La route vers Durban: un système financier viable pour une transition juste

MONDE: En décembre dernier à Cancun, le mouvement syndical international sous la conduite de la Confédération syndicale internationale (CSI) a accompli un effort considérable pour réussir à insérer le concept de transition juste dans le texte final de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP16). Après COP16, un mécanisme financier viable pour une transition juste est devenu un thème central de discussion.

Des pourparlers sur le changement climatique ont eu lieu du 6 au 17 juin à Bonn, Allemagne, dans le contexte de la Convention cadre sur le changement climatique (UNFCCC). Les parties n’ont pas pu s’entendre sur un nouveau cadre juridiquement contraignant qui s’appliquerait à tous les pays couverts par la future COP17 à Durban. Il semble néanmoins que l’on pourrait réaliser un accord sur une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto (à partir de 2013) dans une phase transitoire. De toute façon, une transition juste créatrice d’emplois durables avec un système de financement fort, constituera un élément indispensable qui permettra à tous les pays (notamment aux pays en développement) de s’engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre.   

Au COP16, les pays ont approuvé l’établissement d’un fonds climatique favorable à l’environnement (Green Climate Fund) destiné à soutenir la mise en œuvre d’une transition juste. Toutefois, son financement fait encore l’objet d’un débat. Le fonds repose sur un engagement volontaire des gouvernements qui sont confrontés actuellement à de graves difficultés financières. Pour surmonter le problème, la CSI a lancé un appel, en collaboration avec un grand nombre d’économistes et d’ONG, pour l’adoption d’une taxe sur les transactions financières permettant de soutenir une transition juste, y compris la création d’emplois et de programmes mondiaux pour les pays les moins développés.  

COP17 est précédé d’une série de réunions importantes:

Pour tout autre renseignement sur les négociations récentes et actuellement en cours:
CSI http://www.ituc-csi.org/climate-change.html et http://www.ituc-csi.org/climate-change-and-green-economy.html.
UNFCCC: http://unfccc.int/2860.php.

La FIOM apportera son soutien au mouvement syndical international sous la direction de la CSI et continuera de promouvoir une transition juste avec des politiques concrètes d’innovation pour des technologies vertes, et un fonds durable permettant d’assurer l’avenir pour les travailleurs et travailleuses.

 

La Conférence régionale africaine de la FIOM fixe les grandes priorités régionales

Les personnalités syndicales suivantes assistaient à la Conférence: Jyrki Raìna, secrétaire général de la FIOM, Sdumo Dlamini, président du COSATU, Senzeni Zokwana, président de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) et également président du syndicat national des mineurs (NUM) d’Afrique du Sud, Fabian Nkomo, coordonnateur de l’ICEM, Thabo Tshabalala, secrétaire régional de la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC), ainsi que des syndicalistes  appartenant au syndicat sud-africain des travailleurs de l’habillement et du textile (SACTWU).

Les déléguées à l’atelier des femmes, qui avait précédé la Conférence, ont fait le bilan des réalisations obtenues jusqu’ici dans la région pour promouvoir ‘l’égalité salariale et l’égalité des chances’. Une grande partie de la discussion a porté sur une réflexion interne concernant la participation des femmes et leur représentation dans les syndicats, au cours de laquelle de nombreuses déléguées ont insisté sur la nécessité pour les syndicats de créer un espace propre aux femmes. Elles ont également discuté de la représentation des femmes dans les structures mises en place pour créer la nouvelle fédération syndicale internationale, ainsi que dans cette nouvelle fédération après sa création.

Au cours de la Conférence régionale, Raina Jyrki, secrétaire général de la FIOM, a présenté aux délégué(e)s la logique qui sous-tend la décision de créer la nouvelle fédération internationale, qui est de donner plus de force à la voix des travailleurs et  travailleuses au niveau international pour être en mesure de relever les défis de la mondialisation. Il a donné des précisions aux délégué(e)s sur le travail de mise en place de la nouvelle fédération syndicale internationale et sur les structures qu’il est prévu de lui donner. Les délégué(e)s ont discuté de la représentation dans ces structures, ainsi que des modalités pratiques de la présence régionale. Ils/elles ont également discuté de la nécessité de déterminer les priorités régionales qui sont à la base des priorités de la nouvelle Internationale.

Steve Nhlapo, représentant régional de la FIOM pour l’Afrique, a rendu compte des activités menées par la FIOM dans la région. Une grande attention a porté sur le renforcement de l’unité par une plus grande collaboration des syndicats dans les différents pays et par les efforts entrepris pour réaliser des fusions. Un autre domaine fondamental concerne le développement d’activités syndicales menant au renforcement des affiliés de la région. Les délégué(e)s ont examiné ensuite différents aspects du programme d’action actuellement en vigueur, notamment les entreprises multinationales, le commerce et le développement durables, et les droits syndicaux. Les délégués du Swaziland et du Zimbabwe ont présenté des rapports sur la poursuite des travaux concernant les deux campagnes politiques. Les besoins nécessaires pour réaliser des avancées dans le but de fixer une position sur le  changement climatique et pour renforcer les capacités dans ce domaine ont été déterminés. Les participant(e)s ont également été mis au courant des efforts déployés pour améliorer les communications dans la région et au niveau international, et sur leur rôle dans ce domaine.

Les participant(e)s ont convenu qu’il était indispensable de fixer des priorités pour la région, lesquelles devaient être prises en compte par la nouvelle fédération syndicale internationale. Un cadre a été mis en place pour déterminer ces priorités et pour tracer les grandes lignes d’un document sur la question, lequel doit être élaboré par la région Afrique de la FIOM, en consultation avec les représentants régionaux de l’ICEM et la FITTHC, avant d’être communiqué aux affiliés pour obtenir leur avis. Ce document servira à déterminer les pouvoirs attribués aux représentants régionaux de la FIOM et à informer les participant(e)s à la réunion du Comité central de la FIOM en décembre 2011 sur les priorités régionales.

Mort d'un autre travailleur dans une mine de Grupo Peñoles

MEXIQUE: Un jour seulement après la mort d’un autre mineur, Marcos Castorena Reza, le 29 juin à la mine de Grupo Peñoles à Fresnillo, Zacatecas, un autre accident mortel est maintenant survenu dans sa mine de La Cienega, Durango, en raison de la négligence de l’entreprise. La dernière victime est Roberto Arellano, de Fresnillo, qui travaillait à l’entreprise de construction Valente Flores, un sous-traitant de Grupo Peñoles.
 
Arellano a été tué par la chute d’un tube d’acier de 400 kilos qui est tombé sur lui d’une hauteur de 3,5 maîtres. Arellano est mort sur le coup. Informé de cette mort, un dirigeant régional du syndicat national des mineurs a dit que Peñoles a caché les faits à la presse locale pendant six jours. Il s’agit d’une mine d’or et d’argent, qui emploie 450 personnes à la mine et dans l’usine de broyage.
 
L’accident mortel appelle une nouvelle fois l’attention sur le mépris de Grupo Peñoles pour ses salariés et pour la vie et la sécurité de ses ouvriers, un comportement rendu possible par la complicité permanente du ministère du Travail et de la Protection sociale, dirigé par Javier Lozano Alarcón.
 
Le syndicat national des mineurs SNTMMSRM réaffirme sa revendication en faveur d’une législation qui pénaliserait les employeurs qui font preuve de négligence criminelle et de mépris pour la santé et la sécurité de leurs travailleurs et travailleuses. Rien qu’au cours de l’année 2011, six ouvriers travaillant à la mine Fresnillo de Grupo Peñoles ont été tués. Le dernier décès porte le nombre total d’accidents mortels dans l’ensemble des installations de Grupo Peñoles à plus de 20 au cours de l’année dernière.
 
Le président du SNTMMSRM, Gomez Urrutia, et le comité exécutif national du syndicat ont exprimé leurs condoléances à la famille et aux amis de Roberto Arellano, et ont rappelé qu’ils restent solidaire de tous les mineurs et de tous les métallurgistes du Mexique, à la fois dans leur douleur et dans leur lutte pour obtenir un meilleur niveau de vie et de meilleures conditions sociales.
 

Grève dans le secteur de la métallurgie en Afrique du Sud

AFRIQUE DU SUD: Les négociations salariales entre le syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (Numsa) et la fédération des industries de l’acier et de l’ingénierie d’Afrique du Sud (SEIFSA) ont échoué quand les employeurs ont refusé d’améliorer leur offre de hausse salariale de 7 pour cent et d’envisager une interdiction de recourir à des intermédiaires pour l’embauche de personnel dans les entreprises où Numsa possède des membres.

La centrale syndicale sud-africaine Cosatu – Congress of South African Trade Unions –  soutient la principale revendication de Numsa portant sur l’interdiction de recourir à des intermédiaires pour l’embauche de personnel. La centrale nationale estime que plus d’un tiers de la main-d’œuvre en Afrique du Sud est employé sous contrat à durée déterminée, et qu’un grand nombre de ces travailleurs et travailleuses obtient un emploi par des agences de recrutement et des intermédiaires.

La grève a été déclenchée par Numsa lundi 4 juillet après le rejet par le tribunal du travail d’une demande d’interdiction de la grève présentée par l’organe patronal Plastic Converters’ Association.

La SEIFSA a réagi à la grève par un préavis de lock-out dans plusieurs entreprises. Le secrétaire général de Numsa, Irvin Jim, a déclaré que sept pour cent ne constitue pas une véritable hausse salariale. Numsa revendique une augmentation générale de 13 pour cent des salaires de toute la main-d’œuvre à partir du 1er juillet pour deux ans, et de meilleures conditions générales de travail.

Le secrétaire général de la FIOM, Jyrki Raina, a pris la parole lundi devant les grévistes en assurant que leurs revendications étaient raisonnables et nécessaires. "Les métallurgistes sud-africains ont fait des sacrifices pendant la crise mondiale. Il est temps maintenant d’obtenir quelque chose en retour. La FIOM soutient sans restrictions les revendications formulées par Numsa pour un salaire minimum et un travail décent à la place de conditions d’emploi précaires".

NUMSA exige également un accord salarial de deux ans, au lieu de l’accord de trois ans présenté par les employeurs, un test médical d’une journée pour tous les travailleurs et travailleuses, cinq jours de congé familial et une indemnité de 20 pour cent pour le travail de nuit.

Le secrétaire général du Cosatu, Zwelinzima Vavi, a déclaré: "Si vous croyez que cette grève durera seulement trois ou quatre jours, vous faites une très, très grande erreur. L’employeur a les moyens de payer 13 pour cent".

Les employeurs veulent continuer d’avoir le droit d’externaliser le travail en ayant recours à des intermédiaires pour l’embauche de main-d’œuvre, avec de nouveaux salaires extrêmement bas, une semaine de travail de 45 heures au lieu de 40 heures, et des exceptions à la réglementation pour les entreprises employant moins de 50 salariés. 

Un cours du programme Master de l'université ouvrière va commencer

AFRIQUE DU SUD: L’Université ouvrière mondiale (GLU) offre la possibilité d’étudier et de discuter des défis présentés par la mondialisation avec un groupe de camarades syndicalistes du monde entier. Des stages dans des organisations syndicales et des instituts de recherche ouvrière offrent la chance d’être en prise avec des mouvements de travailleurs et travailleuses au niveau international et dans différents pays.

Chaque semestre, les étudiant(e)s suivent un cours de base de 14 semaines. Ils/elles participeront au premier semestre à un séminaire sur les méthodes de recherche, un enseignement intensif de courte durée. Ils/elles choisissent ensuite un enseignement pour le premier ou le second semestre parmi une liste de cours. L’idéal consiste à mener ce travail sur le terrain pour leur rapport de recherche de maîtrise durant la pause de la mi-année dans le cadre de leur stage. Ils/elles rédigeront au cours du second semestre leur rapport de recherche, qui devra être présenté d’ici la mi-décembre.

Le GLU accorde un nombre limité de bourses d’études à des candidat(e)s des pays en développement et en transition.  Les candidat(e)s doivent avoir l’aval d’un syndicat pour présenter une demande de bourse.  
Pour tout renseignement complémentaire:  www.global-labour-university.org.

Les formulaires de demande sont à télécharger à:
http://www.global-labour-university.org/54.html.

Le réseau GLU offre des programmes Master sur les politiques du travail, la mondialisation, le développement, la politique économique et l’économie sociale en Allemagne, en Afrique du Sud, au Brésil et en Inde.

Les programmes sont élaborés par les universités et les organisations ouvrières du monde entier. Ils sont destinés à des candidat(e)s qui possèdent déjà une expérience des mouvements ouvriers et sociaux.
 
L’université ouvrière mondiale (GLU) a été créée en 2004. Des étudiant(e)s d’une cinquantaine de pays ont suivi les cours de l’un des programmes Master du GLU.
 

Les propriétaires d'Eternit risquent 20 ans de prison

ITALIE:  Le 4 juillet, la 51e chambre du tribunal de Turin, a accusé Stephan Schmidheiny, milliardaire suisse âgé de 64 ans et Louis de Cartier de Marchienne, baron belge de 89 ans, propriétaires du groupe Eternit, entreprise spécialisée dans l’amiante-ciment qui possède des usines en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud, d’avoir omis délibérément de protéger leurs salariés et les habitants des environs de l’usine, ce qui a entraîné des milliers de décès causés par l’amiante.

Plus précisément, les magnats de l’industrie de l’amiante sont accusés d’avoir délibérément causé une catastrophe environnementale par une pollution résultant de la dispersion de fibres d’amiante mortelles, en refusant délibérément de prendre les précautions nécessaires sur le lieu de travail. Le procureur Raffaele Guariniello a présenté également trois demandes supplémentaires concernant les accusés: la disqualification permanente de toute fonction publique, l’interdiction de réaliser les contrats (et de négocier) avec une administration ou un organisme public, et l’exclusion des accusés de tout poste de direction dans une entreprise pendant une période de 10 ans.

Avec le procès de Turin, on assiste pour la première fois en Europe à une poursuite au pénal concernant l’amiante. Selon l’enquête menée par les services du procureur à Turin, le procès concerne près de 3.000 victimes dont des travailleurs et travailleuses qui en ont été exposés à l’amiante dans leur travail dans les quatre usines italiennes fabriquant de l’Eternit à Cavagnolo, Casale Monferrato, Rubiera près de Reggio Emilia et Bagnoli près de Naples, et qui habitaient près des usines. L’usine de Casale Monferrato, dans le Piémont, est responsable de 70 pour cent des victimes. Les infractions alléguées ont été commises de 1952 à 2008.

Les trois affiliés de la FIOM en Italie ont apporté leur contribution à l’audience par le biais de leurs centrales nationales CGIL, CISL et UIL, en collaboration avec l’association italienne des parents des victimes de l’amiante (AFEVA). Ils ont affirmé dans un communiqué commun leur confiance que "la conclusion de ce procès (à l’automne prochain) sera un événement historique qui nous permettra de mieux comprendre la qualité du développement économique et industriel, et montrer qu’il peut y avoir une justice dans notre pays et au-delà. Nous avons attendu pendant 30 ans, tout comme ceux et celles qui continuent de se battre dans les trois-quarts du monde où l’amiante est encore extrait et utilisé, ce qui conduit à des centaines de milliers d’autres personnes malades et à la mort de travailleurs, travailleuses, citoyens et citoyennes qui généralement n’ont pas encore pris conscience du danger ou qui sont même trompés de manière criminelle".

Le texte de la déclaration conjointe en italien se trouve ici.

Un jugement met fin au blocage de l'accès du syndicat aux travailleurs en Australie

AUSTRALIE: Le 1er juillet marque le second anniversaire de la loi sur l’équité dans le travail (Fair Work Act) de 2009, qui rend légitime l’accès des syndicats aux lieux de travail. Le secrétaire national Paul Howes et trois organisateurs de l’AWU ont rencontré, après cette décision triomphale, des membres de l’AWU dans le réfectoire de la fonderie Alcan à Bell Bay, ce qui met fin aux affirmations de Rio Tinto selon lesquelles de telles réunions devaient avoir lieu dans les parties administratives, qui sont généralement les endroits où la surveillance et les intimidations de la direction sont les plus fortes.

Les 550 personnes qui constituent la main-d’œuvre ouvrière de la fonderie Alcan ont servi de test en Australie pour le droit d’entrée en vue d’un équilibrage de la loi sur l’équité dans le travail, une loi qui annule un grand nombre de dispositions de la loi sur les choix dans le travail (WorkChoices Act) du gouvernement conservateur précédent, favorables à la direction des entreprises. Cette nouvelle loi constitue également un des principaux passages qui mènent à une négociation complète dans l’entreprise entre l’AWU et Alcan.

L’AWU, qui compte parmi ses membres une majorité du personnel ouvrier de Alcan à Bell Bay, s’est également servi de cette décision sur l’équité dans le travail pour relancer une campagne publicitaire visant au recrutement de travailleurs non syndiqués de Rio par le syndicat.

L’AWU a déclaré se servir de cette décision pour rencontrer les membres du syndicat dans des endroits identiques à ceux qui ont permis ces rencontres dans les installations de Alcan à Gladstone (Boyne Island) et à Yarwun, Queensland.

Cette décision sur l’équité dans le travail a également rejeté la demande présentée par Alcan selon laquelle les réfectoires situés près des zones de travail étaient trop petits pour de telles réunions légales dans le cadre de la loi sur l’équité dans le travail, et que les discussions menées par les travailleurs syndiqués pouvaient perturber les autres travailleurs qui prenaient une pause dans le travail.

Le secrétaire du conseil australien des syndicats (ACTU), Jeff Lawrence, a déclaré que la décision de Bell Bay "envoie un message positif aux autres employeurs en leur faisant comprendre qu’ils doivent respecter les droits fondamentaux de la négociation collective et de l’appartenance syndicale".

Pour tout renseignement complémentaire, se reporter au site de l’ICEM: http://www.icem.org/en/78-ICEM-InBrief/4530-Australia:-AWU-Wins-Correct-Access-to-Rio-Tinto-s-Alcan-Smelter ici.

Les syndicats exigent la remontée des corps en Nouvelle-Zélande

NOUVELLE-ZÉLANDE: Le syndicat néo-zélandais ‘Engineering, Printing and Manufacturing Union’ (EPMU), affilié à la FIOM et à l’ICEM, ainsi que le syndicat australien ‘Construction, Forestry, Mining and Energy Union’ (CFMEU), aux côtés du secrétaire général de l’ICEM, Manfred Warda, du secrétaire général de la fédération des affiliés japonais à l’ICEM, Yoshio Sato, et de Phee Jungsun, chargé des contacts régionaux Asie-Pacifique, se sont joints aux dirigeants du syndicat EPMU le 1er juillet pour présenter la demande à Greymouth, puis à nouveau le lendemain à la mine de Pike River en Nouvelle-Zélande.
 
Lors d’une conférence de presse tenue à Greymouth, les syndicalistes ont dénoncé l’irresponsabilité morale du gouvernement néo-zélandais de permettre au syndic de la mine, PricewaterhouseCoopers, de vendre la mine et d’autoriser la reprise de la production avant la remontée des corps des victimes.
La délégation de l’ICEM à déposé une gerbe le 2 juillet à la mémoire des 29 mineurs morts dans l’accident de la mine de charbon de Pike River, la plus importante mine de Nouvelle-Zélande contenant des filons de houille métallurgique de qualité supérieure.

Le 19 novembre 2010, une terrible explosion de méthane a tué 29 mineurs, dont 11 membres du syndicat EPMU affilié à l’ICEM. Il s’agit de la pire catastrophe survenue dans une mine de Nouvelle-Zélande au cours des 119 dernières années, qui a donné la mort à 24 néo-zélandais, deux Australiens, deux citoyens du Royaume-Uni et un Sud-africain. Une nouvelle explosion s’est produite le 24 novembre, après quoi les autorités ont déclaré que les mineurs étaient tous morts.

O’Connell du syndicat EPMU a déclaré que la remontée des corps des mineurs reste une priorité pour le syndicat.

PricewaterhouseCoopers est devenu en janvier le syndic de la mine après le dépôt de bilan de Pike River Coal Ltd. en raison de la tragédie.
PricewaterhouseCoopers espérait vendre les actifs de la mine en juin, mais la possibilité d’une vente a maintenant été repoussée plus tard dans l’année.

Pour tout renseignement complémentaire: http://www.icem.org/en/78-ICEM-InBrief/4529-New-Zealand:-ICEM-Wants-Bodies-Recovered-from-Inside-Dea.
 

Les membres du syndicat GE approuvent un pacte de quatre ans

ÉTATS-UNIS: Les membres des deux syndicats affiliés à l’ICEM, United Electrical, Radio, Machine Workers’ of America (UE) et International Union of Electrical Workers / Communication Workers of America (IUE/CWA) affilié à la FIOM, représentant 11.500 de ces travailleurs et travailleuses, ont approuvé l’accord par un vote section par section dans une quarantaine de sections syndicales à la fin juin.

La nouvelle convention collective a pu être conclue le dernier jour avant la date d’expiration de la convention précédente fixée au 19 juin. Le conseil de conférence du syndicat américain indépendant UE-GE a recommandé le 23 juin d’accepter la proposition de quatre ans.

Le syndicat IUE/CWA a également recommandé l’accord. "Ces négociations, qui ont été difficiles, se sont déroulées dans un climat économique également difficile", a déclaré Bob Santamoor président du conseil de conférence IUE-CWA de GE et de l’industrie aéronautique et spatiale. "Les membres ont évalué l’accord dans son ensemble et l’on jugé acceptable". Trente quatre sections locales IUE/CWA, représentant 7.800 travailleurs et travailleuses de GE, ont voté globalement, dans la proportion de 70 pour cent dans des référendums section par section, en faveur de l’acceptation de l’accord dans son ensemble. UE n’a pas annoncé son décompte des voix.

L’accord prévoit le versement ce mois-ci d’une prime de première année de 5000 USD avec une hausse des prestations proportionnelle à l’accord convenu. En juin 2012, les travailleurs et travailleuses recevront une augmentation de 2,25 pour cent, alors qu’en 2013 et 2014, des hausses salariales de 2,5 et de 3 pour cent entreront en vigueur. Les primes de première année coûteront à GE 76 millions d’USD.

Les membres du syndicat se verront attribuer de modestes prestations de retraite pour la durée de l’accord, et obtiendront chaque année une amélioration de la formule de calcul du coût de la vie. Ces prestations représentent une amélioration de 12 pour cent par rapport à la formule précédente de protection contre l’inflation. Les syndicats ont également obtenu une journée supplémentaire d’arrêt de maladie par an et des jours de congé supplémentaires.

Le contrat sert aussi de modèle pour les conventions collectives de huit autres syndicats américains représentant des travailleurs et travailleuses de GE.

Pour tout renseignement complémentaire: http://www.icem.org/en/78-ICEM-InBrief/4537-Four-year-GE-Pact-Takes-Effect-in-USA.

KMWU lance un appel pour un soutien solidaire urgent

CORÉE DU SUD: Depuis la visite le 24 juin à l’Assemblée nationale coréenne dont la FIOM a parlé récemment, où il avait été demandé avec insistance au gouvernement coréen de mettre fin à la répression des travailleurs et travailleuses et d’aboutir à une solution aux conflits en cours chez Yuseong Piston Ring (YPR) et au chantier naval de Hanjin Heavy Industries, des évènements dramatiques ont eu lieu dans les deux cas.

Selon des rapports reçus du syndicat coréen des métallurgistes (KMWU) affilié à la FIOM, les travailleurs et travailleuses de Hanjin ont été sortis par la force du chantier naval à l’exception de quelques manifestants qui s’étaient attachés à la grue 85. Des entrepreneurs privés engagés par la direction de Hanjin ont coupé l’électricité et tenté de limiter les possibilités de KIM Jinsuks de communiquer avec le monde extérieur. Mme KIM Jinsuk a entrepris de manifester en restant accrochée en haut d’une grue de l’entreprise. La manifestation dure actuellement depuis 175 jours.

Le KMWU a également informé la FIOM que la police a délivré deux mandats d’arrêt à l’encontre de dirigeants syndicaux de YPR qui ont entamé une grève de la faim illimitée au temple bouddhiste Jogye Temple à Séoul pour faire connaître l’injustice de leur situation à l’attention du grand public.

Des meetings de masse ont eu lieu le 29 juin à Séoul et à Busan pour protester contre les attaques contre les travailleurs et travailleuses dont le seul crime est de vouloir travailler dans de bonnes conditions de sécurité et dans le respect des droits attachés à leur convention collective.

La FIOM demande à ses affiliés d’envoyer de toute urgence des lettres de protestation au président de la République de Corée, M. Lee Myung-bak (courriel: [email protected]) pour exiger:

La FIOM demande également à ses affiliés d’apporter un soutien solidaire aux grévistes en envoyant des messages de solidarité au département international du KMWU à: [email protected], avec copie à la FIOM à: [email protected].