Deuxième plainte à l'OIT sur les contrats de protection au Mexique

GENÈVE/MEXIQUE: Le 22 février 2010, le syndicat des travailleurs du téléphone du Mexique, la Coalition pour la justice dans les Maquiladoras (CJM), l’Association démocratique des avocats (ANAD) et des organisations de travailleurs/euses, des syndicats et autres organisations apparentées, membres de la CJM, ont présenté une plainte au Comité de la liberté syndicale de l’OIT concernant les infractions aux droits des travailleurs et des travailleuses dans les maquiladoras au Mexique, en matière de liberté syndicale et de négociation collective.

La plainte expose la tendance persistante et systématique d’enfreindre le droit à la liberté syndicale et le droit à la négociation collective, inscrits dans la Constitution mexicaine, la législation fédérale du travail et les conventions internationales 87 et 98 de l’OIT, illustrée par les cas suivants: Sony, Han Young (Hyundai), Custom Trim (GM, Ford et Chrysler), DURO (GAP), LAJAT (Levi’s), y KSS (GM, Ford et Chrysler).

Selon la CJM, la présentation d’une plainte a pour but de dénoncer et de remédier aux infractions aux droits des travailleurs et des travailleuses par les entreprises multinationales et par le gouvernement mexicain, lequel protège les syndicats alliés au patronat par des "contrats de protection".

Auparavant, en février 2009, la FIOM avait déjà présenté une plainte contre le gouvernement mexicain en demandant à l’OIT de condamner les lois mexicaines qui font obstacle à la liberté syndicale et contreviennent à la convention de l’OIT 87 qui garantit les normes fondamentales du travail à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses.

L’affaire no 2694 de l’OIT a trait à la grande majorité des conventions collectives qui selon la législation mexicaine concernent les prétendus "contrats de protection" qui forcent les travailleurs et les travailleuses à adhérer à des syndicats désignés par la direction de l’entreprise et qui ne répondent pas à leur propre choix.

Une autre plainte concernant le Mexique, l’affaire no 2478, présentée également par la FIOM porte sur l’ingérence du gouvernement dans l’autonomie syndicale de son affilié le syndicat national des mineurs et des métallurgistes du Mexique (SNTMMSRM).

La FIOM continue de soutenir les travailleurs et les travailleuses privé(e)s de leurs droits au Mexique, assurera le suivi de la situation et rendra compte des progrès réalisés dans le traitement de ces plaintes à l’OIT.

Visite de solidarité d'une délégation de Tenaris à SINTRATUCAR en Colombie

COLOMBIE: Une délégation de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) comprenant des délégué(e)s de Tenaris et des représentant(e)s syndicaux/ales du conseil mondial de Tenaris s’est rendue cette année en Colombie du 26 février au 2 mars, en solidarité avec les travailleurs/euses de l’usine Tubos del Caribe à Carthagène.

La visite en Colombie avait été décidée l’année dernière à la réunion de Bergamo, après que Jairo del Río, président de SINTRATUCAR, eut signalé les problèmes rencontrés par les travailleurs/euses à l’usine de Carthagène avec la direction de l’entreprise, et les nombreuses menaces de mort reçues par des membres du comité exécutif syndical.

La délégation était composée de représentant(e)s syndicaux/ales du personnel des usines Tenaris d’Argentine, du Canada, du Brésil et d’Italie, et du délégué de la FIOM pour la région Amérique latine et Caraïbes. La délégation a eu une réunion à la Fondation Manos Muertas, qui travaille avec les femmes victimes de maladies professionnelles, et a visité une crèche que le gouvernement cherche à privatiser dans un quartier ouvrier.

Une réunion a permis d’examiner les conditions de travail chez Tenaris dans divers pays, ainsi que la situation des travailleurs/euses en Colombie. Cette réunion a été suivie par 160 membres de SINTRATUCAR.

La délégation s’est également rendue à l’usine Tubos del Caribe. Toutefois, elle a dû se déplacer à bord d’un minibus à l’intérieur de l’usine, et n’a pas reçu l’autorisation de pénétrer dans les ateliers de production. Elle a donc été incapable de juger par elle-même des conditions dans les installations ou d’avoir un contact direct avec la main-d’œuvre. La direction de l’entreprise a fait valoir que l’accès n’était pas possible pour des raisons de sécurité, du fait de l’absence d’équipement de sécurité nécessaire pour les visiteurs. La délégation s’est alors retirée de l’usine pour se rendre devant les portes, où elle a exprimé son mécontentement face à ces restrictions, tout en saisissant l’occasion pour rencontrer les travailleurs/euses qui arrivaient pour commencer leur travail dans l’équipe de l’après-midi et ceux/celles qui quittaient l’usine.

Le conseil d’entreprise a condamné les menaces de mort proférées contre les membres du Comité exécutif de SINTRATUCAR. Il a affirmé que l’autorité de la loi est incompatible avec des restrictions aux libertés syndicales, notamment au droit des travailleurs/euses de choisir leurs propres représentant(e)s syndicaux/ales et de se présenter aux élections. Enfin, SINTRATUCAR a exprimé sa satisfaction pour la solidarité témoignée par la délégation.

La délégation a pris les résolutions suivantes:

E-Pétition mondiale sur les transactions financières

MONDE: Une pétition électronique mondiale en faveur d’une taxe sur les transactions financières, adressée aux dirigeants du G20, est actuellement en cours de signature. De nombreux syndicalistes de différents pays l’ont déjà signée et la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie demande instamment à ses affiliés de la signer aujourd’hui.

La pétition est disponible en 12 langues et peut être signée sur le site suivant: http://www.makefinancework.org/

Elle entre dans le cadre de la campagne "Make finance work for people and the planet" soutenue par divers groupes de la société civile européenne. Voici le texte de la pétition:

Mesdames et messieurs les membres du G20,

Le secteur financier est responsable de la crise économique historique actuelle. La croissance exponentielle de ce secteur, concentré sur ses profits spéculatifs à court terme, a créé une économie de casino. Avec l’explosion de la dernière bulle, des millions d’hommes et de femmes ont perdu leur emploi. Partout dans le monde, des gens se sont enfoncés dans la pauvreté et cent millions de personnes supplémentaires souffrent de la faim.

Vous avez mobilisé des centaines de milliards de dollars pour sauver les banques et le système financier. Main vous ne répondez pas aux crises sociales et écologiques avec la volonté politique et les ressources financières indispensables.

Les multinationales du secteur financier ont bénéficié pendant des décennies de 1’absence de régulation significative, et sont largement responsables de la crise. Je pense qu’il est temps qu’elles paient leur juste part des coûts de la relance. Une taxe sur les transactions financières serait l’instrument le plus efficace pour le garantir. Elle permettrait:

Poursuivre les pratiques habituelles n’est pas une option envisageable. Je vous demande de décider, lors de votre prochaine réunion à Toronto les 26 et 27 juin 2010, l’introduction d’une taxe sur les transactions financières. Transformez vos discours en actes.

La communication en Tunisie fait l'objet d'un examen par des syndicalistes

TUNISIE: Un atelier de deux jours sur le thème de la "Communication pour l’action syndicale" s’est tenu les 1er et 2 mars à Tunis. Il était organisé par la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie et par son affilié tunisien, la Fédération générale de la métallurgie et de l’électronique – UGTT, dans le cadre d’un projet en cours visant à soutenir la syndicalisation des salariés dans les entreprises multinationales au Maroc et en Tunisie.

Les participant(e)s ont reçu une formation de base sur les technologies de l’information et de la communication sur l’Internet qui leur permet actuellement de mettre en place un réseau permanent de communication en Tunisie, mais aussi au niveau international pour communiquer en premier lieu avec leurs collègues du Maroc.

Une démonstration de conférence sur Skype a été faite durant le séminaire avec la participation du militant syndical Boutayeb Bouchkhachakh de l’affilié de la FIOM au Maroc, le Syndicat national des travailleurs des industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques – SNTIMMEE-CDT, qui a décrit les problèmes rencontrés par le SNTIMMEE-CDT au Maroc, et par Jyrki Raina, secrétaire général de la FIOM, qui dans son intervention a expliqué aux participant(e)s ce que fait la FIOM pour la consolidation des réseaux dans la région.

Comme indiqué précédemment sur le site de la FIOM, l’initiative s’adresse en particulier aux STN et à leurs fournisseurs, signataires d’un accord-cadre international avec la FIOM afin d’en contrôler l’application. Cela fait partie d’un programme plus large mis en œuvre avec le soutien de l’agence espagnole de développement, ISCOD – UGT, et la participation de syndicats de métallurgistes en Tunisie, au Maroc, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne.

La FIOM s'engage dans le développement des réseaux syndicaux

GENÈVE: Sur la base de la décision prise par le Comité exécutif de la FIOM en décembre dernier, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie organisera les 11 et 12 mai à Genève la première réunion d’un groupe de travail sur les réseaux syndicaux dans les sociétés transnationales.

Cette réunion aura lieu dans le cadre d’une stratégie de plus grande envergure visant à faire contrepoids aux sociétés transnationales, qui comporte la création et le maintien de réseaux et de mécanismes permettant d’assurer un échange régulier d’informations, le développement d’initiatives conjointes et de plate-formes communes, la réalisation d’une solidarité, la syndicalisation des usines sans présence syndicale, une action syndicale commune et des contacts avec les vrais responsables dans les entreprises.

Le groupe de travail de la FIOM élaborera une proposition portant sur des directives pour la constitution de réseaux syndicaux, leurs tâches principales, la coordination, les ressources, le traitement des accords-cadres internationaux et autres accords possibles au niveau mondial. Il examinera également le contenu d’un guide et du matériel pédagogique. Le Comité exécutif de la FIOM est appelé à dénombrer les entreprises prioritaires dans différents secteurs industriels, et même le cas échéant, les chaînes d’approvisionnement.

Les activités de la FIOM relatives aux réseaux syndicaux en 2010 comportent plusieurs réunions dans des entreprises telles que Caterpillar, Gerdau et Tenaris. En outre, les priorités et les stratégies concernant la mise en réseau feront l’objet de discussions dans des conférences régionales et des réunions sectorielles dans l’aérospatiale, les TIC, l’électricité et l’électronique, l’automobile et l’industrie mécanique.

Depuis quelques dizaines d’années, la FIOM a mis en place 42 conseils mondiaux d’entreprise financés par la FIOM et ses affiliés. Cependant, dans la majorité des cas, ces conseils se réunissent rarement, et même le plus souvent pas du tout. Par ailleurs, il y a quatre comités mondiaux d’entreprise (Volkswagen, Daimler, Rolls Royce et SKF) financés par chaque entreprise sur la base d’un accord.

Dans le cadre de ces travaux, la FIOM a réalisé une évaluation critique des conseils d’entreprise, des comités mondiaux d’entreprise et d’autres réseaux actuellement en vigueur. Cette évaluation se trouve sur le site de la FIOM ici en anglais et en allemand.

Pour tout renseignement complémentaire sur l’évolution de ce travail, veuillez contacter Rob Johnston, FIOM

Directeur exécutif pour les politiques de l’industrie et des STN, [email protected].

Les femmes durement touchées par la crise financière

LUXEMBOURG: Surreprésentées dans les emplois précaires et à bas salaires, les femmes employées dans l’industrie de transformation ont été durement touchées par la crise financière, ont conclu les femmes qui participaient à une réunion de métallurgistes le 10 mars 2010.

Les personnes qui assistaient à la réunion ont entendu comment les salariés dans la fabrication industrielle ont été généralement les victimes d’une crise dont ils ne portaient pas la responsabilité. Les effets subis par les travailleuses sont particulièrement durs du fait que les femmes appartiennent à la catégorie la moins payée avec souvent des conditions précaires d’emploi. De plus en plus de familles comptent de nos jours sur le salaire des femmes pour survivre, et quand elles perdent leur emploi, les conséquences sont ressenties par les gens qui dépendent d’elles. Le nombre considérable de pertes d’emploi chez les hommes augmente la pression sur les familles, et donc sur les femmes qui assurent la plus grande part du travail pour les soins et les besoins.

La réunion a également entendu comment les emplois créés grâce au lancement de plans de relance par les gouvernements sont plus susceptibles d’aller aux hommes car ils sont surtout destinés à apporter des améliorations dans la construction et l’infrastructure.

En cherchant à souligner la situation des femmes dans les secteurs de la métallurgie et de la fabrication industrielle durant la crise, la réunion a examiné ce qui s’est passé dans les emplois féminins et envisagé les stratégies à adopter par les syndicats pour résoudre ces problèmes.

La réunion a conclu en présentant des recommandations en vue d’une action syndicale. Pour résorber les inégalités vécues par les femmes en raison de la crise, les syndicats devraient prendre les mesures suivantes:

La réunion était organisée conjointement par la Fédération européenne des métallurgistes et la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie dans le cadre de la Journée internationale de la femme.

Une vidéo de la FIOM sur l'emploi précaire en tête d'un concours

MONDE: Un court métrage sur la campagne de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie contre l’emploi précaire est annoncé comme l’un des favoris du concours de la vidéo de l’année sur le travail organisé par LabourStart le 10 mars.

"Precarious work affects us all" (L’emploi précaire nous concerne tous) a été réalisé dans le cadre de la campagne mondiale de la FIOM contre l’emploi précaire, et sorti en exclusivité au Congrès de la FIOM en mai 2009. Ce film de quatre minutes met en scène des travailleurs/euses appartenant aux affiliés de la FIOM en Indonésie, au Mozambique, en Afrique du Sud, en Ukraine, en Australie et dans d’autres parties du monde, qui ont entrepris le combat pour mettre fin à la montée de l’emploi précaire et redonner pouvoir et justice aux travailleurs/euses.

La vidéo de la FIOM est l’un des deux courts métrages favoris du concours. Le vote en ligne pour désigner le meilleur des six courts métrages sélectionnés pour le concours de la vidéo sur le travail en 2010 a commencé le 10 mars. Les six courts métrages ont été réalisés au Royaume-uni, au Canada et en Australie, ainsi qu’une vidéo coproduite par Sustainlabour/CSI "A call to action" (Appel pour une action).

Pour visionner les films sélectionnés et pour voter: http://www.labourstart.org/lvoty/vote.shtml

La date limite de dépôt des films destinés au Festival annuel du court métrage sur le travail à Genève est fixée au 31 mars 2010. Les affiliés de la FIOM sont invités à soumettre des copies des courts métrages qu’ils ont produits eux-mêmes ou participé à la production, en vue d’une éventuelle inscription dans le programme.

Les films destinés au Festival annuel du court métrage sur le travail à Genève doivent être accompagnés d’un court texte décrivant chaque film, la raison pour laquelle il a été réalisé et le public auquel il s’adresse. Pour tout renseignement complémentaire: http://www.imfmetal.org/index.cfm?id=622&l=2&cid=22025

Rupture des négociations par médiation chez Vale

CANADA: Les discussions par médiation entre United Steelworkers et Vale Inco se sont interrompues dimanche 7 mars, malgré les tentatives répétées et sans précédent du syndicat pour parvenir à un règlement.

"Pendant plus de 11 jours consécutifs, notre comité de négociation a présenté plusieurs nouvelles propositions et fait de réels compromis d’une grande portée sur des questions clés", a déclaré Wayne Fraser, directeur du district 6 de l’USW.

La position intransigeante de Vale dans la négociation est une fois de plus de mise, après une lueur d’espoir le mois dernier quand l’entreprise avait accepté de reprendre la négociation avec un médiateur indépendant pour des entretiens exploratoires destinés à mettre fin à la grève. Ces pourparlers qui avaient commencé à la fin du mois ont échoué le 7 mars quand le médiateur Kevin Burkett a déclaré: "Je suis déçu d’annoncer qu’un accord n’est pas possible actuellement. J’ai donc rompu les discussions".

La médiation a produit l’offre sans précédent de l’USW de reprendre le travail à Sudbury et à Port Colborne, et de laisser un comité d’arbitrage contraignant de trois membres chargé d’examiner les questions en suspens. L’USW a proposé que Burkett préside le comité d’arbitrage, le syndicat et Vale choisissant chacun l’un des deux autres membres. Vale a rejeté catégoriquement la proposition.

Maintenant, les syndicats mondiaux vont lancer de nouveaux plans stratégiques au nom de l’USW, se rendre à Sudbury, Canada, dans les deux semaines pour renforcer le soutien aux mineurs du nickel en grève membres de l’USW. Deux journées de manifestation "Bridging the Gap" (Combler le fossé), auront lieu les 22 et 23 mars, qui réuniront dans la province de l’Ontario au nord du pays des dirigeants syndicaux des différentes unités de production dans le monde de l’entreprise minière brésilienne.

Les syndicalistes, parmi lesquels des représentants de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie et de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses, se joindront aux grévistes de la section 6500 de l’USW et à leurs familles pour défiler jusqu’au centre de Sudbury le 22 mars, et participeront à un forum sur le thème d’une stratégie mondiale, prévu pour le lendemain. Ce forum examinera aussi un projet de "Journées mondiales d’action" contre Vale, qui devraient avoir lieu du 5 au 11 avril.

Cette grève est désormais susceptible de dépasser la plus longue grève du secteur minier de l’histoire du Canada. Elle eut lieu de septembre 1978 à juin 1979 — 267 jours — entre l’USW et le prédécesseur de Vale à Sudbury, Inco Mining. Néanmoins, la principale différence entre cette grève et plusieurs accrochage entre l’USW et Inco, c’est que l’entreprise canadienne Inco n’a jamais tenté de faire fonctionner les mines et les activités de fonderie avec du personnel de remplacement comme Vale le fait maintenant.

Les femmes revendiquent l'égalité à la Journée internationale de la femme

MONDE: Les gens se sont rassemblés à Genève, le 8 mars, sous la bannière de l’UNIA, affilié suisse de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, pour exiger l’égalité entre femmes et hommes. Lors de cette manifestation destinée à célébrer la Journée internationale de la femme, les femmes et les hommes ont exprimé leur opposition au relèvement de l’âge de la retraite pour les femmes et au projet de loi sur l’allongement des heures d’ouverture des magasins qui touche les femmes dans ce secteur du commerce de détail où le personnel est le plus souvent féminin. Les personnes rassemblées exigeaient aussi l’égalité salariale et l’application réelle de la loi sur l’égalité en Suisse.

Ailleurs, l’affilié français FGMM-CFDT a publié les résultats d’une nouvelle étude qui montre que les écarts salariaux se poursuivent entre femmes et hommes dans l’industrie métallurgique française. L’écart salarial moyen entre femmes et hommes est de 21 pour cent. Même en excluant des facteurs tels que les interruptions dans le déroulement d’une carrière pour cause de maternité, l’âge et les changements de fonction dans le travail, il reste encore une discrimination salariale moyenne de 5 pour cent environ, qui ne peut être expliquée que par une attitude sexiste. Pour les femmes, cela représente plusieurs années de hausses salariales manquées avec des conséquences graves pour leurs pensions de retraite qui sont finalement près de 40 pour cent inférieures à celles des hommes.

Les syndicats français ont répondu par la négociation d’un accord qui vise à supprimer les écarts salariaux entre femmes et hommes. L’accord constitue une base pour les négociations au niveau de l’entreprise, en prévoyant des augmentations réservées aux femmes pour éliminer les différences salariales, un guide des pratiques optimales, et des modifications apportées à une surreprésentation de l’un des sexes dans les emplois de la métallurgie. La FGMM-CFDT souligne que l’accord ne sera efficace que si les syndicats et la direction au niveau de l’entreprise s’engagent réellement dans cette direction. Du fait que les femmes ont été particulièrement touchées par les effets de la crise économiques, les négociations doivent accorder la priorité aux emplois qui leur sont destinés.

Plus tard cette semaine, le 10 mars, les affiliés de la FIOM et de la Fédération européenne des métallurgistes se réuniront au Luxembourg pour examiner les effets de la crise économique sur les femmes dans l’industrie métallurgique.

Samsung tenu responsable de décès par cancer causés par des semi-conducteurs

CORÉE DU SUD: Une coalition à laquelle appartient le syndicat coréen des métallurgistes (KMWU) affilié à la FIOM, a lancé une campagne mondiale le 1er mars pour demander à Samsung et au gouvernement coréen d’accepter la responsabilité des décès professionnels et de fournir des conditions de travail sûres et correctes.

La décision de lancer cet appel a été prise en réponse à la preuve de plus en plus manifeste qu’un élément cancéreux est présent parmi les travailleurs/euses de l’électronique chez Samsung en Corée en raison d’une exposition à des produits chimiques toxiques. Les constantes des décès par cancer présentent une ressemblance frappante à celles des décès par cancer du personnel de fabrication des "puces" IBM aux États-Unis, des cas au ‘National Semiconductor’ au Royaume-Uni et des cas de cancer chez RCA à Taiwan.

Le 6 mars marque le troisième anniversaire du décès de Yu-mi Hwang, employée à la fabrique de semi-conducteurs Samsung, morte de leucémie à l’âge de 22 ans. Sa mort — et des décès identiques de collègues de travail — a incité les gens à demander que Samsung:

Les partisans de la santé et des droits des individus dans l’industrie des semi-conducteurs (Supporters for the Health And Rights of People in the Semiconductor industry — SHARPs), ont été rejoints par le syndicat KMWU, le centre du contrôle des ressources d’Asie (Asia Monitor Resource Centre — AMRC), le réseau asiatique des droits des victimes des accidents du travail (Asian Network for the Rights Of Occupational Accident Victims — ANROAV), et la campagne internationale pour une technologie responsable (International Campaign for Responsible Technology — ICRT) pour lancer le 1er mars une pétition afin que Samsung sache que partout dans le monde les gens veulent faire approuver les demandes suivantes:

Pour soutenir la campagne et signer la pétition:

http://www.petitiononline.com/s4m5ung/petition-sign.html

SHARPS a également réalisé une vidéo sur la question:

http://dotsub.com/view/6147f3b8-99fc-48c2-acbe-d95be38eddd1