Le tribunal reporte l'audience de Sinter Metal

TURQUIE: Le tribunal qui a repris ses travaux le 1er mars, après de nombreux retards, était censé décider du sort des 350 salariés de Sinter Metal qui se battent pour obtenir leur réintégration dans l’entreprise depuis décembre 2008, après avoir été mis à pied pour leur adhésion au syndicat Birlesik Metal – IS, un affilié à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM). Un représentant de la FIOM assistait à l’audience du tribunal en qualité d’observateur international.

Dès le début de l’audience, le 1er mars, les juristes de l’entreprise avancèrent comme argument que leurs témoins ne s’étaient pas présentés et qu’ils demandaient pour cette raison le report de l’audience à une nouvelle date. L’émotion et l’indignation étaient telles que l’un des témoins du syndicat, le directeur de la syndicalisation du DISK, ne put s’empêcher de crier son indignation. Après son expulsion, l’avocat de l’entreprise demanda que soit mis fin à l’audience car il s’estimait en danger. Néanmoins, l’audience s’est poursuivie pendant 30 minutes seulement. Après avoir entendu certains témoins et pris connaissance des réactions de l’entreprise, le juge déclara devoir entendre davantage de témoignages et décida que la prochaine audience aurait lieu dans six mois, le 4 août 2010.

Le tribunal avait déjà reporté sa décision à plusieurs reprises, bien que la législation turque du travail prévoie que le règlement de ce type d’affaire doit avoir lieu dans les deux mois. Ce long délai a été une surprise pour les avocats du syndicat qui pensaient que l’affaire serait jugée le mois suivant avec une décision de justice dans les mois qui suivent. Le syndicat émet de sérieuses réserves sur l’objectivité du juge.

L’entreprise soutient avoir mis fin au contrat de travail des salariés pour des raisons économiques, bien qu’elle ait embauché du personnel de remplacement pour pourvoir aux postes vacants et qu’une enquête menée par le ministère turc du Travail ait statué en faveur des salariés en faisant valoir qu’il était clair que les licenciements n’étaient pas dus à la crise économique et financière.

La détérioration des droits du travail et des droits de la personne dans le pays a suscité l’indignation et provoqué une mobilisation dans la communauté internationale. Le 26 février, une délégation de six fédérations syndicales internationales, dont la FIOM, et de la Confédération syndicale internationale, a rencontré la mission de la Turquie à Genève pour lui remettre une déclaration dans laquelle elle proteste contre la manière dont le gouvernement traite les travailleurs et les travailleuses.

L’Organisation internationale du Travail envoie également une mission en Turquie pour examiner la détérioration des droits du travail dans ce pays. La mission aura lieu au début du mois de mars.

Pour tout renseignement complémentaire sur la campagne conjointe FIOM/FEM: www.imfmetal.org/SinterMetal

Foxconn licencie des salariés pour avoir exprimé un mécontentement

MEXIQUE: Le fabricant de matériel électronique taiwanais Foxconn a licencié 75 salariés la dernière semaine de février 2010 et mis en garde le personnel contre 300 nouvelles pertes d’emploi à la suite d’une protestation des salariés dans l’usine d’assemblage d’ordinateurs à Juarez Santa Teresa, Mexique.

Selon des articles parus dans la presse mexicaine, environ 300 membres d’une équipe de nuit commencèrent à protester contre la demande de la direction de continuer à travailler après minuit, en annulant les services de bus chargés de ramener le personnel à la maison. Un réfectoire et un dortoir réservés au personnel d’encadrement ont subi des dégâts au cours des protestations des salariés qui avaient été retenus contre leur volonté.

En dépit de l’assurance d’une absence de représailles contre les salariés donnée par l’entreprise, celle-ci a licencié tous les membres de l’équipe de nuit, en prétextant qu’on n’avait plus besoin d’eux en raison de la résiliation d’un contrat.

Environ 70 travailleurs ont protesté contre les licenciements devant l’entreprise le 25 février et menacé de faire grève en cas de non-respect des droits des travailleurs/euses.

Emplois assurés chez Automotive Lighting en Allemagne

ALLEMAGNE: Après une grève de trois semaines, le syndicat IG Metall et le comité d’entreprise de Automotive Lighting à Reutlingen, Allemagne, ont réussi à sauver 130 emplois.

La grève avait commencé le 26 janvier en réponse à la décision prise par la direction le 27 novembre 2009 de délocaliser la production sur d’autres sites.

La direction avait d’abord refusé de négocier sur cette question, mais sous la pression exercée par les grévistes, elle devait changer sa position, ce qui a permis de mettre fin au conflit avec succès.

Les principaux termes de l’accord sont les suivants:

IG Metall et le comité d’entreprise estiment que le résultat obtenu, très positif pour les salariés, provient des efforts combinés de la presque totalité de la main-d’œuvre syndiquée.

La FIOM et la FES consolident les syndicats au Kazakhstan

KAZAKHSTAN: Trente militant(e)s représentant à la fois des syndicats traditionnels et des syndicats indépendants nouvellement créés, ainsi que des associations d’intérêt public au Kazakhstan, ont participé les 27 et 28 février à un séminaire organisé par la Fondation Friedrich-Ebert et par le bureau régional de la Communauté des États indépendants de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie. Les participant(e)s au séminaire ont examiné les principes et les formes possibles de consolidation du mouvement ouvrier et du mouvement syndical.

Les participant(e)s ont estimé que la crise économique et financière mondiale a eu un très fort impact sur les travailleurs/euses au Kazakhstan du fait que le pays était devenu un terrain d’essai pour des expériences néolibérales avec la suppression de nombreux composants du système de protection sociale.

Dans certaines entreprises, après la liquidation des organisations syndicales, les militant(e)s qui restaient ont décidé de former des associations d’intérêt public. Plusieurs participant(e)s ont donné comme raison pour cette décision le fait que ces associations sont totalement indépendantes des employeurs et ne sont pas obligées, contrairement aux syndicats, de déclarer leurs effectifs. Elles rassemblent des travailleurs/euses de différentes entreprises et leur permettent de se soutenir mutuellement. En outre, la législation nationale stipule que "d’autres organisations" ont le droit de représenter les intérêts collectifs des travailleurs/euses, si cette décision est approuvée lors d’une conférence ou si des procurations individuelles sont recueillies en nombre suffisant. Néanmoins, une telle pratique compromet la position traditionnelle du syndicat en tant qu’élément régulateur des relations de travail.

Natalia Tomilova, présidente de l’association d’intérêt public appelée Famille de mineurs (Karaganda), formée par des veuves de mineurs, a indiqué que son organisation assumait des fonctions syndicales. Après avoir reçu des procurations de mineurs qui n’avaient pas confiance dans leur syndicat, elle a pris part à des négociations collectives avec l’employeur de la division du charbon de l’entreprise Arcelor-Mittal.

Les sociétés transnationales (STN) qui s’installent au Kazakhstan oublient souvent les principes de dialogue social en vigueur dans leur pays d’origine. Les participant(e)s au séminaire ont donné l’exemple du réseau commercial de service de l’entreprise allemande MAN où un syndicat a été créé en août 2009, et où Evgeny Singer, le dirigeant syndical élu, en a avisé l’employeur. La réaction de la direction a été rapide: le lendemain, le président du syndicat a reçu sa première sanction, et sa seconde le 1er septembre 2009. La pression a été ressentie par tous les membres du syndicat, ce qui a entraîné quatre démissions de membres dès le 2 septembre 2009. L’organisation syndicale nouvellement créée a décidé de rechercher une aide de la part de la FIOM en lui demandant d’établir des contacts avec leurs homologues allemands.

Ainur Kurmanov qui dirige l’association d’intérêt public "Talmas" participait également au séminaire. Selon ses estimations, que partageaient beaucoup d’autres personnes présentes au séminaire, la crise financière a provoqué un climat de protestations de plus en plus fortes dans la société, avec de nombreuses actions revendicatrices d’actionnaires déçus et de travailleurs/euses qui ont perdu leurs placements pour acquérir un logement.

Susciter chez les travailleurs/euses qualifié(e)s de l'intérêt pour le syndicat

ALLEMAGNE: Un tiers environ des organisations locales de IG Metall signalent que l’un de leurs principaux plans d’action pour 2010 concerne les non-manuels. Les changements structurels dans l’industrie nécessitent une prise d’action décisive pour consolider la présence syndicale dans cette catégorie professionnelle. Pour valoriser l’activité syndicale, les non-manuels doivent être mieux représentés à tous les niveaux des structures syndicales.

Pour compenser le déclin général de ses effectifs, IG Metall a été en mesure de renforcer sa position chez les non-manuels l’année dernière et espère que cette tendance se poursuivra. Les non-manuels, qui avaient l’habitude de penser que leur éducation et leurs qualifications leur garantissaient un certain degré de protection, réalisent maintenant que les mises à pied et les délocalisations les touchent au même titre que les manuels. En outre, le fait que les non-manuels aient renforcé leurs effectifs, en taille et en importance, dans beaucoup d’usines, signifie qu’ils représentent désormais un "coût bloqué" important pour les entreprises. L’incertitude croissante au sujet des emplois, des salaires et des prestations amène un changement d’attitude de la part des non-manuels. Lors de conflits récents, IG Metall a été en mesure de recruter dans cette catégorie professionnelle de nouveaux membres qui constataient concrètement qu’il y avait un avantage réel à appartenir à un syndicat et à être solidaire.

Les non-manuels représentent une catégorie diversifiée de salariés. Par conséquent, l’approche doit être adaptée en tenant compte des intérêts et des attentes qui ne sont pas toujours les mêmes. Beaucoup d’organisations locales de IG Metall ont intégré des ingénieurs et des experts techniques dans leurs structures, et ont réalisé des activités qui traitent des questions qui les concernent. Il y a au siège de la fédération un groupe de réflexion chargé spécialement de formuler un programme de IG Metall pour les ingénieurs (voir la brochure d’information pour les ingénieurs). Des forums destinés aux non-manuels ont été organisés en plusieurs endroits pour discuter de questions communes et participer à l’élaboration de politiques. Ces forums servent non seulement à conserver des membres, mais à en attirer de nouveaux.

Les personnes qui poursuivent actuellement leurs études sont les travailleurs/euses qualifié(e)s de demain. Dans certaines usines, IG Metall a pu dans le cadre de projets menés avec des lycées techniques, gagner la confiance de nouveaux/elles étudiant(e)s qui sont maintenant des membres actifs. Tout comme d’autres organisations syndicales dans d’autres pays, IG Metall est présente dans beaucoup de lycées techniques et d’universités en Allemagne, par l’intermédiaire de ses bureaux qui diffusent des informations et assurent des services aux étudiant(e)s et aux diplômé(e)s, et contribuent à améliorer l’image du syndicat. Ces bureaux offrent la possibilité de lier la théorie à la pratique durant les études et d’établir un contact avec les entreprises. Un magazine consacré aux étudiants syndiqués "Schnittstelle" contient des informations générales sur les études, la science et le monde du travail. Pour avoir un aperçu des bureaux présents dans les lycées techniques et les universités, cliquer sur: http://www.hochschulinformationsbuero.de/ et http://www.students-at-work.de/

Philips: Festin pour les patrons quand les salariés ont le ventre vide

PAYS-BAS: En ces temps de crise, de nombreux salariés et leurs familles doivent souvent accepter un gel des salaires ou même des réductions afin de pouvoir garder leur emploi. Les salariés de Philips ne sont pas différents et sont convaincus par leurs dirigeants d’accepter certaines mesures impopulaires, notamment des mises au chômage pour raison économique.

L’année dernière, Philips a supprimé 5.474 emplois et transféré beaucoup de travailleurs/euses vers d’autres postes dans l’entreprise ou hors de celle-ci, ce qui a forcé les familles à faire face à un avenir morose. Les travailleurs/euses ont accepté ces mesures en espérant qu’un jour, la situation allait changer, ce qui permettrait à l’entreprise d’investir les moyens économisés pour assurer son avenir, profiter à ceux et celles qui créent sa richesse et leur assurer des emplois mieux protégés et de nouvelles possibilités.

Hélas, leurs espoirs étaient vains car les hauts dirigeants de Philips en ont décidé autrement, déclare la Fédération européenne des métallurgistes (FEM). Tout en annonçant que les salaires de base restaient inchangés pour tout le monde, ils ont choisi de bien remplir leur propre besace. La prime d’encouragement annuelle versée en 2009 au directeur général de Philips, G.J. Kleisterlee, a atteint 962.720 euros, quatre fois son montant de 2008, quand il avait déjà obtenu 220.000 euros en plus de son salaire annuel de 1,1 million d’euros. Le montant total en espèces versé au conseil d’administration est passé de 830.720 euros en 2008 à 3.082.892 euros en 2009.

La FEM a demandé à ses affiliés de protester contre le comportement scandaleux de la direction de Philips. Cliquer ici pour plus de détails: http://www.emf-fem.org/Press/Press-releases/Outrageous-Bonuses-for-Top-Management-in-Philips

Le rapport annuel de gestion de l’entreprise peut être téléchargé sur le site de l’entreprise: http://www.annualreport2009.philips.com/downloads/pdf/PhilipsAnnualReport2009_FullVersion.pdf

Philips qui a son siège aux Pays-Bas emploie environ 116.000 salariés dans plus de 60 pays du monde.

La FIOM examine l'impact des accords de libre-échange

INDE: En raison de l’importance de plus en plus grande prise par les accords de libre-échange durant la crise des mécanismes multilatéraux, les syndicats doivent s’assurer que les accords bilatéraux ne deviennent pas un grand sujet de discorde et une cause de faiblesse chez les travailleurs/euses, a conclu à sa dernière réunion le groupe de travail de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie sur le commerce, l’emploi et le développement.

Réunis à New Delhi, Inde, du 10 au 12 février 2010, les membres du groupe de travail appartenant à toutes les régions ont demandé instamment à la FIOM et à ses affiliés d’intensifier les travaux réalisés en commun et de débattre dans la transparence de la possibilité de voir émerger des conflits d’intérêt liés aux accords de libre-échange entre des pays ou des secteurs, et de prévoir des consultations mutuelles entre les syndicats concernés.

Parmi divers exemples, un accord possible de libre-échange UE/Corée du Sud était considéré comme une étape potentielle dans la bonne direction, mais sans véritables instruments de contrôle et de mise en œuvre concernant les droits des travailleurs/euses. Des doutes sérieux sont exprimés au sujet des avantages d’un développement potentiel et des répercussions sur la démocratie en Corée du Sud avec une dégradation possible de la réglementation s’appliquant aux sociétés transnationales. Dans ce cas tout comme pour d’autres accords de libre-échange, le manque de transparence et de consultation des acteurs sociaux, ainsi que l’estimation claire d’un impact potentiel sur les emplois dans différentes industries et différents pays, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, sont considérés comme autant de risques majeurs qui nécessitent un engagement syndical beaucoup plus important.

Lors d’une table ronde organisée avec la présence du ‘joint secretary’ indien du commerce, la politique commerciale de l’Inde a fait l’objet d’un débat axé sur la main-d’œuvre où des préoccupations ont été exprimées sur la perte de bons emplois, alors que les emplois créés dans le secteur commercial, surtout du fait des mauvaises conditions rencontrées dans les zones franches d’exportation, ne peuvent guère favoriser un développement durable.

Le groupe de travail a rejeté à l’unanimité la possibilité d’une ratification par le Parlement européen d’un accord de libre-échange UE/Colombie, inacceptable au regard des résultats tragiques de la Colombie dans le domaine des droits de la personne et des droits syndicaux.

Un séminaire conjoint de la FIOM et de la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC) a suivi la réunion du groupe de travail avec la participation de la direction des syndicats indiens qui recrutent des membres dans les secteurs de la métallurgie et du textile. L’impact de la libéralisation du commerce et des investissements dans les domaines de l’emploi, du développement et des droits des travailleurs/euses en Inde a fait l’objet d’une analyse. Des recommandations ont été approuvées qui portent sur une collaboration systématique et plus étroite entre les affiliés indiens des deux fédérations syndicales internationales et des organisations non gouvernementales pour exprimer conjointement les préoccupations des travailleurs/euses sur la politique commerciale de l’Inde.

Tous les exposés présentés par les participant(e)s à la réunion du groupe de travail sont indiqués ici sur la colonne de droite.

Les travailleurs/euses de Tenaris solidaires en Colombie

COLOMBIE/MONDE: Une délégation de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, composée de délégué(e)s de Tenaris et de représentant(e)s syndicaux/ales, se rend en Colombie du 26 février au 2 mars, pour offrir un soutien solidaire aux travailleurs/euses et à leur syndicat des installations de Tenaris à Carthagène, Colombie.

Le Comité d’entreprise mondial de Tenaris a décidé lors de sa réunion à Bergamo, Italie, en septembre 2009, d’entreprendre cette action après avoir entendu un rapport de Jairo del Rio, le président de SINTRATUCAR, un nouveau syndicat d’entreprise formé en Colombie.

Lors de la réunion en septembre, Rio a signalé la situation difficile des travailleurs et des travailleuses qui font face à la direction de l’entreprise à l’usine de Carthagène, et des nombreuses menaces de mort reçues par des membres du conseil syndical de SINTRATUCAR.

Pour exprimer sa solidarité active avec les travailleurs/euses de Colombie et avec le syndicat de l’usine Tenaris à Carthagène, la délégation participera à une marche organisée le 26 février à l’appel des syndicats dans toutes les grandes villes de Colombie, rencontrera le syndicat SINTRATUCAR et cherchera à présenter à la direction locale de Tenaris les raisons de sa visite.

La délégation comprend des représentant(e)s du syndicat et des travailleurs/euses des usines Tenaris au Canada, en Argentine, au Brésil et en Italie, et un représentant de la FIOM pour la région Amérique latine et Caraïbes.

Les métallurgistes, les mineurs et les gens de mer s'unissent

ÉTATS-UNIS: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie s’est engagée avec les dirigeants des syndicats des mineurs et des gens de mer du Canada, des États-Unis, d’Australie et d’Afrique du Sud, les 16 et 17 février, à examiner les moyens de consolider les efforts et la coordination pour s’attaquer aux sociétés transnationales qui portent atteinte aux droits fondamentaux des travailleurs et des travailleuses dans le monde entier.

L’alliance stratégique qui repose sur une ‘Initiative des mineurs et des gens de mer’, vise à organiser un travail en commun pour s’opposer aux infractions massives aux droits des travailleurs et des travailleuses chez les géants miniers Grupo Mexico, Vale et Rio Tinto où trois fédérations syndicales internationales ont des affiliés, à savoir la FIOM, la Fédération internationale des ouvriers du transport (FIOT) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM).

La violence des attaques de Grupo Mexico contre les travailleurs/euses ne date pas d’hier. Le gouvernement mexicain est allié à Grupo Mexico depuis plus de quatre ans pour mener une campagne de répression et d’abus de pouvoir destinée à éliminer le syndicat national des mineurs et des métallurgistes du Mexique (SNTMMSRM). Le SNTMMSRM, qui est le syndicat indépendant le plus puissant du pays, est affilié à la FIOM et à l’ICEM, et son dirigeant, Napoleón Gómez Urrutia, siège au Comité exécutif de la FIOM. Cliquer ici pour plus de renseignements.

En septembre, la FIOM et l’ICEM ont entrepris avec l’aide de la FIOT une action internationale pour appeler l’attention sur les abus contre les droits dans l’entreprise brésilienne Vale partout dans le monde, et pour montrer leur solidarité aux 3.500 membres du syndicat United Steelworkers (USW) au Canada qui sont en grève depuis le 13 juillet à la suite de la décision des travailleurs/euses de refuser d’accepter une réduction draconienne des conditions et une augmentation de l’insécurité dans l’emploi. Voir détails ici.

La réunion a eu lieu à Palmdale, Californie, à proximité d’une mine de borax et d’une usine appartenant à Rio Tinto où environ 600 membres du syndicat ‘International Longshore and Warehouse Union’ (ILWU) sont victimes d’un lock-out de l’entreprise qui a tenté de forcer les travailleurs/euses à accepter un contrat comportant des concessions extrêmement dures portant sur:

Les délégué(e)s à la réunion ont défilé avec les lock-outés de Rio Tinto jusqu’aux portes de l’usine en scandant "Laissez-nous travailler!" et en faisant le serment de faire appel à la solidarité mondiale jusqu’à obtenir justice et traitement équitable pour tous les salariés de Rio Tinto dans le monde.

Voir la déclaration des mineurs et des gens de mer ici.

 

 

Les travailleurs/euses de Bosch manifestent pour défendre les emplois

EUROPE: Plus de 1.000 travailleurs/euses de Bosch sur 30 sites de production dans sept pays ont participé à une journée européenne d’action, le 22 février 2010, pour défendre leurs emplois.

L’action, dont la coordination était assurée par la Fédération européenne des métallurgistes (FEM) et par le comité d’entreprise européen de Bosch, a eu lieu en réponse à la fermeture de l’usine de Cardiff au Royaume-Uni qui fabriquait des démarreurs et des générateurs, et où 900 travailleurs/euses ont perdu leur emploi dans une région structurellement affaiblie.

Les métallurgistes demandent d’adoption d’une politique industrielle cohérente et d’actions socialement responsables de la part de Bosch.

La FEM et le comité d’entreprise européen de Bosch considèrent que 15 fermetures d’usine, rien qu’en Europe au cours des 24 derniers mois, ont déjà causé d’énormes difficultés à des milliers de travailleurs et de travailleuses.

Autour d’un slogan commun, "Ça suffit comme ça! Les travailleurs/euses de Bosch en Europe défendent leurs emplois", des actions ont été entreprises, depuis des réunions d’information pour le personnel à des distributions de tracts et la rédaction de lettres de solidarité en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie, au Portugal et aux Pays-Bas.

À la suite des fermetures d’usine, les travailleurss/euses et leurs syndicats ont promis de mieux populariser leur combat et de ne plus simplement accepter la négociation des indemnités de licenciement.

Pour tout renseignement complémentaire: http://www.emf-fem.org/Press/Press-releases/European-action-day-at-Bosch-Europe ou http://www.bosch.igm.de/