La Suède doit respecter le droit international

À la 54e session du Conseil des droits de l'homme, qui se tient actuellement, le haut-commissaire adjoint aux droits de l'homme des Nations unies a présenté un rapport cinglant sur la situation préoccupante des droits de l'homme au Bélarus, qui s'aggrave d'ailleurs avec des arrestations arbitraires, des accusations fabriquées de toutes pièces et le ciblage de ceux qui critiquent le gouvernement et des syndicalistes.

L'espace des libertés civiles ne cesse de se réduire et il en va de même pour le respect des libertés fondamentales. Ceux qui s'opposent au gouvernement ou sont perçus comme tels font l'objet d'une campagne de violences et de répression. À ce jour, cette répression a fait condamner plus de 3.750 personnes au pénal au mépris de la procédure régulière.

Le haut-commissaire a aussi exprimé ses préoccupations devant les conditions de détention, les détenus étant soumis à de la torture et des mauvais traitements; ils sont par exemple passés à tabac et n'ont pas droit à des soins médicaux.

Dans ces conditions, la déportation par la Suède d'une dirigeante syndicale qui a fui le Bélarus en raison de ses activités syndicales constituerait clairement une violation inacceptable du principe du non-refoulement.

Le secrétaire général d'IndustriALL Global Union, Atle Høie, a déclaré :

"Nous avons toutes raisons de craindre qu'un retour forcé d'Ala Tsvirko au Bélarus compromette sa santé et sa sécurité; elle subirait des violations de ses droits humains fondamentaux et de ses droits au travail.

"Il est impérieux que le Migrationsverket continue d'agir en parfait accord avec la législation internationale sur les droits de l'homme et, en conséquence, continue à accorder à Ala Tsvirko le droit de résider en Suède en qualité de réfugiée, protégeant ainsi son intégrité physique en respectant ses droits humains fondamentaux."

Crédit photographique : Fredrik Rubensson, Flickr