Lutte des métallurgistes en Ukraine pour la sécurité de l'emploi

UKRAINE: Le 14 septembre, environ 80 salariés de l’usine Zaporozhye Ferroalloy se sont rassemblés devant le siège du gouvernement ukrainien à Kiev pour protester contre les suppressions massives d’emploi à l’usine. Leur syndicat, un affilié de la FIOM, le syndicat des travailleurs des industries métallurgique et minière d’Ukraine (MMIWU), travaille en étroite collaboration avec les autorités locales et nationales pour trouver une solution à la crise aiguë de l’emploi.

Les licenciements ont commencé le 23 août. Ils ont été déclenchés par la baisse du taux de production causée par la hausse brutale du coût de l’électricité. Â ce jour, 600 personnes ont déjà perdu leur emploi. Le plan initial prévoyait la suppression d’un millier d’emplois.

En mai 2011, le MMIWU a écrit au président ukrainien, Viktor Yanukovich, et au Premier ministre, Nikolay Azarov, pour leur demander d’engager une action immédiate afin de restaurer la capacité des industries minière et métallurgique à Zaporozhye. Plusieurs usines ont dû cesser leur production en raison du coût élevé de l’électricité, et des centaines de travailleurs et travailleuses ont perdu leur emploi.

"Depuis mai, le syndicat a pris toutes les mesures possibles pour trouver une solution, allant d’une action publique à laquelle 5.000 métallurgistes ont pris part dans plusieurs régions  d’Ukraine, à des appels lancés à tous les pouvoirs publics compétents, notamment au président ukrainien", a déclaré le président du MMIWU, Vladimir Kazachenko.

"La crise la plus grave sévit encore à l’usine Zaporozhye Ferroalloy. Pour la deuxième fois, ses travailleurs et travailleuses se sont rassemblés devant le siège du gouvernement. La première action de ce genre avait eu lieu en juin", a ajouté Kazachenko.

Il a été décidé à la réunion du 16 septembre entre les dirigeants syndicaux et le chef de l’administration régionale Boris Petrov, que le groupe de travail sera établi avec des représentant(e)s du syndicat, des autorités locales, des agences gouvernementales concernées, du gouvernement et du Parlement ukrainiens. Le groupe se réunira début octobre.

Selon les derniers rapports, l’usine Zaporozhye Ferroalloy pourrait décider de remettre en service plusieurs fours et de réembaucher 600 salariés. La FIOM va suivre la situation par le biais de son affilié, le MMIWU.

IF Metall demande le dépôt de bilan pour SAAB — protection accordée par le tribunal

SUÈDE: Plusieurs demandes de dépôt de bilan venues de différents fournisseurs, comme le japonais Takata-Petris, ainsi que d’Allemagne, de Roumanie, de Pologne, et des organisations syndicales suédoises Unionen et Ledarna, sont déjà en attente.

– Il s’agit d’une décision très douloureuse, mais nous devons protéger les salaires de nos membres, et nous ne pouvons plus attendre davantage, ont déclaré le président de IF Metall, Stefan Löfven, et le président de la section de IF Metall chez SAAB, Håkan Skött. Les 1.500 membres de IF Metall n’ont pas reçu leur salaire d’août et les salaires de septembre devraient être versés le 23 septembre.

SAAB s’est pourvu en appel contre les demandes de dépôt de bilan, avec une demande de protection juridique contre les créanciers pendant la période de reconstruction, en espérant de nouveaux investissements du constructeur automobile chinois Youngman et du distributeur Pang Da.

– Nous espérons que la cour d’appel donnera à SAAB la possibilité d’obtenir sa reconstruction. Youngman et Pang Da estiment que les problèmes de SAAB sont provisoires, ont déclaré Stefan Löfven et Håkan Skött.

Le 21 septembre, une cour d’appel bien que divisée a approuvé la demande de reconstruction de Saab Automobile AB, Saab Automobile Powertrain AB et Saab Automobile Tools AB. Cette décision signifie que les salaires seront garantis par l’État suédois et que la demande de dépôt de bilan de IF Metall n’est plus d’actualité.

Les électriciens mexicains gagnent une bataille, mais le combat continue

MEXIQUE: Le 13 septembre, le gouvernement a accepté d’engager des pourparlers avec le SME sur des revendications non résolues, en vue de parvenir à une solution et d’obtenir le retour au travail des 16.000 membres licenciés, en échange du démantèlement du campement du SME sur la Zócalo.

Le gouvernement a finalement reconnu la légitimité de l’élection syndicale au SME du secrétaire général, Martin Esparza, en délivrant la "toma de nota" aux 26 responsables syndicaux élus, le "déblocage" de 21 millions de pesos (1.626.000 USD) de fonds appartenant au syndicat, et en rétractant publiquement les allégations selon lesquelles Esparza "aurait cherché illégalement à avoir accès aux biens du syndicat".

Le conflit entre le gouvernement et le SME a commencé en octobre 2009, quand l’entreprise publique Power Company Luz y Fuerza del Centro (LFC) où le personnel était syndiqué au SME, a été liquidée avec ses 44.000 salariés, et que l’électrification du Mexique central a été cédée à une autre entreprise publique, CFE, où règne un syndicat qui a une réputation de passivité et de corruption. Depuis lors, les 16.500 membres du SME qui ont rejeté l’indemnité de licenciement et continuent de se battre pour leurs emplois, demandent au gouvernement de trouver un "employeur de remplacement" comme le stipule la législation mexicaine.

Les négociations en cours entre le SME et le gouvernement ont pour but de résoudre le problème de l’emploi avant le 30 novembre. Le syndicat a présenté trois solutions possibles et est ouvert à d’autres propositions du gouvernement fédéral. Les demandes prioritaires portent sur l’accélération de la procédure judiciaire pour la libération des 12 membres du SME toujours détenus.

Le SME reste vigilant. Le 13 septembre, devant plus de 50.000 manifestants sur la Zócalo, le dirigeant du SME, Martin Esparza, a dit aux membres du syndicat qu’il était nécessaire de maintenir la pression sur le gouvernement: "Cet accord qui vient d’être signé est une part de notre lutte, mais nous devons rester mobilisés pour assurer sa concrétisation.Nous ne devons pas croire ce gouvernement sur parole. Nous devons faire confiance à la capacité des travailleurs et travailleuses à se mobiliser pour remporter ce combat".

Le syndicat de Honda poursuit la lutte au Mexique

MEXIQUE: Le syndicat STUHM, Sindicato de Trabajadores Unidos de Honda de México (syndicat unifié des travailleurs de Honda au Mexique) se bat pour obtenir sa reconnaissance officielle depuis sa création en 2009. Les mauvaises conditions de travail, le harcèlement, les bas salaires et l’absence d’un véritable syndicat pour défendre les intérêts des 2.200 travailleurs et travailleuses ont été les éléments déterminants de cette lutte, qui s’est soldée par le licenciement de quatre jeunes responsables syndicaux.

Le 28 janvier, le tribunal du travail de district a décidé que le ministre du Travail devait accéder à la demande d’enregistrement du STUHM. L’entreprise a contesté cette décision qui a été confirmée par la justice le 18 août. José Luis Solorio Alcalá, secrétaire général du STUHM, a déclaré que l’enregistrement du syndicat a été systématiquement refusé, notamment par des embûches et des pratiques illégales et malhonnêtes. Pour le STUHM, la décision du tribunal est une victoire historique pour la classe ouvrière de Jalisco car pour la première fois, un syndicat indépendant obtient sa reconnaissance dans cet État du Mexique.

En dépit de la décision récente du tribunal sur l’enregistrement du syndicat, Honda a de nouveau licencié deux salariés le 6 septembre; José Lamas et Héver Gallardo, après qu’ils eurent admis ouvertement être membres du STUHM. Ces deux salariés travaillaient depuis plus de cinq ans à l’usine Honda où ils voulaient exercer leur droit légitime de se syndiquer. La direction locale continue de harceler et d’intimider plusieurs autres salariés, tout en cherchant à les corrompre en leur promettant des avantages financiers s’ils signent une lettre dans laquelle ils renoncent à leur adhésion au STUHM.

Le STUHM poursuit sa politique de syndicalisation et de défense des droits dans le travail, et revendique une hausse générale de 30 pour cent des salaires pour tous les salariés. Honda verse les salaires les plus bas du secteur, mille pesos en moyenne par semaine (72 USD) pour les travailleurs qualifiés, les "salaires les plus misérables de l’industrie automobile".

"Nous voulons seulement échapper à la misère qui est le lot de la majorité des travailleurs et travailleuses" écrit le STUHM dans un communiqué officiel.

Les syndicats mondiaux luttent contre la détérioration des droits syndicaux en Turquie

TURQUIE: Des participant(e)s des fédérations syndicales internationales et de leurs affiliés turcs, ainsi que de la CSI et du Conseil des syndicats mondiaux, se sont réunis à Istanbul, les 8 et 9 septembre, pour décider du lancement de campagnes conjointes destinées à améliorer la situation des droits syndicaux en Turquie. La réunion a également accueilli des ONG internationales, comme Labourstart et Amnesty International, qui soutiennent avec consistance les droits du travail en Turquie.

"Pour se qualifier comme une démocratie moderne et dynamique, la Turquie doit tout d’abord mettre fin au déficit réel des droits qui existe de nos jours dans ce pays. Un élément-clé de ce déficit est l’absence de respect des droits dans le travail en Turquie", peut-on lire dans un communiqué des ONG publié au lendemain de l’atelier.

Différents types d’emploi précaire sont de plus en plus employés en Turquie, et les syndicats mondiaux soutiennent leurs affiliés qui s’opposent au développement des agences de travail temporaire dans le pays.

Les syndicats demandent notamment aux employeurs des secteurs public et privé de mettre fin aux menaces proférées constamment contre les salariés et les dirigeants syndicaux qui cherchent à assurer la défense de leurs droits – y compris par des violences physiques des forces de police et de sécurité. Ils demandent également la fin de la mise à pied systématique des salariés qui décident d’exercer leur droit universel d’adhérer à un syndicat.

De leur côté, les syndicats présents à la réunion ont décidé d’engager des campagnes de solidarité et de mobilisation, notamment par des journées d’action, pour faire pression et obtenir un changement de comportement du gouvernement et du patronat.

Les syndicats mondiaux coopéreront entre eux et avec leurs affiliés turcs pour améliorer la qualité et accroître concrètement l’effet d’une action solidaire sur le plan pratique, notamment par des plaintes à l’OIT et à l’OCDE, et par d’autres procédures, pour améliorer la situation des travailleurs et travailleuses et de leurs syndicats légitimes et démocratiques.

La CSI proteste contre les infractions aux droits chez Hercules Steel en Géorgie

GÉORGIE: La Confédération syndicale internationale¬¬ (CSI) a écrit au président géorgien, Mikhail Saakashvili, pour protester contre la situation chez Hercules Steel à Kutaisi, Géorgie.

Le 4 août 2011, 147 salariés de Hercules Steel ont créé un syndicat et élu les membres de sa direction. Les salariés protestaient contre les salaires insuffisants et les mauvaises conditions de travail dans l’usine. L’usine n’a ni réfectoire pour les repas ni vestiaires, et l’infirmerie n’est pas ouverte pour les équipes de nuit, qui est le moment où les accidents ont souvent lieu. Les salaires dans l’usine n’ont pas été ajustés à l’inflation pendant trois années consécutives.

La direction a refusé de reconnaître le syndicat et a licencié, le 11 août, six responsables élus. Le 2 septembre, les salariés ont fait une grève d’avertissement en demandant la réintégration des dirigeants syndicaux licenciés et le début d’une négociation collective avec le syndicat.
L’entreprise a répondu en licenciant d’autres militants syndicaux. Le 13 septembre, le syndicat a lancé un ordre de grève générale avec la participation d’environ 90% de la main-d’œuvre, plusieurs membres du personnel entamant une grève de la faim.

Le 15 septembre, les grévistes ont fait l’objet d’une descente de police, et plusieurs d’entre eux ont été détenus avant d’être relâchés quelques heures plus tard.  Cependant, des cadres de la direction  se sont rendus au domicile des grévistes pour les menacer, et la police a obligé plusieurs autres salariés à signer un document spécifiant qu’ils décidaient de reprendre le travail.

La situation chez Hercules Steel constitue une infraction monumentale aux droits syndicaux à la fois par la direction et par le gouvernement, affirme Sharan Burrow dans une lettre de protestation.

‘Face à une telle situation, le rôle du gouvernement était de tenter d’arbitrer le conflit. Malheureusement, le gouvernement local n’a pas seulement fermé les yeux sur cette activité illégale, mais il a en fait favorisé ses objectifs par un recours atterrant à la force publique. C’est un scandale’, ajoute Burrow.

La CSI demande instamment au gouvernement géorgien de mettre fin aux infractions aux droits chez Hercules Steel et de s’engager à faire respecter les normes internationales.

‘La communauté internationale suit la situation de près, ainsi que la situation générale des travailleurs et travailleuses en Géorgie. En l’absence de la preuve d’un changement important et immédiat, nous n’aurons d’autre choix que de poursuivre et d’intensifier notre campagne internationale pour la mise en œuvre des réformes du travail en Géorgie’, conclut Burrow.

Le texte intégral de la lettre de protestation de la CSI au président géorgien Mikhail Saakashvili se trouve sur le site de la FIOM.

Arrestation de dirigeants syndicaux de Maruti-Suzuki après leur rencontre avec l'employeur

INDE: Cela a eu lieu dans la salle des négociations sous les yeux de la direction de Maruti-Suzuki et des représentants du syndicat favori de la direction, le MUKU. Le ministre du Travail et le commissaire du Travail de l’État de Haryana avaient quitté la salle quand la police a fait irruption et arrêté les dirigeants du syndicat des salariés de Maruti Suzuki (MSEU).

Depuis le début du conflit, le 29 août, le bureau régional de la FIOM en Inde a coordonné étroitement avec la main-d’œuvre, les centrales nationales et les hauts dirigeants, les efforts entrepris pour trouver une solution. Le personnel veut parvenir à un règlement. D’autre part, la direction de Maruti-Suzuki a eu recours à cette mesure extrême. L’arrestation des responsables du MSEU, Sonu Gujjar, président, Shiv Kumar, secrétaire général et Ravinder Kumar va encore aggraver la situation et rendre tout rapprochement plus difficile. La production dans l’usine Manesar Suzuki est à l’arrêt, tandis que la direction locale continue de recruter du personnel de remplacement.

L’affilié de la FIOM en Inde, la fédération des travailleurs de l’acier, de la métallurgie et de l’ingénierie, SMEFI, cherche à obtenir la libération sous caution des dirigeants du MSEU.

Avant les derniers évènements, les négociations avaient lieu quotidiennement dans les bureaux du ministre du Travail, à l’initiative du SMEFI et de la fédération syndicale HMS. Les salariés de Maruti-Suzuki et les représentants du MUKU et du SMEFI participaient aux négociations.

Les discussions étaient centrées sur les procédures disciplinaires et l’application du pacte de bonne conduite qui interdit la grève et prive les travailleurs et travailleuses de leurs droits fondamentaux spécifiés dans les conventions de l’OIT. Jusqu’à présent, 62 membres du personnel font face à des procédures disciplinaires, 29 ont été suspendus, 15 licenciés, et il a été mis fin aux contrats de 18 stagiaires.

La direction avait annoncé auparavant sa volonté de reprendre les 18 stagiaires, de transformer les licenciements en suspensions et d’annuler les suspensions pour quelques travailleurs.

Le syndicat exige la réintégration de tous les salariés en attente d’une procédure disciplinaire et l’annulation des pactes de bonne conduite. Les représentants syndicaux de Maruti-Suzuki pourraient signer un engagement de bonne conduite au nom des salariés, tandis que la direction prendrait de son côté l’engagement de ne pas adopter des pratiques déloyales dans le travail.

Nouvel accord préliminaire entre l'UAW et General Motors

ÉTATS-UNIS: L’accord actuellement en vigueur entre General Motors et le syndicat United Auto Workers of America (UAW) est arrivé à expiration le 15 septembre. Le nouvel accord avec GM concerne également les salaires dans les entreprises de pièces détachées automobiles américaines et dans les usines aux États-Unis qui appartiennent à des constructeurs automobiles étrangers et qui emploient des centaines de milliers de salariés. Les négociations contractuelles sont les premières depuis que GM et Chrysler ont reçu l’aide du gouvernement pour éviter la faillite en 2009. Pour obtenir de l’aide, l’UAW avait dû accepter de ne pas faire grève sur les salaires chez GM et Chrysler. En outre, les questions en suspens peuvent être traitées dans le cadre d’un arbitrage ayant force exécutoire.

"En ces temps d’incertitude économique pour les salariés aux États-Unis confrontés à la mondialisation de l’économie, l’UAW a abordé ces négociations avec de nouvelles stratégies et s’est battu pour atteindre certains objectifs majeurs pour nos membres, notamment d’importants investissements et des produits pour nos usines", a déclaré le président de l’UAW, Bob King.

"Tout d’abord, en raison des luttes menées aux États-Unis où le taux de chômage atteint un niveau record, nous cherchons à protéger avant tout les emplois de nos membres. Et c’est ce que nous avons fait. Ce contrat permettra le retour au travail de nos membres qui ont perdu leur emploi, la création de nouveaux emplois dans nos communautés, et fera revenir vers les États-Unis des emplois qui étaient partis à l’étranger", a ajouté King.

Les détails exacts contenus dans l’accord préliminaire seront seulement connus quand les membres de l’UAW auront eu la possibilité d’examiner l’accord, mais l’UAW s’est battu avec succès pour avoir un régime de retraite moins sévère, et a également obtenu quelques améliorations importantes pour les prestations de soins de santé.  En outre, l’accord comporte un meilleur intéressement aux bénéfices avec une plus grande transparence que par le passé.

"Nous donnons encore aujourd’hui la preuve que nous pouvons obtenir, par la négociation collective, des salaires décents, des avantages et le droit à l’emploi pour les travailleurs et travailleuses, tout en garantissant des produits de qualité et de solides bénéfices aux employeurs. Nous restons engagés dans notre objectif de syndicalisation et de lutte au bénéfice des travailleurs et travailleuses de toute l’industrie automobile aux États-Unis", a encore dit King.

"Nous sommes fiers de cet accord préliminaire et de ce que nous avons accompli, mais tant que les travailleurs et travailleuses syndiqués devront rivaliser avec non-syndiqués, lesquels ont dans la plupart des cas des salaires et des prestations inférieurs – beaucoup d’entre eux occupant des emplois temporaires – les pressions vers le bas sur les salaires et les prestations continueront dans le secteur de automobile", a ajouté King.

La question concernant un accord-cadre international et un comité d’entreprise mondial pour les travailleurs et travailleuses américains de l’automobile reste d’actualité dans les négociations avec GM et Ford.

Obtenir une solidarité internationale entre travailleurs dans la construction navale et la démolition des navires

TURQUIE: La première conférence mondiale conjointe FIOM-FEM sur la sécurité, la viabilité et des emplois répondant aux critères de l’environnement dans la construction navale et la démolition des navires a eu lieu les 13-14 septembre 2011 à Istanbul, Turquie. Elle réunissait 45 participant(e)s, 19 syndicats et 9 organisations de 15 pays et a donné lieu à une discussion sur l’établissement de liens stratégiques entre travailleurs et travailleuses dans la construction navale et la démolition des navires, qui a permis d’entrer dans le vif du sujet. Les débats à la conférence ont fait l’objet de trois sessions:

Session 1: Santé et sécurité au travail – Emplois répondant aux critères de l’environnement – Syndicalisation du lieu de travail.

Session 2: Promouvoir une “industrie viable et répondant aux critères de l’environnement”.

Session 3: Développement de nouvelles activités dans les secteurs de la construction navale et de la démolition des navires .

Les conclusions de la conférence ont été adoptées à l’unanimité. La FIOM et la FEM poursuivront leur coopération avec les autres FSI et les organisations internationales et régionales pour rendre leurs activités sectorielles plus efficaces et plus fortes.

Beaucoup d’accidents mortels ont encore lieu dans ces secteurs partout dans le monde, notamment en Turquie (à la fois dans la construction navale et la démolition des navires) et dans la région Asie du Sud (dans la démolition des navires). Avant la conférence, Kan Matsuzaki, directeur du département de la construction navale et de la démolition des navires de la FIOM avait soulevé, le 12 septembre, des questions liées à la santé et la sécurité au travail et à la syndicalisation auxquelles sont confrontées les personnes employées dans ces secteurs au symposium de la CSI "Les syndicats rendent le travail plus sûr – Les stratégies syndicales pour s’attaquer aux lieux de travail insalubres" au XIXe Congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail.

La conférence FIOM-FEM a également demandé aux participant(e)s d’accorder un soutien solidaire à la lutte menée par les travailleurs et travailleuses de Hanjin et au syndicat coréen des métallurgistes, KMWU.

Quel nom pour la nouvelle Fédération Syndicale Internationale ?

MONDE: Comment cette nouvelle Internationale va-t-elle s’appeler ? Vous avez maintenant la possibilité de faire votre propre proposition.

Cette organisation va regrouper 50 millions travailleurs de plus de 140 pays dans les secteurs des mines, de l’énergie, du métal, de la chimie, du papier, du caoutchouc, des matériaux, du textile, de l’habillement, des chaussures et du cuir.

Elle a pour but de regrouper les travailleurs, de se battre pour les droits du travail et de bâtir une solidarité mondiale tout au long des chaînes d’approvisionnement. Elle sera un puissant contrepoids aux multinationales et servira à promouvoir la justice sociale, la démocratie et un avenir soutenable pour l’ensemble de la planète.

Une organisation aussi puissante mérite une dénomination neuve et distinctive. Votre avis est le bienvenu. Envoyez votre proposition par courriel à l’adresse [email protected] le 31 octobre 2011 au plus tard.

Un Comité exécutif conjoint de la FIOM, de l’ICEM et de la FITTHC prendra une décision sur le nom à la fin du mois de février 2012.