ARGENTINA

AOMA, ASIMRA, UOM ont décidé d’organiser des réunions dans des usines pendant toute la semaine.
Ils ont diffusé du matériel de campagne. Ils ont également envoyé une lettre au gouvernement.

CANADA

En 2008, 64% seulement des emplois au Canada étaient des emplois "standards" à temps plein et permanents.  Pour 36% de la main-d’œuvre, les emplois étaient temporaires, à temps partiel ou classés sous la rubrique travailleurs indépendants (y compris les travailleurs/euses d’une entreprise, incorrectement classé(e)s comme travaillant à leur compte).

Les emplois sans sécurité, instables avec souvent un salaire faible et peu d’avantages sociaux ont des répercussions sur tout, qu’il s’agisse de l’accès aux prestations versées par l’assurance-emploi et la garde des enfants, ou de l’augmentation constante des coûts pour les finances publiques quand les travailleurs/euses n’ont pas de retraite et de prestations de maladie liées à l’emploi.  Ces conditions affectent également notre capacité à se syndiquer.

  

CAW

Le syndicat Canadian Auto Workers se joint à d’autres syndicats de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie pour mettre en évidence l’utilisation croissante de modes d’emploi qui ne correspondent pas à la norme et ont des conséquences sur les travailleurs/euses et leurs communautés.  

Mercredi 7 octobre, à l’occasion de la Journée internationale d’action sur l’emploi précaire et de la Journée mondiale pour le travail décent, le CAW invite un groupe représentatif de représentant(e)s du CAW, de coordinateurs/trices de centres d’action, de chercheurs et de militant(e)s communautaires qui portent un intérêt à l’emploi précaire à participer à une table ronde du CAW sur l’emploi précaire.

Le Président du CAW, Ken Lewenza, ouvrira la journée. Nous allons demander à certaines personnes de nous parler de leur expérience de l’emploi précaire, et à d’autres de faire part de leurs réflexions sur les résultats de projets de recherche. Une discussion suivra sur les conséquences et sur la possibilité d’envisager de nouvelles orientations dans différents domaines: législation du travail, négociation, syndicalisation, programmes sociaux et stratégie d’emploi.  

Les résultats de cette table ronde seront partagés. Veuillez consulter http://www.caw.ca/ pour plus  de renseignements.  

Réduction des émissions et transformation des emplois

ALLEMAGNE: Les 14 et 15 octobre, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), la Fédération européenne des métallurgistes (FEM) et la Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l’énergie (EMCEF) ont organisé une conférence à Bad Orb, Allemagne, intitulée " Réduction des émissions et transformation des emplois".

La réunion avait pour objet d’examiner comment les travailleurs/euses de l’industrie pourraient présenter une position commune à la prochaine Conférence sur une convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, Danemark. La conférence UNFCCC COP-15, telle est son nom, devrait proposer un nouvel ensemble d’accords ciblés sur les gaz à effet de serre en vue de renouveler ou de remplacer ceux contenus dans l’Accord de Kyoto.

Prenant la parole à la réunion, le Secrétaire général de la FIOM, Jyrki Raina, a déclaré: "Nos secteurs industriels sont souvent considérés comme des contributeurs à la crise actuelle de l’environnement. Pourtant, c’est dans ces mêmes industries que des solutions existent déjà ou sont en cours de réalisation. Nous voulons réduire les émissions, tout en développant l’emploi et en protégeant l’environnement".

Les syndicats de travailleurs/euses de l’industrie avaient préparé un document de référence pour la discussion qui tenait compte des travaux déjà réalisés, comme la politique de viabilité adoptée récemment par l’ICEM. La réunion était organisée autour de cinq tables rondes: protection de l’environnement, développement durable, préoccupations sectorielles, création d’emplois durables et transition équitable.

Les discussions animées ont couvert un vaste domaine, certains des points soulevés étaient les suivants:

 Les délégué(e)s des quatre organisations se sont félicité(e)s de l’occasion qui leur était donnée de discuter des conséquences sociales et économiques découlant de tentatives de solution de la crise environnementale actuelle. Dans l’ensemble, il y a eu consensus sur le fait que les syndicats du secteur industriel doivent faire entendre leur voix à Copenhague, et notamment se faire les champions de la dimension sociale du développement durable. Bien qu’il existe certainement des inquiétudes au sein d’industries et de régions spécifiques, et donc un besoin de solides programmes de transition équitable, il y a aussi de nombreuses possibilités de création d’emplois durables.

L’ICEM, la FIOM, la FEM et l’EMCEF passeront en revue le document sur la discussion et les commentaires reçus, au cours des deux prochaines semaines. Après cet examen, nous allons parachever les documents que nous apporterons au COP-15 à Copenhague pour exprimer notre opinion auprès des représentant(e)s des pays qui participent aux négociations du nouvel accord.

Après la réunion, Manfred Warda, Secrétaire général de l’ICEM a déclaré: "Pour les travailleurs/euses de l’industrie et pour leurs syndicats, une question importante concernant l’évolution vers une économie à faible teneur en carbone est de savoir qui va payer et qui bénéficiera de la transition. Nous n’avons qu’une seule planète et nous avons tous/toutes un intérêt dans la protection de notre avenir".

Le document de référence et les exposés présentés à la réunion se trouvent sur le site de la FIOM.

Des renseignements complémentaires sur le changement climatique et la position des travailleurs/euses de l’industrie se trouvent sur les sites suivants:

www.imfmetal.org/climatechange

http://www.icem.org/fr/97-D%C3%A9veloppement-durable-Sant%C3%A9-et-s%C3%A9curit%C3%A9

http://www.industrialpolicy.eu/COP15

 

Protestation du Comité mondial des travailleurs/euses de Gerdau devant une usine au Chili

CHILI: Des dirigeant(e)s syndicaux/ales représentant les travailleurs/euses de Gerdau en Argentine (UOM),  au Brésil (CNTM et CNM), au Canada (USW), en Colombie (UTRAMMICOL), au Chili (CONSTRAMET), aux États-Unis (USW), en Espagne (Comisiones Obreras et UGT) et au Pérou (Sindicato de obreros y de empleados Siderperu), sous la conduite de la FIOM, ont remis une lettre au président de l’entreprise, André Gerdau Johannpeter, à l’entrée de l’usine Gerdau Aza à Santiago, Chili, dans laquelle ils désavouent la décision de l’entreprise de leur refuser l’entrée de l’usine chilienne. La lettre contient également une liste de revendications du Comité mondial des travailleurs/euses de Gerdau.

La protestation a eu lieu après qu’une délégation syndicale venue dans le pays pour assister à une réunion du Comité mondial des travailleurs/euses de Gerdau, s’est vue refuser l’entrée de l’usine Gerdau Aza. Les responsables syndicaux chiliens avaient pris les mesures nécessaires pour préparer la visite de la délégation, mais la direction a refusé de laisser la délégation entrer dans l’usine sans donner aucune raison valable à cette décision.

À la fin de la réunion du Comité mondial, le 15 octobre à 14 heures, le comité s’est rendu à l’usine Gerdau Aza où le Secrétaire général adjoint de la FIOM, Fernando Lopes, a remis au département des ressources humaines une lettre adressée à André Gerdau J. dans laquelle il désavoue le refus de l’entreprise de permettre l’entrée de la délégation dans l’usine.

La lettre demandait également une solution rapide et effective à la grève à Cambridge, Canada, une solution négociée avec le syndicat SINTRAMETAL à Tuta pour le renouvellement de la convention collective, et la réouverture de l’usine Duitama en Colombie.

Comme en d’autres occasions, la lettre demandait également une réunion avec la direction de Gerdau au Brésil pour examiner les points suivants:

Les travailleurs/euses de Gerdau veulent renforcer le comité mondial

CHILI: La réunion du Comité mondial des travailleurs/euses de Gerdau, qui a eu lieu du 13 au 15 octobre à Santiago, Chili, a pris fin après trois jours d’analyse et de discussion sur les revendications des syndicats qui représentent les travailleurs/euses de Gerdau dans le monde.

Le comité des travailleurs/euses de Gerdau, composé de représentant(e)s syndicaux/ales d’Argentine, du Brésil, du Canada, de Colombie, du Chili, des États-Unis, d’Espagne et du Pérou, a décidé d’entreprendre une action pour renforcer le comité et tenter d’obtenir sa reconnaissance par l’entreprise.

La réunion a examiné les conflits les plus graves qui touchent actuellement les travailleurs/euses de Gerdau, notamment la grève de United Steelworkers à Cambridge, Canada, pour la sauvegarde des droits des travailleurs/euses, et la campagne syndicale en Colombie contre les fermetures d’usine qui ont laissé des centaines de personnes sans emploi. Le comité travaille sur un plan d’action couvrant les mois à venir.

Il a été convenu de continuer à écrire à la direction de Gerdau au Brésil au sujet des litiges au Canada et en Colombie, et d’organiser une Journée internationale de lutte le 18 novembre dans toutes les usines Gerdau. La réunion a également examiné les différentes modalités de négociation d’accords sur la santé et la sécurité dans les usines Gerdau.

Le Comité des travailleurs/euses de Gerdau a décidé d’axer principalement son action sur la demande de reconnaissance du comité par l’entreprise et sur les négociations pour un accord-cadre international et un comité de santé et de sécurité.

La réunion a débuté par une visite dans l’une des usines Gerdau au Chili (Gerdau Aza). Toutefois, la direction de l’entreprise a refusé l’entrée d’une délégation de dirigeant(e)s dans l’usine. Le comité a répondu en écrivant à André Gerdau J. qu’il désavouait la position de l’entreprise.

Le comité a décidé de se réunir à nouveau en octobre 2010 en Espagne. Les dirigeant(e)s ont décidé de poursuivre le renforcement du Comité des travailleurs/euses de Gerdau et de continuer la lutte, notamment au nom des collègues les plus touchés par les infractions aux droits.

ArcelorMittal: l'industriel fait l'éloge des syndicats

CHINE: À la conférence annuelle de l’Association mondiale de l’acier qui s’est tenue le 12 octobre à Beijing, Lakshmi Mittal, propriétaire du géant de l’acier ArcelorMittal, a fait l’éloge  des syndicats pour le rôle qu’ils ont joué pour aider l’entreprise à s’adapter à la situation résultant de la crise économique mondiale.

M. Mittal a saisi l’occasion pour remercier les salariés de l’acier, la clientèle, les actionnaires et les gouvernements pour la "flexibilité et la patience dont ils ont fait preuve pour nous permettre de trouver des solutions pour surmonter la crise". Il a ajouté: "Et en particulier, les syndicats qui ont réalisé l’importance de la flexibilité pour aider à maintenir le cap dans ces eaux difficiles".

"Cette année difficile a permis de démontrer que l’industrie de l’acier est maintenant capable d’absorber des chocs très importants. La situation aurait sans doute été nettement pire si la restructuration de l’industrie n’avait pas été aussi forte au cours des dix dernières années", a dit M. Mittal.

Le Secrétaire général de la FIOM, Jyrki Raina, a rencontré en septembre M. Mittal et les membres du conseil de direction générale de l’entreprise pour un échange de vues sur des préoccupations d’intérêt stratégique pour les métallurgistes, comme le changement climatique, la politique commerciale et la viabilité.  Raina a dit "ne pas être surpris que les syndicats soient reconnus comme tels, et la même chose pourrait être dite par beaucoup d’entreprises, mais c’est seulement que M. Mittal est suffisamment audacieux pour le dire, et c’est ce qui distingue cette entreprise des autres".

La FIOM et ArcelorMittal ont signé en juin 2008 un accord mondial visant à améliorer la santé et des normes dans toute l’entreprise. Depuis, un comité syndical mondial de santé et de sécurité se réunit régulièrement pour trouver le moyen d’obtenir des améliorations sur tous les sites à travers le monde. La FIOM continue également de négocier avec l’entreprise pour chercher à élargir l’accord pour le transformer en accord-cadre international.

Nouvel espoir pour les travailleurs/euses de Cochlear

AUSTRALIE: La campagne du syndicat australien des travailleurs de la fabrication industrielle (AMWU) pour le droit à la négociation collective a réalisé des progrès importants pour les 320 salariés de Cochlear travaillant dans la production. En juillet 2009, le gouvernement travailliste Rudd a remplacé la législation du travail de caractère néolibéral dite des choix dans le travail. La nouvelle législation oblige l’employeur à "négocier de bonne foi" avec le syndicat quand une majorité de salariés se prononce en faveur de la négociation collective.

L’AMWU a présenté au nom de la majorité des salariés de Cochlear une demande au nouveau tribunal chargé de légiférer sur les conflits du travail (Fair Work Australia) à la fin de juillet 2009. Suite au vote de tous les salariés répondant aux conditions requises, et d’une campagne patronale intensive contre le "Oui", l’AMWU a remporté une victoire historique et le Tribunal a donné l’ordre d’engager une négociation.

L’AMWU va entamer la négociation avec Cochlear dans la première semaine de novembre. "Je suis optimiste et crois que la direction de Cochlear respectera la décision prise par la majorité des salariés, mais cette campagne ne prendra fin que lorsque nous aurons conclu une convention collective équitable", a déclaré Tim Ayres, Secrétaire adjoint de l’AMWU NSW. "Les membres de l’AMWU vont se donner beaucoup de mal pour cet accord, mais nous n’hésiterons pas à faire respecter nos nouveaux droits légaux dans le cas où la direction de Cochlear déciderait de ne pas négocier de bonne foi".

"Les membres de l’AMWU ont été très sensibles à la solidarité exprimée par les membres de l’AMWU sur d’autres lieux de travail et par les syndicats du monde entier affiliés à la FIOM. Le nom de Cochlear était devenu associé au refus de respecter la volonté des travailleurs/euses et de négocier équitablement avec le syndicat dans le cadre de la législation du travail injuste qui était en vigueur en Australie. Nous espérons maintenant que cela va changer. Nous informerons la FIOM des progrès réalisés", dit Julius Roe, Président national de l’AMWU et membre du Comité exécutif de la FIOM.

La FIOM a lancé en août 2007 une campagne de soutien aux travailleurs/euses de Cochlear après que l’entreprise qui occupe l’une des premières places mondiales pour la fabrication d’appareils auditifs de haute technologie, avait eu recours aux lois anti-syndicales sur les relations industrielles entrées en vigueur en Australie sous le gouvernement conservateur précédent pour priver les salariés de leur droit d’être représentés par leur syndicat.

Pour toute information complémentaire, voir: http://www.imfmetal.org/index.cfm?n=694&l=2

Tentative de démantèlement du syndicat des électriciens par le gouvernement mexicain

MEXIQUE: Plus de 100.000 personnes ont défilé le 15 octobre à Mexico pour protester contre le licenciement de 45.000 travailleurs/euses par le gouvernement mexicain après la fermeture de la centrale électrique de la ville. Quelques jours auparavant, le 10 octobre, des milliers de policiers fédéraux avaient pris possession des installations de la société d’État, Luz y Fuerza del Centro, qui fournit l’électricité à Mexico et dans plusieurs États voisins.

Quelques minutes plus tard, le gouvernement du Président Felipe Calderón annonçait la liquidation de l’entreprise et le licenciement de 45.000 travailleurs/euses, ce qui signifie le démantèlement du syndicat mexicain des électriciens (SME) et l’élimination de la convention collective de ses membres et les pensions de 20.000 retraités.

Le SME est l’une des plus anciennes organisations syndicales indépendantes au Mexique avec l’une des meilleures conventions collectives du pays. Elle a joué un rôle de premier plan dans  la lutte contre la privatisation, contre les projets de réforme régressive de la législation fédérale du travail et autres politiques néolibérales.

Le ministre du Travail, Javier Lozano, avait annoncé en septembre l’invalidation des élections internes du SME, et que le Secrétaire général Martín Esparza et d’autres permanents ne seraient pas reconnus par le gouvernement. Sans reconnaissance légale de ses fonctionnaires, le syndicat ne peut pas engager des négociations contractuelles ou d’autres activités.

"Cet acte d’agression contre un syndicat indépendant qui milite pour une évolution progressive de la population mexicaine ne surprend pas la FIOM. L’attaque contre le SME n’est pas sans rappeler les attaques menées depuis 2006 contre l’affilié de la FIOM, le syndicat mexicain des mineurs", a déclaré le Secrétaire général de la FIOM, Jyrki Raina.

"Cette attaque la plus récente contre le SME et les syndicats indépendants au Mexique est véritablement choquante et ne sera pas tolérée par la communauté internationale. Les actes du gouvernement, notamment le recours à la police et aux forces armées, les infractions à toutes les normes internationales, représentent un grave revers pour la vie démocratique au Mexique", a ajouté Raina.

En collaboration avec la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), la FIOM a envoyé une lettre le 14 octobre au Président Calderón pour protester contre cette infraction aux normes internationales du travail et pour demander au Président d’"annuler directement et rapidement cette décision, et de restaurer l’indépendance et l’autonomie complètes du syndicat SME".

Déterminer les priorités de la FIOM en Afrique

AFRIQUE: Le Comité de coordination Afrec s’est réuni le 9 octobre à Johannesburg, Afrique du Sud, pour examiner avec le Secrétaire général de la FIOM, Jyrki Raina, les priorités de notre Fédération en 2010 et au-delà, et prévoir des activités régionales en 2010. Les membres du Comité exécutif des trois sous-régions d’Afrique et leurs suppléants assistaient à cette importante réunion de coordination. Les secrétaires généraux des affiliés de la FIOM des quatre pays de la sous-région Afrique australe participaient également à la réunion.

Les affiliés ont pris la parole pour exposer les défis auxquels leur pays est confronté, ce qui a permis un échange d’idées. Trois pays ont immédiatement été considérés comme prioritaires pour les prochains mois. Ce sont les suivants:

Kenya: La réunion a convenu du besoin urgent d’engager les deux affiliés de la FIOM au Kenya à concevoir une stratégie de syndicalisation, car il est clair au vu des rapports du représentant régional de la FIOM, Stephen Nhlapo, et du délégué du Kenya, qu’il y a plus de 100.000 métallurgistes au Kenya qui ne sont pas syndiqués, et que cette situation doit changer. La réunion a également chargé les autres membres du comité exécutif et la FIOM de travailler avec les deux syndicats kenyans pour obtenir la formation d’un seul syndicat dans ce pays.

Zimbabwe: La réunion a décidé de dépêcher une délégation de la direction de Numsa pour rencontrer les deux syndicats et la centrale nationale afin de discuter des moyens d’accélérer les discussions sur une fusion, et encourager les parties à coopérer à ce processus.

Swaziland: La réunion a décidé que le représentant régional de la FIOM, en collaboration avec le Comité exécutif de la FIOM, devra se réunir avec la direction de la centrale nationale du Swaziland pour tenter de régler les relations entre notre affilié et la centrale. La réunion a convenu qu’il est inacceptable que notre affilié ne fasse pas partie de la centrale nationale de ce pays.

Après l’exposé du Secrétaire général de la FIOM, Jyrki Raina, sur les priorités de la FIOM sur la base du Programme d’action de la FIOM et sur les priorités régionales fondées sur le document de consultation, la réunion a décidé ce qui suit:

AFW et ITUA signent un accord avec la direction de VW

RUSSIE: Le 25 septembre, les affiliés russes de la FIOM, AFW et ITUA, ont participé à un séminaire organisé par le comité d’entreprise de Volkswagen et l’affilié allemand de la FIOM, IG Metall. Les deux syndicats russes représentent les travailleurs/euses de l’usine VW à Kaluga.

La réunion s’est terminée par un accord de coopération signé par les deux syndicats et la direction de Volkswagen-Kaluga.

Conformément à l’accord, l’entreprise s’engage à négocier de bonne foi avec les syndicats et à leur fournir toute l’information nécessaire. Un organe commun de représentation (comité d’entreprise) sera créé dans l’usine ainsi que plusieurs commissions paritaires employeur-salariés pour traiter des questions relatives au personnel, à l’organisation de la production et à la santé et la sécurité. La méthode de travail de Volkswagen "culture de production" sera enseignée aux représentant(e)s syndicaux/ales, aux contremaîtres et aux chefs des équipes postées. L’accord autorise les syndicats à organiser des séminaires pour leurs membres. La participation à ces évènements se fera sur le temps de travail payé.

L’accord oblige l’entreprise à fournir des locaux aux deux syndicats AFW et ITUA pour leurs activités quotidiennes, et à installer des panneaux d’information sur le lieu de travail. Les deux syndicats participeront ensemble à des réunions régulières avec la direction de VW.

Une assemblée générale permettant aux salariés de communiquer directement avec la direction aura lieu quatre fois par an.

Les parties ont également convenu d’une réunion identique à celle du 25 septembre pour évaluer le résultat des initiatives conjointes.

L’usine Volkswagen à Kaluga a été ouverte en novembre 2007. En 2008, 62.000 voitures ont été assemblées. La direction prévoit de maintenir le rythme de production au même niveau en 2009. L’usine emploie actuellement 1.700 travailleurs/euses.