La répression syndicale au Bangladesh s’intensifie

Neuf membres de l’affilié d’IndustriALL, la Fédération des syndicats indépendants de l’habillement du Bangladesh, ont été mis en détention par les autorités à Chittagong ce vendredi 10 février après l’interruption par la police d’une session de formation dans les locaux du syndicat.

Ils ont été libérés sous caution ce matin, mais les charges à leur encontre n’ont pas été abandonnées.

Depuis décembre, au moins 26 leaders syndicaux et travailleurs de la confection ont été mis en prison et restent en détention. Dans le même temps, des bureaux syndicaux ont été fouillés, vandalisés et les documents et équipements qui s’y trouvaient dérobés. De nombreux responsables syndicaux sont entrés en clandestinité de peur d’être arrêtés.

Durant la seule semaine écoulée, la police a passé quatre heures à cuisiner des responsables syndicaux dans les locaux de Gazipur de l’affilié d’IndustriALL, la Fédération révolutionnaire des travailleurs de la confection, les amenant à interrompre leurs activités syndicales par crainte d’une ingérence policière.

Le Secrétaire général d’IndustriALL, Valter Sanches, déclare :

“Nous exigeons que le gouvernement cesse cette honteuse répression des syndicalistes au Bangladesh. Le gouvernement doit abandonner les charges et libérer tous ceux qui sont en détention. En ne cessant de bafouer les lois internationales en matière de droits syndicaux et du travail, il met sérieusement en péril son atout le plus précieux, l’industrie de la confection.”

IndustriALL coordonne une campagne avec UNI Global Union et la CSI pour défendre les syndicalistes et mettre fin à la répression des syndicats au Bangladesh.

Vous pouvez y participer de nombreuses manières :