NUTEAIW gagne des élections syndicales chez Bosch en Malaisie

MALAISIE: Suite aux enquêtes menées par la direction locale de Bosch, l’administration de Malaisie n’avait pas reconnu la compétence du NUTEAIW. Les syndicats de Bosch se sont alors rendus, en novembre 2010, dans l’usine Bosch en Malaisie pour y rencontrer le syndicat et la direction locale.

Après beaucoup de discussions, notamment au siège de Bosch à Stuttgart, Allemagne, le comité d’entreprise européen est parvenu à obtenir que la direction locale s’apprête à reconnaître le syndicat.

Parfois, ces choses prennent beaucoup de temps, et notre travail ressemble à la puissance nécessaire et à la lenteur du travail pour le percement de panneaux solides", a déclaré Helmut Lense à la FIOM. "Mais le résultat est là pour montrer que cela en vaut la peine".

NUTEAIW remercie en particulier le comité d’entreprise européen de Robert Bosch pour son aide dans la lutte.

Six travailleurs meurent écrasés sur un chantier naval aux Philippines

PHILIPPINES: Les travailleurs qui ont été tués sont Cris Xander Papna, Jhay Lord Reyes, Glenn Miranda et Ronaldo Bagay, salariés de projet au chantier naval Keppel Subic, Mark San Juan et Ronald Lara, employés par Garcia & Rocafor General Services (G&R), une entreprise sous-traitante.

L’alliance des métallurgistes des Philippines (MWAP) – un affilié de la FIOM qui regroupe les travailleurs et travailleuses de l’industrie métallurgique, notamment dans l’automobile, l’électronique, la construction navale, les mines et l’acier – a exprimé ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de l’accident.

Le MWAP avait mené une mission d’enquête sur le site et constaté des irrégularités dans les pratiques en matière de santé et de sécurité chez Keppel, qui ont causé le tragique accident. Elles ont été présentées à une conférence de presse le 11 octobre à Quezon City.

La rampe d’acier qui s’est écroulée sur les travailleurs était mal assurée, et manquait du soutien habituel de 10 tonnes. Il n’y avait qu’une seule flèche au moment de l’accident – un manquement à la pratique courante d’employer quatre flèche quand une rampe est en réparation.

"Nous tenons responsable la direction du chantier naval Keppel pour ne pas avoir utilisé des mécanismes assurant la sécurité et la vie des travailleurs. Nous demandons au gouvernement de mener une enquête approfondie pour faire la lumière sur les causes réelles de l’accident et sur les leçons à en tirer ", a déclaré Reden Alcantara, secrétaire général du MWAP.

Les accidents sont fréquents dans l’industrie navale et les chantiers navals. Au chantier naval de Hanjin situé à proximité à Subic, plus de 40 travailleurs ont perdu la vie dans des accidents du travail. "L’industrie a besoin des normes les plus élevées pour la sécurité et la santé au travail en raison des dangers toujours présents", a ajouté Alcantara.

L’alliance des travailleurs a également demandé au gouvernement d’examiner de nouveau la compétence de l’administration philippine de la zone économique sur les zones économiques spéciales du pays pour que PEZA se conforme au moins à la législation du travail en vigueur.

"Nous sommes alarmés par le fait que l’entrée dans l’enceinte de l’entreprise avaient été initialement interdite aux enquêteurs et même au maire de Subic, Jay Khonghun, pour la raison qu’elle était sous la juridiction de PEZA. L’entreprise Keppel a-t-elle tant de pouvoir qu’elle peut édicter ses propres lois et règlements en contradiction avec la législation philippine" ? a demandé Alcantara.

Les résultats initiaux de la mission d’enquête seront présentés au Comité de surveillance du Congrès sur le travail et l’emploi, pour inciter cet organisme à mener une enquête sur l’accident et contribuer ainsi au respect de la législation. 

Les mineurs du FSP-KEP (SPSI) prolongent leur grève chez Freeport-McMoRan; un tué

INDONESIE: Des responsables de la communauté ont aussi formé un comité et visité plusieurs sites de l’énorme complexe minier afin d’évaluer le nombre de travailleurs extérieurs recrutés dans le but de briser la grève. Pendant ces visites, le comité a essuyé des coups de feu et un de ses membres aurait été tué par balles.

La mine de Grasberg, dans la province de Papouasie orientale de l’île de Nouvelle-Guinée, est contrôlée à 91% par l’américain Freeport-McMoRan. Le Syndicat des travailleurs de PT Freeport Indonesia du CEMWU est en conflit avec sa filiale PT Freeport Indonesia parce qu’elle rejette les revendications salariales de 10.000 mineurs qui réclament une hausse de 65% du salaire horaire actuel de 1,50 $.

Une convention collective de deux ans est arrivée à expiration le 1er octobre et la direction n’offre qu’une hausse de 11% chaque année de la nouvelle convention de deux ans, une proposition inférieure à ce que recommandait le gouvernement indonésien lors de la médiation du mois dernier.

La semaine dernière, des officiels de la province de Papouasie orientale, des représentants du parlement provincial, du Conseil des peuples de Papouasie représentant sept groupes autochtones, d’un comité des droits de l’homme et du Syndicat des travailleurs de PT Freeport Indonesia ont attendu patiemment les directeurs de la mine pour discuter avec eux. Aucun n’est venu.

C’était une semaine après l’intervention de l’ICEM auprès du Président de Freeport-McMoRan pour lui demander d’intervenir personnellement pour régler ce différend qui menace l’approvisionnement mondial en cuivre et en or. L’ICEM a reçu une réponse d’un Vice-président de Freeport-McMoRan Copper & Gold disant que son supérieur faisait totalement confiance à la direction de PT Freeport Indonesia.

Le texte disait : "Le syndicat persiste à réclamer des rémunérations irréalistes qui sont sans rapport avec le niveau des salaires en Indonésie et nettement supérieures aux salaires de mineurs d’autres pays effectuant un travail similaire."

Pendant la médiation du mois dernier, le syndicat avait revu sa demande à la baisse, ramenant la hausse du salaire horaire de 100% à 65%. Au deuxième trimestre 2011, Freeport-McMoRan a annoncé un bénéfice net de 1,37 milliard $ et la personne à laquelle l’ICEM a fait appel pour sortir du conflit, James Moffet, a reçu en 2010 une enveloppe totale de 21,5 millions $.

Lisez ici le rapport complet de ICEM.

 

Les métallurgistes géorgiens de Hercules Steel sont réembauchés

GÉORGIE: Non seulement la trentaine d’ouvriers licenciés ont retrouvé leur emploi, mais la police a interrogé, le 29 septembre, le directeur général indien et deux assistants de Euroasian, entreprise connue sous le nom de Hercules Steel.

Le lendemain, le grand patron était limogé.

Pendant ce temps, trois dirigeants des grévistes – Emilo Gumberidze, Irakli Iobidze et Malkhaz Gogiava – qui avaient été emprisonnés par la police sur de fausses accusations, ont été relâchés après avoir purgé des peines de dix jours à la prison de Kutaisi. (voir le rapport de l’ICEM ici.)

Ils ont immédiatement lancé un appel au président du syndicat des travailleurs de la métallurgie, des mines et de la chimie, Tamazi Dolaberidze, en affirmant leur soutien constant au syndicat. Le 30 septembre, le nouveau directeur général par intérim de Hercules a appelé personnellement chacun des trois ouvriers pour leur offrir de retrouver leurs emplois. Le retournement de situation a donné une nouvelle dynamique aux métallurgistes employés par Hercules après l’écrasement de la grève qui a touché à la fois des travailleurs géorgiens et environ 130 travailleurs indiens employés au laminoir.

Les pressions exercées par les autorités civiles dans le monde et dans le pays ont causé un sérieux embarras en Géorgie. Il y a eu également une pression diplomatique à un niveau très élevé, notamment après qu’une délégation internationale qui comprenait des membres de l’ICEM et des hauts dirigeants de Solidarnoşç en Pologne, eurent exposé le fait que les travailleurs indiens de Hercules étaient traités pire que quiconque.

Ils vivent à huit dans une pièce d’un dortoir adjacent à l’aciérie, leurs passeports étaient détenus par le grand patron et leurs salaires sont envoyés en Inde. On croit que le grand patron, Raji Kumar Sureika, a été limogé pour avoir détenu leurs passeports.

La grève du mois dernier, suivie par 200 métallurgistes de Hercules, a été déclenchée après que le syndicat de la métallurgie, des mines et de la chimie, eut obtenu le soutien écrit d’une majorité de travailleurs géorgiens, avant de demander l’établissement d’un dialogue entre le personnel et la direction. Après plusieurs semaines sans réponse, la grève a commencé avec notamment une grève de la faim de quatre travailleurs en face du laminoir.

Après deux jours de grève, la police a fait violemment irruption et a littéralement forcé les travailleurs à retourner à leurs postes de travail. Les travailleurs sont en colère car depuis deux ans que cette nouvelle aciérie existe, il n’y a toujours pas de grille des salaires, pas de programme de santé et de sécurité, et les heures supplémentaires ne sont toujours pas payées. Après les bonnes nouvelles de la semaine dernière, le syndicat de la métallurgie, des mines et de la chimie, affilié à l’ICEM, a demandé à nouveau d’engager des négociations pacifiques et constructives avec Hercules.

Voir un rapport intégral de l’ICEM ici.

Les syndicats exigent une action de l'OIT contre l'emploi précaire

SUISSE: Alors que les syndicats constatent depuis longtemps la menace du développement rapide de l’emploi précaire dans le monde pour les droits des salariés, ils se déclarent préoccupés de l’action insuffisante de l’OIT pour protéger les droits des salariés dans l’emploi précaire pour se syndiquer et participer concrètement à la négociation collective. Dans le but de placer fermement cette question au cœur de l’établissement des normes de l’OIT et de leur application, le bureau des travailleurs et travailleuses de l’OIT, ACTRAV, a organisé un symposium des travailleurs en rassemblant des représentant(e)s syndicaux/ales des pays en développement et des pays industrialisés, appartenant au secteur public et au secteur privé.

Durant ces trois journées, les syndicats ont partagé des informations sur la manière dont un nombre inimaginable de travailleurs et travailleuses subissent, dans le monde, les effets du travail précaire, de l’insécurité, des conditions de travail incertaines et imprévisibles. Ils ont examiné la manière dont des forces mondiales sont à l’origine de l’expansion rapide de l’emploi précaire dans tous les pays et dans tous les secteurs de l’économie, et du besoin urgent de mettre en place des réponses régulatrices et politiques pour mettre fin à cette situation.

Le symposium a cherché à déterminer la manière de mieux assurer la promotion des normes en vigueur pour protéger les droits des travailleurs et travailleuses dans l’emploi précaire, et déterminer les failles constatées dans la protection syndicale internationale qui pourraient être comblées par l’établissement de nouvelles normes.

Pour conclure le symposium, les représentant(e)s syndicaux/ales ont demandé à l’OIT de réaliser une étude complète sur les obstacles qui empêchent les travailleurs et travailleuses précaires de négocier collectivement avec leur employeur, en insistant particulièrement sur les barrières dressées devant les salariés dans les relations triangulaires avec l’employeur qui contrôle leurs conditions de travail. Ils/elles ont demandé une action de l’OIT pour promouvoir des conventions et des recommandations déterminantes pour améliorer les conditions dans l’emploi précaire, en insistant sur le besoin d’une meilleure réglementation, notamment pour la limitation de l’emploi temporaire en dehors des cas de nécessité légitime.

Pour tout renseignement complémentaire sur le contenu et les résultats du symposium, se rendre sur www.ilo.org/actrav/.

Mobilisation des syndicats à Genève pour la Journée mondiale pour le travail décent

SUISSE: Le 7 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale pour le travail décent, 200 syndicalistes internationaux se sont joints à l’UNIA, affilié à la FIOM, et à d’autres syndicats suisses devant le siège des Nations Unies à Genève, pour exiger la reconnaissance des droits syndicaux et la disparition de l’emploi précaire.

Les syndicats, dont plusieurs affiliés de la FIOM qui avaient assisté au symposium de l’OIT sur l’emploi précaire pour les travailleurs, ont répondu à l’appel des syndicats suisses pour obtenir une protection renforcée contre le licenciement de délégué(e)s syndicaux/ales et pour un meilleur accès des syndicats aux lieux de travail. Des actions ont été organisées pour symboliser les obstacles et les pressions à l’encontre des syndicats qui défendent les travailleurs et travailleuses. Le contrôle de l’employeur sur les salariés, en particulier dans l’emploi précaire, était illustré par des marionnettes à visage humain, représentant un ouvrier et un délégué syndical, contrôlées par des fils tenus par des employeurs. Pour conclure cette action, le syndicat a coupé les fils et libéré les ouvriers pour qu’ils puissent exercer leurs droits syndicaux.

Les orateurs des syndicats suisses ont dit à leurs collègues internationaux que, même en Suisse, les libertés syndicales sont fragilisées. En dépit d’une recommandation du Comité de la liberté syndicale de l’OIT au gouvernement suisse pour renforcer les protections contre le licenciement de délégué(e)s syndicaux/ales, aucune amélioration n’a été constatée. À Genève, la ville où l’OIT a son siège, les syndicats font face à des obstacles majeurs pour exercer leur droit de fournir des informations aux travailleurs et travailleuses sur leurs droits dans le travail.

Les syndicats ont alors marché ensemble de l’ONU à l’OIT, en portant un filet symbolique de protection sociale contenant les revendications syndicales qui ont été ensuite remises au directeur exécutif de l’OIT, Guy Ryder, en conclusion des actions entreprises.

Regardez la manifestation sur le canal de télévision de la FIOM sur youtube.

Fiat prévoit de fermer Irisbus et une usine à Termini Imerese

ITALIE: Les affiliés de la FIOM en Italie demandent la suspension de la décision en l’attente d’une véritable négociation sur l’avenir de tous les salariés concernés.

La fermeture de l’usine à Termini Imerese qui emploie 2.200 travailleurs et travailleuses est prévue pour le 31 décembre. La décision de cesser la production d’autobus destinés aux transports publics à Avellino, dans l’entreprise Irisbus, qui touche directement et indirectement 900 salariés, a été prise sans information et consultation préalables des représentants des salariés.

Les salariés et leurs syndicats ont utilisé toutes les possibilités de protestation pour se faire entendre de Fiat et du gouvernement et pour négocier avec eux au sujet de leur avenir. Ils demandent de véritables solutions avec une garantie d’emploi, ainsi que le développement industriel de leur région. Ils n’ont obtenu jusqu’ici aucune réponse.
Dans les deux usines, le personnel a cessé la production. Chez Irisbus, les salariés sont en grève depuis le 7 juillet. Ils occupent l’usine depuis le début du mois d’octobre.

À Termini Imerese, plus d’un millier de travailleurs et travailleuses sont descendus dans la rue le 14 septembre pour exiger la vérité sur l’avenir de l’usine et des garanties d’emploi. Des représentants des syndicats italiens Fim, Fiom et Uilm ont pris la parole au meeting, en demandant des garanties sur les niveaux d’emploi et la mise en place de mesures de sécurité sociale dans l’attente de la création de nouveaux emplois.

Pour justifier le projet de fermeture de Irisbus, Fiat attribue cette décision à "une forte baisse de la demande" en autobus en Italie et à un "manque de fonds publics".

La gauche politique a critiqué les projets, en affirmant que Irisbus fabrique un produit dont l’Italie a absolument besoin pour améliorer la mobilité et la vie dans les villes car son parc d’autobus est obsolète, deux fois plus âgé que la moyenne européenne.

La FEM demande à toutes ses organisations affiliées d’envoyer des messages de solidarité et des lettres de soutien aux travailleurs et travailleuses touchés par ces décisions et à leurs syndicats.

Les messages destinés aux salariés sont à adresser aux syndicats italiens:

FIM-CISL, Bruno Vitali ([email protected])
FIOM-CGIL, Enzo Massini ([email protected])
UILM, Eros Panicali ([email protected])

Solidarité d'urgence avec les métallurgistes de Gerdau en Colombie

COLOMBIE: Selon des rapports reçus par la FIOM, les travailleurs et travailleuses de l’usine Gerdau à Cota, Colombie, ont récemment décidé de créer leur propre syndicat. Ils ont adressé au cours du week-end une demande formelle au ministre du Travail, tout en informant la direction de Gerdau de leur intention de commencer à négocier une convention collective.

Aujourd’hui, 6 octobre 2011, la FIOM a été informée qu’au lieu d’envisager la question de manière constructive, la direction a décidé d’avoir recours à des tactiques hostiles. Le responsable du personnel de Gerdau a organisé des réunions pour menacer les travailleurs et travailleuses et tenter de les convaincre, soit de ne pas adhérer, soit de démissionner du syndicat nouvellement créé.

Cet acte d’ingérence flagrante de la direction de Gerdau dans les affaires syndicales constitue une infraction aux conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du Travail ratifiées par le gouvernement colombien.

La FIOM demande à tous ses affiliés d’envoyer des messages de protestation à la direction de Gerdau avec copie au gouvernement colombien pour exiger l’arrêt immédiat de toute interférence dans le libre droit des travailleurs et travailleuses de créer le syndicat de leur choix et de négocier une convention collective.

Les courriels destinés à la direction de Gerdau sont à envoyer aux personnes suivantes:

Olga Franco, directrice de Diaco Cota:
[email protected]
Carlos Hamilton, directeur exécutif de Gerdau Nordeste:
[email protected]
Andrea Cardona, Diaco Cota:
[email protected]

Il est important d’envoyer des copies de vos messages au vice-président de la République de Colombie, M. Avelino Garzon à: [email protected]

Veuillez également communiquer des copies de vos messages à la FIOM à: [email protected]

Les métallurgistes thaïlandais s'unissent pour se renforcer

THAÏLANDE:  Trente-cinq participant(e)s, en majorité des responsables de l’affilié de la FIOM , TEAM, et du groupe de syndicats appelé Congrès des syndicats de l’automobile de Thaïlande (ALCT), ont assisté à l’atelier de la FIOM sur la création de syndicats et la syndicalisation. Cet atelier avait pour but d’établir une coopération plus étroite, un travail en équipe et une concordance de vues entre ces deux syndicats.

Chalee Loysong, président de TEAM, a demandé aux dirigeants des deux syndicats d’enterrer la hache de guerre et de serrer les rangs dans l’intérêt général du mouvement syndical thaïlandais. Il a souligné la nécessité de réaliser et de sauvegarder l’unité et la solidarité des travailleurs et travailleuses, qui font défaut en Thaïlande dans le mouvement syndical. Il a également évoqué le processus de création d’une nouvelle fédération syndicale internationale entre la FIOM, l’ICEM et la FITTHC.

Yongyuth Mentapao, secrétaire général de TEAM, a remercié la FIOM d’avoir pris l’initiative du processus d’unification. Il a souligné les résultats obtenus lors des nombreuses réunions entre TEAM et ALCT qui ont permis de progresser et d’amener les deux anciens rivaux à l’idée d’une union des métallurgistes en Thaïlande.

Dans ses remarques liminaires, le représentant régional de la FIOM, P. Arunasalam, a exhorté TEAM et ALCT à travailler ensemble et à donner la priorité à l’édification d’un puissant mouvement des métallurgistes. Il a également parlé des activités de la FIOM, des problèmes rencontrés et des réalisations dans la région.
Lors de l’atelier, les participant(e)s des deux syndicats ont pris les décisions suivantes:

Pour conclure, Arunasalam a fait l’éloge des efforts accomplis par TEAM et ALCT pour promouvoir l’unité et la solidarité, sans quoi les travailleurs et travailleuses et leurs communautés deviendraient vulnérables à l’exploitation.



Le combat pour la démocratie et les droits de la personne au Swaziland

SUISSE: La délégation  du Swaziland est arrivée à Genève, Suisse, pour participer l’examen périodique universel des Nations Unies de la situation des droits de l’homme dans le monde, et dire clairement ce qu’il en est de la question des droits de la personne au Swaziland. Da Silva a saisi l’occasion qui lui était offerte pour se rendre au siège de la FIOM et avoir un entretien avec Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de la FIOM.

"Au Swaziland, le ministre de la Justice, nommé par le roi, ne présente pas la véritable image", assure Da Silva. "Nous avons réalisé notre propre examen que nous avons soumis à l’Office du Haut Commissaire aux droits de l’homme".

La Campagne pour la démocratie au Swaziland (SDC) est un organe lié au Front démocratique uni du Swaziland, organisation qui encadre une multitude de mouvements dans le pays, notamment les syndicats. Elle travaille au niveau mondial pour soutenir activement une réforme démocratique et un système multiparti au Swaziland, un royaume où les défenseurs des droits de la personne et des droits politiques font l’objet d’agressions brutales de la part de la police, et où les gens sont exposés à des arrestations arbitraires et à des rafles.

"Des gens ont été détenus pendant de longues périodes, après quoi ils ont été relâchés dans des endroits éloignés", affirme Da Silva. "Il y a même eu des meurtres. Récemment, un jeune homme a été arrêté pour avoir porté un t-shirt avec le logo du PUDEMO, un parti d’opposition".

"Nous avons des sections du SDC dans le monde entier", déclare Da Silva. Il y en a surtout en Afrique, principalement en Afrique du Sud, mais aussi au Royaume-Uni, au Danemark, aux États-Unis et au Canada. "Nous organisons des manifestations et des activités de lobbying".

Mary Da Silva a beaucoup voyagé en Afrique en qualité de coordonnatrice de la Campagne pour la démocratie. "Ma famille m’a enseigné l’égalité et je me suis engagée de bonne heure dans des activités sur les droits de la personne". Elle a aussi travaillé sur les questions concernant la pauvreté et les droits de l’enfance. Elle est entrée en contact avec le PODEMO en 2008. Elle s’est engagée entièrement en février 2011, quand la Campagne pour la démocratie a été lancée au Swaziland.

"La FIOM continuera de soutenir les syndicats et les luttes du mouvement social pour la démocratie au Swaziland et partout ailleurs", a assuré Fernando Lopes à Da Silva.