Le président de REPAM Gennady Fedynich détenu de nouveau à la frontière biélorusse

BIÉLORUSSIE: Le président de REPAM, Gennady Fedynich, le président de section syndicale, Igor Komlik, et la rédactrice en chef de Praca-by.info, Natalia Vereschagina, ont été débarqués d’un train le 25 mai à la frontière de la Biélorussie et de la Lituanie. Ils revenaient de Vilnius où ils avaient pris part à des consultations avec des syndicats lituaniens au sujet de la fusion FIOM-ICEM-FITTHC.

Fedynich, Komlik et Vereschagina ont été soumis personnellement à une fouille. Les douaniers ont pris leur argent, l’ordinateur portable et le modem de Vereschagina pour procéder à un ‘examen’. Le rapport officiel de la douane indique que l’ordinateur et son modem ont été saisis pour savoir s’il ne contenait pas de ‘documents extrémistes’.

Les douaniers ont reconnu dans une conversation informelle qu’ils agissaient en fonction d’ordres venus ‘d’en haut’. Fedynich, Komlik et Vereschagina ont été relâchés quatre heures plus tard. Ils ont dû retourner en voiture à Minsk.

“C’est un scandale”, a déclaré Fedynich. “Ils ont non seulement gâché nos plans, mais ils nous ont soumis à une fouille humiliante, et n’ayant rien trouvé d’illégal, ils ont conservé notre argent personnel et l’ordinateur. Mais en plus, nous avons dû trouver le moyen de quitter la zone frontalière vers minuit. C’est vraiment ridicule. Nous comprenons qu’ils cherchent à nous faire peur, mais la seule chose à dire, c’est qu’ils n’y réussiront pas”.

Les autorités biélorusses ont promis de rendre l’ordinateur à Vereschagina dans un mois, si aucun ‘document extrémiste’ n’a été trouvé.

Fedynich avait déjà été détenu dans les mêmes circonstances, le 21 février, à la frontière biélorusse.

Le 26 octobre 2011, à la veille de la conférence régionale de la FIOM à Prague, Fedynich avait été détenu à l’aéroport de Minsk, ce qui l’avait empêché de participer à la conférence. Le lendemain, 27 octobre, les délégué(e)s à la conférence avaient approuvé à l’unanimité par vote une résolution condamnant les actions des autorité biélorusses contre Gennady Fedynich.

En mai 2010, les bureaux de REPAM à Brest (Biélorussie) avaient fait l’objet d’une fouille. Les ordinateurs et du matériel de bureau avaient été saisis. Ils ont été rendus plus d’un an après, mais étaient devenus inutilisables.

Unite se bat pour sauver des emplois dans l'informatique au Royaume-Uni

ROYAUME-UNI: Unite the Union va engager des pourparlers de toute urgence avec Hewlett-Packard le 24 mai 2012 pour protéger environ 1.600 emplois menacés dans les activités de l’entreprise au Royaume-Uni.

Hewlett-Packard, le plus grand fabricant mondial d’ordinateurs personnels, a décidé de supprimer 27.000 emplois dans le monde d’ici la fin de 2014. Unite estime que huit pour cent environ de la main-d’œuvre au Royaume-Uni, qui totalise 20.000 salariés, sont menacés, et le syndicat utilise tous les moyens à sa disposition pour protéger ces emplois.

Environ 4.500 membres de Unite travaillent dans l’entreprise, notamment des programmeurs informatiques, du personnel d’assistance par ordinateur, des ingénieurs en logiciels et des concepteurs de systèmes logiciels.

Unite the Union avait déjà annoncé le 16 mai qu’il avait négocié un délai pour les licenciements secs de personnel de l’entreprise de services informatiques CSC, pour donner au plus grand nombre de membres du personnel à risque la chance de trouver des emplois dans d’autres entreprises.

L’entreprise a également décidé d’inviter d’autres entreprises dans le secteur informatique à partager les emplois à pourvoir dans le but de trouver du travail aux salariés mis à pied.

CSC a annoncé deux séries de licenciements cette année, concernant selon les estimations un total de 1.100 emplois. La première annonce de licenciements secs de CSC a provoqué le 19 avril une protestation au niveau national des membres de Unite employés par CSC, qui a accru la pression sur l’entreprise pour trouver des solutions pour le personnel.

Gains obtenus en Allemagne pour les travailleurs temporaires dans la métallurgie

ALLEMAGNE: IG Metall a conclu le 22 mai 2012 un accord avec des agences de travail temporaire qui les engage à verser des primes supplémentaires au personnel temporaire employé dans le secteur de la métallurgie. L’accord,  conclu avec deux associations d’agences de travail temporaire dans l’industrie, BAP et IGZ, prévoit des primes liées à la durée de service. Commençant à 15% du salaire après six semaines d’emploi, les primes augmentent pour atteindre un maximum de 50% du salaire après neuf mois de présence. Cela donnera aux travailleurs qualifiés de 246 à 819 euros supplémentaires de revenu par mois. Les ‘primes sectorielles’ sont destinées à obtenir un alignement sur les salaires plus élevés des travailleurs et travailleuses embauchés directement dans l’industrie métallurgique pour réduire l’écart salarial entre le personnel temporaire et les salariés embauchés directement, conformément à l’objectif de IG Metall sur ‘un même salaire pour un même travail’.

Se félicitant de l’accord, Helga Schwitzer, directrice exécutive de IG Metall et responsable des négociations, a déclaré: "Les parties négociatrices ont fait une importante contribution en vue d’une plus grande équité dans les agences de travail temporaire". Elle a poursuivi en recommandant aux autres secteurs industriels de chercher à conclure des accords identiques.

Cet accord ajoute au succès remporté précédemment dans des accords signés par IG Metall qui obligent un employeur à négocier avec ses salariés quand l’entreprise veut engager des travailleurs et travailleuses temporaires, et leur offrir un emploi permanent après avoir été employés pendant au moins 24 mois.

Les métallurgistes de Volvo et de PK Cables parviennent à un accord salarial

BRÉSIL: Le 18 mai, après trois jours de grève, 4.100 métallurgistes de l’usine Volvo à Curitiba, dans l’État de Paraná, ont obtenu la plus forte hausse salariale du pays, selon l’organisme de recherche syndicale DIEESE. Ils ont obtenu un ensemble d’avantages d’une valeur de 25.000 BRL (12.650 USD), dont un versement portant sur le partage des bénéfices, une prime et une augmentation salariale de trois pour cent supérieure à l’inflation.
 
Selon DIEESE, l’accord sur le partage des bénéfices et le bonus permettra d’injecter 102,5 millions de BRL (environ 52 millions d’USD) dans l’économie du Paraná. L’année dernière, la valeur de cet ensemble s’était accrue de 19,04 pour cent. En 2011, les métallurgistes de Volvo ont obtenu un versement sur le partage des bénéfices de 15.000 BRL (7.600 USD) et une prime de 6.000 BRL (3.000 USD), soit au total 21.000 BRL (10.630 USD).

La première tranche de paiement de cette année se monte à 12.500 BRL (6.300 USD) et sera versée dans la semaine du 21 au 27 mai. Le second versement aura lieu en février 2013. L’augmentation réelle de trois pour cent s’appliquera aux salaires et aux bons de septembre, quand la nouvelle convention collective annuelle entrera en vigueur.

Les travailleurs et travailleuses ont voté en faveur de l’accord lors d’une assemblée où le président du syndicat des métallurgistes du Grand Curitiba, Sergio Butka, a pris la parole pour saluer l’esprit combatif et le degré de mobilisation des travailleurs et travailleuses de Volvo. "Une fois de plus, les métallurgistes de cette entreprise ont montré qu’ils étaient conscients de leur valeur et de leur capacité à s’organiser et à lutter pour ce qui est juste”, a-t-il déclaré.

Dans les prochains 30 jours, le syndicat et l’entreprise examineront des objectifs pour le mécanisme de partage des bénéfices.

L’usine Volvo emploie 3.100 travailleurs et travailleuses dans l’usine et 1.000 dans les services administratifs. La production quotidienne est de huit autobus/autocars, 40 camions légers et 68 camions lourds pour le marché intérieur et les marchés d’exportation au Chili, en Uruguay, au Paraguay, au Mexique et dans d’autres pays.
 
PK Cables

Les métallurgistes de PK Cables ont également obtenu un ensemble de prestations, portant notamment sur un partage des bénéfices, (4.500 BRL (2.280 USD) pour avoir réussi à réaliser 100 pour cent des objectifs de l’entreprise). Le premier versement aura lieu cette année en juin. Le paiement des trois pour cent en plus de l’inflation et la prime de 2.500 BRL (1.270 USD) seront versés au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle convention collective. Les métallurgistes ont approuvé en majorité la proposition lors de l’assemblée convoquée par le syndicat.

L’entreprise PK Cables est située à Curitiba, où elle fabrique des systèmes de câblage et emploie environ 800 travailleurs et travailleuses

Les travailleurs d'ArcelorMittal descendent dans la rue au Kazakhstan

KAZAKHSTAN: Le confit du travail se poursuit chez ArcelorMittal. La direction refuse toujours de prendre en compte les revendications syndicales et une augmentation de 30 pour cent des salaires. Le 19 mai, les travailleurs et travailleuses sont descendus dans la rue pour une action qui a rassemblé 3.000 personnes.

Deux séries de négociations tripartites ont eu lieu les 17-18 mai. La direction a rejeté les revendications des syndicats et a présenté une autre proposition. Au lieu d’appliquer une hausse salariale de 30 pour cent, l’entreprise a proposé d’augmenter les salaires de 7,4 pour cent (le taux officiel de l’inflation en 2011) et d’introduire une prime de 2,6 pour cent, qui ne serait versée que si certains objectifs de production étaient atteints. L’employeur a également offert de reprendre les négociations le 1er septembre 2012.

Les syndicats n’ont pas accepté cette offre et ont organisé une manifestation pour sanctionner l’attitude de l’entreprise à Temirtau (Kazakhstan) afin d’appuyer leurs revendications. Selon la direction, les salaires se montaient en moyenne au premier semestre de 2011 à 115.600 tenge (780 USD) dans le département de l’acier et à 128.700 tenge (870 USD) dans le département du charbon.

La manifestation des travailleurs et travailleuses d’ArcelorMittal a pris fin avec l’adoption d’une résolution et de lettres pour l’administration du président, le Parlement, le gouvernement, Nur Otan (parti au pouvoir), la direction d’ArcelorMittal à Temirtau, et pour les autorités régionales et municipales.

IG Metall obtient 4,3 pour cent de hausse salariale

ALLEMAGNE: Avec une hausse salariale de 4,3 pour cent pour 800.000 travailleurs et travailleuses applicable à partir du 1er mai 2012, IG Metall a mis fin aux négociations dans les premières heures du 19 mai après des discussions marathon et de puissantes grèves d’avertissement de ses membres. Il s’agit de la plus forte hausse salariale de ces 20 dernières années qui correspond à plus du double du taux d’inflation, et représente une augmentation réelle des salaires des travailleurs et travailleuses.

IG Metall a également négocié deux autres questions très importantes: la réglementation du travail fourni par des agences d’emploi temporaire et une garantie d’emploi pour les apprentis.

En ce qui concerne les agences d’emploi temporaire, un droit réel de gestion en commun pour les comités d’entreprise a été conclu dans le cas où l’employeur aurait l’intention d’embaucher du personnel par le biais d’une agence de travail temporaire. Le comité d’entreprise a maintenant le droit de s’opposer à recourir à une agence de travail temporaire, et en cas de désaccord, l’employeur doit porter l’affaire au tribunal. L’autre option pour l’employeur consiste à négocier un accord optionnel sur une embauche réalisée par une agence de travail temporaire, indiquant le nombre de personnes engagées, les limites de la période de temps et un accord sur les salaires. On s’attend à ce que la plupart des employeurs choisissent l’accord optionnel, donnant ainsi au comité d’entreprise un véritable droit de gestion en commun pour réduire le travail intérimaire et garantir l’égalité salariale.

Un autre succès remporté avec le nouvel accord concerne une garantie d’emploi pour les apprentis. L’employeur doit obtenir l’accord du comité d’entreprise sur le besoin de personnel supplémentaire, et offrir alors un emploi à durée indéterminée à un nombre convenu d’apprentis. D’autre part, dans le cas où un tel accord n’existerait pas, l’employeur doit examiner avec le comité d’entreprise le besoin réel de personnel six mois avant la fin de la période d’apprentissage, et offrir alors un nombre convenu d’emplois à durée indéterminée aux apprentis, et pour les autres, offrir un emploi d’une durée minimum d’un an. Trois mois avant la fin de ce temps, l’employeur doit une nouvelle fois négocier avec le comité d’entreprise sur le besoin en personnel supplémentaire, et donc de la possibilité d’offrir à d’autres apprentis un emploi à durée indéterminée.

Lancement de IndustriALL European Trade Union

BELGIQUE: La Fédération européenne des métallurgistes (FEM), la Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l’énergie (EMCEF) et la Fédération syndicale européenne – Textile, Habillement et Cuir (FSE-THC) ont formellement fusionné à Bruxelles, le 16 mai, pour devenir IndustriALL European Trade Union.

Plus de 550 délégué(e)s et invité(e)s au Congrès fondateur ont assisté à la création de la nouvelle organisation qui représente 7 millions de travailleurs et travailleuses dans les industries du métal, de la chimie, de l’énergie, des mines, du textile, du vêtement et du cuir  en Europe.

"IndustriALL European Trade Union pèsera de tout son poids, non seulement par le nombre de ses membres, mais également par sa décision qui ne fait aucun doute d’être un protagoniste puissant, déterminé et efficace dans l’arène politique européenne, afin de représenter au mieux les intérêts des travailleurs et travailleuses de l’industrie européenne", a affirmé le président nouvellement élu, Michael Vassiliadis, qui est également président du syndicat des travailleurs de la chimie, de l’énergie et des mines IGBCE en Allemagne.

"IndustriALL European Trade Union symbolise un changement de cap pour l’Europe", a déclaré Ulrich Eckelmann, qui a été élu secrétaire général. "L’Europe a besoin d’une croissance industrielle soutenue, de plus d’emplois et d’une meilleure sécurité de l’emploi, de droits de participation élargis pour ses travailleurs/euses et ses citoyen(ne)s, et d’une solidarité plus forte et plus juste pour la répartition des revenus et des richesses en Europe.

Le Congrès fondateur a adopté une résolution politique qui pose les fondations du travail à accomplir dans quatre domaines-clés: la politique industrielle, la politique de l’entreprise, la négociation collective et le dialogue social. La résolution demande de mettre fin aux politiques d’austérité et réclame des investissements pour favoriser la croissance économique. Les travaux sur les entreprises multinationales porteront sur la coordination d’environ 600 comités d’entreprise européens.

Le Congrès a élu comme vice-présidents Valeria Fedeli (Filctem-CGIL, Italie), Anders Ferbe (IF Metall, Suède) et Renzo Ambrosetti (UNIA, Suisse), et comme secrétaires généraux adjoints Bart Samyn (FEM), Sylvain Lefebvre (EMCEF) et Luc Triangle (FSE-THC)..
IndustriALL European Trade Union sera dirigé par un comité exécutif où les 200 syndicats affiliés auront un siège, et par un comité de direction plus restreint.

La fusion européenne va être suivie par la création de IndustriALL Global Union au niveau mondial, qui aura lieu du 18 au 20 juin à Copenhague.

Un membre du CAT enlevé, roué de coups et menacé de mort à Puebla

MEXIQUE:  Le 15 mai, quatre individus cagoulés ont enlevé dans une camionnette le défenseur des droits du travail et de la personne, José Enrique Morales Montaño, membre du Centre de soutien des travailleurs (Centro de Apoyo al Trabajador — CAT).

Vers 13 heures, Morales était parti pour assister à une audience à la commission locale de conciliation et d’arbitrage de la ville de Puebla, dans le cadre d’une affaire dans laquelle le CAT défend un groupe de travailleurs/euses de l’industrie du textile. Il a été enlevé vers 17 heures et a subi des tortures.  Les ravisseurs ont tenu à plusieurs reprises une arme à feu contre sa tête en menaçant de le tuer. Il a été débarqué le lendemain vers 5 heures du matin sur l’autoroute de Puebla-Veracruz. Les ravisseurs ont volé son téléphone mobile et son sac à dos. Les menaces de mort ont continué. Dans la matinée, Blanca Velásquez, directeur du CAT a reçu un appel téléphonique au nom de José Enrique. "Tu vas mourir, chien", a déclaré la personne qui appelait.
 
L’enlèvement a eu lieu dans le contexte d’un harcèlement systématique et de menaces graves contre le CAT. D’autres membres de l’équipe du CAT courent clairement un danger imminent.

Malheureusement, n’est pas la première fois que des membres du CAT ou que des bureaux sont attaqués, ou que des membres sont menacés. Le CAT est victime de harcèlements depuis 2008, le plus souvent par des entreprises multinationales. Le CAT est une organisation non gouvernementale, qui appuie et défend les droits du travail. Ses travaux ont mis en lumière les conditions dans l’emploi précaire subies quotidiennement par les travailleurs et travailleuses.

La FIOM exprime son inquiétude et son indignation sur le fait que les défenseurs des droits du travail et des droits de la personne doivent travailler dans un climat de harcèlement, et que leur intégrité physique n’est le plus souvent pas respectée, simplement parce qu’ils défendent les droits de la personne.
 
La FIOM soutient donc les revendications suivantes et demande aux affiliés d’entreprendre une action de solidarité et d’exiger de la part des autorités:

 LabourStart a commencé une campagne spéciale en faveur des membres de CAT. Pour envoyer votre lettre par la LabourStart suivez le lien: http://www.labourstart.org/cgi-bin/solidarityforever/show_campaign.cgi?c=1394

Réunion du réseau brésilien des travailleurs d'ArcelorMittal

BRÉSIL: Les syndicalistes de plusieurs États du Brésil se sont rencontrés, les 3 et 4 mai, lors de la quatrième réunion nationale du réseau des travailleurs d’ArcelorMittal à l’usine Monlevade de l’entreprise. Le syndicat des métallurgistes (Sindmon-Metal) assurait la coordination de la réunion qui avait pour but de se servir du réseau pour promouvoir un échange d’expériences entre travailleurs de l’industrie de l’acier, et de discuter des licenciements opérés à l’usine locale à la suite de la suspension des projets d’expansion.

Manuel Campos, responsable des réseaux de la FIOM au Brésil, Luiz Carlos da Silva, président de Sindmon-Metal, Geraldo Magela Werneck du syndicat Juiz de Fora, et Everaldo dos Santos du syndicat Osasco, ont tenu une conférence de presse pour parler des discussions qui ont eu lieu à la réunion.
Depuis l’année dernière, l’entreprise a licencié environ 800 personnes employées directement, dont 104 à l’usine Monlevade (18 en mai 2011, 46 en août et 40 en janvier 2012).

Lors de leur visite à l’usine, les syndicalistes ont fait l’éloge de la structure de l’entreprise, mais ont critiqué l’existence de deux cantines à l’usine, l’une pour les salariés embauchés directement et l’autre pour les contractuels. "Il y a seulement une cantine dans toutes les autres usines brésiliennes de l’entreprise. Nous sommes choqués d’apprendre qu’une entreprise qui se targue d’être socialement responsable commette une erreur aussi élémentaire", a déclaré Geraldo Werneck.

Le groupe a été informé que l’expansion prévue de l’usine a été suspendue et que d’autres travailleurs risquent de perdre leur emploi. La réunion a également examiné d’autres questions, telles que la santé et la sécurité, et les mécanismes de partage des bénéfices de l’entreprise.
 
Ces réunions ont pour objet de réduire les disparités entre les usines et d’améliorer le dialogue entre l’entreprise et les syndicats..

Grève chez Volvo au Brésil

BRÉSIL: Environ 4.100 métallurgistes de Volvo à Curitiba, Brésil, se sont mis en grève dans la matinée du mardi 15 mai pour une période indéterminée, après le blocage des négociations salariales. Cette décision a été prise par les travailleurs et travailleuses lors d’une assemblée organisée par le syndicat des métallurgistes du Grand Curitiba, affilié à la CNTM/FS, une confédération de métallurgistes affiliée à la FIOM.

Les métallurgistes ont refusé l’offre de la direction de l’entreprise. L’usine de montage de véhicules n’a pas voulu améliorer son offre présentée la semaine dernière et portant sur le paiement d’un intéressement aux bénéfices de 15.000 BRL (7.850 USD), d’une prime de 6.000 BRL (3.140 USD) et d’une augmentation de 2,51 des salaires pour compenser l’inflation. La colère des métallurgistes provient du fait que l’entreprise offre le paiement du même intéressement aux bénéfices et de la même prime que l’année dernière.
 
Les salariés demandent maintenant le paiement minimum d’un intéressement aux bénéfices de 18.000 BRL (9.400 USD) mais veulent attendre la fin de la négociation collective en septembre sur la hausse salariale, la prime et les bons.

Le président du syndicat, Sergio Butka, a critiqué l’entreprise pour avoir avancé les mêmes propositions que l’année dernière. Il a déclaré que le syndicat veut négocier, mais que Volvo reste inflexible et a décidé de ne pas négocier.