Union des syndicats de Siemens en Inde

MUMBAI: Les représentant(e)s des syndicats de Siemens sur l’ensemble du territoire indien ont célébré l’enregistrement de la fédération des salariés de Siemens nouvellement créée, lors d’une réunion convoquée par la FIOM et la FES pour planifier les stratégies de cette fédération qui, exceptionnellement pour l’Inde, rassemble des syndicats affiliés à différentes confédérations nationales.

La nouvelle fédération doit faire face à de nombreux défis. Dans beaucoup d’usines, le nombre de travailleurs et travailleuses sous contrat à durée déterminée et employés occasionnellement dépasse 50 pour cent de la main-d’œuvre totale. En outre, Siemens en Inde a élaboré une stratégie destinée à être une source de discorde pour empêcher le personnel ouvrier à se syndiquer. Les travailleurs et travailleuses sont arbitrairement classés comme ‘cadres’, sans aucune modification de leurs fonctions, mais ce qui les empêche d’adhérer à un syndicat en tant que membres du personnel d’encadrement. Il leur est proposé des augmentations salariales en échange d’un renoncement à leurs droits syndicaux, de sorte que dans certaines usines, des zones entières de production se trouvent sans personnel ouvrier.

Les syndicats ont contesté cette pratique devant les tribunaux, sans réussir jusqu’à présent à obtenir un changement. Il est nécessaire de prévoir une action concertée contre Siemens en Inde pour empêcher l’entreprise de casser les syndicats par cette pratique.

La réunion a pris fin par un accord concernant une action de la fédération des salariés de Siemens visant à éliminer la pratique qui consiste à donner aux travailleurs et travailleuses une fausse classification de cadre, lutter pour la parité des salaires et des conditions entre les usines Siemens en Inde, partager l’information pour mettre fin à la pratique de la direction de dresser les usines les unes contre les autres, limiter le pourcentage de personnel ouvrier contractuel, assurer l’égalité salariale entre le personnel régulier et les travailleurs et travailleuses sous contrat. Pour atteindre ces objectifs, la fédération a besoin de créer une base de données sur les conventions collectives, de former des représentant(e)s et de recueillir des informations sur le personnel ouvrier des chaînes d’approvisionnement et sur ses conditions de travail.

Siemens en Inde a refusé jusqu’à présent de reconnaître la fédération des salariés de Siemens, malgré son enregistrement par les autorités.  Il est donc urgent d’assurer la reconnaissance de la fédération par Siemens pour qu’elle puisse négocier avec l’entreprise au nom de tous/toutes les travailleurs et travailleuses de Siemens en Inde. La fédération demande également à Siemens de signer un accord-cadre international avec la FIOM.

La fédération prévoit à terme de compter parmi ses membres les travailleurs et travailleuses de toutes les usines Siemens en Inde, ainsi que le personnel ouvrier des chaînes d’approvisionnement. Son but est de rendre l’existence de la fédération visible et de démontrer à la direction que le syndicat est unifié.

 

Le syndicaliste mexicain Juan Linares toujours en prison depuis 2 ans — Mobilisation mondiale 2011

Les constantes violations des droits syndicaux commises au Mexique seront pointées du doigt le 3 décembre, date anniversaire de l’arrestation de Juan Linares Montufar, il y a deux ans. Juan Linares est un prisonnier politique, détenu illégalement, sans possibilité de libération sous caution, depuis son arrestation. Les prétendus chefs d’accusation retenus contre lui ont trait à un transfert d’argent effectué entre son syndicat et un fonds en fiducie créé par ce même Syndicat national, des travailleurs de la mine, de la métallurgie et apparentés (SNTMMSRM). Sa détention fait partie d’une campagne d’intimidation et de répression antisyndicale orchestrée par le gouvernement mexicain.

Juan Linares préside le Conseil de surveillance et de justice du SNTMMSRM, aussi connu sous le nom de Los Mineros. Le fonds en question a été créé en 1988, à l’époque du Président Carlos Salinas, lors des négociations sur la privatisation de plusieurs entreprises d’État, et notamment de compagnies minières, dont plusieurs ont été vendues à des sociétés appartenant à Germán Larrea, l’actuel propriétaire du géant minier Grupo México.

Dans la négociation qui a précédé les privatisations, il était prévu que le SNTMMSRM reçoive 5% des parts des sociétés rachetées par Germán Larrea. La Première Cour de commerce du Mexique avait établi, en 1990, que 5% de l’ensemble du capital, soit 19,5 millions $, devaient aller au syndicat.

Pendant 15 ans, Los Mineros a dû se battre, par des recours en justice et des actions de grève, pour que les sociétés de Germán Larrea versent les sommes convenues au fonds en fiducie. Un accord est survenu le 2 octobre 2004, à un moment où la valeur des 5% du capital était passée à quelque 55 millions $. En février 2005, le comité technique décida de dissoudre le fonds en fiducie et de transférer l’argent à un compte bancaire du syndicat.

L’autonomie syndicale dans ces matières est garantie par la convention 87 de l’OIT sur la liberté syndicale que le Mexique a ratifiée.

En 2006, le procureur général fédéral a déposé des accusations criminelles dans les tribunaux fédéraux et d’État contre Linares, Napoleón Gómez Urrutia, secrétaire général de SNTMMSSRM ainsi que d’autres responsables syndicaux. Toutes les accusations sont fondées sur un seul argument: que le syndicat n’a pas le droit de mettre fin au fonds en fiducie étant donné que ce fonds a été établi au profit des travailleurs, et non pas du syndicat. Les dirigeants syndicaux ont répondu que le transfert des fonds en fiducie était parfaitement légal en vertu de la loi mexicaine, en plus d’être un exercice de protection de l’autonomie syndicale en vertu de la Convention 87. Jusqu’à présent, les accusations portées contre Gómez dans trois tribunaux d’états et deux tribunaux fédéraux ont été rejetées, de même que les deux charges des tribunaux d’état contre Linares. Cependant, une charge d’un gouvernement fédéral contre Linares est encore en litige, et les tribunaux ont refusé de lui accorder la liberté sous caution.

Tout au long de l’affaire, les fonds de Los Mineros ont été bloqués et son Secrétaire général, Napoléon Gomez, a été forcé de fuir au Canada d’où il dirige le syndicat.

Depuis son arrestation, Juan Linares est détenu à la prison de Reclusio Norte, à Mexico.

Juan Linares est un prisonnier d’opinion et doit être libéré sur-le-champ.

Une mobilisation mondiale est prévue pour coïncider avec le cinquième anniversaire de l’accident mortel survenu au charbonnage de Pasta de Conchos, dans l’État de Coahuila, le 19 février 2006. Cette journée d’action mondiale organisée pour réclamer l’arrêt des attaques du gouvernement contre les syndicats mexicains, est organisée par les affiliés de quatre Fédérations syndicales internationales, l’ICEM, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) et UNI Syndicat mondial. Un appel général sera lancé le 1er décembre, accompagné d’informations complémentaires.

Journées mondiales d'action pour les droits des travailleurs au Mexique

MONDE: Les actions coïncident avec le cinquième anniversaire de la mort de 65 mineurs tués dans la catastrophe survenue à la mine de Pasta de Conchos au Mexique, le 19 février 2006.  

Le syndicat mexicain des mineurs, le syndicat qui demande justice depuis la catastrophe minière, fait face à des infractions systématiques, fréquemment violentes et de plus en plus courantes, aux droits des travailleurs et travailleuses et aux droits syndicaux par les employeurs et le gouvernement mexicain.

D’autres syndicats indépendants du Mexique, qui cherchent à améliorer les droits des travailleurs et travailleuses, ont été de plus en plus la cible d’attaques ces dernières années, en raison de la tolérance, de la complicité et à maintes reprises d’une action directe de l’État mexicain.

Les syndicats demandent au gouvernement mexicain de mettre fin aux infractions aux droits syndicaux fondamentaux, et de commencer à appliquer ses propres lois et les normes internationales relatives aux droits de la personne et aux droits syndicaux.

Vous pouvez soutenir l’action engagée dans la campagne Act NOW de LabourStart qui vous permet d’envoyer directement au président Caldéron une lettre pour défendre les droits syndicaux au Mexique.
Pour envoyer une lettre par LabourStart, cliquer sur: http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=863

Du matériel de campagne, notamment des affiches, des tracts, des informations de base et un modèle de lettre à envoyer aux ambassades pour soutenir ces actions, se trouvent sur cette page du site de la FIOM: http://www.imfmetal.org/index.cfm?c=24820&l=2

Les actions sont destinées à soutenir les syndicats indépendants, parmi lesquels le syndicat mexicain des mineurs (SNTMMSRM), le syndicat mexicain des travailleurs de l’électricité (SME), le syndicat UNTyPP représentant les travailleurs de l’entreprise pétrolière étatisée du Mexique PEMEX, le syndicat général national des travailleurs du pneu du Mexique (SNTGTM) et le syndicat des travailleurs de l’université  autonome du Mexique (SUTUACM), ainsi que le syndicat mexicain des travailleurs du téléphone (STRM), le front authentique des travailleurs (FAT) et une trentaine d’autres syndicats affiliés au syndicat national des travailleurs (UNT) qui ont tous fait face à de violentes attaques, des menaces et à la répression des droits syndicaux.

Des syndicats d’Argentine, d’Australie, de Belgique, du Brésil, de Bulgarie, du Canada, du Danemark, de Finlande, de France, d’Allemagne, d’Inde, d’Indonésie, de Corée, du Kosovo, des Pays-Bas, de Nouvelle-Zélande, du Pérou, de Pologne, de Russie, d’Afrique du Sud, d’Espagne, de Suède, de Suisse, de Turquie, d’Ukraine, du Royaume-Uni et des États-Unis lancent un appel au gouvernement mexicain pour le respect des droits syndicaux, dans une série d’actions du 14 au 19 février 2011.

Au Mexique également, le mouvement syndical indépendant organisera diverses actions à travers le pays, tout au long de la semaine, pour appeler l’attention sur les infractions systématiques aux droits syndicaux commises par le gouvernement mexicain.

Ensemble, les syndicats organisent des rassemblements, des réunions avec des représentants du gouvernement mexicain, et envoient des lettres et des milliers de courriels qui demandent au gouvernement mexicain de:

  1. Tenir l’employeur et des fonctionnaires du gouvernement responsables de l’explosion survenue dans le mine de Pasta de Conchos, qui a causé la mort de 65 mineurs, le 19 février 2006.
  2. Mettre fin aux infractions systématiques aux droits syndicaux des travailleurs, notamment par les "contrats de protection" qui dépendent de l’employeur, et l’ingérence patronale dans les élections syndicales.
  3. Mettre fin à l’emploi de la force par des organismes d’État ou privés pour réprimer les revendications légitimes des syndicats démocratiques afin d’obtenir des améliorations salariales et de meilleures conditions de travail, de bonnes conditions de santé et de sécurité.
  4. Mettre fin à la campagne de harcèlement politique contre le syndicat mexicain des mineurs et le syndicat mexicain des travailleurs de l’électricité.

L’action destinée à soutenir les syndicats démocratiques et indépendants du Mexique est entreprise par des syndicats du monde entier affiliés à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), la Fédération internationale des ouvriers du transport (FIOT), UNI Global Union et à la Confédération syndicale internationale­­ (CSI).

Hausses salariales 2011 en avance pour de nombreux travailleurs allemands de la métallurgie

ALEMAGNE: Signe d’un ralentissement de la crise économique, en Allemagne au moins, IG Metall signale que des firmes employant 20% des 3,4 millions de travailleurs de la métallurgie et de l’électronique du pays ont avancé la hausse des salaires pour 2011 d’avril à février. Des firmes comme Audi AG, Bosch GmbH, Siemens et le fabricant de machines à papier et de machines de précision Voith ont convenu d’appliquer la hausse de 2,7% dès le mois de février.

Plusieurs autres devraient faire de même dans les prochaines semaines. Selon le syndicat, 670.000 travailleurs devraient bénéficier de cette augmentation en février. Dans les conventions collectives négociées en février 2010, IG Metall a obtenu un accord de maintien de l’emploi historique en échange de deux versements de 320 € en 2010 et début 2011.

La hausse de 2011 devait s’appliquer à partir d’avril mais, conformément à l’accord, les comités d’entreprise pouvaient négocier la hausse de 2,7% deux mois avant l’échéance, et au plus tard deux mois après. La convention signée l’an dernier, pour une durée de 25 mois, stipule aussi qu’il n’y aura aucun licenciement opérationnel avant le 30 juin 2012.

IG Metall met cette hausse anticipée au crédit d’une forte reprise de l’économie allemande.

En outre, en signe de reconnaissance à ses 400.000 salariés dans le monde pour leur comportement exemplaire pendant la crise, Siemens a annoncé au début du mois de novembre qu’il allait leur verser un total de 430 millions $ à titre de "prime spéciale non renouvelable". Ce versement, qui sera effectué entre décembre et janvier, représente environ 1.000 € par travailleur, les Allemands recevant ainsi cette prime en janvier et la hausse de salaire de 2,7% le mois suivant.

Dans l'espoir d'un avenir plus"écologique"

MONDE: Le 29 novembre 2010 marque le début des deux semaines de négociations de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP16) dans l’espoir d’obtenir un avenir viable et plus "écologique". Le mouvement syndical international a un rôle à jouer dans ce processus de soutien à la conclusion d’un accord international "équitable, ambitieux et contraignant" capable de fournir un cadre permettant de combattre le réchauffement dans le monde, tout en sauvegardant dans le même temps le développement industriel, l’emploi et les droits des travailleurs et travailleuses.

Afin de mettre en avant une position commune des travailleurs et travailleuses de l’industrie, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) vont organiser le 7 décembre un événement en commun "Réduction des émissions – Transformation des emplois" au pavillon COP16 World of Work (WoW), qui est organisé par la Confédération syndicale internationale (CSI). 

L’évènement conjoint portera sur les sujets suivants:

Vous trouvez ici quelques documents à diffuser et pouvant servir à la discussion au cours de l’évènement organisé en commun:

1. Brochure "Réduction des émissions – transformation des emplois":

2. Document de synthèse: "Anticiper le changement et poser les fondations de l’avenir":

3. Déclaration ICEM-FIOM-FITTHC "Stronger Together-Fighting for a Sustainable Future"

4. Discussion Document towards a Climate Change Policy Framework for Africa (seulement en anglais) 

Nous espérons que toutes les personnes qui assistent à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP16) se joindront à nous pour cet événement destiné à soutenir notre position syndicale commune!!

Vous pouvez également prendre connaissance de la position de la CSI et celle de notre organisation sœur dans le document de la Fédération européenne des métallurgistes (FEM) "From Copenhagen to Cancun – climate change grounds metalworkers" (de Copenhague à Cancun – le changement climatique reste une priorité pour les métallurgistes) et sur le COP 16 sur les sites suivants;
CSI: http://www.ituc-csi.org/what-do-we-want-in-cancun-just.html
FEM: http://www.industrialpolicy.eu/EMF/C2C

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter Kan Matsuzaki, directeur du département de la construction navale, des travailleurs non manuels et du changement climatique de la FIOM à l’adresse suivante: [email protected].

Les travailleurs turcs disent "Non à l'emploi précaire!"

TURQUIE: Le 28 novembre, environ 8.000 membres du syndicat Birlesik Metal Is représentant les travailleurs et travailleuses dans le secteur de la métallurgie, du syndicat Nakliyat Is du secteur du transport et du syndicat Dev Saglik Is des salariés du secteur privé de la santé sont descendus dans les rues de Gebze pour défiler et manifester contre la réforme de la législation du travail décidée par le gouvernement AKP dans le cadre de sa "Nouvelle stratégie pour l’emploi".

Les travailleurs et travailleuses considèrent cette "Nouvelle stratégie pour l’emploi" comme fondée sur une flexibilité des conditions de travail et d’emploi, et accompagnée d’un développement massif de l’emploi précaire en Turquie. Les changements proposés au code du travail portent notamment sur les points suivants:  

Dans la négociation collective de l’accord national qui a lieu tous les deux ans, Metal Product Industrialists’ Association (MESS) a proposé une formulation qui porte atteinte à l’indemnité de licenciement, aux heures supplémentaires et à la durée du travail (période au cours de laquelle les horaires de travail sont flexibles) en les rabaissant au minimum prévu par la loi au moment de l’adoption du nouveau code du travail.  Le représentant de l’association patronale a déclaré: "À partir de maintenant, nous allons prendre ce que nous voulons – et non à la table des négociations – mais en modifiant le code du travail". Ainsi, Birlesik Metal Is n’avait d’autre choix que de rejeter cette proposition et d’engager un conflit du travail le 9 novembre 2010. Les membres ont commencé par faire une grève du zèle avec un refus des heures supplémentaires depuis le 10 novembre, et le syndicat peut décider de lancer un ordre de grève générale après 60 jours si les deux parties n’ont pas réussi à conclure un accord.  

L’action entreprise à Gebze a eu un impact considérable car les syndicats turcs protestaient pour la première fois contre la proposition de réforme de la législation du travail.  La FIOM a pris part à l’action, de même que le président de la confédération DISK. Le président Adnan Serdaroğlu de Birlesik Metal Is a déclaré: "Nous allons continuer la lutte contre l’emploi précaire par des actions dans les usines et les quartiers".  Le président de DISK Süleyman Çelebi a dit de son côté: "Aujourd’hui, c’est le premier jour d’une vaste campagne contre le code du travail proposé", alors que le représentant de la FIOM affirmait de nouveau que les travailleurs et travailleuses de Birlesik Metal Is ne sont pas seuls mais sont intégrés à une lutte plus grande menée au niveau mondial contre l’emploi précaire.

La syndicalisation en Afrique de l'Est

KENYA: Les membres des directions de quatre affiliés de la FIOM et d’un affilié potentiel se sont réunis les 23 et 24 novembre à Nairobi, Kenya, pour débattre et élaborer des stratégies de recrutement de nouveaux membres et de création de syndicats puissants dans la région. Jyrki Raina secrétaire général de la FIOM et Christine Olivier membre du Comité exécutif de la FIOM assistaient également à cette importante réunion sous-régionale.

Plusieurs décisions cruciales ont été prises à la réunion:

Beaucoup de travailleurs et travailleuses ne sont pas syndiqués dans la sous-région, principalement dans des pays comme l’Ouganda et le Kenya. C’est pourquoi nous devons intensifier notre stratégie de syndicalisation et de recrutement de membres. Ce processus doit porter sur une discussion entre nos affiliés au Kenya pour envisager une unification des syndicats dans ce pays.

Nous avons besoin d’une approche ciblée pour la syndicalisation et le développement de stratégies adaptées aux différents groupes concernés, notamment les jeunes et les travailleuses. Le principal défi en Afrique de l’Est, et notamment au Kenya, concerne le fait que le plus souvent les travailleurs non manuels n’ont pas le droit de se syndiquer du fait qu’ils sont considérés comme faisant partie de l’encadrement, et qu’il s’agit généralement de femmes ou de jeunes.

La réunion a également convenu de la nécessité pour les affiliés d’échanger des expériences et d’acquérir mutuellement des connaissances, et d’obtenir le cas échéant de la part des affiliés forts les moyens nécessaires pour faciliter la syndicalisation chez les affiliés les plus faibles.

Les affiliés doivent d’efforcer d’améliorer leurs stratégies et leurs outils de communication pour offrir un meilleur service à leurs membres. Il est nécessaire de former la direction syndicale sur l’utilisation maximale de la nouvelle technologie.

La question du changement climatique a été examinée et la réunion a convenu que les affiliés examineront cette question au sien de leurs structures, et donneront leur avis au bureau régional pour préparer la réunion régionale sur le climat de l’année prochaine.

La réunion a décidé de développer un projet pour nos affiliés au Kenya visant à obtenir une meilleure représentation des femmes dans les structures syndicales sur le lieu de travail. Le projet portera sur l’établissement de structures propres aux femmes au niveau local et régional, et sur le recrutement de travailleuses. Il a également été convenu d’inclure d’une manière générale l’ensemble des structures syndicales dans ce projet.

Projet de principes directeurs pour les entreprises et les droits de la personne

GLOBAL: Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour les entreprises et les droits de l’homme, le professeur John Ruggie, a posté le 22 novembre le projet de "Principes directeurs pour la mise en œuvre du cadre ‘Protéger, respecter et réparer’ de l’ONU" sur son forum de consultation en ligne, http://www.srsgconsultation.org/

Le forum, destiné à recueillir les avis d’un grand nombre d’interlocuteurs, restera ouvert jusqu’au 31 janvier 2011.

Les principes directeurs expliquent les détails et clarifient pour les entreprises, les États et autres parties prenantes, la façon dont ils peuvent concrétiser le cadre ‘Protéger, respecter et réparer’ de l’ONU, en prenant des mesures concrètes pour régler l’impact des entreprises sur les droits fondamentaux des individus. Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a approuvé le Cadre à l’unanimité en 2008, et demandé à Ruggie de fournir ces indications concrètes supplémentaires.

La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie accueille favorablement et soutient le contenu des propositions de Ruggie. "Elles sont très utiles pour clarifier les responsabilités dans la chaîne des fournisseurs et pour la nature des responsabilités de l’entreprise en matière de droits fondamentaux dans le travail, en tant que droits incontestables de la personne, en non comme exercice volontaire de bonne volonté", a déclaré le secrétaire général de la FIOM Jyrki Raina.

La FIOM a suivi de près ce processus, en présentant notamment de bonne heure une proposition à Ruggie sur la façon dont les employeurs utilisent expressément différentes formes d’emploi précaire pour empêcher les travailleurs et travailleuses de se syndiquer et de négocier collectivement, et elle continuera à travailler avec d’autres pour mettre au point sa réponse à ces principes directeurs au cours de cette dernière série de consultation.

Tout le monde peut accéder au forum pour prendre connaissance des principes directeurs. Il est nécessaire de s’enregistrer pour poster et évaluer des commentaires. Reconnaissant que certains ne peuvent pas donner publiquement leur avis pour des raisons légitimes, une correspondance privée peut être adressée à: [email protected]

Après la fermeture du forum en janvier, Ruggie soumettra le texte définitif des principes directeurs à l’ONU pour sa traduction, avant de le présenter officiellement au Conseil des droits de l’homme à sa session de juin.

La FIOM affligée de la mort des 29 mineurs en Nouvelle-Zélande

NOUVELLE-ZÉLANDE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie s’est jointe à son affilié, le syndicat de l’ingénierie, de l’impression et de la fabrication industrielle (EPMU) pour se déclarer affligée de la mort des 29 mineurs, confirmée le 24 novembre, lors de la catastrophe survenue dans la mine de charbon de Pike River en Nouvelle-Zélande.

Le secrétaire général de la FIOM Jyrki Raina a écrit une lettre au secrétaire national du syndicat EPMU Andrew Little, dans laquelle il dit avec tristesse: "Nos pensées vont aux familles des mineurs et à tous les camarades du syndicat de l’ingénierie, de l’impression et de la fabrication industrielle (EPMU)".

La FIOM exprime son soutien le plus total à la demande du syndicat EPMU au gouvernement pour qu’une enquête indépendante soit menée sur les circonstances de l’explosion avec notamment une audience publique devant un juge et des experts techniques de haut niveau.

La FIOM s’engage à continuer de travailler en contact étroit avec l’ICEM dans la campagne engagée pour obtenir la ratification de la convention 176 de l’OIT sur la sécurité et la santé dans les mines. La catastrophe survenue dans la mine de charbon de Pike River est à nouveau un triste rappel de l’importance pour les gouvernements, notamment pour le gouvernement de Nouvelle-Zélande, d’être partie prenante pour la signature de la convention 176 de l’OIT, et en conséquence, pour faire respecter des normes strictes de santé et de sécurité dans les mines.

Pour consulter un rapport plus détaillé sur la catastrophe, se rendre sur le site de l’ICEM ici.

La FIOM exige une meilleure sécurité pour les travailleurs au Chili

CHILI: Il y a eu un nombre croissant de rapports d’accidents du travail qui ont occasionné des décès au Chili, et l’une des entreprises où des accidents se sont répétés est Soquimich (SQM) qui n’a pas respecté les dispositions concernant la santé et la sécurité de ses salariés. Le dernier en date s’est produit le 6 novembre et a entraîné la mort de six travailleurs.

Préoccupée par la situation, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie a envoyé une lettre à l’un des directeur de SQM, M. Patricio Solminihac, pour lui demander d’améliorer les conditions de travail, étant donné que les accidents sont la conséquence directe d’une absence de contrôle sur les sites miniers.

Dans la lettre, que l’on peut lire ici, la FIOM demande également la ratification par le gouvernement chilien de la convention 176 de l’OIT qui établit des normes internationales pour la santé et la sécurité dans les mines.

L’entreprise canadienne Potash Corporation of Saskatchewan (PCS) contrôle 32 pour cent du capital de SQM.

Actuellement, 90 pour cent de la production de SQM est vendue sur les marchés internationaux. L’entreprise a des usines dans de nombreux pays dont le Mexique, la Belgique, les Pays-Bas, les États-Unis, la Thaïlande, l’Égypte, la Turquie, l’Afrique du Sud et les Émirats arabes unis.