Progrès décisif chez Honda Motor en Argentine

ARGENTINE: Après plusieurs mois de discussions, le syndicat argentin des agents de maîtrise ASIMRA affilié à la FIOM a conclu un accord avec Honda Motor en Argentine qui porte sur les points suivants:

Jyrki Raina, Secrétaire général de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), a déclaré: "C’est une très belle réussite pour ASIMRA, qui a rencontré des difficultés pour obtenir la reconnaissance de la négociation collective avec quelques autres entreprises".

L’ouverture de l’usine Honda à Campana dans la province de Buenos Aires avait été prévue au second semestre de 2009, mais la récession économique avait interrompu le projet. Les travaux de construction ont repris. L’ouverture de l’usine qui permettra de créer environ 800 emplois est prévue en avril 2010.

Des progrès ont également été signalés chez Toyota en Argentine, qui a maintenant reconnu l’existence de différents niveaux de fonctions de surveillance. Le ministre argentin du Travail a communiqué à l’ASIMRA qu’il allait bientôt reconnaître officiellement ces faits. ASIMRA a reçu le soutien du syndicat ouvrier SMATA pour obtenir la reconnaissance de la représentation de 300 employé(e)s administratifs/ives à l’usine Toyota située à Zárate, dans la province de Buenos Aires.

ASIMRA fait pression avec le soutien de la FIOM pour obtenir des résultats analogues chez d’autres constructeurs automobiles menant des activités en Argentine.

 

Les syndicats à Vale: vous pouvez fuir mais vous ne pouvez pas vous cacher

ÉTATS-UNIS:  Environ 200 syndicalistes ont convergé le 3 décembre vers le centre de New York pour protester contre la remise de la distinction ‘Dwight D. Eisenhower Global Citizenship Award’ à Roger Agnelli, directeur général de Vale. D’autres actions ont eu lieu chez Goldman Sachs Mitsui, l’un des principaux actionnaires de Vale.

"La journée avait commencé par une manifestation à la conférence des actionnaires de Goldman Sachs où Vale était représentée. De nombreuses personnes qui quittaient l’hôtel nous dirent que nos clameurs étaient parfaitement audibles dans la salle de conférence au cinquième étage", a signalé Mike Zielinski du syndicat United Steelworkers.

"Ensuite il y a eu une manifestation devant les bureaux de Mitsui, l’un des principaux actionnaires de Vale, qui détient un siège au conseil d’administration.   Ils ont dû demander à leur directeur administratif de nous rencontrer pour écouter les plaintes concernant la mauvaise conduite de Vale", a déclaré Zielinski.

Plus tard dans la soirée, devant le Waldorf Astoria, l’hôtel de luxe idolâtré de New York où Agnelli devait recevoir la distinction, des centaines de syndicalistes étaient massés sur Park Avenue en face de l’entrée principale du Waldorf. La Faucheuse a balayé les derniers efforts de la police pour bloquer son chemin et a entraîné une marche des manifestants jusqu’à l’entrée de l’hôtel alors que les limousines s’avançaient pour déposer leurs passagers. Partout d’un bout à l’autre de Park Avenue les clameurs résonnaient dans le bâtiment:  "Vale parle de réductions/Nous disons RIPOSTONS!" et "Roger, Roger/Une journée plus longue".

À l’intérieur de l’hôtel, une demi-douzaine de personnes distribuait des tracts, tandis que deux militants, habillés comme les invités, se sont infiltrés au dîner, l’un en smoking et l’autre en robe de soirée. Ils déposèrent des tracts sur les tables et confièrent aux invités les mauvais traitements infligés à ses salariés canadiens avant d’être découverts et escortés par la police vers la sortie. 

La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) travaillent avec United Steelworkers (USW) à une campagne mondiale visant à empêcher une dégradation des conditions de travail dans les installations du géant minier brésilien Vale dans le monde entier, et la privation des droits fondamentaux de ses salariés.

D’autres actions sont prévues dans le monde jusqu’à ce que Vale reprennent sa place à la table des négociations et accepte de conclure un Accord juste MAINTENANT.

Pour obtenir plus de renseignements sur la campagne de la FIOM, cliquer sur: www.imfmetal.org/Vale

Cliquer ici pour envoyer un message à Vale pour exiger un Accord juste MAINTENANT pour les salariés canadiens en grève.

La FIOM à Copenhague

MONDE: La Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP 15) se déroulera du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague. La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie y sera présente pour soutenir la revendication portant sur un accord international contraignant, capable de fournir un cadre de lutte contre le réchauffement de la planète tout en préservant l’emploi et les droits des travailleurs/euses.

Le 16 décembre, en liaison avec la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), la Fédération européenne des métallurgistes (FEM) et la Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l’énergie (EMCEF), la FIOM organisera un événement au pavillon du Monde du Travail (WoW) sur la réduction des émissions et la transformation des emplois industriels.

Parmi les orateurs figurent Poul Nyrup Rasmussen (ex-Premier ministre danois et président du Parti socialiste européen) et des représentants de la délégation du gouvernement sud-africain au COP 15. Pour plus de renseignements télécharger le programme ici.

Les revendications présentées par les fédérations de syndicats des travailleurs/euses de l’industrie à Copenhague se trouvent dans un nouveau tract d’information publié en ligne ici.

Le dernier numéro du magazine de la FIOM, Metal World, publié en décembre, qui traite du thème du changement climatique, peut être consulté ici.

La police réprime une action de solidarité en Biélorussie

BIÉLORUSSIE: À la suite du non-renouvellement du contrat de travail de Yuri Loban à l’usine «BelAZ», les membres du syndicat REPAM affilié à la FIOM avaient prévu de recueillir des signatures le 24 novembre pour soutenir ce travailleur, mais la police est intervenue, a saisi les documents syndicaux et arrêté les militants.

Loban avait été lui-même arrêté devant l’entrée de l’usine par des policiers en civil après son dernier poste de travail. Le dirigeant local de REPAM Nikolai Pokhabov et plusieurs militants du syndicat ont également été placés en garde à vue pendant plusieurs heures.

Le tristement célèbre Décret no 29, adopté par le régime Loukachenko en 1999, a forcé beaucoup de travailleurs/euses biélorusses à accepter des contrats d’un an. Cela permet au patronat de se débarrasser des gens qui ne donnent pas une preuve suffisante de leur loyauté, en les licenciant simplement à l’expiration de leur contrat de travail.

C’est exactement ce qui s’est passé avec Yuri Loban, chef d’équipe de chargeurs à l’usine «BelAZ» à Zhodino, Biélorussie. Ses états de service sans faute et la reconnaissance officielle de son travail n’ont pas pu sauver son emploi. Il a été licencié malgré les protestations de ses collègues.

REPAM exige la réintégration de Yuri Loban. Le syndicat demande instamment que l’on mette fin à la répression violente contre les militants syndicaux en Biélorussie et demande l’établissement d’un contrôle public sur l’emploi des forces de police.

La conférence de l'OMC doit se concentrer sur la crise mondiale

GENÈVE: Aujourd’hui, au troisième jour d’une brève conférence ministérielle de l’OMC à Genève, les syndicats ont fortement critiqué le fait que dans leur très grande majorité, les discours prononcés à la séance plénière de l’OMC aient négligé de reconnaître le lien entre le commerce, l’emploi et la crise mondiale.

"Quand des ministres prennent la parole à Genève en ignorant les conséquences dramatiques de la crise sur l’emploi dans leurs propres pays, cela manque totalement de crédibilité", a déclaré le Secrétaire général de la Confédération Syndicale Internationale, Guy Ryder. "Certains semblent vivre dans un monde irréel et peuvent discuter du commerce mondial d’une manière abstraite au lieu de considérer l’impact que la libéralisation du commerce peut avoir sur des travailleurs/euses qui font déjà face à la pire crise économique de ces soixante dernières années".

De même, quand la réunion de l’OMC se débat avec le problème ardu de la réforme du système commercial multilatéral, cela n’ajoute aucune véritable dimension de développement et ne rend pas ses structures plus viables.

"La Conférence de l’OMC devrait examiner la manière de modifier les structures de l’OMC et les règles commerciales pour le bénéfice de tous les membres de l’OMC, et traiter de l’intégration du travail décent et des normes fondamentales du travail dans la révision de la politique commerciale de l’OMC", a ajouté Ryder. "Cette 7ème Conférence ministérielle de l’OMC est une occasion manquée de régler des questions fondamentales pour l’avenir à long terme du système commercial multilatéral".

En tant que membre de la délégation syndicale à la 7ème Conférence ministérielle de l’OMC, la FIOM partage les préoccupations exprimées dans la déclaration de la CSI publiée aujourd’hui.

Cliquer pour lire le texte de la déclaration de la CSI.

Le changement climatique mis en vedette

MONDE: Alors que s’approche l’ouverture à Copenhague de la Conférence de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP-15), le dernier numéro de Metal World accorde une place de choix à cette question. Après la réunion conjointe FIOM, ICEM, FEM et EMCEF sur le changement climatique qui a eu lieu en octobre, un rapport spécial procure une analyse en profondeur sur le changement climatique et sur la position qu’adopteront des travailleurs/euses de l’industrie à Copenhague.

Les fédérations syndicales de l’industrie qui représentent les travailleurs/euses du monde dans un certain nombre de secteurs seront à Copenhague en décembre 2009 pour exiger l’adoption d’un accord mondial détaillé, légalement contraignant, garantissant une réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre, qui prenne en compte la justice sociale et l’emploi à long terme comme éléments constitutifs de cet ensemble.

Sur le thème du climat, Metal World présente la technologie de pointe développée par les ingénieurs d’Astrium où des satellites utilisés pour mesurer le climat de la Terre sont développés et fabriqués. Leur syndicat, Unite, aide Astrium à conserver la première place dans le développement d’une technologie de pointe en luttant pour des salaires et des conditions meilleures qui permettent à l’entreprise de recruter et de former les personnes les plus compétentes pour ce travail.

Après avoir été sauvagement agressé, Ainur Kurmanov, un militant syndical au Kazakhstan, parle de sa lutte pour créer des syndicats nouveaux et indépendants dans le portrait dressé sur lui en dernière page du numéro de Metal World tout juste paru.

Réunion du Groupe d'action de la FIOM sur la construction navale

VIÊT-NAM: Le Groupe d’action de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie sur la construction navale s’est réuni à Hanoi, les 11 et 12 novembre, pour élaborer une stratégie mondiale pour l’industrie de la construction navale, compte tenu de la crise économique et financière qui sévit actuellement dans le monde. Les syndicats de deux régions ont pris part à la réunion pour examiner une série de questions qui ont actuellement un impact sur l’industrie mondiale.

Les syndicats ont réaffirmé leur volonté de jouer un rôle actif pour tenter d’empêcher l’industrie de tomber dans une situation de surcapacité et de pratiques déloyales qui consisteraient par exemple à accorder des subventions. Le Groupe d’action sur la construction navale a décidé de poursuivre la mise au point d’une réponse mondiale aux problèmes rencontrés par les travailleurs/euses de l’industrie en développant une position syndicale à la fois sur la surcapacité et sur les pratiques déloyales.

Rob Johnston, directeur exécutif de la FIOM, a déclaré que "les travailleurs/euses ont été jusqu’ici les victimes de la crise économique et que cela dépend maintenant de nous pour qu’ils/elles ne soient pas également victimes de mesures protectionnistes qui désavantageraient les travailleurs/euses d’un pays par rapport à un autre pays qui verserait injustement des subventions".

"Nous avons constamment fait valoir la possibilité de maintenir les emplois dans l’industrie, de développer de nouvelles techniques et des compétences en élaborant des politiques commerciales viables. Toutefois, cela ne peut avoir lieu qu’en adoptant une vision à long terme pour l’industrie et non pas une solution de dépannage à court terme".

Le Groupe d’action s’est engagé à élaborer une position de principe qui puisse être présentée au Groupe de travail 6 de l’OCDE (construction navale). Le Groupe d’action sur la construction navale organisera un processus de consultation avant de réaliser un document final.

Une réunion internationale chez Siemens relance la coopération syndicale

ALLEMAGNE: La quatrième réunion internationale de Siemens, organisée par la FIOM, IG Metall et le Comité d’entreprise central de Siemens, s’est déroulée les 24 et 25 novembre à Munich. La réunion avait lieu pour la première fois dans les locaux de l’entreprise (Centre de conférence Siemens à Munich-Neuperlach). L’entreprise a pris en charge les coûts de la réunion. Elle était représentée par le Professeur Dr Russwurm, qui est membre de son conseil de gestion.

La représentation des travailleurs/euses en Europe était basée sur la nouvelle organisation en grappes de Siemens. Hors d’Europe, des représentations des travailleurs/euses des États-Unis, du Brésil, d’Inde et de Chine participaient à la réunion.

Le Professeur Dr Russwurm a informé les participant(e)s que la stratégie mondiale de l’entreprise, en tant qu’entreprise de technologie d’intégration, reposait sur des activités économiques dans 190 pays. Sur la base des tendances prévues, comme le changement démographique, l’urbanisation, le changement climatique et la croissance économique mondiale, Siemens concentre ses activités sur trois secteurs: l’industrie, l’énergie et la santé. L’interpénétration est assurée par les solutions et services fournis par Siemens dans les technologies de l’information et les services financiers de Siemens.

Avec un effectif total de 427.000 salariés, le chiffre d’affaires de Siemens était de 77,3 milliards d’euros en 2008. L’Europe, les pays de la CÉI et l’Afrique assuraient 55 pour cent des revenus, le continent américain 26 pour cent, et l’Asie 21 pour cent. Soixante-neuf pour cent de la main-d’œuvre est employée à l’étranger.

La plus forte croissance dans l’entreprise provient des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Ces pays joueront donc un rôle important dans les stratégies de Siemens des dix prochaines années.

Les participant(e)s ont également examiné les structures et les stratégies des organes de représentation des travailleurs/euses actuellement en place, comme le Comité d’entreprise central en Allemagne et le SEC (Comité Siemens pour l’Europe) et ont souligné la nécessité d’avoir une structure mondiale de coopération syndicale dans cette entreprise internationale. De même, la possibilité d’un accord-cadre international a été soulevée, et le représentant de la direction a été perçu comme n’étant pas défavorable à cette question.

Les autres sujets à l’ordre du jour de la réunion concernaient l’intensification de la coopération entre les représentant(e)s des travailleurs/euses au niveau de l’usine / de l’entreprise et les syndicats en place dans les régions et les pays, et la création d’un réseau d’information efficace, ainsi que la nécessité de disposer de projets de syndicalisation (le taux de syndicalisation — spécialement hors d’Europe — n’est pas très élevé).

L'OMC peut-elle promouvoir le travail décent?

GENÈVE: À l’occasion de la 7ème Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, la Confédération syndicale internationale (CSI) organise une conférence publique intitulée "Commerce, croissance et développement: l’OMC peut-elle promouvoir le travail décent?"

La conférence a lieu le 29 novembre 2009 de 15h30 à 17h30 à l’Organisation internationale du Travail à Genève (salle V, OIT, 4 route des Morillons, CH-1211 Genève).

Le Secrétaire général de la CSI Guy Ryder sera accompagné de Pascal Lamy, Directeur général de l’OMC, Celso Amorim, ministre brésilien des Relations extérieures, Rob Davies, ministre sud-africain du Commerce et de l’Industrie, Eckart Guth, chef de la Délégation de la Commission européenne à Genève, Alfredo Chiaradia, secrétaire argentin du Commerce et des Relations économiques internationales, et par d’autres représentant(e)s des gouvernements qui participeront à la Conférence ministérielle de l’OMC.

Le programme est publié ici sur le site de la FIOM.

Opposition des syndicats à l'accord de libre-échange UE-Colombie

EUROPE: La Fédération européenne des métallurgistes (FEM) a écrit aux membres du Parlement européen pour leur demander de ne pas signer un accord de libre-échange EU-Colombie et pour les informer qu’une séance spéciale sur la question aura lieu le 9 décembre au Parlement européen.

La Colombie reste le pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes. En 2007, 39 syndicalistes ont été assassinés et 49 l’année dernière.

Depuis 1986, environ 2.712 syndicalistes ont été tués et les poursuites engagées n’ont concerné que 4,4 pour cent des cas. Le Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme a fait état d’un très grand nombre d’infractions graves aux droits de la personne et l’Organisation internationale du Travail a rejeté, à sa toute dernière conférence, des propositions visant à accorder à la Colombie la marque de "témoignage de progrès". Déjà, près de 30 syndicalistes ont été tués cette année.

Malgré cela, la Commission européenne négocie actuellement un accord de libre-échange avec la Colombie.

La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie se joint à la Confédération syndicale internationale et aux syndicats colombiens pour exprimer l’opposition à un accord commercial entre l’UE et la Colombie.

En opposition aux négociations en cours entre la Commission européenne et la Colombie sur l’accord commercial, les syndicats du Royaume-Uni et d’Irlande ont publié un rapport sur la situation en Colombie. Le rapport, publié conjointement par le ‘Trade Union Congress’ (TUC), le ‘Congress of Trade Unions’ irlandais, ‘Unite’, ‘Workers Uniting’ et ‘Justice for Colombia’ se trouve ici sur le site de la FIOM.

Pour plus de renseignements sur la séance spéciale qui aura lieu au Parlement européen et sur la campagne: http://www.justiceforcolombia.org/