Progrès vers une transition juste dans les négociations sur le climat

MEXIQUE: Plus de 200 syndicalistes sous la conduite de la Confédération syndicale internationale (CSI) ont fait un gros effort pour obtenir l’inscription du concept de "transition juste" dans le texte final de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP16) obtenue à la dernière minute aux négociations de Cancun.

Le texte final adopté par la Conférence a pour titre "Résultat des travaux du Groupe de travail ad hoc sur une action coopérative à long terme au titre de la Convention". Le texte final contient un paragraphe entier sur la transition juste, qui se lit comme suit: "Réalise que la lutte contre le changement climatique nécessite un changement de paradigme pour l’établissement d’une société à faible émission de carbone qui offre d’importantes possibilités et assure la poursuite de la croissance élevée et le développement durable, basés sur des technologies innovantes et une production, une consommation et des modes de vie plus viables, tout en assurant une transition juste de la main-d’œuvre par un travail décent et des emplois de qualité". Pour le texte intégral, cliquer sur: http://unfccc.int/files/meetings/cop_16/application/pdf/cop16_lca.pdf.

Dans un communiqué publié après la Conférence, la CSI a pris note avec satisfaction de l’accord final et demandé aux gouvernements, notamment à ceux des pays les plus développés, de viser plus haut au moment de la prochaine réunion à Durban, Afrique du Sud, en 2011. "Nous voulons développer en particulier les pays qui ont l’ambition de réaliser des réductions importantes dans un cadre juridiquement contraignant. Le financement climatique doit répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde", a déclaré la secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow.

Tout au long de la Conférence, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) ont assuré la promotion de leur politique des cinq piliers de "réduction des émissions, de transformation des emplois – de travail dans des emplois "verts" pour un avenir sûr", y compris le pilier de la transition juste.

Pour la COP17 à Durban, le mouvement syndical international continuera de participer au processus de négociation pour obtenir un accord juridiquement contraignant et s’assurer que la prochaine étape porte sur la transition juste. La FIOM et l’ICEM continueront de promouvoir l’importance d’une transition juste avec des politiques concrètes, telles que l’innovation technologique "verte" et la nécessité d’établir un fonds de soutien à des mesures d’allègement et d’adaptation pour la transition vers un avenir viable.

Les travailleurs manifestent en Europe contre les mesures d'austérité

EUROPE: La Fédération européenne des métallurgistes et les syndicats qui lui sont affiliés ont rejoint la Confédération européenne des syndicats le 15 décembre pour manifester dans toute l’Europe contre les mesures d’austérité et l’augmentation spectaculaire des bonus accordés aux traders. Des millions de travailleurs et de travailleuses avaient répondu au premier appel lancé le 29 septembre pour une action contre les mesures d’austérité en Europe en manifestant dans les rues.

Malheureusement, le succès de cette première action n’a pas abouti à une nouvelle démarche des gouvernements européens qui tienne compte des intérêts des travailleurs et travailleuses. La décision prise récemment par le Conseil européen contient des mesures fiscales disciplinaires encore plus fortes qui imposent avant tout des sanctions aux États membres pour la mauvaise gestion de leurs budgets.

L’idée qui domine dans l’UE est que l’austérité est la meilleure solution pour obtenir la reprise, mais la FEM rejoint la CES pour dire que cela pourrait être la voie menant à la ruine.

La CES ainsi que la FEM et ses syndicats affiliés organisent une série d’activités autour du 15 décembre, notamment des manifestations, arrêts de travail, grèves générales et autres actions avant la prochaine réunion du Conseil européen. La CES publie sur son site une carte qui donne un aperçu des actions syndicales qui se déroulent en Europe.

Victoire juridique pour les travailleurs de Sinter Metal après deux ans de lutte

TURQUIE: Les salariés de Sinter Metal qui avaient été licenciés le 22 décembre 2008 ont obtenu gain de cause le 13 décembre 2010 pour leur réintégration après deux ans de lutte.

Une action en justice avait été intentée par les salariés de Sinter Metal et leur syndicat Birlesik Metal-Is immédiatement après leur licenciement en décembre 2008. Les affaires portant sur la réintégration des salariés de Sinter Metal licenciés en raison de résultats soi-disant insuffisants de leur part, de ceux qui avaient été employés depuis moins de six mois et de plusieurs autres licenciés sous prétexte de crise économique, ont été examinées par un  tribunal turc le 13 décembre 2010 après de nombreux renvois.

L’audience s’est une fois de plus déroulée sans la présence des représentants patronaux. Toutefois, le tribunal s’est abstenu de retarder encore le processus et a déclaré que la raison derrière les licenciements concernait l’adhésion syndicale et que les salariés devaient être réintégrés. Dans le cas où l’employeur n’accepterait pas leur réintégration, les travailleurs et travailleuses auront droit à 12 mois de salaire et 4 mois de salaire supplémentaires pour couvrir le processus de jugement.

Une nouvelle audience aura lieu le 15 décembre 2010 pour d’autres salariés de Sinter Metal licenciés sous prétexte de difficultés économiques.
Birlesik Metal-Is, un affilié de la FIOM, signale que les salariés de Sinter Metal qui sont venus assister au procès pour connaître la décision de justice étaient satisfaits de la décision, mais que tous se posaient la même question: Est-ce cela la justice? Quand la justice intervient deux ans plus tard, peut-on encore parler de justice?
"C’est bien sûr une victoire aigre-douce car les travailleurs et travailleuses et leurs familles ont beaucoup souffert depuis décembre 2008", a affirmé le secrétaire général de la FIOM Jyrki Raina. "Cette affaire met en évidence le mauvais fonctionnement du système judiciaire en Turquie, et qu’en réalité "une justice différée équivaut à un déni de justice", a ajouté Raina.

Pour célébrer cette victoire juridique, Birlesik Metal-Is défilera devant le siège de l’entreprise Sinter Metal dans la zone industrielle syndicalisée Dudullu le 15 décembre pour inviter l’entreprise à accepter les réintégrations et entamer de véritables négociations avec le syndicat.
Voir en détail les deux années de lutte des travailleurs et travailleuses de Sinter Metal ici.

Les infractions aux droits syndicaux dans les nouveaux États indépendants doivent cesser

NOUVEAUX ÉTATS INDÉPENDANTS: Les droits syndicaux n’ont pas évolué de manière positive dans la région au cours des dernières années, selon la conclusion des participant(e)s à la conférence de la Confédération syndicale internationale, "Building Democracy and Trade Union Rights" (Établir la démocratie et défendre les droits syndicaux) dans les NÉI, organisée les 3-4 décembre à Moscou.

"Nous avons une situation où, dans des pays qui ont une population active d’environ 200 millions, la sécurité réelle des travailleurs et travailleuses est proche de zéro", peut-on lire dans le document final adopté par les délégué(e)s.

Cette conférence importante et représentative était suivie par des responsables et militants syndicaux d’Azerbaïdjan, d’Arménie, de Biélorussie, de Géorgie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de Moldavie, de Russie et d’Ukraine, ainsi que par des représentant(e)s de la CSI et de son Conseil régional paneuropéen (Pan-European Regional Council – PERC), de syndicats européens et de fédérations syndicales internationales dont la FIOM, et d’ONG, d’universitaires, de syndicalistes et de journalistes.

La nature des infractions n’est pas la même partout. En Russie, les tracts et brochures des syndicats sont inscrits sur la liste des "documents extrémistes". En Biélorussie, le système des contrats annuels est utilisé comme moyen de discrimination antisyndicale pour 90 pour cent des travailleurs et travailleuses. En Géorgie, le Code du travail tronqué qui a été introduit contient seulement 55 articles et n’accorde pratiquement aucune garantie de protection juridique aux syndicats. La même tendance peut être observée partout ailleurs. Des employeurs et des gouvernements enfreignent le droit fondamental des travailleurs et travailleuses de se syndiquer, qui est garanti par les conventions de l’OIT.

Les représentants de différents organismes gouvernementaux russes assistaient à la conférence, notamment du ministère de la Santé publique, du ministère de la Justice et des services du Procureur général. Cela a entraîné un dialogue direct et vif entre les syndicalistes et les représentants du gouvernement. Le président du Comité du travail et de la politique sociale de la Douma, Andrei Isaev, a parlé des travaux dans le domaine législatif concernant les relations de travail.

Une quinzaine de militant(e)s appartenant à des organisations syndicales de base de toute la région ont parlé des pressions exercées sur eux par les employeurs et les autorités. Il y avait derrière chaque bref rapport une histoire qui avait duré plusieurs mois et parfois plusieurs années avec des luttes, des harcèlements, des licenciements abusifs, des discriminations et une résistance farouche.

Le document final adopté par les représentant(e)s des syndicats appelle à renforcer la solidarité syndicale, mener des activités éducatives, créer des syndicats puissants pour organiser des campagnes nationales et internationales visant la protection et le renforcement des droits syndicaux.

"Vous avez réalisé de grands progrès au cours des dernières années", a déclaré Sharan Barrow, secrétaire générale de la CSI, en s’adressant au représentant des syndicats de la région, "je vous félicite, mais vous invite dans le même temps a faire encore plus".

Grève chez BHP Billiton en Afrique du Sud

AFRIQUE DU SUD: Les membres du syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (Numsa) employés par l’entreprise à capitaux étrangers BHP Billiton se sont mis en grève le 8 décembre 2010 en réponse à l’incapacité de la direction d’accepter les revendications des travailleurs et travailleuses.

Depuis avril 2010, l’unité de négociation de Numsa était engagée dans un processus de négociations de longue durée sur la question des hausses salariales et de l’amélioration des conditions de travail de ses membres. Les négociations avaient été engagées pour arriver à conclure un accord d’un an à l’expiration de l’accord de deux ans qui prenait fin le 30 août 2010.

Les négociations ont abouti à une impasse en août 2010. Après le blocage des négociations, BHP Billiton a décidé de contraindre les travailleurs et travailleuses à accepter le règlement salarial conclu avec un autre syndicat moins représentatif – Solidarité – portant sur une augmentation de 7,5 pour cent.

La conduite de BHP Billiton démontre son intention de conserver et de reproduire des salaires de misère pour maintenir les travailleurs et travailleuses dans les mêmes conditions d’emploi et de vie que sous l’ancien régime d’apartheid, tout en enregistrant dans le même temps des profits records sur les marchés boursiers des États-Unis, d’Europe et de Melbourne.

Les revendications présentées par Numsa visent à obtenir une répartition équitable des revenus au niveau de la production:  

Numsa croit fermement que ces revendications des travailleurs et travailleuses peuvent être satisfaites par BHP Billiton, compte tenu du fait que l’entreprise récompense les membres de sa direction en leur versant des millions d’indemnités.
 
Numsa dénonce également le fait que l’entreprise emploie des briseurs de grève en réponse à la décision de cesser le travail au lieu d’examiner les revendications légitimes des travailleurs et travailleuses.

 

Faire des efforts pour une "transition juste"

MEXIQUE: Le mouvement syndical international entreprend des efforts concertés pour mettre en œuvre une "Transition juste" comme indiqué dans le texte de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP16), dont la clôture aura lieu dans quelques jours. Dans le même temps, beaucoup de syndicats organisent le 7 décembre 2010, une série d’évènements au Pavillon de la COP16 World of Work (WoW) de la Confédération syndicale internationale (CSI), pour indiquer leurs solutions et leurs politiques sur la question du changement climatique pour parvenir à une transition juste vers une économie propice au climat.

À la WoW, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) ont organisé un événement conjoint "Réduire les émissions — transformer les emplois" axé sur la protection de l’environnement, les préoccupations sectorielles, les emplois durables et la transition juste. Lors d’une table ronde qui réunissait Shoichiro Kaneko (FIOM-JC/JBU), Michael O’Connor (CFMEU), James Howard (CSI) sous la présidence de Brian Kohler (ICEM) tous les participants ont exprimé le même avis sur l’importance d’une transition juste grâce à une innovation technologique ‘verte’ et la nécessité de créer un fonds pour une contribution destinée à atténuer et adapter la transition vers un avenir viable.

Présent également à cet évènement, le conférencier Izuru Kobayashi, négociateur officiel du gouvernement japonais appartenant au ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI) a donné une évaluation franche des négociations en cours en insistant sur l’importance de la création d’un cadre "juridiquement contraignant" et efficace qui s’applique à tous les grands pays émetteurs de CO2.
Dans ses remarques finales, Kan Matsuzaki (FIOM) a exprimé l’avis que "beaucoup de nos membres sont employés dans des industries à forte intensité énergétique, et que leurs emplois se transforment rapidement. Nous avons besoin d’une transition juste dans le cadre d’une politique concrète".
Le lien ci-dessous permet de suivre l’activité quotidienne de la CSI à la COP16:
http://www.ituc-csi.org/-climate-change-blog-.html

Pour obtenir plus de renseignements, prendre contact avec Kan Matsuzaki, directeur du Département de la construction navale, des travailleurs non manuels et du changement climatique de la FIOM à: [email protected].

Les droits de la personne bafoués en Colombie: "Écoutez donc"

COLOMBIE/EUROPE: "Seuls les mots employés et le ton de la voix ont changé, le cadre politique et économique, la doctrine de "sécurité démocratique", les assassinats de syndicalistes, de membres de l’opposition et de la population ne sont que la simple prolongation des huit dernières années du gouvernement Uribe, ce qui signifie que cela se poursuivra sans doute pendant au moins quatre ans", prévient Tarcisio Mora, président du CUT, à l’audience sur la Colombie, convoquée le 7 décembre à Bruxelles à la demande de ‘Justice pour la Colombie’. 

"Ce gouvernement représente clairement les intérêts du patronat et des grandes STN en Colombie. Il exclut, en imposant la soi-disant "sécurité démocratique", la majorité de la population colombienne et enfreint les droits les plus élémentaires qui permettent de vivre, de profiter des ressources terrestres et de travailler", a poursuivi Hernando Hernandez, membre du Parlement colombien représentant les peuples autochtones. 

Malgré la promesse faite lors de la prise de fonction du nouveau président colombien, Juan Manuel Santos, de s’engager à respecter les droits de la personne, les membres de la délégation de haut niveau venue de Colombie ont indiqué que depuis l’entrée en fonction de Santos cette année, les assassinats se sont poursuivis avec plusieurs massacres, notamment d’enfants violés et torturés, 40 syndicalistes assassinés, des menaces de mort proférées contre 24 autres syndicalistes, 12 militants du Polo Democrático (parti d’opposition) tués, et les rapports qui se succèdent sur l’implication de l’armée colombienne, d’unités paramilitaires et de forces de sécurité d’État dans la majorité des cas.  L’impunité et la violence à l’encontre de l’opposition continuent de régner. Pour plus de détails sur les orateurs, lire le tract ici.

Dans le contexte de ce que l’on connaît bien sous le nom de "terrorisme d’État" les chiffres sont stupéfiants: 4,5 millions de personnes déplacées, 10 millions d’hectares de terres remis aux chefs paramilitaires, 20 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté et 8 millions de gens sans emploi. Mais en dépit de ces faits, l’UE qui prévoit de signer un accord de libre-échange avec le gouvernement colombien en 2011, place visiblement ses intérêts économiques avant les droits de la personne. Voir ici le rapport ‘Justice pour la Colombie’ "Trading Away Human Rights" (Les droits de la personne bafoués) pour plus de détails.

Après l’audience, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) a pris part à une réunion le 7 décembre avec des représentant(e) de syndicats européens, de fédérations syndicales internationales et de ‘Workers Uniting’ pour examiner la possibilité de continuer d’informer et d’engager les parlementaires de l’UE sur la situation dramatique des droits de la personne en Colombie et sur le précédent inacceptable pour autoriser d’autres accords de libre-échange en discussion, par exemple en Amérique latine.  La FIOM a souligné l’importance d’une coordination des efforts engagés par nos affiliés européens, pour renforcer, notamment, une prise de conscience des directions syndicales et politiques, afin de refuser la signature de cet accord qui n’offre aucun avantage aux travailleurs et travailleuses de Colombie et à la société colombienne.

Les travailleurs de Tenaris approuvent un plan d'action mondial

BRÉSIL: Plus d’une vingtaine de syndicalistes, représentant les travailleurs et travailleuses de six pays, se sont réunis à Pindamonhangaba du 23 au 25 novembre pour la 3ème réunion internationale du Comité d’entreprise mondial de Tenaris. La plupart des débats ont tourné autour de la sortie de Tenaris de la crise internationale et de l’utilisation par l’entreprise de dispositifs d’emploi précaire pour réduire les coûts salariaux.

L’évènement était organisé à l’invitation du syndicat des métallurgistes de Pindamonhangaba, Sindicato dos Metalúrgicos de Pindamonhangaba, de la Confederação Nacional dos Metalúrgicos (CNM/CUT), de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie et de la Fondation Friedrich-Ebert au Brésil (FES-Brésil).

Après une analyse de la situation financière actuelle de l’entreprise et la situation dans chaque usine, la réunion a élaboré un plan d’action pour l’année prochaine. Le plan d’action porte entre autres sur les points suivants:

La prochaine réunion du Comité d’entreprise mondial de Tenaris aura lieu en Roumanie en septembre 2011.

La FIOM poursuit le processus de création d'une nouvelle organisation

MONDE: Réuni à Genève le 1er décembre, le Comité exécutif de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie s’est engagé à poursuivre le processus vers la création d’une nouvelle Internationale pour unifier les travailleurs et travailleuses des secteurs industriels dans le monde.

Le Comité a débattu de la nécessité de distinguer plus clairement la mission et les objectifs de la nouvelle organisation, et sa capacité à améliorer et renforcer la position des métallurgistes aux niveaux national, régional et mondial. Au cours du débat, plusieurs principes ont été réaffirmés, notamment la volonté d’assurer des structures régionales intégrées aux structures mondiales, et un comité exécutif qui reste au cœur du processus décisionnel,

Les travaux réalisés par le groupe de réflexion FIOM/ICEM/FITTHC et ses groupes de travail sur les statuts et les finances vont se poursuivre. Le Comité exécutif de la FIOM a l’intention d’organiser en mai 2011 une réunion conjointe avec les comités exécutifs de l’ICEM et de la FITTHC, et de concourir à obtenir une décision du Comité central sur la création d’une nouvelle organisation en décembre 2011.

Plus tôt dans la journée, le Comité a pris connaissance des rapports oraux de nombreux pays sur les difficultés persistantes causées par la crise financière. En dépit d’une reprise de l’activité économique dans certains pays, elle ne s’accompagne pas de création d’emplois, mais d’une plus grande dépendance des emplois sous contrat, à court terme et fournis par des agences d’intérim.

Le Comité exécutif s’est également engagé à organiser des journées d’action sur le Mexique du 14 au 19 février 2001, en exigeant du gouvernement mexicain la fin de ses attaques contre la liberté syndicale exprimée par les syndicats démocratiques et indépendants au Mexique.

Numsa en conflit avec BHP Billiton en Afrique du Sud

AFRIQUE DU SUD: Le syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (Numsa), qui représente la majorité des travailleurs et travailleuses de BHP Billiton, a annoncé la poursuite du conflit avec l’entreprise après que des négociations interminables sur des hausses salariales et de meilleures conditions de travail eurent abouti à une impasse en août 2010.

Les négociations ont commencé en avril 2010 pour arriver à conclure un accord d’un an à l’expiration de l’accord de deux ans qui a expiré le 30 août 2010.  Après le blocage des négociations, BHP Billiton a décidé de contraindre les travailleurs et travailleuses à accepter le règlement salarial conclu avec un autre syndicat – Solidarité – portant sur une augmentation de 7,5 pour cent.

Les revendications de Numsa sur l’amélioration des salaires et des conditions de travail chez BHP Billiton sont compatibles avec la Conférence nationale de négociation (NBC) qui vise à inverser la tendance dans une situation de plus en plus désespérée et les souffrances endurées par les travailleurs et travailleuses dans l’industrie, comme en témoignent les revenus basés sur l’appartenance raciale et l’élargissement du fossé qui sépare les revenus les plus faibles de ceux des dirigeants de haut niveau.

Nous avons pu nous rendre compte clairement que les élites de BHP Billiton veulent à tout prix continuer à reproduire les salaires de misère basés sur une appartenance raciale pour s’efforcer de maintenir les travailleurs et travailleuses dans les mêmes conditions d’emploi que sous l’ancien régime d’apartheid.

Numsa revendique: 

"Nous croyons fermement que ces revendications des travailleurs et travailleuses peuvent être satisfaites chez BHP Billiton, compte tenu de la tentative hostile de prise de contrôle de Rio Tinto et de Potash Corporation", a déclaré Irwin Jim, secrétaire général de Numsa. "Cela démontre clairement que BHP a les moyens financiers de satisfaire aux revendications des travailleurs et travailleuses", a-t-il ajouté.

Le syndicat reste ouvert aux négociations, tout en prévenant que l’incapacité de BHP Billiton d’examiner les revendications se traduira par une grève généralisée.