{"id":148900,"date":"2018-04-24T20:03:19","date_gmt":"2018-04-24T20:03:19","guid":{"rendered":"https:\/\/admin.industriall-union.org\/enquete-tentatives-de-casse-syndicale-les-affilies-d-industriall-assieges\/"},"modified":"2025-02-04T09:59:12","modified_gmt":"2025-02-04T09:59:12","slug":"enquete-tentatives-de-casse-syndicale-les-affilies-d-industriall-assieges","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/admin.industriall-union.org\/fr\/enquete-tentatives-de-casse-syndicale-les-affilies-d-industriall-assieges\/","title":{"rendered":"ENQU\u00caTE: Tentatives de casse syndicale, les affili\u00e9s d\u2019IndustriALL assi\u00e9g\u00e9s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Texte:<\/strong> Leonie Guguen<\/p><p><strong>La r\u00e9pression syndicale est symptomatique des in\u00e9galit\u00e9s mondiales croissantes et de la cupidit\u00e9 des entreprises. On ne s&rsquo;\u00e9tonnera pas que des forces mondialis\u00e9es cherchent \u00e0 d\u00e9truire les syndicats, qui sont acteurs \u00e9conomiques dans la redistribution des richesses du capital vers le monde du travail. Les affili\u00e9s d&rsquo;IndustriALL Global Union ne connaissent que trop bien ces attaques.<\/strong><\/p><h2>\u00c9tats-Unis<\/h2><p>Lorsque l&rsquo;affili\u00e9 d&rsquo;IndustriALL, les M\u00e9tallos USW, a introduit une demande de scrutin pour Kumho Tire aux \u00c9tats-Unis, l&rsquo;entreprise a imm\u00e9diatement lanc\u00e9 une campagne pour d\u00e9molir les chances des travailleurs et travailleuses d&rsquo;obtenir une repr\u00e9sentation syndicale, ce qui est typique dans le sud des \u00c9tats-Unis.<\/p><p>Kumho Tire, \u00e0 Macon, en Georgie, qui fournit des pneus \u00e0 des constructeurs automobiles, dont Chrysler, Hyundai et Kia, a fait appel \u00e0 une firme de consultance, RoadWarrior Productions, lui versant au moins 300.000 dollars, pour envoyer sept personnes \u00e0 plein temps \u00e0 l&rsquo;usine afin de casser du syndicat.<\/p><p>Kumho Tire a mis en ligne un site anti-syndical o\u00f9 figurait un message du maire de Macon exhortant les travailleurs et travailleuses \u00e0 voter contre le syndicat. Ce site a depuis \u00e9t\u00e9 retir\u00e9.<\/p><p>Les travailleurs et travailleuses \u00e9taient forc\u00e9s \u00e0 participer quotidiennement \u00e0 des r\u00e9unions qui duraient plusieurs heures, o\u00f9 les cadres leur disaient que l&rsquo;usine nouvellement ouverte serait oblig\u00e9e de fermer si le vote \u00e9tait en faveur du syndicat. La multinationale cor\u00e9enne est actuellement sous contr\u00f4le d&rsquo;un comit\u00e9 de cr\u00e9anciers chapeaut\u00e9 par la banque \u00e9tatis\u00e9e Korea Development Bank, et la direction de l&rsquo;usine a insist\u00e9 sur la chose pour jouer sur les peurs des salari\u00e9s.<\/p><p>Les travailleurs et travailleuses ont \u00e9t\u00e9 \u00e9galement amen\u00e9s \u00e0 participer \u00e0 des r\u00e9unions en face \u00e0 face : &ldquo;Nous avons un enregistrement o\u00f9 un des responsables des ressources humaines de l&rsquo;entreprise menace de la perte de clients et de la fermeture de l&rsquo;usine en cas de syndicalisation. Nous avons \u00e9galement des t\u00e9moins qui sont pr\u00eats \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter qu&rsquo;on leur a signifi\u00e9 en face-\u00e0-face que s&rsquo;ils soutenaient le syndicat, ils seraient mis dehors,&rdquo; a indiqu\u00e9 un porte-parole des M\u00e9tallos USW.<\/p><p><strong>Avant cette campagne effr\u00e9n\u00e9e et anxiog\u00e8ne d&rsquo;intimidation \u00e0 l&rsquo;usine de Macon, 80% des salari\u00e9s de Kumho Tire avaient sign\u00e9 une carte indiquant vouloir un syndicat. Lorsque le vote a eu lieu les 12 et 13 octobre 2017, l&rsquo;USW a perdu le scrutin par 28 voix (164 \u00e0 136), une chute de 34% par rapport aux intentions de vote favorables au syndicat.<\/strong><\/p><p>Non content du r\u00e9sultat du scrutin, Kumho Tire a ensuite mis \u00e0 pied Mario Smith, un des leaders de la campagne de syndicalisation, quelques jours \u00e0 peine apr\u00e8s le vote. Les M\u00e9tallos USW ont r\u00e9pliqu\u00e9 en d\u00e9posant une plainte pour pratique de travail in\u00e9quitable aupr\u00e8s de l&rsquo;autorit\u00e9 comp\u00e9tente, la NLRB. Si elle aboutit, le scrutin pourrait \u00eatre refait ou l&rsquo;entreprise recevoir l&rsquo;ordre de n\u00e9gocier avec le syndicat.<\/p><p>Il est bon de noter que pratiquement l&rsquo;ensemble des 3.700 salari\u00e9s de Kumho Tire en Cor\u00e9e du Sud sont syndiqu\u00e9s par l&rsquo;affili\u00e9 d&rsquo;IndustriALL, le Syndicat cor\u00e9en des m\u00e9tallurgistes.<\/p><p>Aux \u00c9tats-Unis, la discrimination anti-syndicale est monnaie courante dans les \u00c9tats du sud, m\u00eame aupr\u00e8s d&rsquo;entreprises qui, normalement, s&rsquo;engagent dans le dialogue social, comme Nissan, Boeing ou Airbus. Le constructeur automobile allemand Volkswagen, qui a de bonnes relations avec les syndicats dans son pays d&rsquo;origine, r\u00e9siste activement aux lois des \u00c9tats-Unis pour emp\u00eacher les salari\u00e9s de se syndiquer dans son usine de Chattanooga, au Tennessee. Les accords-cadres mondiaux d&rsquo;IndustriALL aussi bien avec Volkswagen qu&rsquo;avec Airbus ont eu peu d&rsquo;influence aux \u00c9tats-Unis.<\/p><h2>Cor\u00e9e du Sud<\/h2><p>Les compagnies sud-cor\u00e9ennes sont bien connues pour leurs activit\u00e9s anti-syndicales \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, mais cette attitude, en Cor\u00e9e, est bien ancr\u00e9e et rude. <strong>Han Sang-gyun, Pr\u00e9sident de la Conf\u00e9d\u00e9ration cor\u00e9enne des syndicats (KCTU) est emprisonn\u00e9 depuis d\u00e9cembre 2015 et l&rsquo;ancienne Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale de la KCTU, Lee Young-joo, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 en janvier 2018 et est maintenant emprisonn\u00e9e dans le m\u00eame centre de d\u00e9tention de S\u00e9oul.&nbsp;<\/strong><\/p><p>La Camarade Lee avait cherch\u00e9 refuge dans les locaux de la KCTU depuis deux ans, apr\u00e8s qu&rsquo;un mandat d&rsquo;arr\u00eat avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9livr\u00e9 contre elle pour son r\u00f4le dans l&rsquo;organisation des mobilisations populaires de masse du 14 novembre 2015, contre la nature r\u00e9pressive des r\u00e9formes du travail du pr\u00e9c\u00e9dent gouvernement.<\/p><p>Alors que des mobilisations de la part d&rsquo;une large alliance entre syndicats et soci\u00e9t\u00e9 civile sont parvenues \u00e0 faire tomber la Pr\u00e9sidente Park en mars 2017, Lee et Han Sang-gyun ne figurent pas parmi les nombreux milliers de personnes amnisti\u00e9es par la nouvelle administration du Pr\u00e9sident Moon Jae-in.<\/p><p>IndustriALL a \u00e9t\u00e9 rendre visite \u00e0 Han et Lee \u00e0 plusieurs reprises depuis 2015 dans le cadre de sa solidarit\u00e9 internationale avec le mouvement syndical sud-cor\u00e9en.<\/p><p>En avril 2017, le Groupe de Travail de l&rsquo;ONU sur la D\u00e9tention arbitraire a pris en consid\u00e9ration le cas de Han et Lee et rappel\u00e9 au gouvernement cor\u00e9en qu&rsquo;il a &ldquo;la responsabilit\u00e9, y compris dans le contexte de manifestations pacifiques, d&rsquo;emp\u00eacher les arrestations et d\u00e9tentions arbitraires et a appel\u00e9 les \u00c9tats \u00e0 \u00e9viter en toute circonstance l&rsquo;abus de poursuites judiciaires&rdquo;.<\/p><p>En plus de celles des autorit\u00e9s, les syndicats de Cor\u00e9e doivent faire face en permanence aux attaques brutales sur les droits des travailleurs de la part des toutes puissantes entreprises familiales du pays (connues sous l&rsquo;appellation chaebols), comme Hyundai et Samsung.&nbsp;<\/p><h2>Alg\u00e9rie<\/h2><p><strong>Certains gouvernements ne se soucient gu\u00e8re des conventions internationales du travail destin\u00e9es \u00e0 prot\u00e9ger les droits syndicaux, m\u00eame si leur pays les a ratifi\u00e9es. L&rsquo;Alg\u00e9rie a sign\u00e9 la Convention 87 de l&rsquo;Organisation internationale du Travail (OIT) sur la libert\u00e9 syndicale et la Convention 98 sur le droit d&rsquo;organisation et de n\u00e9gociation collective en 1962.<\/strong><\/p><p>Et pourtant, une puissante alliance entre gouvernement, entreprise et magistrature semble d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 \u00e9craser les syndicats ind\u00e9pendants, y compris le SNATEGS, affili\u00e9 \u00e0 IndustriALL. Le SNATEGS, qui repr\u00e9sente plus de 30.000 salari\u00e9s de la compagnie \u00e9tatique du gaz et de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, Sonelgaz, a vu ses revendications en vue de meilleurs salaires et conditions de sant\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 rencontrer des repr\u00e9sailles extraordinaires.<\/p><p>Depuis son enregistrement en 2013, le SNATEGS et ses dirigeants ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 une oppression et une pers\u00e9cution judiciaire croissantes. En d\u00e9cembre 2016, le Pr\u00e9sident du SNATEGS, Raouf Mellal, qui avait \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9 par Sonelgaz pour ses activit\u00e9s syndicales, a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 par d\u00e9faut \u00e0 six mois de prison apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 lanceur d&rsquo;alerte \u00e0 propos de surfacturations illicites de huit millions de consommateurs sur une p\u00e9riode de dix ans.<\/p><p>Cinq mois plus tard, le Ministre du Travail a retir\u00e9 l&rsquo;agr\u00e9ment du SNATEGS, \u00e0 peine quelques jours avant une gr\u00e8ve nationale des travailleurs et travailleuses de Sonelgaz. Dans un courrier dat\u00e9 du 16 mai 2017, le Ministre indiquait que le syndicat ne s&rsquo;\u00e9tait pas conform\u00e9 \u00e0 la Loi 90-14\/1990, sans en pr\u00e9ciser de quelle mani\u00e8re. Il y \u00e9tait \u00e9galement dit que Mellal avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9mis de ses fonctions de pr\u00e9sident du syndicat.<\/p><p>Il a depuis \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 un total de 17 mois de prison et \u00e0 des amendes d&rsquo;un \u00e9quivalent de 10.000 euros (12.300 dollars), sur base d&rsquo;une kyrielle de charges fallacieuses. Il n&rsquo;est pas d\u00e9tenu pour l&rsquo;instant et a fait appel.<\/p><p>Cette pers\u00e9cution judiciaire s&rsquo;est \u00e9tendue \u00e0 d&rsquo;autres membres du SNATEGS. Le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral, d&rsquo;autres hauts responsables du syndicat et m\u00eame l&rsquo;avocat repr\u00e9sentant le SNATEGS font maintenant face \u00e0 des accusations bidons.<\/p><p>Des forces de s\u00e9curit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 employ\u00e9es \u00e0 de nombreuses reprises pour emp\u00eacher le syndicat d&rsquo;organiser des rassemblements. Le 20 janvier de cette ann\u00e9e, environ 10.000 policiers ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s pour arr\u00eater un rassemblement pacifique organis\u00e9 par le SNATEGS dans la capitale Alger. Ils ont arr\u00eat\u00e9 quelque 1.000 personnes soup\u00e7onn\u00e9es d&rsquo;\u00eatre des manifestants, qui ont \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9es en autocar vers un endroit \u00e9loign\u00e9 et priv\u00e9es d&rsquo;eau et de nourriture pendant dix heures. Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont confisqu\u00e9 leurs t\u00e9l\u00e9phones et effac\u00e9 les photos du rassemblement, ainsi que toute preuve de la r\u00e9pression polici\u00e8re qui avait eu lieu. Selon le SNATEGS, des manifestantes ont \u00e9t\u00e9 sexuellement harcel\u00e9es et d&rsquo;autres syndicalistes ont \u00e9t\u00e9 agress\u00e9s physiquement.<\/p><p>Les F\u00e9d\u00e9rations syndicales internationales IndustriALL, UITA, ISP ainsi que la CSI ont \u00e9crit au Ministre alg\u00e9rien du travail, Mourad Zemali, pour condamner le traitement r\u00e9serv\u00e9 aux manifestants, qui \u00e9taient constitu\u00e9s d&rsquo;un m\u00e9lange de syndicalistes et de sympathisants de la cause des travailleurs, issus de la soci\u00e9t\u00e9 civile.<\/p><p>En f\u00e9vrier 2018, une mission de contact direct de l&rsquo;OIT en Alg\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9e \u00e0 la suite du refus du gouvernement de l&rsquo;autoriser \u00e0 rencontrer des syndicats ind\u00e9pendants.<\/p><h2>Bangladesh<\/h2><p>En d\u00e9cembre 2016, le gouvernement du Bangladesh a pris pr\u00e9texte de gr\u00e8ves sauvages de travailleurs et travailleuses de la confection qui revendiquaient de meilleurs salaires pour lancer une importante r\u00e9pression sur les syndicats du secteur. Trente-cinq leaders syndicaux et travailleurs de la confection ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s et d\u00e9tenus arbitrairement pendant plusieurs semaines. Des locaux syndicaux dans toutes les zones de production de v\u00eatements autour de la capitale Dacca ont \u00e9t\u00e9 ferm\u00e9s et vandalis\u00e9s par les autorit\u00e9s. L&rsquo;Association des fabricants et exportateurs de v\u00eatements du Bangladesh (BGMEA) a suspendu la production dans 59 usines et plus de 1.600 travailleurs et travailleuses ont \u00e9t\u00e9 suspendus. La police a engag\u00e9 des poursuites contre 600 travailleurs et leaders syndicaux.<\/p><p>Cette attaque g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e contre les syndicats a rencontr\u00e9 une ferme r\u00e9plique de la part du mouvement syndical. IndustriALL a mobilis\u00e9 une campagne de solidarit\u00e9 internationale sous le hashtag #EveryDayCounts, soutenue par UNI Global Union et les affili\u00e9s du monde entier.<\/p><p>Des centaines de photos ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es partout dans le monde sur les m\u00e9dias sociaux et des syndicats de plus de 20 pays ont envoy\u00e9 des courriers au Premier Ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, pour appeler \u00e0 la lib\u00e9ration des d\u00e9tenus. Les syndicats ont manifest\u00e9 et rendu visite aux ambassades du Bangladesh dans plus de 16 villes, tandis qu&rsquo;une campagne de LabourStart en faveur de la lib\u00e9ration des militants emprisonn\u00e9s a r\u00e9colt\u00e9 plus de 10.000 signatures.<\/p><p>Finalement, le 23 f\u00e9vrier 2017, apr\u00e8s deux mois de captivit\u00e9, un accord tripartite a \u00e9t\u00e9 conclu entre le Conseil d&rsquo;IndustriALL pour le Bangladesh, le Minist\u00e8re du travail et la BGMEA, permettant la lib\u00e9ration des syndicalistes et travailleurs de la confection arr\u00eat\u00e9s et toutes les charges contre eux ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es.<\/p><p><strong>Cependant, en d\u00e9pit de cette avanc\u00e9e, les relations entre les propri\u00e9taires d&rsquo;usine, le gouvernement et les syndicats du secteur de la confection du Bangladesh restent sur le fil du rasoir. \u00c0 peine six mois apr\u00e8s la lib\u00e9ration des syndicalistes, 50 travailleurs et travailleuses de la confection ont \u00e9t\u00e9 rudement pass\u00e9s \u00e0 tabac par des hommes de main pour avoir pris part \u00e0 une manifestation contre un fabricant de sweaters, Haesong. La gr\u00e8ve et le sit-in devant le si\u00e8ge de cette compagnie \u00e0 capitaux cor\u00e9ens \u00e0 Hizalhati, Gazipur, \u00e9taient organis\u00e9s par l&rsquo;affili\u00e9 d&rsquo;IndustriALL, la F\u00e9d\u00e9ration nationale des travailleurs de la confection (NGWF).<\/strong><\/p><p>Parmi les personnes bless\u00e9es figuraient deux femmes qui se trouvent \u00eatre la pr\u00e9sidente et la vice-pr\u00e9sidente du syndicat. Un recruteur syndical de la NGWF a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 pour n&rsquo;\u00eatre lib\u00e9r\u00e9 que de nombreuses heures plus tard. En d\u00e9pit de multiples sollications, la police locale a refus\u00e9 de prendre les plaintes des travailleurs et travailleuses \u00e0 propos de l&rsquo;enl\u00e8vement et des attaques.<\/p><p><strong>C&rsquo;est cette impunit\u00e9 qui rend la syndicalisation p\u00e9rilleuse au Bangladesh.<\/strong>&nbsp;<\/p><h2>Philippines<\/h2><p><strong>Les personnes qui travaillent au sein de cha\u00eenes d&rsquo;approvisionnement complexes sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux violations de leurs droits, \u00e0 une mauvaise sant\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 et aux bas salaires. Il est difficile de faire rendre des comptes pour ce qui constitue une main d&rsquo;\u0153uvre cach\u00e9e des multinationales et les syndicats sont rarement les bienvenus.<\/strong><\/p><p>Furukawa Automotive Systems, une compagnie \u00e0 capitaux japonais pr\u00e9sente aux Philippines, fabrique des pi\u00e8ces pour d&rsquo;importantes marques automobiles comme Toyota, Suzuki et Nissan, au d\u00e9part de son usine de Lipa, au sud de Manille.<\/p><p>Les travailleurs et travailleuses de Furukawa ont emport\u00e9 une victoire en janvier de cette ann\u00e9e en votant \u00e0 une large majorit\u00e9 en faveur d&rsquo;une repr\u00e9sentation par une section de l&rsquo;affili\u00e9 d&rsquo;IndustriALL, l&rsquo;Alliance des m\u00e9tallurgistes des Philippines (PMA). Pr\u00e8s de 1.500 travailleurs et travailleuses sur un total de 5.000, ont vot\u00e9 en faveur du syndicat, dont plus de 50% d\u00e9pendent d&rsquo;agences de recrutement ou sont temporaires.<\/p><p>Ce combat pour la reconnaissance syndicale chez Furukawa a \u00e9t\u00e9 gagn\u00e9 avec le soutien de syndicats emmen\u00e9s par la PMA, le Conseil des syndicats de m\u00e9tallurgistes du Japon, ainsi que des f\u00e9d\u00e9rations syndicales internationales et autres organisations.<\/p><p><strong>Cependant, et en d\u00e9pit du fait que la PMA a emport\u00e9 le scrutin pour sa certification, l&rsquo;anti-syndicalisme est toujours pr\u00e9sent dans l&rsquo;entreprise. <\/strong>Un autre syndicat, soutenu par l&rsquo;entreprise, retarde le processus de n\u00e9gociation collective en se portant devant le tribunal du travail pour pr\u00e9tendre qu&rsquo;il a \u00e9galement des membres chez Furukawa. Tant que l&rsquo;intervention de ce syndicat n&rsquo;est pas r\u00e9solue, il ne peut y avoir de n\u00e9gociations en vue d&rsquo;une convention collective de travail.<\/p><h2>Colombie<\/h2><p><strong>Comme les Philippines, la Colombie est reprise par la CSI dans le top 10 des pires pays en termes de droits des travailleurs, ce qui donne un terreau favorable pour que les entreprises s&rsquo;en prennent aux syndicats.<\/strong><\/p><p>TuboCaribe, qui appartient \u00e0 la multinationale de la sid\u00e9rurgie Tenaris, fabrique des tubes en acier dans son usine de Cartagena, un port sur les Cara\u00efbes. Apr\u00e8s avoir refus\u00e9 de signer une nouvelle convention collective avec les travailleurs, TuboCaribe a mis \u00e0 pied \u00e0 la fois le pr\u00e9sident et le vice-pr\u00e9sident du Syndicat des travailleurs de Tenaris en Colombie (Sintratucar), en d\u00e9cembre 2017. TuboCaribe a ensuite refus\u00e9 de reprendre vingt jeunes qui fonctionnaient selon un contrat renouvelable tous les six mois, apr\u00e8s leur ralliement au syndicat.<\/p><p>Ceci a amen\u00e9 100 autres travailleurs et travailleuses \u00e0 quitter le Sintratucar par crainte de perdre leur emploi. Leurs contrats ont, eux, \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9s.<\/p><p>&ldquo;La raison de ma mise \u00e0 pied est la formation du syndicat,&rdquo; a indiqu\u00e9 le pr\u00e9sident du Sintratucar, Walberto Marrugo. &ldquo;Tenaris ne respecte pas la libert\u00e9 syndicale. Nous essayons de faire annuler les mises \u00e0 pied par le syst\u00e8me judiciaire, mais nous irons devant un tribunal arbitral et m\u00e8nerons d&rsquo;autres actions si n\u00e9cessaire.&rdquo;<\/p><p>En apprenant ces licenciements, le R\u00e9seau syndical mondial d&rsquo;IndustriALL pour Tenaris\/Ternium a lanc\u00e9 une campagne en soutien aux travailleurs, travailleuses et leaders syndicaux mis \u00e0 pied. Le Sintratucar a tenu une s\u00e9rie de manifestations et un rassemblement de masse devant l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;usine le 17 d\u00e9cembre. Ce rassemblement appelait tous les travailleurs du monde \u00e0 accentuer leur pression sur l&rsquo;entreprise en rejoignant une campagne sur Facebook. Le Sintratucar a \u00e9galement demand\u00e9 \u00e0 tous les salari\u00e9s de Tenaris de prendre des vid\u00e9os pour illustrer les activit\u00e9s anti-syndicales de l&rsquo;entreprise et pour exiger la r\u00e9int\u00e9gration des travailleurs et travailleuses licenci\u00e9s.<\/p><p>Apr\u00e8s une action en justice du syndicat, une instance municipale de Cartagena a ordonn\u00e9 \u00e0 TuboCaribe de r\u00e9int\u00e9grer le vice-pr\u00e9sident du Sintratucar, Jairo del Rio, faisant \u00e9tat qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de motif valable pour qu&rsquo;il soit mis fin \u00e0 son contrat. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une victoire cl\u00e9, mais le pr\u00e9sident Walberto Marrugo et les autres jeunes travailleurs et travailleuses se battent toujours pour leur emploi.<\/p><h2>Russie<\/h2><p><strong>Une r\u00e9cente d\u00e9cision d&rsquo;un tribunal russe de dissoudre l&rsquo;Association interr\u00e9gionale russe des syndicats ouvriers (ITUWA) est d\u00e9crite comme un coup s\u00e9rieux port\u00e9 aux syndicats ind\u00e9pendants en Russie.<\/strong><\/p><p>Le 10 janvier 2018, un tribunal local de Saint-P\u00e9tersbourg a jug\u00e9 que l&rsquo;affili\u00e9 d&rsquo;IndustriALL ITUWA devait \u00eatre dissout en invoquant le fait qu&rsquo;il avait men\u00e9 des activit\u00e9s politiques et re\u00e7u des fonds de l&rsquo;\u00e9tranger.<\/p><p>L&rsquo;ITUWA rassemble 4.000 travailleurs et travailleuses de l&rsquo;automobile et d&rsquo;autres secteurs. Selon le bureau du procureur, la d\u00e9cision se fonde sur le soutien solidaire de l&rsquo;ITUWA \u00e0 des chauffeurs routiers qui protestaient contre l&rsquo;augmentation des taxes et la critique des politiques socio-\u00e9conomiques du gouvernement sur son site internet.<\/p><p>Le tribunal a \u00e9galement ajout\u00e9 la nature inter-sectorielle des effectifs et activit\u00e9s du syndicat parmi les motivations de sa d\u00e9cision, tout comme le fait d&rsquo;avoir re\u00e7u des fonds \u00e9trangers pour prendre part \u00e0 un atelier avec IndustriALL.<\/p><p>Huit affili\u00e9s d&rsquo;IndustriALL en Russie ont publi\u00e9 une d\u00e9claration conjointe pour d\u00e9fendre l&rsquo;ITUWA, qui a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e \u00e0 la Douma, au bureau du Procureur, \u00e0 la pr\u00e9sidence de la Cour Supr\u00eame et au Pr\u00e9sident russe. Elle dit :<\/p><p>&ldquo;La d\u00e9cision du tribunal de la ville de Saint-P\u00e9tersbourg, de notre point de vue, non seulement viole de mani\u00e8re flagrante les droits des travailleurs et leurs syndicats \u00e0 repr\u00e9senter leurs int\u00e9r\u00eats mais d\u00e9place \u00e9galement la r\u00e9glementation des activit\u00e9s syndicales en Russie en dehors des cadres juridiques national et international.&rdquo;<\/p><p>L&rsquo;ITUWA a fait appel devant la Cour Supr\u00eame de Russie et se pr\u00e9pare \u00e0 de nouveaux proc\u00e8s.<\/p><h2>C\u00f4te d&rsquo;Ivoire<\/h2><p>Peu de temps apr\u00e8s que le groupe \u00e9nerg\u00e9tique marocain Akwa a acquis une participation de 80% dans la compagnie de distribution de carburants ivoirienne Klenzi en d\u00e9cembre 2014, les travailleurs et travailleuses ont commenc\u00e9 \u00e0 ressentir toute la port\u00e9e de ses politiques anti-syndicales.<\/p><p><strong>Klenzi a montr\u00e9 un total manque de respect pour les l\u00e9gislations du travail, pour l&rsquo;inspectorat du travail et pour le Minist\u00e8re du Travail de C\u00f4te d&rsquo;Ivoire en essayant d&rsquo;\u00e9vincer l&rsquo;affili\u00e9 d&rsquo;IndustriALL du secteur de l&rsquo;\u00e9nergie, le SYNTEPCI.&nbsp;<\/strong><\/p><p>Les ennuis ont commenc\u00e9 en septembre 2015, lorsque Klenzi a refus\u00e9 d&rsquo;autoriser les \u00e9lections des repr\u00e9sentants des travailleurs parce que cela signifiait devoir se procurer une liste de candidats de la part du SYNTEPCI et ainsi reconna\u00eetre sa pr\u00e9sence au sein de l&rsquo;entreprise. Au bout du compte, \u00e0 l&rsquo;issue d&rsquo;une r\u00e9union d&rsquo;arbitrage organis\u00e9e par l&rsquo;inspectorat du travail en mai 2017, le PDG de Klenzi, Ali Boutaleb, en a refus\u00e9 le proc\u00e8s-verbal.<\/p><p>Ensuite, les travailleurs et travailleuses ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 toutes sortes de menaces et de harc\u00e8lement pour les intimider et leur faire quitter le SYNTEPCI. Apr\u00e8s que trois salari\u00e9s ont refus\u00e9 de dresser une liste de travailleurs \u00e0 cibler, le PDG a lui-m\u00eame \u00e9crit aux salari\u00e9s le 5 juillet 2017 pour leur demander de renoncer \u00e0 leur affiliation au SYNTEPCI. Il est rapidement apparu que l&rsquo;entreprise for\u00e7ait ses salari\u00e9s \u00e0 signer une lettre sous la contrainte, ce qui a conduit le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du SYNTEPCI, Jeremy Wondje, \u00e0 d\u00e9poser une plainte en urgence aupr\u00e8s de l&rsquo;inspectorat du travail.<\/p><p>L&rsquo;inspectorat du travail a convoqu\u00e9 une r\u00e9union entre les parties le 3 ao\u00fbt, mais la direction de Klenzi ne s&rsquo;y est pas pr\u00e9sent\u00e9e. Les travailleurs qui s&rsquo;y sont rendus ont re\u00e7u des avertissements \u00e9crits pour avoir quitt\u00e9 leur poste de travail sans permission.<\/p><p>\u00c0 l&rsquo;issue de constantes intimidations, un des dix travailleurs qui avait refus\u00e9 de signer la lettre de d\u00e9mission du SYNTEPCI a envoy\u00e9 un texto \u00e0 ses coll\u00e8gues pour leur r\u00e9v\u00e9ler qu&rsquo;il avait pli\u00e9 sous la pression, leur disant : &ldquo;Hello camarades, vraiment je suis un faible, je ne pouvais plus tenir. J&rsquo;ai sign\u00e9. Mes excuses.&rdquo;<\/p><p><strong>Sur les neuf salari\u00e9s restants qui ont refus\u00e9 de signer la lettre pour renoncer \u00e0 leur affiliation au SYNTEPCI, huit ont \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s.<\/strong><\/p><p>Comme la secr\u00e9taire du PDG a elle aussi refus\u00e9 de signer, elle a \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9e travailler comme pompiste \u00e0 la mine de Tongon \u00e0 Korhogo, o\u00f9 Klenzi fournit du carburant.<\/p><p>\u00c0 partir du 31 janvier 2018, le SYNTEPCI a men\u00e9 une gr\u00e8ve de trois jours pour protester contre les violations de la libert\u00e9 syndicale chez Klenzi ainsi qu&rsquo;au sujet de probl\u00e8mes dans d&rsquo;autres compagnies p\u00e9troli\u00e8res de C\u00f4te d&rsquo;Ivoire. N\u00e9anmoins, la situation reste sans solution.<\/p><h2><span style=\"color:#FF0000\">Pour aller de l&rsquo;avant<\/span><\/h2><p><strong>Les gouvernements doivent reconna\u00eetre le r\u00f4le l\u00e9gitime et essentiel des syndicats dans la r\u00e9solution des in\u00e9galit\u00e9s, l&rsquo;augmentation de la prosp\u00e9rit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9largissement de la base fiscale par le biais de salaires plus \u00e9lev\u00e9s. Ils doivent \u00e9galement en faire davantage pour prot\u00e9ger les syndicats, indique le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;IndustriALL, Valter Sanches :&nbsp;<\/strong><\/p><p><span style=\"color:#FF0000\"><strong>&ldquo;Trop de pouvoir dans les mains des multinationales, qui se complaisent dans l&rsquo;anti-syndicalisme pour prot\u00e9ger leurs r\u00e9sultats financiers, a un impact n\u00e9gatif sur des communaut\u00e9s et soci\u00e9t\u00e9s enti\u00e8res. Les gouvernements doivent r\u00e9sister \u00e0 la cupidit\u00e9 des entreprises, et cela passe par la d\u00e9fense de la libert\u00e9 syndicale par le biais d&rsquo;actions d\u00e9cid\u00e9es.&rdquo;<\/strong><\/span><\/p><p><strong>Il y a un fr\u00e9missement d&rsquo;espoir au moment o\u00f9 une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de travailleurs et travailleuses, confront\u00e9e \u00e0 l&rsquo;emploi pr\u00e9caire et aux bas salaires, r\u00e9alise que l&rsquo;action collective est le meilleur moyen de d\u00e9fendre ses int\u00e9r\u00eats. En 2017, on a compt\u00e9 262.000 nouveaux adh\u00e9rents syndicaux aux \u00c9tats-Unis, dont 75% \u00e2g\u00e9s de moins de 35 ans. Certaines des plus grandes progressions sont venues de campagnes de syndicalisation men\u00e9es par des femmes et des personnes de couleur.<\/strong><\/p><p><strong><span style=\"color:#FF0000\">&ldquo;Plus les syndicats pourront grandir par l&rsquo;int\u00e9r\u00eat qu&rsquo;ils suscitent aupr\u00e8s des jeunes et des femmes, plus forts ils deviendront pour faire face aux tentatives de casse syndicale,&rdquo;<\/span> conclut Valter.<\/strong><\/p>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","issues":[408],"companies":[],"regions":[],"sectors":[],"article_tags":[],"class_list":["post-148900","article","type-article","status-publish","hentry","issues-global-worker"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v27.1 (Yoast SEO v27.1) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>ENQU\u00caTE: Tentatives de casse syndicale, les affili\u00e9s d\u2019IndustriALL assi\u00e9g\u00e9s - industriall-union<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Texte: Leonie GuguenLa r\u00e9pression syndicale est symptomatique des in\u00e9galit\u00e9s mondiales croissantes et de la cupidit\u00e9 des entreprises. 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