Les travailleurs de l'électronique en Malaisie participent à leur premier atelier de la FIOM

Seize militants et militantes du syndicat nouvellement créé des salariés de l’industrie électronique (Région Sud) en Malaisie ont participé à un atelier de la FIOM de deux jours sur la syndicalisation et la création de syndicats.

MALAISIE: L’ingérence des bureaucrates et des législateurs du gouvernement malais a privé et dépossédé pendant une quarantaine d’années plus de 200.000 travailleuses et travailleurs de l’électronique de leur droit de former un syndicat. La FIOM a été à la pointe du combat mené pour soutenir la formation d’un syndicat national unique, chargé de pourvoir aux besoins dans ce secteur. Et ce, malgré tous les efforts déployés par le gouvernement malais pour résister ä la formation d’un syndicat national.

Cependant l’année dernière, à la suite de la visite d’une délégation de haut niveau de l’OIT au ministère des Ressources humaines, le gouvernement malais s’est laissé fléchir et a permis la formation de syndicats régionaux. Jusqu’à présent, quatre syndicats régionaux ont été enregistrés dans ce secteur.

La FIOM a eu une série de réunions avec ces syndicats sur la base des résultats d’une réunion à laquelle participait le secrétaire général adjoint Fernando Lopes, et a formulé un plan pour aider ces syndicats à développer leur capacité pour mieux servir les intérêts de leurs membres.

Le premier atelier a eu lieu les 20-21 novembre 2010 à Skudai, Johor. Seize participants, dont sept femmes, membres du syndicat EIEU (Région Sud) on participé à cet atelier, qui a eu un effet "révélateur" pour ces militant(e)s. Les participant(e)s venaient de cinq usines récemment syndicalisées.

Mohd. Salleh Ahmad, le coordonnateur local de ce syndicat, a engagé vivement les participant(e)s à jouer un rôle actif dans le développement de ce syndicat de création récente. Il a remercié la FIOM pour l’aide apportée aux activités de création de syndicats, et il espère que le syndicat gagnera en force après un certain temps.

Le représentant régional de la FIOM, P. Arunasalam, a dit que la FIOM aidera ce syndicat à se renforcer dans tous les domaines. Il a demandé aux dirigeants de se concentrer sur la syndicalisation, la collecte des cotisations, le renforcement de la capacité à diriger le syndicat, l’administration et les activités de développement, comme la négociation collective, afin de renforcer ce syndicat.

Les participant(e)s se sont sentis encouragés et motivés pour mener à bien des activités syndicales. Ils/elles ont aussi formé des comités de syndicalisation pour mener activement des campagnes de syndicalisation dans les localités où sont situées les usines.

Grève des travailleurs précaires de Hyundai Motor qui demandent leur emploi direct

CORÉE: Les travailleurs précaires membres du syndicat coréen des métallurgistes (KMWU) aux usines Hyundai Motor ont commencé une grève sur le tas le 15 novembre à l’usine numéro un de sièges à Ulsan.

Quarante personnes employées en sous-traitance interne sont entrées sur leur lieu de travail à l’usine numéro un de Hyundai Motor à environ 5h30 du matin en demandant d’être employés directement par  Hyundai Motor conformément à la décision prise par la Cour suprême le 22 juillet. Les travailleurs ont commencé une grève sur le tas et arrêté une chaîne de fabrication.

Le déclenchement de la grève a été décidé après le licenciement inattendu de travailleurs le 15 novembre par décision du sous-traitant, en raison de l’arrêt le 14 octobre du contrat qui le liait à Hyundai Motor.  De son côté, Hyundai Motor insiste sur le fait que les travailleurs peuvent seulement être réembauchés par la nouvelle entreprise sous-traitante que s’ils renoncent à leur adhésion du KMWU.

La section locale du KMWU à laquelle appartiennent les travailleurs occupant des emplois non réguliers chez Hyundai Motor à Ulsan a déjà décidé le 4 novembre que les travailleurs syndiqués des usines de sièges ne signeront pas de nouveau contrat d’embauche avec le nouvel employeur sous-traitant et prévoyaient une grève quand l’entreprise les a licenciés.

Cependant, tous les travailleurs ont été violemment chassés par les hommes de main de l’entreprise et immédiatement arrêtés par la police après seulement une heure de manifestation.

Après quoi, 500 travailleurs se sont rassemblés devant l’usine numéro un de sièges, et le KMWU a lancé un ordre de grève urgent dans l’après-midi aux travailleurs syndiqués en sous-traitance des usines numéros un et deux de Hyundai Motor à Ulsan. En conséquence, le KMWU a lancé un ordre de grève générale pour tous les travailleurs syndiqués non réguliers des équipes postées de nuit dans les cinq usines, et un millier de travailleurs se sont rassemblés à l’usine numéro un et commencé une grève sur le tas à partir de 21 heures avec le soutien des représentants du KMWU des travailleurs réguliers de Hyundai Motor Branch.

Le 17 novembre, 500 travailleurs non réguliers ont quitté l’usine numéro un et sont entrés dans les usines numéros deux et trois pour organiser une plus grande grève sur le tas avec le soutien des travailleurs syndiqués directement employés par Hyundai Motor. Une grève a également été menée par les travailleurs syndiqués non réguliers aux usines de Jeonju et d’Asan.

Actuellement, les travailleurs en sous-traitance interne sont de plus en plus nombreux à adhérer au syndicat depuis la décision prise par la Cour suprême le 22 juillet. Plus de 1.500 travailleurs ont été syndiqués depuis la décision de justice. Le KMWU va tenir son 28ème Congrès représentatif périodique le 22 novembre qui discutera pour décider d’une grève générale le 1er décembre dans l’industrie.

Les métallurgistes suédois soulèvent ensemble des voitures

SUÈDE: Dans le cadre d’un mouvement collectif, le levage de voiture est une série d’activités destinée à appeler l’attention sur les représentants locaux élus de IF Metall, de renforcer l’image de tout le bon travail réalisé par le syndicat et de démontrer que "nous sommes forts parce que nous agissons ensemble". 

"Nous ne pourrions pas soulever tout seul une voiture, mais nous pouvons le faire tous ensemble", déclare Jan Thelin, délégué syndical à la mine de LKAB à Kiruna.

Dans le cadre de la campagne ‘Ensemble nous sommes forts’, le premier groupe à être le centre d’attention représente les 14,500 délégués syndicaux de IF Metall chargés de la santé et de la sécurité.  Et comme ils le font toujours avant tout changement sur le lieu de travail, ils ont procédé à une évaluation des risques avant de soulever la voiture.

La campagne de levage de voiture a commencé à Kiruna, Umeå, Eskilstuna, Trollhättan, Göteborg et Malmö, et se poursuivra sur d’autres sites jusqu’au Congrès de IF Metall en juin 2011.

Visionnez la vidéo ici:

http://www.ifmetall.se/ifmetall/home/home.nsf/LUUnique/CADBBFCAB43A8C90C12577E000299F9D?OpenDocument

Créer des syndicats nationaux au Chili et en Colombie

CHILI – COLOMBIE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) a organisé du 15 au 19 novembre à Santiago, Chili, et à Bogota, Colombie, deux ateliers consécutifs d’évaluation et de planification dans le cadre de son "projet de création de syndicats nationaux" soutenu par IF Metall et LO-TCO (Suède).

Dans les deux pays, les participant(e)s et les coordonnateurs/trices des trois régions qui prenaient part au projet de renforcement de la capacité de création de syndicats sous la direction de Marino Vain du bureau régional de la FIOM en Amérique latine, ont analysé collectivement les difficultés rencontrées, les résultats obtenus, et présenté des propositions de caractère politique et d’éducation sur les activités à mener dans l’année à venir.

Les participant(e)s ont également pris connaissance et discuté des résultats préliminaires de la localisation sectorielle des syndicats effectuée dans les deux pays. Une fois réalisées, ces enquêtes permettront à nos membres d’obtenir des renseignements plus précis sur les sociétés transnationales et les syndicats présents dans nos secteurs, et sur les membres du personnel à cibler pour obtenir leur adhésion au syndicat.

Les simples membres ont demandé d’obtenir le plein appui politique des conseils nationaux de la FIOM pour amener les affiliés de la FIOM à travailler plus étroitement et inviter d’autres syndicats à les rejoindre pour former de puissants syndicats nationaux dans l’industrie. Jorge Almeida, directeur du bureau régional de la FIOM a confirmé qu’il s’agit d’une des priorités inscrites dans le Programme d’action de la FIOM.

Quand le projet a commencé, l’objectif principal portait sur la création de conditions permettant de rassembler en une seule organisation nationale les affiliés de la FIOM dans chaque pays, mais comme l’a expliqué Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de la FIOM, en raison des discussions menées actuellement au niveau international entre l’ICEM, la FITTHC et la FIOM, les projets doivent porter maintenant sur la création de syndicats de plus grande envergure dans l’industrie et sur des alliances politiques dans les régions.

À Santiago, la FIOM a invité les directions des trois syndicats sectoriels sans affiliation internationale à se joindre aux débats et à participer aux activités prévues en 2011. L’une des principales décisions qui ont été approuvées concerne l’élargissement des activités du projet de manière à permettre aux simples membres de participer au débat sur la création de syndicats nationaux dans l’industrie et sur l’unification du mouvement syndical, suivies de grandes réunions régionales immédiatement après chaque activité de formation.

Les participants affiliés à l’ICEM qui ont pris part cette année aux activités liées au  projet, ont assisté à l’atelier d’évaluation et de planification à Bogota, Colombie, où la décision a été prise d’accroître considérablement leur participation en 2011.  Carlos Bustos, coordonnateur du projet de l’ICEM en Colombie, a invité les affiliés de la FIOM à participer à leurs activités menées actuellement dans le cadre du projet, et à plusieurs réunions nationales. Un plan d’action conjoint destiné à unifier les travailleurs et travailleuses en 2011 sera élaboré par un conseil national élargi incluant l’ICEM.

Les évaluations effectuées sur le projet ont reconnu les avancées très importantes et positives obtenues par l’engagement des affiliés qui ont participé aux activités d’unification et de création de syndicats nationaux dans les deux pays.

Les travaux portant sur la création de syndicats au Chili font l’objet d’un article dans le deuxième numéro de Metal World paru en 2010 qui peut être consulté ici.

Le dernier numéro de Metal World examine en détail comment renforcer le mouvement syndical

GENÈVE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie a publié aujourd’hui le deuxième numéro de Metal World en 2010 qui peut être lu et téléchargé sur le site de la FIOM.

Ce numéro de Metal World contient un article sur la situation syndicale au Mozambique où l’affilié de la FIOM, Sindicato Nacional dos Trabalhadores da Indústria Metalúrgica Metalomecánica e Energia – Sintime, s’est renforcé et a amélioré les conditions de ses membres en mettant à nouveau l’accent sur la syndicalisation et la négociation collective, malgré le chômage, les bas salaires et autres problèmes qui font rage dans le pays toujours aux prises avec son passé colonial.

L’avenir du mouvement syndical international et façon dont nous pouvons le consolider est le sujet d’un entretien avec Sharan Burrow, élue récemment secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI).

Les défis présentés à l’unification de syndicats dont la fragmentation limite les activités au niveau de l’usine sont décrits dans l’article "Chili: syndicats atomisés ou unité syndicale".

En dernière page, un portrait est tracé de Jairo del Río, 37 ans, président du Sindicato de Trabajadores de Tubos del Caribe (SINTRATUCAR), le syndicat des travailleurs et travailleuses de l’usine Tubos del Caribe à Cartagena, Colombie.

FIM-CISL analyse le comportement des STN italiennes en Chine

ITALIE: Le syndicat italien des métallurgistes FIM-CISL publie une analyse préliminaire des conditions de travail dans les sociétés transnationales italiennes qui mènent des activités dans la province du Guangdong, Chine.

Le rapport qui est disponible en anglais et en italien est le résultat d’un travail en commun du FIM-CISL et d’ISCOS (Institut des syndicats pour le développement de la coopération) en collaboration avec une institution indépendante chinoise (Ico) qui mené une enquête sur les conditions de travail et les conditions syndicales dans dix sociétés transnationales d’ingénierie mécanique qui mènent des activités dans le Guangdong sous le contrôle des sociétés mères italiennes.

Cette année, la couverture médiatique a été importante dans le monde sur la situation scandaleuse causée par les suicides dans les deux usines Foxconn à Shenzhen et par une vague de grèves chez Honda à Foshan avec la participation d’au moins 70.000 travailleurs et travailleuses chinois/es dans 73 entreprises du Guangdong, indigné(e)s de leurs mauvaises conditions de travail et de leurs bas salaires.

FIM-CISL a décidé de connaître les conditions de travail dans les entreprises géantes italiennes menant des activités en Chine, comme Piaggio, ST Microelectronic, le groupe Fiat Magneti Marelli, les filiales de Cogne, De Longhi, et plusieurs entreprises de taille moyenne comme Bottero, Compel, Megadyne, Sacmi Ceramic Machinery, Somacis, Util Auto Parts, présentes en Chine qui ne sont peut-être pas très connues en Italie mais qui ont cependant une stature internationale.

Selon le rapport publié après les grèves, le gouvernement provincial a présenté deux projets de loi sur des dispositions concernant la gestion démocratique des entreprises dans le Guangdong et sur des dispositions concernant la négociation collective. Malheureusement, lit-on dans le rapport, "aucune de ces dispositions fera l’objet d’un débat et sera approuvée dans un avenir proche, en raison des pressions exercées par les sociétés transnationales possédant des installations de production dans cette province de la Chine".

Le rapport en arrive à la conclusion valable non seulement pour les syndicats italiens mais aussi pour d’autres syndicats, que "chaque syndicat a pour tâche fondamentale de poursuivre l’action engagée et de prendre une décision concernant les sociétés transnationales qui mènent des activités en Chine et qui profitent d’un "régime" qui suspend les droits fondamentaux du travail comme le droit de se syndiquer et de négocier collectivement".

Un résumé des données recueillies est disponible dans une présentation des conditions de travail publiée en anglais et en italien. Le syndicat prépare une version plus complète du rapport qui sera publiée dans les prochains mois.

Les tribunaux coréens confirment à nouveau la responsabilité de Hyundai Motor pour les travailleurs précaires

CORÉE DU SUD: La Haute Cour de Séoul a rendu un jugement le 12 novembre dans une affaire intentée par sept anciens travailleurs en sous-traitance interne dans l’usine Asan de Hyundai Motor. La décision est dans la ligne des jugements rendus précédemment qui établissaient que les salariés en sous-traitance interne qui travaillent en permanence pendant deux ans ou plus, sont en fait des travailleurs illégalement détachés qui doivent au contraire être considérés comme des salariés de l’entreprise contractante.

Le 22 juillet, la Cour suprême a statué sur une plainte déposée par d’anciens salariés en sous-traitance interne dans l’usine Ulsan de Hyundai Motor, en stipulant que "quand un salarié en  sous-traitance interne a été employé pendant plus de deux ans en travaillant pratiquement sous les ordres et le contrôle de l’employeur contractant, il sera considéré comme directement employé par l’employeur contractant (Hyundai Motor) même si une pratique illégale de louage de salarié était conforme à l’ancienne loi sur le louage de main-d’œuvre", et a renvoyé l’affaire en juridiction de première instance.

Ces décisions sont particulièrement importantes car elles confirment la responsabilité de l’employeur contractant qui emploie directement une main-d’œuvre en sous-traitance.

Peu après la décision de justice rendue en juillet, le syndicat coréen des métallurgistes (KMWU) représentant des travailleurs en sous-traitance interne chez Hyundai Motor a demandé à l’entreprise de négocier collectivement leur emploi direct, mais Hyundai Motor a refusé de mener une négociation collective, en disant que le syndicat n’était pas son homologue de négociation.

Le 4 novembre, le KMWU a déposé une plainte contre Hyundai Motor et demandant le transfert des travailleurs en sous-traitance interne depuis deux ans ou plus à un emploi régulier avec un dédommagement pour les salaires perdus. Les travailleurs en sous-traitance interne gagnent en moyenne moins de 50 à 60 pour cent du salaire des salariés embauchés directement.

Le 5 novembre, le KMWU a présenté une demande de médiation pour un conflit du travail concernant la négociation collective avec Hyundai Motor à la Commission nationale des relations du travail.

Le syndicat a également effectué un vote sur la grève parmi les travailleurs non-réguliers syndiqués aux usines Ulsan et Asan les 11 et 12 novembre, qui ont voté à une majorité écrasante en faveur de la grève. Le résultat d’un autre vote sur la grève à l’usine Jeonju sera obtenu le 18 novembre.

Projet de loi du président du MMWU au Parlement russe sur l'interdiction des agences de placement

RUSSIE: Les députés russes Andrey Isaev et Mikhail Tarasenko, président du syndicat des travailleurs des mines et de la métallurgie (MMWU), affilié à la FIOM, ont présenté un projet de loi visant à interdire les agences de placement de personnel que le Parlement russe est appelé à prendre en considération.

Le travail contractuel des agences de placement qui est une forme d’emploi précaire, constitue un problème mondial. Cette forme d’emploi est en augmentation dans les pays développés comme dans les pays en développement. Ce type de relations de travail permet à un employeur de se soustraire à toute responsabilité directe, notamment dans le domaine de la santé et la sécurité du travail. Les travailleurs et travailleuses placés dans cette situation sont souvent privés de leurs droits dans le travail et de protection sociale. On estime que de 70.000 à 100.000 personnes sont employées dans ces conditions en Russie.

Le projet de loi présenté par Isaev et Tarasenko vise à interdire le recours à des accords de droit civil quand il y a une base raisonnable de relations de travail régulières. Les employeurs qui dérogeraient à la signature d’un contrat régulier quand la possibilité existe d’une véritable relation entre l’employeur et le salarié seront punis par la loi.

Le projet de loi prévoit également des amendements au Code du travail russe pour interdire les accords dits de "relations industrielles triangulaires", en ce sens que si un contrat n’est pas signé avec un employeur direct, mais avec une agence qui, à son tour, sert un employeur sur la base d’un accord de droit civil, l’employeur réel doit être considéré comme étant celui qui utilise directement le travail du salarié, et non un intermédiaire, une agence de placement de personnel.

Ainsi, le projet de loi force les employeurs à signer des contrats d’emploi régulier avec les salariés dans tous les cas où il existe une relation de travail. Si le projet de loi est adopté par le Parlement, une situation normale sera rétablie en Russie quand les employeurs ne pourront plus échapper à leurs responsabilités envers leurs salariés.

Renforcement de l'activité syndicale à l'échelle mondiale dans l'automobile

ÉTATS-UNIS: Quarante-deux délégué(e)s syndicaux/ales de 13 pays étaient réuni(e)s à Detroit aux États-Unis pour examiner les grandes questions qui se posent aux travailleurs et travailleuses de l’automobile partout dans le monde. Les délégué(e)s représentaient le personnel ouvrier de presque tous les constructeurs automobiles du monde entier.

Au cours de la réunion qui a eu lieu les 8 et 9 novembre, les participant(e)s ont examiné le développement du marché mondial de l’automobile et de la production. La Chine est aujourd’hui le deuxième marché mondial de l’automobile (après l’Europe) et l’industrie automobile est extrêmement dépendante de ce marché, mais également du marché de l’Amérique latine.

Le renforcement de la mise en réseau au niveau de l’entreprise a généralement été confirmé, mais également au niveau international entre les différentes entreprises. La réunion a décidé de rétablir les réseaux syndicaux GM/Opel et Fiat/Chrysler en 2011 avec deux réunions organisées par la FIOM.

Au cours de la discussion, les délégué(e)s ont souligné la nécessité de se servir des accords-cadres internationaux (ACI) et les représentants syndicaux de Daimler et de VW ont appuyé cette demande par des exemples pratiques.

L’UAW a présenté un rapport impressionnant sur ses activités dans le domaine des transferts d’activité aux États-Unis de constructeurs automobiles européens et asiatiques. Ce rapport a été suivi d’une vive discussion pour faire l’éloge de ce succès, mais également pour préciser que cette stratégie nécessite une coopération étroite avec les syndicats et les comités d’entreprise des "sociétés mères".

Un rapport du comité d’entreprise de BMW a amené une discussion sur la nécessité d’établir des relations avec les représentant(e)s des travailleurs et travailleuses en Chine, et le délégué du comité d’entreprise mondial de VW a fait des commentaires sur l’expérience acquise dans ce domaine.

Le/la représentant(e) de chaque entreprise a annoncé les prochaines étapes concernant le renforcement de l’action internationale, avec certains rapports faisant état du développement des actions entreprises en direction de la Russie, de l’Inde et de la Chine.

Tous/toutes les participant(e)s ont exprimé leur accord total sur le fait que la réunion a constitué une bonne plate-forme, non seulement pour les discussions, mais également pour des décisions visant à obtenir des avancées syndicales et un soutien mutuel en vue d’assurer la syndicalisation de la main-d’œuvre dans le monde entier. Il a été décidé sur cette base d’organiser une réunion identique l’année prochaine.

À la fin de la première journée et après une discussion très vive sur le développement du marché de l’emploi, les délégué(e)s ont adopté une résolution sur l’emploi précaire. L’augmentation spectaculaire de l’emploi précaire doit être placée au centre des préoccupations et cette question doit avoir la priorité dans tous les travaux entrepris par les syndicats.

En Autriche, les travailleurs obtiennent une hausse de trois pour cent des salaires

AUTRICHE: L’affilié de la FIOM, PRO-GE, a signé  une nouvelle convention collective qui s’applique à 165.000 salariés de l’industrie de la métallurgie et du secteur minier. Ce résultat a été obtenu grâce aux pressions exercées sur les employeurs au cours d’environ 400 réunions de comités d’entreprises et de personnel qui visaient à informer les travailleurs et travailleuses et à envisager la possibilité d’une action revendicative.

L’accord porte sur une série d’améliorations pour les travailleurs et travailleuses, notamment:

Le syndicat a également affirmé que les travailleurs et travailleuses recevront en mars 2011 une prime unique basée sur les résultats obtenus par chaque entreprise individuelle.

La convention collective prend effet à compter du 1er novembre 2010 pour une durée de 12 mois avant son renouvellement.

"Les négociations ont été difficiles, et il fallu trois sessions de négociations dont la dernière a duré 17 heures avant la conclusion de l’accord, en raison de l’intransigeance des employeurs qui refusaient d’élever le niveau insuffisant de leur offre (deux pour cent d’augmentation) présentée au cours de la deuxième session des négociations, à moins que notre équipe n’accepte de retirer sa demande de réduction de la durée du travail", a déclaré PRO-GE dans un communiqué.