Le Comité exécutif de la FIOM progresse vers la nouvelle organisation mondiale

INDONÉSIE:  Les membres du Comité exécutif de la FIOM se sont réunis à Jakarta le 6 décembre avant la réunion du Comité central pour examiner et résoudre certaines questions concernant la création d’une nouvelle organisation syndicale mondiale.

L’un des sujets épineux examiné à la réunion concernait les Statuts de la nouvelle organisation destinée à rassembler les affiliés de la FIOM, de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) et de la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC). En particulier, les membres ont argumenté et fait des propositions concernant la structure des organes de prise de décision, la composition de la direction, les droits de vote et les cotisations d’adhésion de la nouvelle organisation. Il a été proposé que le groupe de travail sur les Statuts intègre les propositions débattues et les présente pour examen final à la réunion conjointe des organes exécutifs de la FIOM, de l’ICEM et de la FITTHC les 28-29 février à Genève.

En présentant le Plan d’action pour la nouvelle organisation, Jyrki Raina, secrétaire général de la FIOM, a indiqué: "Nous voulons que la nouvelle organisation soit plus dynamique, plus réceptive et plus intégrante".  Selon le Plan d’action, la nouvelle organisation, qui réunira les chaînes d’approvisionnement d’un grand nombre de secteurs tels que la métallurgie, les mines et le textile, aura des objectifs de grande envergure. Ils porteront sur la création de syndicats puissants, la syndicalisation, le combat en faveur des droits syndicaux et contre l’emploi précaire. L’organisation devra aussi faire face au capital mondial, et promouvoir la viabilité, la justice sociale, l’égalité des droits, la sécurité au travail, la démocratie et l’intégrabilité aux niveaux national et international. Le Plan d’action a reçu le soutien sans équivoque des membres du Comité exécutif.

En ce qui concerne le nom à donner à la nouvelle organisation, Jyrki Raina a indiqué avoir recueilli 70 propositions depuis le concours lancé en septembre. La liste sera réduite et présentée pour examen avec différents graphismes à la réunion de février des trois organes exécutifs.

À la réunion du 6 décembre, la FIOM a accueilli quatre syndicats nouveaux affiliés:

Le Comité exécutif de la FIOM a également été informé qu’à la suite de la démission de membres du personnel du bureau régional pour l’Afrique en septembre, Herman Ntlatleng a été nommé nouveau responsable régional. Le Comité a également pris la décision importante de déplacer le bureau régional de Kuala Lumpur à Singapour en juillet 2012.

La Conférence des femmes examine une stratégie future

INDONÉSIE: Plus de 100 déléguées se sont rencontrées à Jakarta, lundi 4 décembre, pour examiner les priorités et les défis d’une nouvelle organisation, dont la création est prévue en juin, qui se composera de trois fédérations syndicales internationales, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses et la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir.
 
Les affiliés de la FIOM ont examiné les progrès réalisés depuis la résolution adoptée au Congrès de la FIOM en 2009 sur les développements à réaliser dans les domaines de l’égalité femmes-hommes et le combat contre l’emploi précaire dans leurs syndicats et dans le monde. Les représentantes de Tanzanie, d’Indonésie, de France et d’Allemagne ont présenté des exemples d’initiatives syndicales destinées à faire connaître aux membres et au public les effets dévastateurs de l’emploi précaire sur les communautés, et en particulier sur les travailleuses.

Les déléguées du monde entier ont partagé les stratégies et les défis auxquels les syndicats font face pour accroître la participation des femmes aux niveaux local, régional et national. Les déléguées à la Conférence ont considéré comme une priorité absolue la syndicalisation des femmes et des travailleuses précaires, de même que la nécessité de renforcer et de mettre en avant des candidatures de femmes à des postes de direction d’importance stratégique dans leurs syndicats et dans la nouvelle fédération syndicale internationale.
 
Certaines déléguées ont soutenu des changements à apporter à l’avant-projet actuel des Statuts de la nouvelle fédération syndicale internationale qui nécessiterait 30 pour cent de représentation des femmes à tous les niveaux de la nouvelle organisation. Les modifications proposées prescrivent que les femmes détiennent 30 pour cent des sièges des huit responsables élus de la nouvelle Internationale, et qu’elles soient représentées au même titre dans tous les organes de prise de décision, notamment au Comité des Finances et aux Congrès. D’autres déléguées ont suggéré que la représentation, telle que définie dans les Statuts, pourrait ne pas résoudre le problème d’une juste représentation des femmes.

Les déléguées ont exprimé le besoin, pour la nouvelle organisation, d’élaborer un programme clair pour les femmes, notamment un poste et des structures régionales des femmes pour soutenir sans réserves un programme sur l’égalité entre femmes et hommes.

Les syndicats indonésiens recherchent le développement et la coopération

INDONÉSIE: À quelques jours de la réunion du Comité central de la FIOM à Jakarta, les dirigeants syndicaux du FSPMI et de Lomenik ont expliqué comment ils avaient recruté plus de 2.000 nouveaux membres dans le cadre d’un projet du SASK mené pendant trois mois. 

Bien que ce résultat soit impressionnant, étant donné une période de temps aussi courte, le projet visait tout d’abord 6.000 nouveaux membres. Le territoire de l’Indonésie comprend 17.000 îles, et les syndicats expliquent la différence entre le résultat obtenu et l’objectif prévu par le fait que les activités ont surtout eu lieu dans de nouvelles régions. Après avoir établi leur présence dans ces nouvelles régions, les deux syndicats pensaient qu’il serait plus facile d’attirer de nouveaux membres et de se développer à un rythme plus rapide.

Le projet de trois mois a été élaboré à la suite d’une réunion précédente de la FIOM concernant quatre pays, au cours de laquelle plusieurs règles d’or ont été adoptées pour renforcer le mouvement syndical en Indonésie, aux Philippines, en Thaïlande et au Viêt-nam. La stratégie sous-jacente à ces règles d’or reposait sur le renforcement des syndicats aux niveaux local, national et mondial.

Outre la syndicalisation, les syndicats ont développé une coopération plus étroite dans le cadre du projet. Les deux syndicats ont signé un protocole d’entente pour définir la manière dont ils travailleront ensemble et résoudront les conflits qui pourraient surgir. Comme exemple du nouveau niveau de coopération, citons les activités menées pour soutenir le projet de loi sur la sécurité sociale présenté récemment au Parlement. Ce résultat souligne l’importance du travail en commun réalisé par les syndicats.

"Je veux que nos travaux régionaux soient destinés à obtenir des résultats concrets. La seule façon de juger de l’efficacité de notre travail consiste à fixer des buts et des objectifs mesurables", a déclaré Jyrki Raina, secrétaire général de la FIOM.

Outre l’examen des résultats obtenus par le projet de trois mois, les participant(e)s ont examiné la possibilité de poursuivre le projet pendant trois ans. Les deux syndicats se sont entendus sur le fait que le développement et la prise en compte des questions structurelles capables d’influer sur leur viabilité devraient constituer un élément déterminant pour tout nouveau projet.

Une question particulière à prendre en compte concerne la collecte des cotisations syndicales, ainsi que le niveau des cotisations versées par les nouveaux membres. Les deux syndicats ont leur propre stratégie sur cette question, mais d’autres syndicats de pays en développement, qui se sont déjà attaqués à ce problème, pourraient donner l’occasion d’apprendre quelque chose d’autres pays.

La réunion a pris l’engagement de développer une proposition de projet pour 2012-2014. Ce projet futur fixera des buts ambitieux de développement, basés sur la coopération actuelle entre le FSPMI et Lomenik, et explorera la possibilité de travailler avec d’autres fédérations syndicales comme LEM, de façon à renforcer d’une manière générale le mouvement syndical en Indonésie. 

Protestation des métallurgistes bulgares contre les mesures d'austérité

BULGARIE: De vingt-cinq à trente mille personnes se sont rassemblées derrière les bannières de l’affilié de la FIOM, TU Metalicy, Metal Electro, et des deux confédérations syndicales bulgares – KNSB et Podkrepa – pour protester contre l’annonce de mesures d’austérité qui allaient frapper les travailleurs et travailleuses. Des collègues appartenant à FSLI-Metal et  Solidaritatea Metal de Roumanie, ainsi qu’à VASAS en Hongrie, ont rejoint la foule des manifestants.
 
Le gouvernement avait proposé de repousser l’âge de départ à la retraite d’une année supplémentaire à partir du début de 2012, ce qui aurait mis fin à un accord sur la réforme des retraites conclu il y a moins d’un an. Le but déclaré était de réduire le déficit du régime national de sécurité sociale. Une autre mesure d’austérité proposée prévoie des licenciements massifs dans les chemins de fer bulgares.
 
Le gouvernement a ensuite décidé d’atténuer les coupes prévues, tout en voulant repousser de quatre mois l’âge de départ à la retraite – une mesure que les fédérations bulgares rejettent, du fait que l’âge de la retraite a déjà été repoussé de cinq ans pour les femmes et de trois ans pour les hommes au cours des 15 dernières années. Les fédérations sont prêtes à lancer un mot d’ordre de grève générale au niveau national. 

Six dirigeants syndicaux condamnés à 490 ans de prison au Pakistan

PAKISTAN: Le gouvernement pakistanais avait annoncé, en 2010, une augmentation de 17 pour cent du salaire minimum. À la suite de cette décision, le mouvement syndical Qaumi (LQM) avait entamé des négociations avec les employeurs, en juillet 2010, pour l’application de cette mesure. Trois semaines plus tard, les employeurs ont rejeté les revendications syndicales et refusé d’augmenter les salaires. Pour accroître la pression sur les employeurs, 100.000 travailleurs et travailleuses se sont mis en grève à Faisalabad et dans les régions environnantes. Malgré le caractère pacifique de cette action, des hommes de main du patronat ont agressé les grévistes, et certains souffrent de blessures provoquées par des armes et des matraquages.

À la suite des affrontements qui ont eu lieu durant la grève, les employeurs ont accusé les dirigeants syndicaux du LQM d’être des terroristes. Par la suite, la police locale a arrêté six dirigeants. Il s’agit de Akbar Ali Kamboh, Babar Shafiq Randhawa, Fazal Elahi, Rana Riaz Ahmed, Muhammad Aslam Malik et Asghar Ali Ansari. Quatre d’entre eux ont été arrêtés en juillet 2010 et les deux autres en juillet 2011 sous les mêmes chefs d’accusation. Début novembre 2011, le tribunal chargé de la lutte contre le terrorisme au Pakistan a condamné les six dirigeants syndicaux à 490 ans de prison pour délits de terrorisme, malgré l’absence de toute preuve légitime justifiant leur arrestation et leur condamnation.

La FIOM appuie la campagne lancée par la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC) pour obtenir la libération des dirigeants syndicaux emprisonnés, et demande aux affiliés de soutenir la campagne par l’envoi de lettres de protestation au gouvernement pakistanais à l’adresse suivante: [email protected]; [email protected]; [email protected]; ainsi qu’à la Cour suprême du Pakistan à: [email protected].

Pour l’envoi de lettres de protestation aux autorités pakistanaises par courrier électronique et pour soutenir les travailleurs et travailleuses, se rendre sur le site de campagne de LabourStart Pakistan: Release trade union leaders now.

Les salariés de Caterpillar au Brésil obtiennent une hausse des salaires

BRESIL: Les métallos de l’usine de Caterpillar à Piracicaba, dans l’Etat de São Paulo, ont obtenu une hausse de salaire de 9.5% lors des négociations annuelles.  Compte-tenu du taux d’inflation au Brésil, cela signifie une augmentation réelle des salaires de 3%, portant ainsi le salaire moyen mensuel à BRL2.800 (US$1.520).  Le salaire minimum dans l’entreprise a aussi été majoré de 9.5% passant à BRL1.064.80 (US$576) et l’allocation repas mensuelle à BRL180 (US98) sur la base du même pourcentage. 

D’autres améliorations incluent l’allongement du congé maternité de 120 à 180 jours avec paiement intégral du salaire et deux tickets alimentaires — le premier d’un montant de BRL100 (US54) sera distribué en avril 2012 et le second de BRL400 (US216) en décembre 2012. La clause concernant la participation aux bénéfices a été maintenue dans le nouvel accord et les discussions sur son montant débuteront en 2012. 

José Luiz Rebeiro, le Président du syndicat, s’est félicité de cet accord en disant que l’industrie avait tout à gagner de salariés motivés.  « Des salaires appropriés promeuvent l’économie et éloignent la possibilité d’une crise » a-t-il ajouté.

L’accord a été conclu en novembre 2011 et est valable pour une année.  Il s’inscrit dans le cadre plus large de négociations entre le syndicat de la métallurgie de Piracicaba et l’association des employeurs SIMESPI dont Caterpillar est membre. Le syndicat avait menacé de recourir à la grève si la direction n’avait pas accepté un résultat équitable en matière de salaires.

Le site de production de Caterpillar à Piracicaba emploie environ 5000 salariés.  En octobre 2011, Caterpillar Brésil a ouvert une nouvelle usine à Campo Largo, dans l’Etat du Paraná, qui va produire des chargeuses-pelleteuses et chargeuses sur pneus pour le marché local et l’exportation, principalement en Amérique latine.  Le nouveau site a créé 260 emplois directs et ce nombre devrait passer à 1000 en 2013.

L'ICEM signe un Accord Mondial avec Petrobras (Brésil)

MONDE : ICEM a signé le 30 novembre un Accord Cadre Mondial (ACM) avec Petróleo Brasileiro SA, ou Petrobras, la troisième plus grande entreprise du secteur de l’énergie au plan mondial. Cet accord, le 16e de l’ICEM depuis 1998, a été signé au siège de l’entreprise brésilienne à Rio de Janeiro de la main de son Secrétaire général Manfred Warda rejoint par la Directrice pour le Gaz et l’Industrie, Maria Das Gracas Silva Foster, le Directeur exécutif pour les Relations humaines, Diego Hernandes et par Joao Antonio de Moraes, Coodinateur général de la FUP, la Fédération unifiée des Travailleurs du Gaz et du Pétrole du Brésil.

«Ceci constitue le quatrième accord du genre avec un groupe pétrolier et gazier » a déclaré Warda « et il reprend nombre de principes sociaux auxquels nous entendons qu’adhèrent les entreprises des industries extractives. » L’ICEM avait déjà négocié des ACM avec Statoil (Norvège), ENI (Italie) et Lukoil (Russie).

Cet accord a été signé avec l’approbation de la FUP, la Fédération unifiée des Travailleurs du Gaz et du Pétrole du Brésil, dont les dirigeants étaient présents à la signature en compagnie du Vice-président pour la région Amérique latine et Caraïbes de l’ICEM, le Brésilien Sergio Novais. Le soutien à la fois de la FUP et de Sergio Novais ne sont pas étrangers à la conclusion de l’accord.

Par cet accord Petrobras s’engage à reconnaître la liberté d’association et celle de négocier collectivement à tous ses salariés ainsi qu’à mettre en place des canaux de dialogue formel entre les travailleurs et la direction. Il promeut également des conditions de travail qui favorisent un équilibre entre les vies professionnelle, personnelle et familiale.

L’ACM indique de Petrobras « s’efforcera de faire s’aligner tous les fournisseurs de services » sur les neufs points de relations sociales contenus dans l’accord, y compris s’agissant de la santé et sécurité ainsi que de la fourniture de l’équipement nécessaire, de l’institutionnalisation permanente des canaux de négociation, de l’égalité des chances et de la promotion de la formation.

L’accord consacre aussi les normes internationales reprises dans la Déclaration de Principes tripartite sur les Entreprises multinationales de l’OIT, les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que le Pacte Mondial des Nations Unies.

Manfred Warda et le PDG de Petrobras José S. Gabriella de Azevedo avaient engagé le dialogue sur l’ACM entre ICEM et Petrobras GFA en tant que membres du Pacte Mondial de l’ONU il y a trois ans de cela.

Petrobras, propriété à 56% de l’état brésilien, compte 80.500 salariés et est présent dans 30 pays. L’entreprise est leader au niveau de l’exploration et de la production de pétrole et compte 16 raffineries ainsi que de nombreuses usines pétrochimiques et de biocarburants, des oléoducs et autres installations. L’ICEM est composée de 225 syndicats nationaux opérants au sein de 94 pays.

Lisez ici le rapport complet de ICEM.

L'UNI se bat contre les contrats de protection au Mexique

MONDE: En octobre 2011, les travailleurs et travailleuses de l’entreprise mexicaine Atento Mexico ont tenté de voter en faveur d’un syndicat démocratique, Sindicato de Telefonistas de la Republica Mexicana (STRM). Au lieu de respecter leur choix, l’entreprise a essayé de gêner le processus et de contrecarrer le scrutin avec des hommes de main et un contrat de protection.

L’UNI a contacté Telefonica, l’entreprise mère espagnole d’Atento, avec laquelle elle a signé un accord mondial, pour s’assurer que la direction d’Atento n’interviendrait pas dans le déroulement de l’élection. Cependant, cela n’a pas été le cas, et les travailleurs et travailleuses qui voulaient voter pour le STRM n’ont pas pu déposer leur bulletin de vote dans l’urne.

Pour soutenir les travailleurs et travailleuses de l’entreprise Atento Mexico dans leur combat pour un syndicat démocratique et indépendant, la fédération syndicale internationale UNI a sorti une vidéo. Il y a également une page spéciale sur Facebook.  

La FIOM se bat avec vigueur contre la pratique déloyale des contrats de protection au Mexique. En février 2009, la FIOM a présenté une plainte contre les contrats de protection au Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du Travail. La plainte a reçu plus tard le soutien de la Confédération syndicale internationale (CSI) et de quatre syndicats mexicains, dont le STRM.

En 2011, le conseil d’administration du BIT a statué sur cette affaire et demandé au gouvernement mexicain d’établir un dialogue social et de mettre fin au fonctionnement arbitraire des tribunaux du travail qui leur permet d’agir contre les droits des travailleurs et travailleuses avec l’emploi des contrats de protection.

Des balles en caoutchouc en réponse aux revendications salariales à Batam

INDONÉSIE: Le rassemblement qui a duré trois jours avait débuté le 23 novembre à 5 heures du matin. Une longue colonne de manifestant(e)s allait de la zone industrielle Muka Kuning, de Batu Ampar, de Tanjung Uncang, et du centre de Batam jusqu’aux bureaux du maire de Batam. La manifestation a bloqué la circulation sur une distance de dix kilomètres. Elle a provoqué la fermeture des quatre cinquièmes de la zone industrielle et de la zone économique spéciale (ZÉS).  
 
Les syndicats indonésiens avaient décidé de manifester ensemble pour exiger que le gouvernement s’attaque aux écarts injustes de salaire minimum pour les travailleurs et travailleuses de Batam. Le salaire minimum à Batam correspond actuellement à 124 USD par mois, ce qui représente 93 pour cent du KHL (niveau national minimum du coût de la vie) qui est de 137 USD. Par comparaison, le salaire minimum à Jakarta est fixé à 163 USD et 179 USD pour le secteur de la métallurgie. Il est respectivement de 157 USD et de 192 USD à Bekasi. Les travailleurs et travailleuses à Batam veulent un salaire minimum correspondant  à 185 USD.

Dans l’après-midi, la police a tenté de disperser les rassemblements par des tirs de gaz lacrymogène et d’armes à feu. Quatre travailleurs, dont deux membres de l’affilié indonésien de la FIOM, FSPMI, ont été touchés par des balles en caoutchouc. Beaucoup de gens ont été blessés et ont dû être hospitalisés.

Le gouvernement a décidé jusqu’ici d’ignorer les revendications. La FSPMI (fédération indonésienne des syndicats de métallurgistes) a pris les initiatives suivantes:

La FIOM a envoyé une lettre au président Susilo Bambang Yudhoyono pour soutenir les revendications des travailleurs et travailleuses d’Indonésie.

 

Le Congrès de l'ICEM approuve la nouvelle organisation syndicale internationale

ARGENTINE: Les 800 délégué(e)s au 5ème Congrès de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), réunis du 24 au 26 novembre à Buenos Aires, ont approuvé à l’unanimité une résolution concernant la dissolution de la fédération et l’adhésion à une nouvelle organisation syndicale internationale avec la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC) en juin 2012 à Copenhague.

Par acclamation, Senzeni Zokwana a été réélu président et Manfred Warda secrétaire général de l’ICEM. Zokwana est le président du syndicat national des mineurs (NUM) d’Afrique du Sud. Les délégué(e)s ont également élu 20 vice-président(e)s et un Comité exécutif de 59 membres pour siéger jusqu’à la dissolution et au Congrès fondateur en juin de l’année prochaine.  

Le Congrès a adopté un Plan d’action qui précise les priorités dans les différentes régions et secteurs comme la chimie, la pharmacie, le papier, l’énergie et les mines.  

Des résolutions ont été adoptées sur la poursuite des travaux réalisés par l’ICEM dans la région MENA, notamment avec des syndicats irakiens et palestiniens, sur une réponse vigoureuse à la crise financière et au soutien d’une taxe sur les transactions financières, sur les droits syndicaux en Colombie, l’attitude répressive du gouvernement hongrois et d’autres gouvernements européens, sur les entreprises dont le siège est en Europe, mais qui limitent les droits syndicaux en Turquie, sur l’énergie électrique, l’accord de partenariat commercial transpacifique et le soutien au syndicat des travailleurs du PT Freeport en grève en Indonésie dans la province Papua et sa lutte courageuse contre la multinationale Freeport-McMoRan.

Les leçons, les pratiques optimales et les futures stratégies concernant la campagne de l’ICEM contre le travail sous contrat et les agences de placement de main-d’œuvre – Contract and Agency Labour (CAL) – ont été débattues lors d’une conférence qui a eu lieu avant le Congrès.  

Les nouvelles du Congrès et les documents qui s’y rattachent se trouvent à l’adresse suivante où ils peuvent être téléchargés: http://www.icem.org/en/219-5th-statutory-congress