiliarse al sindicato le cambió la vida:

“El sindicato me hizo consciente de mis derechos y, desde entonces, estoy decidida a representar a los trabajadores y trabajadoras”.

Renee Portland, del Sindicato Australiano de Trabajadores de la Industria Manufacturera (AMWU), compartió su orgullo por los avances concretos:

“Organizamos sesiones informativas sobre los equipos de protección personal para garantizar que las mujeres estén informadas y preparadas. El sindicato hace que eso sea posible”.

Entre todas, las ponentes describieron un panorama de progreso impulsado por la perseverancia, la mentoría, la visibilidad y la demanda colectiva de igualdad en sectores dominados por los hombres. Las perspectivas son prometedoras, con oportunidades emergentes en los sectores de la energía limpia y las ciencias, la tecnología, la ingeniería y las matemáticas (STEM). 

“Debemos asegurarnos de que las políticas del mañana se redacten teniendo en cuenta a las mujeres”, afirmó una de las ponentes.[SF2] 

Organizándonos para un futuro justo: poder, justicia y transformación

Una poderosa sesión intergeneracional reunió a las vicepresidentas de IndustriALL Christiane Benner, Roxanne Brown, Rose Omamo y Lucineide Varjão para explorar cómo la igualdad de género debe dar forma al futuro del trabajo.

Desde el escenario, Roxanne Brown, vicepresidenta del USW, hizo vibrar al público:

“1,2,3, ¡PODER! ¿Se sienten poderosas?”,gritó, y cientos de voces le respondieron al unísono. “Esa sensación en nuestras entrañas es lo que debemos recordar. De eso trata nuestro movimiento sindical mundial. Eso es lo que tenemos en IndustriALL”.

Sus palabras captaron el espíritu del día: la convicción de que cuando las mujeres se organizan, no solo cambian sus lugares de trabajo, sino también el mundo.

Las vicepresidentas hablaron sobre transiciones justas, digitalización e igualdad como base para un futuro equitativo.

Christiane Benner, presidenta de IG Metall, la primera mujer en dirigir un importante sindicato industrial en Alemania, abordó la transformación de la cultura organizacional. 

“La igualdad de género no es una cuestión que atañe solo a las mujeres, es una cuestión de democracia”, afirmó. “Cuando compartimos el poder, construimos sindicatos más fuertes que reflejan el mundo en el que vivimos, no el que heredamos”.

Desde Kenia, Rose Omamo, de AUKM, recordó a la audiencia que la lucha colectiva es lo que une a los trabajadores y las trabajadoras:

“Si luchamos juntos, ganamos juntos.Cuando las mujeres se levantan, nuestros sindicatos se levantan”, explicó. “La igualdad no consiste en arrebatar el poder, sino en construirlo juntos”.

Y desde Brasil, Lucineide Varjão, de la CNQ-CUT, destacó la importancia de una representación que alcance a todas las mujeres:

“En Brasil, nuestros comités y colectivos de mujeres son la forma en que nos aseguramos de que todas las mujeres, afrobrasileñas, indígenas y de clase trabajadora, sean vistas y escuchadas. Así es como el cambio se hace realidad”.

Las vicepresidentas hicieron un llamado a crear sindicatos transformadores en materia de género, que no solo incluyan a las mujeres, sino que las empoderen para liderar. “Estamos paradas sobre los hombros de mujeres fuertes”, dijo una de las panelistas.

“Un futuro justo solo es posible si es igualitario”.

La incorporación de una perspectiva de género y la construcción de cadenas de suministro seguras

Moderada por Tomoko Nagashima, presidenta de UA ZENSEN, el sindicato industrial más grande de Japón, la sesión exploró cómo hacer de la igualdad de género una piedra angular de las cadenas de suministro globales y las transiciones industriales. En representación de 1,9 millones de trabajadores y trabajadoras de los sectores textil, químico, energético y de servicios, Tomoko subrayó que la incorporación de una perspectiva de género es esencial no solo para la igualdad, sino también para la creación de industrias sostenibles y economías justas.

La sesión destacó el sector textil, de la confección, el calzado y el cuero (TGSL) como un modelo de progreso.

Zehra Khan, del sindicato pakistaní HBWWF, y Christina Hajagos-Clausen, directora de IndustriALL para este sector, presentaron la política de género de la industria TGSL, que promueve la igualdad de derechos, la seguridad en el lugar de trabajo y la tolerancia cero ante la violencia y el acoso basados en género (VABG). La política demuestra cómo la acción colectiva puede convertir los principios en prácticas, y así proteger a las personas más vulnerables y crear vías para el liderazgo de las mujeres en la producción y la negociación.

Desde Turquía, Fulya Pınar Özcan, de Öz İplik İş, y Heidi Lampinen, de IF Metall, Suecia, compartieron cómo el Acuerdo Marco Global (AMG) con H&M se ha convertido en una poderosa herramienta para combatir la violencia de género, fortalecer las relaciones laborales y garantizar lugares de trabajo seguros para más de un millón de trabajadores y trabajadoras en la cadena de suministro.

Las intervenciones de la sala reforzaron la idea de que estalabor debe extenderse a todos los sectores. Prihanani Boenadi, de la FSPMI, Indonesia, copresidenta del sector electrónico, instó a las participantes a mantenerse alerta: “Debemos seguir luchando contra la violencia de género, todos los sectores deben alinearse con la política del sector TGSL y poner en práctica sus enseñanzas”.

Corinne Schewin[SF3] , de CFE-CGC Métallurgie, Francia, destacó las presiones, a menudo invisibles, a las que se enfrentan las trabajadoras:

“Las mujeres soportan una pesada carga mental que limita su capacidad para desarrollar sus carreras profesionales.Debemos actuar para reducir esta carga si queremos alcanzar una verdadera igualdad”.

El debate dejó en claro que la igualdad de género debe integrarse en todas las etapas de la cadena de valor, desde las materias primas hasta la venta al por menor, para garantizar que las transiciones justas, la diligencia debida en materia de derechos humanos y las relaciones laborales funcionen de manera conjunta para lograr la equidad, la dignidad y la seguridad para todas las personas.

Consolidar el poder sindical a través de las mentorías para mujeres

La sesión sobre mentorías se destacó como uno de los momentos más inspiradores de la conferencia, un ejemplo vivo de cómo la solidaridad entre generaciones y continentes puede traducirse en un poder sindical real.

En esta sesión se reflejó la visión expuesta por primera vez en la Conferencia de Mujeres de 2019: cuando las mujeres crecen gracias a la mentoría, todo el movimiento crece con ellas.

Hubo testimonios impactantes de mentoras y mentoradas que hablaron de cómo la orientación, la paciencia y la confianza pueden transformar la autoconfianza en liderazgo.

Desde Perú, Wendy Carol Carbajal León compartió cómo la mentoría le ayudó a comprender sus derechos y el significado del sindicalismo:

“Estaba empezando a entender lo que significa estar en un sindicato. La mentoría me ayudó a reconocer mis derechos, como el logro de los 90 minutos de tiempo para la lactancia materna, y me dio la fuerza para defenderlos”.

Desde Ghana, Agnes Ama Agamasu describió cómo la experiencia redefinió su papel en el movimiento:

“He aprendido cómo alcanzar mis metas. Ahora soy la mujer más joven de mi sindicato, lo que ha abierto las puertas tanto a hombres como a mujeres jóvenes. Este programa cambió mucho mi vida”.

Joyce Maku Appiah, de Ghana, reflexionó sobre la naturaleza recíproca del proceso:

“Ser mentora me dio estructura.Me di cuenta de que no podía serlo todo para mis mentoradas, la paciencia y la escucha son fundamentales.Una también aprende mucho como mentora”.

Desde Estados Unidos, Nicole Fears y Dee Colbert, de la IAMAW, presentaron el programa de mentoría LEADS del sindicato, basado en el principio de “justicia en el trabajo y servicio a la comunidad”.

“La igualdad de género fortalece nuestro movimiento sindical.No solo pasamos la antorcha, sino que nos iluminamos mutuamente”.

En el debate se reafirmó que la mentoría no es un acto de caridad, sino una estrategia para el empoderamiento colectivo. Abre las puertas al liderazgo femenino, tiende puentes entre generaciones y transforma el crecimiento individual en fortaleza organizacional.

Un movimiento unido en torno a un propósito

La conferencia concluyó con la presentación del borrador de la Hoja de ruta de IndustriALL sobre la igualdad de género para 2025-2029, que establece prioridades claras: aumentar la participación y el liderazgo de las mujeres, lograr el compromiso de los hombres como aliados, alcanzar la igualdad salarial, abordar el trabajo de cuidados no remunerado, eliminar la VABG e integrar enfoques transformadores de género en los procesos de diligencia debida en materia de derechos humanos y de Transición Justa.

La hoja de ruta describe medidas prácticas de sensibilización, capacitación, desarrollo de herramientas y materiales, creación de alianzas y fortalecimiento del seguimiento de los avances en todos los sectores, y servirá de base para que el próximo Comité de Mujeres incorpore sistemáticamente la igualdad de género en las estructuras y políticas de IndustriALL, así como en su Plan de Acción.

En sus palabras de clausura, Ilvana Smajlović habló con emoción y gratitud, reconociendo el valor y la convicción de todas las personas que subieron al escenario. Reflexionó sobre los intensos intercambios del día, que calificó como un momento de fortaleza y vulnerabilidad. Las lágrimas derramadas, dijo, no fueron un signo de debilidad, sino de empatía y propósito compartido.Las mujeres suelen poner a otras personas en primer lugar, pero hay momentos en los que también deben priorizarse a sí mismas, para recuperar fuerzas, liderar y seguir impulsando a los demás.

 

Les syndicats des mines s’engagent à faire front commun pour affronter le capital mondial dans un secteur volatil

Le prix de l’or a rebondi, même si pour leur part les diamants synthétiques érodent l’éclat des pierres précieuses naturelles. L’automatisation et l’intelligence artificielle remodèlent les activités, entraînant des pertes d’emplois et perturbant le travail.

Lors de la Conférence mondiale des mines d’IndustriALL tenue à Sydney, en Australie, le 2 novembre dernier, 200 délégués de 35 pays se sont réunis pour examiner ces évolutions et élaborer des stratégies syndicales. La Conférence se tenait en prélude du 4e Congrès d’IndustriALL qui débutera ce 4 novembre. Les panels ont disséqué des questions cruciales telles que le changement climatique et la transition juste pour les travailleurs, la gouvernance mondiale des minerais et la diligence raisonnable en matière de droits de l’homme (HRDD, pour l’acronyme anglais couramment utilisé) dans les chaînes d’approvisionnement, la responsabilisation des entreprises à travers des campagnes et des défis transversaux tels que la santé et la sécurité au travail (SST) ainsi que les dimensions de genre dans des industries minières en mutation.

Les exposés entendus lors de la conférence ont souligné l’importance de la participation d’IndustriALL au panel des Nations unies sur les minerais essentiels à la transition énergétique, qui recommande l’équité, la transparence, les investissements, la durabilité et la HRDD tout au long de la chaîne de valeur des minerais.

La conférence a abordé le crépuscule du charbon, avec des projections suggérant que près d’un million d’emplois pourraient disparaître d’ici 2050, mais aucun plan exhaustif de redéploiement n’a encore été élaboré. IGBCE a plaidé la nécessité de planifier la fermeture des mines de charbon en s’appuyant sur l’expérience de l’Allemagne, où plus de 600.000 emplois ont été perdus. En Afrique du Sud, 100.000 mineurs des charbonnages risquent de perdre leur emploi sans bénéficier de mesures de reconversion professionnelle, tandis qu’en Colombie, le charbon reste une ressource économique essentielle alors que les mineurs craignent la fermeture imminente de ces mines sans qu’un cadre de transition juste ne soit mis en place.

Cependant, IndustriALL plaide en faveur d’une transition juste fondée sur la prévoyance, avec des politiques préventives visant à atténuer les perturbations, des filets de sécurité sociale solides et des programmes de reconversion innovants menés par les travailleurs. Les emplois verts décents doivent donner la priorité à la sécurité et le dialogue social inclusif doit impliquer les syndicats, les sociétés minières, les gouvernements et les communautés concernées.

En Australie, le lobbying syndical a permis l’adoption de la loi sur l’économie zéro carbone (Net Zero Economy Act), un plan directeur pour la décarbonisation. Contrairement à l’Europe et à d’autres continents, en Afrique du Sud, on ne dispose pas de mécanismes de dialogue social et de codécision. Parmi les autres points forts, citons le programme de perfectionnement et de reconversion professionnelle en Afrique du Sud, la transition juste dans les régions charbonnières d’Indonésie et l’initiative de SINTRACARBÓN sur la transition juste.

“La diversification économique dans le cadre de la transition vers les énergies renouvelables est essentielle et elle doit s’accompagner d’un soutien en termes de ressources, car la plupart des pays du Sud ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour exploiter leurs richesses naturelles et valoriser les ressources de leurs sols indispensables à l’industrialisation, comme le propose la Vision minière africaine”,

a déclaré Kemal Ozkan, Secrétaire général adjoint.

Les hommages rendus aux victimes de la catastrophe du barrage de Brumadinho en 2019 au Brésil ont souligné les dangers d’un encadrement environnemental laxiste, tandis que la privatisation en cours au Chili a engendré la multiplication d’emplois précaires qui érodent la sécurité d’emploi. Des inquiétudes ont été exprimées concernant les résultats désastreux du Brésil en matière de sécurité minière.

Les intervenants ont déclaré que les travailleurs et travailleuses continuaient de subir des atteintes à leurs droits fondamentaux, notamment des mesures antisyndicales, des restrictions à la liberté syndicale et à la négociation collective, ainsi que des décès et des maladies dus à de mauvaises conditions de travail. Les salaires restent dérisoires, en particulier dans les mines du Sud, où les familles vivent dans la précarité. Les travailleuses sont confrontées à la violence et au harcèlement sexistes et il est souhaitable que des campagnes soient lancées en faveur de l’égalité des sexes et de la mise en place d’installations pour les mères qui allaitent.

En outre, les multinationales chinoises violent souvent les droits des travailleurs et ignorent les lois nationales du travail et les normes internationales. La conférence a exhorté les syndicats à élaborer des stratégies pour mettre fin à ces abus.

Il est important de noter que les débats ont souligné que les syndicats luttent vigoureusement contre les violations de ces droits et créent des réseaux de solidarité entre syndicats, allant de réseaux spécifiques à certaines entreprises ciblant les multinationales à des réseaux spécifiques à certaines matières premières. Par exemple, les Métallos USW du Canada et le SVS en Haïti ont coopéré sur les droits des travailleurs de QMM Fort Dauphin.

Les syndicats ont salué l’IRMA (Initiative pour une Certification responsable de l’Exploitation minière) comme le seul cadre accordant une représentation aux travailleurs, ce qui a incité les sociétés minières à développer des alternatives concurrentes, moins rigoureuses et axées sur l’industrie, telles que l’Initiative pour une norme minière consolidée (CSMI). La conférence a examiné comment les normes volontaires pourraient contribuer à combler les lacunes en matière de responsabilité.

Le plan d’action de la conférence trace une voie audacieuse et une feuille de route. Les délégués se sont engagés à renforcer la solidarité entre les mineurs du Nord et du Sud, à amplifier l’inclusion grâce à des initiatives en faveur des femmes actives dans le secteur des mines (“Women in Mining”) et à des programmes pour les jeunes, à favoriser le dialogue avec les groupes autochtones, à partager les meilleures pratiques en matière de santé et de sécurité au travail et à faire pression pour la ratification de la Convention 176 de l’OIT sur la santé et la sécurité dans les mines.

D’autres stratégies visent à lutter contre la précarité et à militer pour les droits des travailleurs, les salaires décents et la coordination avec l’OIT et l’IRMA. Les campagnes de syndicalisation s’étendront aux multinationales, aux régions et aux localités, englobant des sous-secteurs allant du charbon et du minerai de fer à l’or, aux diamants et aux bijoux. Un réseau mondial consacré à l’or, avec Barrick et AngloGold Ashanti, a été lancé.

La diligence raisonnable dans le domaine des minerais critiques sera encouragée, grâce à des formations sur la manière de l’utiliser pour la négociation et la protection des droits. La chaîne d’approvisionnement des batteries reste une priorité, s’appuyant sur la force du secteur automobile pour aider les mineurs. En outre, les syndicats miniers travailleront avec les affiliés du secteur de l’énergie, les entreprises ainsi que les gouvernements et renforceront les réseaux grâce à la recherche et à la mobilisation.

“La démocratie ne se limite pas aux urnes et aux sièges du parlement. Les syndicats l’incarnent sur le lieu de travail et doivent participer à façonner les politiques industrielles afin d’unir les communautés et la classe ouvrière”,

a déclaré Grahame Kelly, Secrétaire général du Syndicat des mines et de l’énergie (MEU).

“Nous avons besoin de pratiques minières responsables et durables et de liens d’approvisionnement responsables pour améliorer la condition des travailleurs et travailleuses, améliorer les moyens de subsistance des communautés, respecter les droits des peuples autochtones et l’environnement. Mais cela ne peut se faire que si les syndicats recrutent dans des chaînes d’approvisionnement où les travailleurs et les droits humains sont respectés”,

a déclaré Glen Mpufane, Directeur d’IndustriALL pour les secteurs minier et DGOJP.

Cathy Drummond, de l’USW, et Stephen Smyth, du MEU, ont été élus à la coprésidence pour les secteurs minier et DGOJP.

Sindicatos mineros se comprometen a actuar solidariamente para plantar cara al capital global en un sector volátil

El precio del oro se ha recuperado, a pesar de que los diamantes sintéticos han restado brillo a las gemas naturales. La automatización y la inteligencia artificial están transformando las operaciones, provocando pérdidas de empleo y alterando el trabajo.

En la conferencia mundial sobre minería de IndustriALL Global Union, celebrada en Sídney, Australia, el 2 de noviembre, se reunieron 200 delegados de 35 países para analizar estos acontecimientos y desarrollar estrategias sindicales. Esta conferencia se enmarca en la preparación del 4.º Congreso de IndustriALL, que comenzará el 4 de noviembre. En las mesas redondas se abordaron cuestiones fundamentales como el cambio climático y una Transición Justa para los trabajadores y trabajadoras, la gobernanza mundial de los minerales y la diligencia debida en materia de derechos humanos (DDDH) en las cadenas de suministro, la responsabilización de las empresas a través de campañas, y los retos transversales, como la salud y la seguridad en el trabajo (SST). Además, se habló de la dimensión de género en los cambios que están experimentando las industrias mineras.

Las ponencias presentadas durante la conferencia destacaron la importancia de la participación de IndustriALL en el panel de la ONU sobre minerales críticos para la transición energética, que recomienda equidad, transparencia, inversión, sostenibilidad y DDDH a lo largo de la cadena de valor de los minerales.

En la conferencia se debatió el ocaso del carbón: las proyecciones sugieren que casi un millón de puestos de trabajo podrían desaparecer para 2050, pero aún no se han definido planes integrales de reconversión. El IGBCE advirtió sobre la necesidad de planificar el cierre de las minas de carbón a partir de la experiencia de Alemania, donde se perdieron más de 600.000 puestos de trabajo. En Sudáfrica, 100.000 mineros del carbón podrían perder sus empleos sin contar con programas de reconversión profesional, mientras que Colombia sigue dependiendo del carbón como recurso económico y los mineros temen el cierre inminente de estas minas sin que exista un marco para una Transición Justa.

Sin embargo, IndustriALL está abogando por una Transición Justa basada en la previsión, acompañada de políticas anticipatorias para mitigar las perturbaciones, redes de protección social sólidas y programas de reconversión profesional innovadores y liderados por los trabajadores y trabajadoras. Los empleos verdes dignos deben dar prioridad a la seguridad, y el diálogo social inclusivo debe involucrar a los sindicatos, las empresas mineras, los Gobiernos y las comunidades.

En Australia, la presión ejercida por los sindicatos logró la aprobación de la Ley de Economía de Cero Emisiones Netas, un plan para la descarbonización. A diferencia de Europa y otros continentes, Australia no cuenta con mecanismos de diálogo social y codeterminación. Otros puntos destacados fueron el programa de perfeccionamiento y reconversión profesional de Sudáfrica, la Transición Justa en las regiones carboníferas de Indonesia y la iniciativa de SINTRACARBON sobre la Transición Justa.

“La diversificación económica en la transición hacia las energías renovables es fundamental, y debe ir acompañada de apoyo en materia de recursos, ya que la mayoría de los países del sur global carecen de la infraestructura necesaria para explotar la riqueza mineral y beneficiarse de los recursos minerales necesarios para la industrialización, tal como propone la Visión Minera Africana”.

afirmó Kemal Özkan, secretario general adjunto.
 
Los homenajes a las víctimas del desastre de la presa de Brumadinho en Brasil en 2019 pusieron de relieve los peligros de una supervisión medioambiental laxa, mientras que la campaña de privatizaciones de la India ha generado un trabajo precario que está erosionando la seguridad de los puestos de trabajo. Se expresó preocupación por los pésimos registros de la India en materia de seguridad minera.

Los ponentes afirmaron que los trabajadores y trabajadoras siguen sufriendo ataques a sus derechos fundamentales, tales como represión sindical, restricciones a la libertad sindical y a la negociación colectiva, además de accidentes fatales y problemas de salud derivados de las malas condiciones laborales. Los salarios siguen siendo de miseria, especialmente en las minas del sur global, donde las familias apenas pueden sobrevivir. Las trabajadoras son víctimas de violencia y acoso por motivos de género, por lo que se deben lanzar campañas en favor de la igualdad de género y la creación de centros de lactancia para las madres.

Por otro lado, las multinacionales chinas están vulnerando sistemáticamente los derechos laborales e ignorando las leyes nacionales y las normas internacionales en materia de trabajo. La conferencia instó a los sindicatos a desarrollar estrategias para frenar estos abusos.

Un aspecto importante que se destacó fue que los sindicatos están luchando enérgicamente contra los abusos y creando redes de solidaridad entre ellos, que van desde las redes específicas de empresas multinacionales hasta las relacionadas con materias primas concretas. Por ejemplo, el sindicato USW, de Canadá, y el SVS, de Madagascar, cooperaron en la defensa de los derechos de los trabajadores de QMM en Fort Dauphin.

Los sindicatos reconocieron a la Iniciativa para el Aseguramiento de la Minería Responsable (IRMA) como el único marco que garantiza la representación de los trabajadores y trabajadoras; aunque impulsó a las empresas mineras a desarrollar alternativas rivales, menos rigurosas e impulsadas por la industria, como la Iniciativa para un Estándar Minero Consolidado (CSMI). Los participantes de la conferencia analizaron cómo las normas voluntarias pueden contribuir a cerrar las brechas en materia de responsabilidad.

El plan de acción adoptado en la conferencia traza un rumbo y una hoja de ruta audaces. Los delegados se comprometieron a reforzar la solidaridad entre los mineros del norte y el sur global, ampliar la inclusión mediante iniciativas para las mujeres en la minería y programas dirigidos a los jóvenes, fomentar el diálogo con los grupos indígenas, compartir las mejores prácticas en materia de SST y presionar para que se ratifique el Convenio 176 de la OIT sobre seguridad y salud en las minas.

Otras estrategias se centran en la precariedad y en la defensa de los derechos laborales, los salarios dignos y la coordinación con la OIT y la IRMA. Las campañas de sindicalización abarcarán diversas multinacionales, regiones y localidades, e incluirán subsectores que van desde el carbón y el mineral de hierro hasta el oro, los diamantes y las joyas. Se ha puesto en marcha una red mundial del oro en la que participan Barrick y AngloGold Ashanti.

Se dará un nuevo impulso a la diligencia debida en materia de minerales críticos ofreciendo capacitación sobre cómo utilizarla en las negociaciones y la protección de los derechos. La cadena de suministro de baterías seguirá siendo una prioridad, y se aprovechará la fortaleza del sector automotor para ayudar a los mineros. Además, los sindicatos mineros colaborarán con afiliados del sector energético, empresas y Gobiernos, y fortalecerán las redes mediante la investigación y la movilización.

“La democracia no se limita a las urnas y los escaños parlamentarios. Los sindicatos la encarnan en los lugares de trabajo, por lo que deben configurar políticas industriales que unan a las comunidades y a la clase trabajadora”,

afirmó Grahame Kelly, secretario general del Sindicato de Minería y Energía (MEU).

“Necesitamos prácticas mineras responsables y sostenibles, así como vínculos de abastecimiento responsables, para mejorar las condiciones laborales y los medios de vida de los trabajadores y sus comunidades, respetar los derechos de los pueblos indígenas y proteger el medioambiente. Pero esto solo será posible si los sindicatos actúan en las cadenas de suministro para garantizar que se respeten los derechos humanos y laborales”,

declaró Glen Mpufane, el director de minería y DGOJP de IndustriALL.

Cathy Drummond, de USW, y Stephen Smyth, del MEU, fueron elegidos copresidentes para las industrias minera y de DGOJP.

Las federaciones sindicales internacionales piden una mayor responsabilidad empresarial en las negociaciones del tratado de la ONU

Tras una década de negociaciones, las federaciones sindicales internacionales acogen con satisfacción la propuesta de la presidencia de redactar nuevamente algunos artículos para regular, en el marco del derecho internacional de los derechos humanos, las actividades de las corporaciones transnacionales y otras empresas. La propuesta demuestra un esfuerzo sincero por desarrollar términos que permitan lograr acuerdos y avanzar de manera constructiva en las negociaciones.

“Es esencial contar con un tratado vinculante de la ONU para garantizar que las empresas multinacionales operen dentro de un marco de justicia y respeto por los derechos humanos. Como hemos dicho tantas veces, los compromisos voluntarios no han logrado proteger a los trabajadores y las comunidades. Necesitamos normas jurídicamente vinculantes que responsabilicen a las empresas en todas sus operaciones globales”,

expresó Atle Høie, el secretario general de IndustriALL.

Las prioridades de los sindicatos en relación con el tratado incluyen:

Luchando contra los abusos de las multinacionales chinas en el auge de los minerales críticos africanos

China, que controla entre el 85 % y el 90 % del refinado de tierras raras, ha invertido miles de millones de dólares en las minas de África Subsahariana a través de su Iniciativa de la Franja y la Ruta, con la que a menudo intercambia infraestructura por materias primas. A cambio, estos minerales abastecen las cadenas de suministro verticales de las fábricas del país asiático. Se han invertido alrededor de 4500 millones de dólares en la extracción de litio.

Frente a esta situación, los afiliados de IndustriALL Global Union en Botsuana, la República Democrática del Congo (RDC), Zambia y Zimbabue están adoptando la diligencia debida en materia de derechos humanos (DDDH) como una de sus estrategias para poner fin a las violaciones de los derechos laborales y humanos. Los sindicatos también han expresado su preocupación por la degradación medioambiental que provoca la extracción de minerales críticos por parte de las multinacionales chinas.

Cuando se habla de abusos, se habla de atentados contra el derecho a afiliarse a sindicatos y a negociar colectivamente, así como de problemas en materia de salud y seguridad, discriminación, racismo, violencia y acoso por motivos de género, condiciones de trabajo precarias y salarios dignos. Por otra parte, los Gobiernos están aplicando de forma laxa las leyes laborales nacionales y las normas internacionales, y la corrupción es un fenómeno habitual. Se han dado casos de agresiones físicas a trabajadores por parte de supervisores chinos en Zimbabue y otros lugares, así como de deterioro medioambiental y contaminación del agua.

Una mesa redonda sobre la cadena de suministro de baterías celebrada en la RDC, que por sí sola suministra más del 70 % del cobalto mundial, exhortó a los sindicatos a crear un organismo de DDDH para poner de relieve los abusos y presionar al Estado para que adopte medidas de protección. En la mina Tenke Fungurume de China Molybdenum, que forma parte de las empresas conjuntas chino-congoleñas, los sindicatos acogieron con satisfacción una próxima auditoría de la Iniciativa para el Aseguramiento de la Minería Responsable, la primera de este tipo para las empresas chinas en el continente. En Zimbabue, el Sindicato de Trabajadores de Diamantes y Minerales Afines está luchando contra la intimidación en las minas de litio de Sinomine en Arcadia y Bikita.

El Sindicato de Mineros de Botsuana afirmó que la mina de cobre Khoemacau, propiedad de MMG, importó mano de obra china para reprimir una huelga por las malas condiciones laborales. En Zambia, el desastre ocurrido en febrero en Sino-Metals Leach, una filial de China Nonferrous Metal Mining Group, puso de relieve los peligros de la negligencia: la ruptura de una represa de relaves provocó el vertido de 1,5 millones de toneladas de desechos ácidos contaminados con cianuro, arsénico y metales pesados en los ríos Mwambashi y Kafue. Los lodos tóxicos, que se extendieron a lo largo de 100 km, mataron peces y ganado, marchitaron plantaciones de maíz y maní, y envenenaron el agua de los 700.000 habitantes de Kitwe, lo que provocó la prohibición de la pesca y cortes en el suministro. Se han registrado enfermedades a corto plazo, como dolores de cabeza y diarrea, mientras que los riesgos para la salud a largo plazo incluyen fallos orgánicos y defectos congénitos. El Sindicato de Mineros de Zambia está haciendo campaña para que se indemnice a la comunidad y los habitantes están llevando a Sino-Metals ante la justicia.

“La DDDH en las minas de las multinacionales chinas es fundamental, ya que se trata de una estrategia inclusiva que protege a los trabajadores y las comunidades, exige a los Gobiernos que rindan cuentas y establece medidas correctivas”,

expresó Glen Mpufane, director del sector de minería y diamantes de IndustriALL.

La DDDH en las minas de las multinacionales chinas es uno de los temas que se debatirán en la conferencia mundial sobre minería que se celebrará en Sídney, Australia, el 2 de noviembre.

Organizándonos para un futuro justo: los trabajadores y trabajadoras deben dar forma al cambio

Por Atle Høie, el secretario general de IndustriALL Global Union

En unos días, más de mil delegados sindicales de todas partes del mundo se reunirán en Sídney para celebrar el 4.º Congreso de IndustriALL Global Union. Juntos, marcaremos el rumbo para los próximos cuatro años bajo el lema “Organizándonos para un futuro justo”.

Nuestro Congreso se celebrará en un momento crítico. Los trabajadores y trabajadoras de todo el mundo se ven afectados por crisis convergentes: la creciente desigualdad, la emergencia climática, la disrupción digital y la creciente concentración del poder corporativo. En medio de todos estos cambios, nuestra misión nunca ha sido más clara: defender los derechos laborales y construir un futuro equitativo, democrático y justo.

Nuestra fuerza colectiva, basada en la unidad y la solidaridad, nos da el poder para plantar cara al capital global y luchar por un nuevo modelo de globalización que priorice a las personas sobre las ganancias.

Defender los derechos, construir poder

En el centro de la identidad de IndustriALL se encuentra nuestra tarea más fundamental: organizar a los trabajadores y trabajadoras y defender su derecho a formar sindicatos y afiliarse a ellos. Ahí es donde comienza el poder real. Cuando los trabajadores y trabajadoras se organizan sindicalmente, hacen algo más que negociar mejores salarios y lugares de trabajo más seguros. Crean un sentido de pertenencia. Construyen orgullo y propósito. Transforman el miedo en fuerza.

Organizarnos para un futuro justo es más que solo un lema: es nuestro compromiso. Seguiremos construyendo un movimiento global que conecte nuestras luchas y logre justicia a través de la unidad.

De las promesas voluntarias a los derechos vinculantes

Durante demasiado tiempo, las empresas multinacionales se han escondido detrás de códigos de conducta voluntarios. Recurren a declaraciones grandilocuentes e informes edulcorados para enmascarar la explotación, mientras que los trabajadores y trabajadoras siguen enfrentándose a salarios de miseria, condiciones inseguras y represión.

Sabemos que los compromisos voluntarios no son suficientes. Sin una aplicación eficaz, los derechos siguen siendo solo palabras sobre el papel. Es por eso que las leyes de diligencia debida en materia de derechos humanos y los acuerdos jurídicamente vinculantes son cruciales. IndustriALL ha demostrado que funcionan. Nuestros acuerdos globales con H&M y ASOS, y el Acuerdo Internacional sobre Salud y Seguridad, han salvado vidas y mejorado los estándares a lo largo de las cadenas de suministro.

Debemos seguir avanzando a partir de estos éxitos. Es hora de ir más allá de las iniciativas voluntarias y exigir derechos vinculantes y exigibles para los trabajadores y trabajadoras de todo el mundo.

Digitalización: la tecnología debe estar al servicio de las personas

La automatización, la inteligencia artificial y la gestión algorítmica están transformando la industria más rápido de lo que cualquiera de nosotros podría haber imaginado. En muchos lugares de trabajo, el personal no es gestionado por humanos, sino por datos. Los algoritmos deciden los turnos, supervisan el rendimiento e incluso influyen en quién se queda y quién se va.

Con demasiada frecuencia, estos sistemas son opacos e injustos. Los Gobiernos se están quedando atrás. Solo unos pocos convenios colectivos abordan la IA directamente. Mientras tanto, los beneficios de las empresas aumentan y los trabajadores y trabajadoras son objeto de vigilancia, inseguridad y discriminación.

Es por ello que IndustriALL ha publicado un documento de política exhaustivo sobre la inteligencia artificial, un plan de acción sobre cómo pueden responder los sindicatos a esta tecnología y garantizar que se rija por la equidad, la transparencia y la rendición de cuentas.

Nuestra responsabilidad es clara: asegurarnos de que la tecnología esté al servicio de las personas, y no al revés. A través de la negociación colectiva, debemos garantizar la transparencia, la dignidad y el control por parte de los trabajadores y trabajadoras en la era digital.

Una Transición Justa para las personas y el planeta

El cambio hacia industrias sostenibles es esencial para la supervivencia de nuestro planeta. Pero solo tendrá éxito si es justo. Una transición verde basada en la pérdida de puestos de trabajo de calidad y la destrucción de las comunidades no puede ser justa.

Una Transición Justa debe proteger tanto a las personas como al planeta. Debe estar impulsada por el diálogo social, la negociación colectiva y la inversión pública. Debe crear nuevas oportunidades, no sacrificar las antiguas. Los trabajadores y trabajadoras deben tener voz y voto en la transformación de las industrias. Porque cuando ellos lideran, la transición se vuelve verdaderamente justa.

Unidos por un futuro justo

Nos reunimos en Sídney con un propósito común. Los retos que nos esperan son enormes, pero también lo es nuestra fuerza. El futuro del trabajo, de la industria y de nuestro planeta dependerá de las decisiones que tomemos ahora.

Organizarnos para un futuro justo es más que el lema de nuestro Congreso. Es lo que somos. Es nuestro compromiso de que los trabajadores y trabajadoras, unidos, marcarán el curso de la historia. Porque cuando estamos unidos, no hay fuerza más poderosa que la solidaridad.