La stratégie industrielle sur le changement climatique doit faire l'objet d'une discussion

MONDE: La 17ème conférence des parties (COP17) de la convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, se tiendra à Durban, Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011. Le mouvement syndical international, dirigé par la CSI, engagera vivement les gouvernements à se mettre d’accord sur un régime juridiquement contraignant sur le climat, et sur un système concret de financement en matière climatique, notamment par des dispositions en vue d’une transition juste.

Dans le but de soutenir la contribution de la CSI, les trois fédérations ICEM, FIOM et FITTHC vont organiser un événement en commun, "Réduction des émissions – Transformation des emplois" le 30 novembre de 14h30 à 16h00 au Pavillon du monde du travail (WoW) du COP17, au Civil Society Space – Université de KwaZulu, Howard College Campus, King George Av., Berea, Durban.

L’évènement est destiné à encourager une position commune des travailleurs et travailleuses de l’industrie pour assurer un "verdissage" ou sensibilisation à l’environnement des emplois existants, la création de nouveaux emplois durables et une transition juste, avec des programmes concrets d’innovation technologique favorable à l’environnement et un fonds de viabilité permettant d’assurer, tant aujourd’hui que demain, l’avenir des travailleurs et des travailleuses.
Les discussions porteront sur les sujets suivants:

Pour tout renseignement complémentaire sur l’événement de l’ICEM, de la FIOM et de la FITTHC, contacter Brian Kohler, responsable de la santé, de la sécurité et de la pérennité à l’ICEM ([email protected]) ou Kan Matsuzaki, directeur de la construction navale/démolition des navires, des travailleurs non manuels et du changement climatique à la FIOM ([email protected]).
 
Voir également la contribution de la CSI au COP17 sur http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/ituc_durbancontribution.pdf.

Des renseignements complémentaires sur COP17 WoW (Monde du travail) seront postés sur le site de la CSI : http://www.ituc-csi.org/climate-change-and-green-economy.html.
 

 

Syndicalisation par l'ITUA du secteur de l'automobile à Saint-Pétersbourg

RUSSIE : Dans la région de Saint-Pétersbourg, qui constitue un véritable pôle de production automobile, la première section locale de l’ITUA est implantée à l’usine Ford de Vsevolozhsk. Depuis février 2011, la FIOM et le syndicat canadien des travailleurs de l’automobile – CAW soutiennent la syndicalisation effectuée par l’ITUA dans plusieurs usines de production automobile de la région, qui concerne de 4.300 à 4.700 travailleurs et travailleuses dans les usines Nissan, General Motors, Nokian Tires, Hyundai et Faurecia.

Les organisateurs de l’ITUA ont organisé le 18 septembre un atelier destiné aux militants syndicaux de l’usine Faurecia à Luga, une ville proche de Saint-Pétersbourg. La principale revendication concernait l’augmentation des salaires, du fait que le personnel de production ne gagne en moyenne que 400 à 500 USD. Le 30 septembre, les travailleurs et travailleuses ont organisé une conférence et approuvé officiellement une liste de revendications, qui a été présentée le 5 octobre à la direction de l’entreprise.

Chez GM, la direction a introduit de nouveaux horaires de travail et remplacé la semaine normale de 5 jours de travail par une semaine de 4 jours avec un nombre d’heures de travail plus élevé. Cette mesure est extrêmement impopulaire chez les travailleurs et travailleuses de GM, et les organisateurs de l’ITUA ont alors envisagé d’engager une action revendicative. Ils ont proposé à des travailleurs de porter au poignet des bandes de couleur rouge en signe de protestation contre les nouveaux horaires. L’action a constitué une avancée capitale, et une centaine d’ouvriers a accepté de porter des bandes rouges durant toute la semaine de travail.

Les 19 et 20 septembre, les organisateurs de l’ITUA ont distribué des tracts avec des bandes rouges aux arrêts des bus qui assurent la navette. L’action a obtenu de très bons résultats car elle a permis de mieux faire connaître le syndicat. L’ITUA a même organisé une conférence de presse, et la situation a fait l’objet de reportages dans la presse nationale.

Le projet FIOM-CAW a permis à l’ITUA de rassembler une forte équipe d’organisateurs. Leur travail avec des militants et militantes de Faurecia et GM a déjà obtenu des résultats concrets.

Des démolisseurs de navires souffrent de brûlures au chantier de Mumbai

INDE: Les travailleurs employés sur le chantier de démolition de navires à Mumbai ont subi un autre incendie, le 14 novembre, au cours duquel trois travailleurs ont été brûlés sur 40 pour cent du corps. L’incendie s’est déclaré lundi à 16 heures environ alors que trois ouvriers, Ram Saroj 35 ans, Sunil Rai 33 ans et Bijay Jena 28 ans, étaient engagés dans la démolition de toute la salle des machines du navire, M V Khalijia III, à Lakri Bundar, lot no 8. Le funeste navire appartenait à un entrepreneur, Pratap Bohra, qui est aussi membre du comité directeur de l’Association indienne des ferrailleurs et des démolisseurs de navires.

Les ouvriers blessés ont été immédiatement transportés à l’hôpital Sairaj où leurs conditions ont été jugées comme étant grave. Les blessés sont tous des travailleurs migrants d’Uttar Pradesh et d’Orissa, et ils étaient employés en sous-traitance par l’agence de recrutement de main-d’œuvre Dharmaraj & Co. Les membres du comité exécutif du syndicat des salariés de la corporation du port et des docks de Mumbai (MPTDGEU) se sont immédiatement rendus sur le lieu de l’accident et en ont informé la police. La police a fait un premier rapport technique avant de procéder à une enquête sur l’accident.

Cet accident est là pour nous rappeler péniblement les dures conditions de travail et les mauvaises mesures de santé et de sécurité sur les chantiers de démolition des navires à Mumbai. Nous allons de nouveau examiner cette question avec les autorités concernées pour obtenir une amélioration des  conditions de travail et une indemnisation compensatoire pour les victimes et leurs familles, a déclaré VV Rane, secrétaire du MPTDGEU.

Cours de l'Université ouvrière mondiale sur le travail et la syndicalisation

MONDE: Le programme ‘Engage’ est un cours d’orientation qui combine un enseignement universitaire à la pratique du travail syndical. Il aura lieu du 1er avril au 30 septembre 2012. Le cours se compose de deux éléments: une première partie d’une durée de 3,5 mois sur un programme de formation universitaire à la Berlin School of Economics and Law et à l’Université de Kassel. Le programme universitaire est ensuite suivi de deux mois de travail de terrain où les participant(e)s élaborent une campagne ou un projet politique avec une organisation syndicale nationale ou internationale.  

Le cours en 2012 comporte deux priorités thématiques:

1. Le rôle des entreprises multinationales dans l’économie mondiale, les stratégies et campagnes syndicales de solidarité transfrontalière et les réseaux.  Ce thème est mis en pratique en coopération avec des fédérations syndicales internationales.

2. La sécurité du revenu dans le monde par un salaire minimum et des transferts sociaux.
Ce thème est mis en pratique en coopération avec la CSI et l’OIT.

Pour tout renseignement complémentaire, formulaire d’inscription et demande de bourse: http://www.global-labour-university.org/216.html.

Premier numéro du magazine Metal Asia-Pacific

ASIE-PACIFIQUE: Le magazine donne des nouvelles des affiliés et propose de mieux faire connaître la région avec des articles de fond et des entretiens, explique le rédacteur en chef Sudhersan Rao Sarde.

Le premier numéro contient un reportage sur l’industrie de démolition des navires – l’activité industrielle la plus dangereuse qui totalise des centaines d’accidents mortels, un entretien avec le Docteur G Sanjeeva Reddy, membre du Parlement indien et président du Congrès national des syndicats indiens, et un examen des conséquences de la triple catastrophe pour les métallurgistes au Japon – le tremblement de terre, le raz-de-marée et l’accident nucléaire à Fukushima.

Grèves d'avertissement dans la sidérurgie allemande

ALLEMAGNE: Les autres revendications concernent la position permanente donnée aux apprentis, et le travail à temps partiel accordé aux salariés plus âgés. Les employeurs avaient jusqu’à présent refusé de faire une proposition. Les négociations se poursuivront jusqu’au 21 novembre à Düsseldorf.

En Allemagne, un tiers de tous les travailleurs et travailleuses âgé(e)s de moins de 35 ans n’ont jamais eu un emploi permanent. Pour cette raison, IG Metall veut limiter l’emploi temporaire, le recours aux agences d’embauche de main-d’œuvre et aux conditions d’emploi précaire avec une nouvelle convention.

Chez ThyssenKrupp Nirosta à Dillenburg, 12.200 sidérurgistes ont cessé le travail le 10 novembre pour une deuxième grève d’avertissement. La production d’acier a été arrêtée à Brême, à Gelsenkirchen, Salzgitter, Peine, Bochum, Ennepetal, Hagen, Remscheid, Siegen et à Dillenburg.

Trois mille cinq cents sidérurgistes ont participé à la grande manifestation à Duisburg.

À Brême, 1.200 salariés de ArcelorMittal GmbH ont cessé le travail pendant deux heures, et à Bochum, 2.000 sidérurgistes se sont rassemblés pour manifester, la plus grande manifestation devant les portes de ThyssenKrupp Steel Europe AG.

Lundi 14 novembre, l’action centrale dans la sidérurgie était à Mühlheim, où les salariés de Vallourec & Mannesmann, dans les usines de tuyauterie de Mannesmann, Europipe et la fonderie de Friedrich-Wilhelm ont cessé le travail pendant deux heures.

Le 15 novembre, les salariés de Vallourec & Mannesmann à Düsseldorf ont cessé le travail. Le 16 novembre, c’est au tour des sidérurgistes de Schmolz-Bickenbach à Herzogenrath Kohlscheid.

La prochaine série de négociations est prévue pour le 21 novembre à Düsseldorf.

Voir les photos des grèves d’avertissement du 15 novembre à Flickr.  

Les syndicats concernés par la déclaration de l'APEC sur le TPPTA

ASIE-PACIFIQUE: La CSI a exprimé sa profonde inquiétude sur l’évolution récente des négociations pour un TPPTA.
"Il ne reste plus beaucoup de temps aux négociateurs pour nous montrer que cette fois, c’est différent.  Nous ne pouvons pas, et nous ne voulons pas, soutenir un accord commercial qui ne profiterait qu’à 1% laissant à nous autres le soin de nous débrouiller comme nous le pouvons" a déclaré la secrétaire générale de la CSI Sharan Burrow.

Dans un communiqué de presse publié hier, la CSI a déclaré: "Il apparaît clairement que tout en adoptant des positions aux réunions, les négociateurs du TPPTA ont très peu adopté de positions allant dans le sens des inquiétudes légitimes exprimées par les syndicats.  À l’inverse, le document-cadre du TPPTA est à bien des égards à peu près le même qu’auparavant, sinon encore pire.  En fait, le paragraphe sur le travail ne mentionne aucunement un mécanisme de mise en application qui se trouve pourtant dans beaucoup d’accord de libre-échange actuellement en vigueur, et qui est une revendication très importante des syndicats.  Des  mécanismes qui permettent à des entreprises de poursuivre en justice des gouvernements au sujet de décisions réglementaires, comme l’attaque lancée actuellement contre la réglementation imposée à l’industrie du tabac en Australie sur l’empaquetage des produits, visant à protéger la santé publique, sont toujours en place.  La divulgation de documents sur la propriété industrielle et les produits pharmaceutiques semble sacrifier aux profits importants de l’industrie pharmaceutique, l’accès à des médicaments abordables, par exemple, en dressant des obstacles à l’entrée sur le marché de médicaments génériques moins chers.  Ce n’est pas le modèle d’accord du XX1e siècle que les travailleurs et travailleuses avaient en tête.  Il ressemble en fait à un autre accord commercial qui privilégierait de nouvelles possibilités substantielles pour des investisseurs plutôt que de nouveaux emplois pour les travailleurs et travailleuses". Voir le texte intégral de la déclaration ici.

Dans une déclaration conjointe publiée en 2010, les syndicats de la région Asie-Pacifique avaient engagé le TPPTA à insister pour obtenir un accord bien équilibré qui "susciterait la création de bons emplois, protégerait les droits et les intérêts des travailleurs et travailleuses, assurerait un développement économique équilibré à long terme et favoriserait un environnement saín".

Les affiliés de la FIOM de la région Asie-Pacifique et des Amériques ont exprimé des préoccupations identiques en août de cette année et demandé que la création d’emplois de qualité et la promotion des normes fondamentales de travail constituent les objectifs explicites du TPPTA.

Une délégation internationale rend visite aux travailleurs lock-outés de GEA en Turquie

TURQUIE: Les 62 membres lock-outés de Birlesik Metal-IS, un affilié de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, restent rassemblés depuis plus de quatre mois aux portes de l’entreprise GEA Klima Sanayi ve Ticaret A.Ş. (ATR) à Gebze, Turquie, pour demander leur réintégration et le respect des droits des travailleurs et travailleuses.

Les travailleurs, dont le contrat doit être négocié à nouveau pour le 31 décembre 2011, signalent la présence d’importantes forces de police à l’usine. L’entreprise soutient que les travailleurs ont été licenciés pour avoir pris part à une grève illégale. Birlesik Metal maintient que les licenciements sont dus au fait que les travailleurs sont syndiqués. Deux enquêtes menées concurremment par GEA et par le syndicat ont conclu que les travailleurs n’avaient entrepris aucune action de grève illégale.

Une délégation internationale va rendre visite aux travailleurs lock-outés chez GEA ATR pour exprimer sa solidarité et promettre un soutien et une action au niveau mondial. La délégation s’inscrit dans le cadre d’une conférence mondiale sur les droits du travail qui se tiendra à Istanbul du 18 au 20 novembre, avec le soutien de Labourstart.

GEA a signé en 2003 un accord-cadre international avec la FIOM qui institue le respect total et la conformité aux droits syndicaux et aux droits des travailleurs et travailleuses reconnus au plan international dans ses activités et celles de ses partenaires commerciaux.  L’accord a été renouvelé en 2007.  

Birlesik et la FIOM demandent à GEA de respecter son engagement d’observer les droits du travail reconnus dans le monde entier et de rencontrer les représentants de Birlesik pour trouver immédiatement une solution.

Les affiliés de la FIOM et les partenaires syndicaux mondiaux demandent instamment de soutenir les travailleurs de GEA en Turquie et d’écrire (avec copie à: [email protected]) à:

M. Jürg Oleas, Directeur général
GEA Group
Peter-Müller-Str. 12
40468 Düsseldorf, Allemagne
télécopie: 0049 211 91363 2201

Jan Siebert
GEA Heat Exchangers GmnH
Dorstener Str. 484
44809 Bochum, Allemagne
courriel: [email protected]

Accord réalisé avec Hanjin Heavy Industries

CORÉE: La décision a été prise de réembaucher dans moins d’un an 94 travailleurs qui avaient été licenciés et de reconnaître leurs années de service. Les personnes licenciées recevront également une compensation de 20 millions de won (18.000 USD) pour la période d’interruption d’un an (les travailleurs devront renoncer à leur action collective en justice et à leur action contre l’entreprise pour conduite injuste). Le syndicat et la direction de l’entreprise annuleront tous les chefs d’accusation au pénal et au civil et les réclamations en dommages et intérêts portées dans les deux sens.

Le syndicat KMWU de Hanjin Heavy Industries avait déclenché la grève le 20 décembre 2010 après l’annonce par l’entreprise de son intention de licencier 400 personnes. L’entreprise avait alors réussi à obtenir 230 "départs volontaires" parmi les personnes licenciées. Finalement, 170 travailleurs ont été licenciés. Quelques personnes qui avaient accepté des indemnités de départ de l’entreprise ont continué de soutenir le KMWU en espérant être réintégrées.

Kim Jinsuk a commencé à protester le 6 janvier en restant accrochée en haut de la "Grue 85" géante du chantier. Le 9 novembre, elle en sera à son 308ème jour de protestation en haut de la grue.

L’Assemblée nationale coréenne a récemment fait une proposition de conciliation et engagé l’entreprise à réintégrer dans moins d’un an 94 travailleurs licenciés avec une compensation. Le président Cho Nam de Hanjin Heavy Industries a tout d’abord accepté la proposition. Le KMWU a répondu positivement, et le 11 octobre, les deux parties se sont rencontrées pour aplanir les problèmes en suspens, comme l’abandon des chefs d’accusation au pénal contre Kim Jin-suk et la reconnaissance des années de service des travailleurs réintégrés. Cependant, l’entreprise a fait preuve de réticence et a abandonné les négociations le 20 octobre.

Un accord provisoire entre le KMWU et Hanjin Heavy Industries a finalement été conclu le 9 novembre au siège de l’entreprise dans les termes de la proposition de conciliation de l’Assemblée nationale coréenne. Parmi les négociateurs du KMWU se trouvaient le président du KMWU Park Sang-chul, le président de la section régionale de Busan-Yangsan du KMWU Mun Cheol-sang et le président de la section de Hanjin Heavy du KMWU Cha Hae-do.

Le même jour le personnel ouvrier de Hanjin Havy a été informé des termes de l’accord provisoire à l’entrée du chantier naval. Le KMWU a alors décidé d’organiser une assemblée des travailleurs et travailleuses appartenant à la section syndicale Hanjin du KMWU pour examiner l’accord et procéder à un vote. Le 10 novembre, l’accord provisoire a été adopté à l’unanimité, et Kim Jinsuk est descendue de la grue. Elle se remet actuellement à l’hôpital de sa rude épreuve.

Un surcroît d'initiatives pour la sécurité préoccupe les sidérurgistes

POLOGNE: Quand un surcroît de sécurité comporte-t-il un risque en soi?  C’est la question que la direction et les syndicats locaux se posent pour trouver un terrain d’entente dans une aciérie en Pologne. Les préoccupations des dirigeants syndicaux locaux portent sur plusieurs initiatives de sécurité décidées pour améliorer les normes. Le Comité mondial paritaire de santé et de sécurité d’ArcelorMittal (JGHSC) a visité récemment l’usine, et il croit que l’expertise des comités locaux paritaires de santé et de sécurité détient la clé de la solution.

Pendant la visite du site à Dabrowa Gornicza, le JGHSC a pu constater de première main le changement obtenu grâce aux investissements réalisés récemment dans l’usine. Et en particulier, le bon niveau des normes de gestion, les nouvelles installations et leur éclairage donnaient une bonne impression générale des parties visitées. Les parties qui nécessitaient des améliorations, selon le JGHSC, ont donné lieu à une prise de conscience sur la nécessité d’employer de l’équipement de protection individuelle correct, une évaluation de la reconnaissance de certaines signalisations de sécurité et l’amélioration des systèmes de gestion des entrepreneurs.

ArcelorMittal, qui est le plus grand producteur d’acier en Pologne, emploie plus de 12.000 personnes. L’entreprise assure 70 pour cent de la demande intérieure d’acier en Pologne dans 11 installations de production. L’usine de Dabrowa Gornicza est l’une des deux grandes aciéries, l’autre étant située à Cracovie. Elle a commencé la production en 1976 en tant qu’entreprise d’État.  Elle a depuis rejoint le groupe ArcelorMittal, et plus d’un milliard d’USD a été investi dans l’usine.

Rob Johnston, directeur exécutif  de la FIOM, a fait les commentaires suivants lors de la visite: "Les normes et les conditions que nous avons constaté dans l’usine ne correspondent pas aux résultats globaux en matière de sécurité. Un véritable sujet d’inquiétude du syndicat concerne le fait que les travailleurs ressentent du stress du fait de la tentative de la direction de chercher à assurer dans les moindres détails la gestion du travail effectué par le personnel de crainte de ne pas atteindre les résultats escomptés en matière de sécurité. Le comité local paritaire de santé et de sécurité doit jouer un rôle plus marquant et se servir de sa capacité et de ses connaissances pour trouver un équilibre et simplifier les différents programmes utilisés".

Le JGHSC a également tenu des conférences téléphoniques avec des sites qui avaient auparavant été visités pour une mise à jour des améliorations. Il s’est agi de plusieurs sites aux États-Unis, Turbaro (Brésil), Zenica (Bosnie) et Vanderbijlpark (Afrique du Sud). Tous ces sites continuent de travailler sur les plans d’action élaborés auparavant. Un examen des travaux du JGHSC est maintenant disponible en anglais et bientôt en français, en espagnol en allemand et en portugais. La prochaine réunion du JGHSC aura lieu les 17-18 janvier à Asturias, Espagne.

Le JGHSC a accueilli Andrea Husen-Bradley de la Fédération européenne des métallurgistes et Sherman Crowder de United Steelworkers dans son équipe. Tony Murphy et Jose Wagner ont quitté le Comité et les membres leur souhaitent bonne chance dans leurs nouvelles fonctions.