Les syndicats s'engagent à agir en faveur des droits des migrants

THAÏLANDE: Une conférence de la FIOM sur les ‘migrants comme travailleurs/euses précaires’ qui s’est tenue à Bangkok a examiné la situation des migrants dans l’industrie métallurgique dans le but de développer des stratégies syndicales permettant d’améliorer leurs droits. Les participant(e)s des trois continents ont approuvé les conclusions générales de l’enquête de la FIOM effectuée cette année, selon lesquelles les migrants sont les plus susceptibles de se retrouver dans des emplois précaires moins bien rémunérés que ceux des travailleurs/euses de la région, et de faire face à des obstacles pour bénéficier de leurs droits, notamment le droit de se syndiquer.

Il y a eu consensus explicite sur l’obstacle principal à la syndicalisation des migrants, à savoir la crainte exprimée par ces travailleurs/euses pour adhérer à un syndicat. Les personnes qui ont pris la parole ont raconté les unes après les autres la même histoire, celle de migrants qui perdent leur emploi, et sont même expulsés pour avoir tenté d’exercer leurs droits. Les migrants sans papiers font face à une situation encore plus grave, et sont obligés dans les faits d’accepter le salaire et les conditions imposés par l’employeur pour éviter un renvoi immédiat et le risque très grand d’être expulsés.

En Thaïlande, les migrants venus de Birmanie et du Cambodge ont peur de prendre contact avec un syndicat, qu’ils perçoivent comme lié aux autorités. Il est essentiel pour pouvoir les syndiquer de trouver le moyen d’approcher ces travailleurs/euses pour les convaincre que les syndicats sont là pour les aider et qu’il est très important de se syndiquer. Les syndicats coréens ont obtenu d’assez bons résultats pour syndiquer les migrants et ont trouvé que cela a amené une diminution de la discrimination et de meilleures conditions de travail pour les migrants dans les usines où ils sont syndiqués. De même en Malaisie, les salaires des migrants sont raisonnables quand il y a un syndicat, mais la plupart des migrants travaillent dans des secteurs sans présence syndicale.

Les changements apportés récemment à la législation australienne ont considérablement amélioré les conditions des migrants occupant un emploi temporaire. Maintenant, les employeurs qui veulent faire venir des travailleurs/euses de l’étranger doivent d’abord prendre contact avec le syndicat concerné. L’AMWU a syndiqué de nombreux migrants et les aide à obtenir un statut de résident permanent.

Une enquête exhaustive réalisée par les affiliés italiens sur la situation des travailleurs/euses dans l’industrie métallurgique a fourni une mine d’informations sur les migrants. Par exemple, leur niveau d’éducation est plus élevé que celui des travailleurs italiens, mais ils sont concentrés dans les classifications les moins bien rémunérées. Ils sont plus susceptibles d’occuper des emplois précaires où ils éprouvent le plus grand risque d’être expulsés depuis que le statut de résident est lié, en Italie, au contrat de travail. Un système législatif rigoureux oblige un nombre croissant de migrants à être en situation irrégulière, ce qui les expose à la détention et la déportation. Un parallèle peut être établi entre la législation et les mesures prises par les gouvernements d’Italie et de Corée du Sud.

Les affiliés ont convenu d’une série de mesures d’ordre pratique pour assurer une coopération entre les syndicats aux niveaux national et international dans le but d’améliorer les droits des migrants. Ces mesures portent notamment sur les points suivants:

Cliquer ici pour obtenir la liste complète des mesures prises à la réunion, en anglais seulement.

Les exposés faits à la réunion sont publiés sur le site de la FIOM, uniquement dans la langue originale.

Accord exemplaire avec une coopérative ouvrière

ÉTATS-UNIS/CANADA: L’affilié de la FIOM United Steelworkers (USW) et MONDRAGON Internacional, S.A. ont signé le 27 octobre, un accord de collaboration aux États-Unis et au Canada visant à adapter les principes de négociation collective de l’USW au modèle coopératif Mondragon et aux principes de propriété des travailleurs/euses.

L’accord stipule que "les objectifs de cette collaboration portent sur le développement et la croissance des emplois manufacturiers aux États-Unis et au Canada, dans le but d’améliorer la qualité de vie des travailleurs/euses et de créer des emplois durables dans une économie viable, pour assurer un renforcement des communautés et des pratiques environnementales viables".

L’entreprise préconise un modèle de gestion reposant sur des principes fondés sur les personnes qui travaillent dans des coopératives à des projets communs en utilisant une organisation participative pour leur exécution. À son tour, chaque coopérative est basée sur les principes de la nature instrumentale et subordonnée du capital, une organisation démocratique, une admission libre, une participation à la gestion et une solidarité salariale.

Commentant la nature de l’accord, le président international de l’USW, Leo W. Gerard, a déclaré: "Nous considérons le modèle coopératif Mondragon avec une propriété du type ‘un/e travailleur/euse, une voix’ comme un moyen de ‘re-responsabiliser’ les travailleurs/euses et de faire des affaires à partir de la rue marchande, au lieu de Wall Street".

Le texte complet de l’accord se trouve sur le site de l’USW.

L’entreprise Mondragon emploie environ 100.000 coopérateurs dans plus de 260 entreprises coopératives qui produisent des appareils électroménagers, des meubles de bureau et de logement, des équipements sportifs dans plus de quarante pays.

Rassemblement syndical à une réunion des investisseurs de Vale à Londres

ROYAUME-UNI: Une vingtaine de membres des syndicats Unite the Union et United Steelworkers (USW) au Canada s’est rassemblée devant le lieu de la réunion de la Deutsche Bank où des dirigeants de Vale présentaient l’entreprise à des investisseurs actuels et potentiels.

La manifestation est l’une des nombreuses actions organisées dans le monde avec le soutien de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), de la CUT au Brésil et de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) pour protester contre l’incapacité de Vale de négocier avec 3.500 mineurs en grève au Canada et d’améliorer les conditions et les droits fondamentaux du travail dans les exploitations brésiliennes de l’entreprise.

Vale a réalisé en 2008, un bénéfice de 13 milliards de dollars (USD) et a versé 33 millions de dollars à ses hauts dirigeants. Pourtant, l’entreprise veut imposer des réductions considérables des retraites et autres prestations des mineurs canadiens, et refuse aux travailleurs/euses du Brésil le salaire minimum, les droits fondamentaux du travail et des conditions de santé et de sécurité minimums.

Le Secrétaire général de Unite, Derek Simpson, a déclaré, "Vale Inco est une multinationale cupide soutenue par l’argent de Wall Street.  Ses activités minières au Canada sont extrêmement profitables, et pourtant elle fait pression sur nos camarades de Workers Uniting pour satisfaire l’appétit insatiable des institutions financières qui nous ont donné le resserrement du crédit.

"Le message que nous délivrons ici aux investisseurs potentiels est celui-ci: Vale Inco ne combat pas seulement sa main-d’œuvre, il combat également le syndicalisme mondial."

Le Président international d’USW, Leo W. Gerard, a déclaré: "Les ressources naturelles minières ont constitué une entreprise rentable pour des générations à Sudbury, Canada, tant pour l’entreprise que pour les travailleurs/euses. Il est totalement inacceptable qu’une entreprise multinationale tente maintenant de réduire le niveau de vie tout en profitant d’une envolée des bénéfices.

"Les travailleurs/euses du Royaume-Uni, du Canada, des États-Unis et de partout dans le monde comprennent cela, et la solidarité et les actions des travailleurs/euses envoient un message puissant."

Pour plus de renseignements, se reporter à la campagne de la FIOM pour la Justice chez Vale: www.imfmetal.org/Vale.

Est-ce avoir une attitude 'extrémiste' que de lutter pour le travail décent?

RUSSIE: On a assisté ces derniers mois à une intensification de la guerre contre l”extrémisme’ en Russie. Des définitions trop vagues de la loi fédérale ‘Sur des mesures contre les activités extrémistes’ permettent au gouvernement de harceler des organisations indépendantes, des intellectuels et des militants, en plaçant les revendications sociales justifiées au même niveau que l’expression d’une animosité et d’une haine.

L’une des formes de la lutte contre l”extrémisme’ consiste à dresser des listes de textes interdits. Tous les articles sur ces listes ‘ont une caractéristique commune — la haine du peuple’, affirme le quotidien officiel de la Fédération russe ‘Rossijskaya Gazeta’ (‘La gazette russe’)

On peut se demander s’il y a une quelconque ‘haine du peuple’ dans des brochures de l’ITUA telles que ‘Contre l’emploi précaire’, ‘Rendez-nous la prime du travail de nuit!’, ‘Création d’un nouveau syndicat’. Pourquoi ces tracts et ces brochures sont-ils jugés illégaux et rejoignent-ils la liste des ‘documents extrémistes’, pleine de pamphlets antisémites et de propagande prônant la suprématie blanche?

La liste est composée par le Service fédéral d’enregistrement. Une personne qui distribue ou même qui conserve par devers elle des textes placés sur la liste peut faire l’objet d’une action administrative ou pénale en justice.

‘Les citoyens de Russie doivent connaître les sources de l’extrémisme, cette menace dangereuse pour la stabilité et la prospérité de la société’, affirme Sergey Vasiliev, chef du Service fédéral d’enregistrement (cité par ‘Rossijskaya Gazeta’). Depuis quand la lutte pour le travail décent est-elle une ‘menace pour la stabilité et la prospérité de la société?’

Le fait de considérer comme ‘extrémistes’ les revendications justifiées des travailleurs/euses, ainsi que le harcèlement des syndicats indépendants dans les tribunaux sont des infractions flagrantes aux droits fondamentaux du travail et aux droits syndicaux reconnus par la législation russe du travail. La FIOM s’oppose au fait de considérer les syndicats indépendants comme des organisations ‘extrémistes’.

Discussions au Maroc entre délégués syndicaux sur les réseaux de communication

MAROC: Un atelier de deux jours organisé par la FIOM avec SNTIMMEE-CDT dans le cadre d’un projet en cours visant à soutenir les syndicats au Maroc et en Tunisie pour la syndicalisation des travailleurs/euses des entreprises multinationales, s’est tenu les 3 et 4 novembre à Casablanca sur le thème "communication syndicale et mise en réseau".

Une formation de base sur les outils disponibles pour l’application des technologies d’information et de communication a été donnée aux participant(e)s dans le but d’établir à leur intention un réseau permanent de communications. L’établissement d’un lien permanent et l’échange systématique d’informations constituent des outils indispensables pour obtenir une réelle solidarité chez les travailleurs/euses et une coopération entre syndicats au niveau national, régional et international.

Le programme de la réunion a porté sur les besoins en communications dans les activités syndicales. Il comportait un aperçu des expériences syndicales dans l’utilisation de moyens électroniques pour mener des actions syndicales. Des exemples ont été donnés sur les réseaux de communication, l’utilisation des outils liés à l’Internet et sur le coût et les implications techniques de leur utilisation.

Cette initiative vise en particulier les STN signataires d’accords-cadres internationaux avec la FIOM afin de contrôler l’application des ACI. Elle fait partie d’un programme plus large mis en œuvre avec le soutien de l’ISCOD – UGT et la participation des syndicats de métallurgistes de Tunisie, du Maroc, de France, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne.

Tout en fournissant une occasion propice pour la coordination des représentants des travailleurs dans les STN, la réunion a mis en avant le problème de la représentation insuffisante des femmes membres du syndicat, même quand les effectifs féminins sont majoritaires dans la main-d’œuvre.

La campagne mondiale contre Vale gagne du terrain

MONDE: La campagne mondiale du syndicat United Steelworkers (USW) visant à empêcher le géant brésilien de l’extraction minière Vale SA de provoquer une dégradation des conditions de travail et de priver son personnel des droits fondamentaux du travail dans ses unités de production, prend de l’ampleur avec le soutien de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses, et de LabourStart.

Les membres des deux fédérations syndicales internationales ont entrepris un certain nombre d’actions à travers le monde, qui visent les affaires et les investissements de Vale. LabourStart, un service de nouvelles sur le mouvement syndical international basé sur le web, a lancé hier une campagne d’envoi de lettres en ligne, avec plus de 1.000 lettres adressées en quelques heures au directeur général de Vale Roger Agnelli. En coordination avec la campagne de lettres, la FIOM a lancé sa page de campagne mondiale sur le web (www.imfmetal.org/Vale) avec des informations en quatre langues sur le combat mené.

Les affilés de la FIOM et de l’ICEM ont été invités à soutenir la campagne mondiale et à envoyer des lettres à Vale. Au Canada, 3.500 membres de l’USW sont en grève depuis le 13 juillet après avoir refusé de céder aux concessions importantes exigées par le géant minier brésilien. L’entreprise a embauché une main-d’œuvre de remplacement pour poursuivre la production pendant la grève.

Le 26 octobre, les travailleurs/euses de la plus grande mine brésilienne de Vale ont quitté le travail en réponse à la demande de l’entreprise durant les négociations. Les travailleurs/euses de Vale au Brésil signalent le refus de l’entreprise de respecter les droits fondamentaux du travail, les bas salaires en vigueur et les conditions de santé et de sécurité inférieures aux niveaux requis.

En octobre, les affiliés de la FIOM et de l’ICEM, avec l’aide de la Fédération internationale des ouvriers du transport, ont suivi un envoi de cuivre de Vale en provenance du Canada vers l’Allemagne et la Suède. Les membres du syndicat ont organisé une manifestation au port près de Hambourg et en Suède, et ils ont rencontré les membres du conseil et le client de Vale, Boliden AB, qui possède la fonderie de cuivre Ronnskar.

La campagne mondiale a obtenu un impact et certains cadres de Vale se sont mis aux abonnés absents. L’entreprise a annulé à deux reprises sa "Journée Vale" à la Bourse de New York et à celle de Londres. D’autres actions mondiales sont prévues jusqu’à ce que l’on parvienne à une solution juste.

Pour plus de renseignements sur la campagne mondiale de la FIOM et de l’ICEM de soutien à l’USW et aux travailleurs/euses de l’entreprise brésilienne Vale: www.imfmetal.org/Vale.

Les travailleurs/euses de Bosch et Brembo obtiennent des avantages

INDE: Après 85 jours de grève du personnel (emplois réguliers, contractuels et stagiaires) dans l’unité d’action aux usines Bosch et Brembo de Pune, Inde, un accord a mis fin à la grève.

La grève avait débuté le 18 juillet pour obtenir l’application des hausses salariales inscrites dans la convention collective conclue en 2007. Il est significatif que les revendications du syndicat des salariés ‘Bosch Chassis Systems Kamgar Sanghatana’ qui menait cette action dans l’unité portaient également sur un salaire égal pour un même travail pour les personnes employées avec un statut d’emploi précaire, les stagiaires et le personnel permanent.

La grève chez Bosch et Brembo a pris fin le 10 octobre avec la signature la veille d’un accord entre le syndicat et la direction devant le Commissaire du travail. Les termes de l’accord sont les suivants:

Depuis lors, le directeur général et trois vice-présidents de Bosch ont démissionné, et le chef de fabrication a été transféré à Delhi. En outre, tous/toutes les travailleurs/euses de Brembo ont reçu 50 pour cent des arriérés de salaire dus et négocient actuellement pour les 50 pour cent restants. Chez Bosch, les salaires de la troisième année ont été payés et les négociations pour le paiement des arriérés de la deuxième année se poursuivent. Les mesures disciplinaires contre le secrétaire général et cinq autres travailleurs sont en instance de décision.

Malheureusement, les travailleurs/euses sous contrat restent sans emploi et attendent devant les portes de l’usine le jugement du tribunal du travail. Comme la loi relative à la transformation des emplois contractuels en emplois réguliers est très restrictive et de portée limitée, la lutte menée pourrait aboutir à une perte d’emploi pour ces travailleurs/euses.

La lutte chez Bosch et Brembo a un impact dans la région industrielle de Pune, les travailleurs/euses signalant que toutes les entreprises de la région appliquent désormais strictement les dispositions statutaires, telles que le salaire minimum, les retraites, l’assurance de santé et les heures supplémentaires.

"Cette grève a été très importante pour la région. Nous avons vu pour la première fois les personnes occupant des emplois réguliers et les travailleurs/euses sous contrat combattre dans l’unité. Malheureusement, le syndicat a dû décider de reprendre le travail en laissant le sort des travailleurs/euses sous contrat dépendre des tribunaux", a déclaré Sudharshan Rao, représentant régional de la FIOM. "Espérons que nos responsables trouveront une solution par des négociations avec la direction au profit des travailleurs/euses sous contrat, puisque le processus d’abolition du travail sous contrat est actuellement du domaine des tribunaux du travail", a-t-il ajouté.

Au cours de ce conflit, les affiliés de la FIOM en Italie, en Allemagne et en Afrique du Sud dont les membres travaillent chez Brembo et Bosch ont envoyé des lettres de soutien aux travailleurs/euses et ont parlé avec leur propre direction locale de ce qui se passe en Inde. En outre, le Comité d’entreprise mondial Volkswagen est intervenu via une usine VW à Pune qui est approvisionnée par l’usine Bosch.

Signature d'une charte mondiale du travail avec VW

MONDE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie et le ‘Board of Management’ du groupe Volkswagen ont signé le 29 octobre une Charte mondiale sur les relations de travail, qui fixe des normes minimums contraignantes pour l’ensemble du Groupe dans le domaine des droits de participation des instances représentatives du personnel au niveau des installations individuelles.

La Charte mondiale sur les relations du travail a été signée à la réunion du Comité d’entreprise mondial du groupe qui s’est tenue à l’usine Volkswagen de Zwickau, Allemagne. La Charte définit les droits de participation des instances représentatives du personnel dans les domaines suivants: ressources humaines et questions sociales, organisation du travail, systèmes de rémunération, information et communication, formations de base et supérieure, santé et sécurité au travail, contrôle, viabilités sociale et écologique.

L’accord distingue trois niveaux de participation: le droit de recevoir de l’information, les droits de consultation et la cogestion. La Charte sera mise en œuvre sur les différents sites d’exploitation du groupe, sur la base d’accords particuliers conclus entre les directions et les représentant(e)s des salariés des usines concernées.

La Charte prévoit également la tenue de colloques annuels sur chaque site où la direction et les représentant(e)s des salariés discuteront du développement propre au site au cours de la période prévue, et notamment des perspectives d’emploi.

En outre, la Charte donne aux organismes mondiaux de représentation des salariés le droit de tenir des réunions du personnel au moins une fois par an. Lors de ces réunions, la direction informera les salariés de la situation économique, du développement du site et de l’évolution dans les domaines des ressources humaines et des questions sociales.

Le Président de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie et Président de IG Metall, Berthold Huber, a spécifié: "La Charte permettra d’améliorer les normes mondiales de relations de travail sur tous les sites d’exploitation. Le fait que les employeurs et les représentant(e)s des salariés négocient sur l’avenir des relations de travail en ces temps économiquement troublés montre bien l’importance accordée à ces questions par les deux parties. La Charte est l’expression de la culture particulière de cogestion chez Volkswagen, une culture de cogestion qui a permis la réussite de Volkswagen".

La Charte est publiée en anglais et en allemand sur le site de la FIOM. Sa traduction dans d’autres langues suivra.

Des responsables syndicaux discutent de la syndicalisation et des droits du travail à Moscou

Des responsables syndicaux discutent de la syndicalisation et des droits du travail à Moscou

Des responsables syndicaux et des militant(e)s de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie, d’Arménie et du Kirghizistan ont examiné les questions relatives à la syndicalisation et aux droits du travail à une conférence de la FIOM à Moscou.

RUSSIE: Plus de 40 dirigeant(e)s et militant(e)s syndicaux/ales de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie, d’Arménie et du Kirghizistan ont assisté les 27-28 octobre à Moscou à une conférence de la FIOM ayant pour titre "Nouveau Programme d’action 2009-2013 et activités des affiliés de la FIOM dans les pays de la CÉI". Le Secrétaire général de la FIOM Jyrki Raina et Anne-Marie Mureau, Directrice du département de la FIOM des travailleurs/euses non manuel(le)s, de la recherche et de l’Europe du Sud-Est, ont pris part à l’événement.

Le premier jour de la conférence, Jyrki Raina a présenté le nouveau Programme d’action et décrit les changements apportés à la structure de la FIOM et au personnel. Le représentant régional de la FIOM Vadim Borisov a annoncé le plan de lutte contre les agences d’embauche de main-d’œuvre devant les tribunaux en ayant recours à la législation russe.

Les délégué(e)s ont approuvé sans réserve le Programme d’action tout en soulignant la nécessité d’envisager des moyens concrets permettant sa mise en pratique. Plusieurs questions concernaient la formation sur la syndicalisation et les communications, les réseaux syndicaux dans les STN et le contrôle de l’application des accords-cadres internationaux.

Les dirigeant(e)s syndicaux/ales ont examiné les deux manières de lutter contre les traitements injustes: une action en justice et des protestations de masse. Il y a eu consensus sur le fait que les deux voies sont absolument nécessaires. Jyrki Raina a confirmé l’importance essentielle d’une mobilisation de masse.

Les délégué(e)s russes ont critiqué sévèrement les réponses du gouvernement à la crise économique. Ils ont souligné l’inefficacité du gouvernement pour soutenir le marché russe de l’automobile dont l’état est encore plus mauvais que dans bien d’autres pays européens.

Anne-Marie Mureau a fait un exposé sur les réformes des systèmes de retraite en Europe. Les délégué(e)s ont fait de brefs commentaires sur la situation dans leurs propres pays.

Le deuxième jour, Jyrki Raina a parlé des formes traditionnelles et des nouvelles stratégies de syndicalisation. Il a insisté sur le fait que les syndicats doivent être des organisations actives et prêtes à lutter, en recrutant constamment de nouveaux membres.

Dans l’ensemble, la réunion a été très enrichissante, tant pour les délégué(e)s des pays de la CÉI que pour les représentant(e)s du siège de la FIOM.

La photo de l'année sur le travail

MONDE: La photo de l’année sur le travail représente un garçon bangladais travaillant dans un atelier d’un chantier de construction navale à Dhaka, Bangladesh, a-t-on annoncé le 2 novembre 2009.

La photo montre le visage miséreux d’un jeune garçon qui se tient près d’un four dans un atelier de construction navale. Pour voir la photo, cliquer ici:

http://www.flickr.com/photos/kmasad/3951175816/

Prise par K M Asad, la photo montre le sort réservé à de nombreux jeunes garçons employés dans la construction navale et sur les chantiers de démolition comme apprentis, sans salaires durant les premières années. "Ils travaillent dans des conditions extrêmement dures, sans protections comme des gants, des lunettes de sécurité et autres moyens. En échange, ils obtiennent un savoir-faire dans le travail. Mais cela leur coûte une détérioration de la santé et un manque d’éducation", écrit Asad.

L’état désespéré de l’industrie de démolition des navires au Bangladesh est l’objet d’une campagne mondiale qui bénéficie du soutien de la FIOM pour demander aux dirigeants mondiaux de faire davantage pour protéger ces travailleurs/euses, comme signalé ici sur le site de la FIOM.

Presque deux fois plus de photos ont été envoyées cette année au concours de la photo sur le travail que l’an dernier (189 contre 118) et 3.203 votes ont été exprimés pour le choix du lauréat parmi une liste restreinte de cinq photos.

Le concours de la photo de l’année sur le travail est organisé par LabourStart, http://www.labourstart.org/ – un service de nouvelles en ligne soutenu par un réseau mondial de bénévoles qui ont pour but de servir le mouvement syndical international en rassemblant et en diffusant des informations, et d’aider les syndicats dans leurs campagnes.

Eric Lee, le fondateur de LabourStart, est l’un des orateurs qui seront présents les 17 et 18 novembre à Francfort au Forum des communicateurs FIOM/FEM. Il prendra la parole à une table ronde sur les applications des nouveaux médias.

Au Forum, les participant(e)s pourront également se pencher sur les communications syndicales dans le contexte de la syndicalisation, du changement climatique et des campagnes syndicales. Une copie du projet de programme est publiée sur le site de la FIOM.