Un affilié de la FIOM au Kirghizistan signe un accord dans l'industrie

KIRGHIZISTAN: Le 6 décembre, Zamirbek Esenamanov, ministre des Ressources naturelles, Eldar Tadzhivaeb, président du syndicat de la métallurgie du Kirghizistan (MMTUK), affilié à la FIOM, et Arstanbek Dyisheev, président de l’Association des géologues et des opérateurs miniers du Kirghizistan, ont signé un accord dans l’industrie pour 2012-2014.

L’accord prévoit de prendre dans la concertation des mesures visant à assurer un réel développement industriel et économique dans la métallurgie au Kirghizistan, à donner à la main-d’œuvre des conditions de travail favorables à la productivité et une vie décente. L’accord a également établi un ensemble de conditions minimales et de normes concernant les salaires, la réglementation du temps de travail et de loisir, la santé et la sécurité, la protection sociale des travailleurs et travailleuses.

L’accord accorde aux métallurgistes des droits, des garanties et des prestations supérieurs ä la législation du travail. Les employeurs devront inclure les dispositions de l’accord dans les conventions collectives.

"La protection sociale et économique des travailleurs et travailleuses va s’en trouver renforcée", a conclu Eldar Tadzhibaev.

Le Comité central de la FIOM approuve la création de la nouvelle organisation syndicale

INDONÉSIE: Le 8 décembre 2011, au deuxième jour de la réunion du Comité central de la FIOM à Jakarta, les 300 délégué(e)s ont approuvé par vote unanime la convocation d’un Congrès extraordinaire chargé de la dissolution de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, et de la création d’une nouvelle organisation syndicale mondiale, qui unira les travailleurs et travailleuses des industries de la métallurgie, des mines, de la chimie, de l’énergie et du textile. Le lancement de la nouvelle organisation syndicale mondiale, qui représentera 50 millions de travailleurs et travailleuses dans 140 pays, aura lieu  à Copenhague, Danemark, du 18 au 20 juin 2012.

En ouvrant le débat sur la création de la nouvelle organisation syndicale mondiale, le président de la FIOM Berthold Huber a déclaré: "Beaucoup de nos membres travaillent dans des entreprises qui touchent à différents secteurs industriels. Nous devons rassembler nos forces pour parler d’une seule voix au nom des travailleurs et travailleuses des industries de la fabrication industrielle".
Au cours d’un débat animé, les délégué(e)s ont exprimé l’espoir d’établir un contre-pouvoir face aux sociétés transnationales, et d’accorder plus d’attention et de ressources à la syndicalisation, la lutte contre l’emploi précaire et la défense des droits syndicaux. Les intervenants ont souligné la nécessité d’améliorer encore l’équilibre entre les femmes et les hommes dans les différentes structures, avec notamment une part minimum de 30 pour cent de femmes.

Le Comité central a renvoyé au Comité exécutif la proposition concernant les président(e)s des départements industriels de la FIOM afin de trouver un meilleur équilibre femmes-hommes et Nord-Sud.

Le Comité central a adopté une résolution sur un soutien et une assistance solidaires aux membres du syndicat des travailleurs de PT Freeport en Indonésie qui sont en grève depuis le 15 septembre 2011. Les travailleurs se battent pour des salaires décents dans la multinationale Freeport-McMoRan. La grève devrait prendre fin le 15 décembre, mais si le conflit n’est pas résolu, elle se poursuivra jusqu’au 15 janvier 2012. Une collecte d’argent  été organisée parmi les participant(e)s au Comité central pour fournir des vivres aux grévistes de Freeport.

Mobilisation européenne chez ArcelorMittal

EUROPE: Des actions sur les sites de production de ArcelorMittal ont été organisées en Belgique, au Luxembourg, en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne, en République tchèque, en Pologne, en Roumanie et en Macédoine.

Une conférence de presse a été organisée à Londres près des bureaux des services financiers de l’entreprise et des relations avec les investisseurs (Corporate Finance and Investor Relations) d’importance cruciale pour ArcelorMittal. "Bien qu’il soit logique pour une entreprise de chercher à réaliser des bénéfices, nous ne croyons pas que ArcelorMittal ait à se conduire comme un banquier d’affaires plutôt que comme un producteur d’acier" a déclaré Bart Samyn, secrétaire général adjoint de la FEM. Les représentants syndicaux ont alors empilé symboliquement devant les bureaux de l’entreprise, 581 casques de sécurité d’ouvriers sidérurgistes, représentant 581 postes de travail menacés à Liège.

La FEM a demandé à ArcelorMittal de respecter ses engagements sur le maintien des sites de production, les investissements et le développement des compétences et du capital humain, notamment dans les périodes de baisse de la production.

La FEM a également demandé à la direction de ArcelorMittal de reprendre un véritable dialogue social, de s’engager à respecter les dispositions de l’accord signé en 2009 et de tenir compte des propositions formulées par les travailleurs et travailleuses et leurs représentants pour préparer l’avenir.

Pour tout renseignement complémentaire, consulter le site de la FEM ici.

Les syndicats de Tata s'engagent sur l'organisation d'un réseau

INDONÉSIE: Tata Steel, l’un des plus gros producteurs d’acier au monde, continue d’étendre son infrastructure mondiale par l’acquisition et l’établissement d’installations de production à travers l’Europe, l’Asie et l’Asie du Sud-Est. L’entreprise que l’on considérait généralement comme un producteur indien est devenue maintenant une société réellement transnationale. Elle possède des installations de production dans de nombreux pays comme l’Inde, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande, le Viêt-nam, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Des centres de distribution en Australie et en Nouvelle-Zélande complètent son infrastructure. Tata a également annoncé son intention de développer une installation minière au Canada.

Bien que Tata défende des valeurs sociales et entretiennent dans ses installations en Inde de bonnes relations industrielles depuis près de 100 ans, la situation est différente ailleurs. Par exemple, les syndicats au Royaume-Uni ont dû rechercher l’intervention des syndicats indiens et des plus hautes sphères de la direction pour restaurer de bonnes relations à la suite d’une fermeture envisagée et d’une production au ralenti dans des installations en 2009.

En outre, des syndicats en Europe s’inquiètent des changements opérés dans l’information et la façon dont elle est partagée depuis le rachat de Corus par Tata. Le plan d’action sur l’avenir du réseau prendra en compte ces préoccupations et l’on peut espérer que la direction sera ouverte aux propositions sur l’amélioration du système d’information actuel.

Tata a un code de conduite qui détermine le fonctionnement de l’entreprise dans tous ses lieux d’implantation. Les syndicats peuvent jouer un rôle important en s’assurant que ces valeurs sont confirmées par un contrôle et par leur application. Dans les lieux d’implantation en Inde, les syndicats ont déjà établi des mécanismes pour y parvenir, et dans d’autres pays les syndicats voudraient faire de même.

Pour se développer, les réseaux syndicaux ont approuvé un échange d’informations et travaillé à l’élaboration d’un plan d’action qui sera mis à jour à la suite d’une réunion en 2012. Cette réunion est prévue en Thaïlande, où les syndicats engageront une action coordonnée visant la reconnaissance du réseau par l’entreprise. Tata Steel a investi massivement en Thaïlande et possède une installation de production relativement nouvelle sur le littoral Est (Eastern Seaboard).

La FIOM prévoit d’organiser une réunion consultative sur le projet acier en Inde en mars 2012, et on peut espérer que ce forum fournira une occasion supplémentaire de présenter ces vues à la haute direction.

Rob Johnston, directeur exécutif de la FIOM, a fait ce commentaire: "Le Comité central a permis de nous rencontrer et a recommandé certains points d’action pour préparer la réunion du réseau en 2012. Nous voulons travailler de bonne foi avec Tata et obtenir la reconnaissance du réseau".

La grève à Freeport-McMoRan se poursuit en Indonésie


INDONESIE: Dix mille mineurs bloquent depuis le 15 septembre toute la production dans les mines de Freeport-McMoRan Grasberg en Indonésie, le plus grand gisement exploitable d’or et de cuivre au monde.

Le syndicat cherche à obtenir une augmentation uniforme des salaires pour tous les travailleurs, avec pour objectif 7,50 USD de l’heure la deuxième année pour tous les travailleurs contractuels. Le salaire était de 2,13 à 3,54 USD de l’heure au début de la grève.

Le grévistes sont soumis à des conditions très dures. Le syndicat leur fournit, ainsi qu’à leur famille, de la nourriture dans cinq cuisines collectives dans les régions rurales de la province de Papouasie, et offre également une aide d’urgence sous forme d’assistance humanitaire aux familles.

La FIOM a accordé un soutien financier aux grévistes. L’ICEM a demandé aux syndicats d’aider le syndicat à assurer la nourriture des familles des grévistes, voir la lettre de l’ICEM du 10 novembre.

Voir le dernier rapport de l’ICEM ici.

Réunion du Conseil mondial des travailleurs de Gerdau

MONDE: Parmi d’autres décisions prises pour l’année 2012, le Conseil a approuvé l’amélioration du soutien interne par la désignation d’un second coordonnateur, le maintien des communications régulières sur la situation dans chaque pays et chaque usine, l’augmentation de la pression pour obtenir la reconnaissance du Conseil par Gerdau et les efforts déployés pour obtenir la création d’un comité international paritaire de santé et de sécurité.  Manuel Campos, représentant de la FIOM au Brésil, sera le second coordonnateur du Conseil international. Jorge Garcia-Orgales (USW) continuera de servir en tant que coordonnateur du Conseil.

Le Conseil a décidé de soutenir les travailleurs et travailleuses de Tubos Caribe/Tenaris. Tubos Caribe tente d’affaiblir le syndicat en mettant à la porte des travailleurs syndiqués. Un soutien est également donné aux travailleurs et travailleuses de Proenvases Crown et d’Aluminios Reynolds, deux entreprises à Barranquilla, Colombie, dont les fermetures ont été annoncées en raison de l’accord de libre-échange entre la Colombie et les États-Unis. Se reporter aux lettres données en annexe, approuvées par le Conseil.

Le dernier jour de la réunion, les participant(e)s ont visité l’usine Gerdau à Tuta. Le directeur de l’usine a publiquement accueilli le Conseil international à la cafétéria à l’heure du déjeuner. Beaucoup de travailleurs et travailleuses qui déjeunaient ont eu la possibilité de se mêler aux membres du Conseil.

Pour tout renseignement complémentaire, voir la page Internet de la FIOM sur le Conseil mondial des travailleurs de Gerdau, et contacter Jorge Garcia-Orgales ([email protected]).

Accord conclu avec Boeing sur la sécurité au travail

ÉTATS-UNIS: Les négociations pour un nouveau contrat avec Boeing ont abouti à la proposition de l’entreprise d’étendre le contrat actuellement en vigueur jusqu’à septembre 2016, avec quelques modifications dans certains domaines. Cette démarche a permis de réaliser d’énormes améliorations dans le domaine de la sécurité au travail, qui était la question numéro un soulevée par les membres de l’IAM dans les négociations. Quand l’accord proposé a été mis aux voix, 74 pour cent des membres du syndicat l’ont approuvé.

Le contrat étendu prévoit un partage de l’augmentation du coût des soins de santé supporté par les salariés, mais permet de réaliser des avancées dans les domaines de la sécurité au travail, de la retraite et des salaires, questions qui préoccupent le plus les membres. Les salaires vont augmenter de 2 pour cent chaque année jusqu’à l’expiration du contrat, un nouveau programme assurera des primes de 2 à 4 pour cent du salaire brut annuel, la retraite va augmenter et s’appliquera aux personnes nouvellement embauchées.

La sécurité au travail s’est considérablement améliorée à la suite de l’accord. Boeing a pris un engagement sans précédent pour le 737Max et la fabrication de matériels connexes à Puget Sound et à Portland, ainsi que d’autres programmes.

Commentant le succès du vote, le président de l’IAM, Tom Buffenbarger, a déclaré: "Le vote d’aujourd’hui montre clairement que nos membres approuvent les principaux arguments en faveur de la sécurité au travail, des salaires et des prestations. Il représente également une ère nouvelle et dynamique dans nos relations avec la société Boeing".

Lock-out chez Cooper Tire à Findlay, États-Unis

ÉTATS-UNIS: Les négociations ont commencé bien avant l’expiration de l’accord en vigueur le 31 octobre, mais aucun consensus n’a pu être obtenu. "Les négociations ont été considérablement entravées par l’attitude de Cooper dans les négociations et la détermination de l’entreprise d’instiguer un conflit du travail", a déclaré Patrick Gallagher, sous-directeur du district 1 de l’USW.
 
Le 27 novembre, les travailleurs et travailleuses de Findlay ont rejeté une proposition triennale de l’entreprise par 606 voix contre 305, et proposé au contraire d’étendre l’accord précédent. Au lieu de cela, l’entreprise a décidé de répondre par un lock-out.

L’entreprise avait offert auparavant d’étendre d’une année supplémentaire le contrat arrivé à expiration sans en changer les termes. L’USW avait accepté une extension de 30 jours pendant la tenue des négociations pour un nouveau contrat de travail. Cependant, Cooper a refusé, en disant que cela placerait les accords des deux grandes installations de Cooper aux États-Unis, à Findlay et à Texarkana, trop proches l’un de l’autre. La convention collective pour les 1.500 salariés de l’usine de Texarkana arrive à expiration début 2012, et le personnel a déjà voté et donné mandat aux dirigeants syndicaux pour lancer un mot d’ordre de grève.

L’élément central des accusations portées par l’USW auprès du NLRB concerne la demande faite par l’entreprise aux membres de l’unité de négociation de ratifier un contrat sans connaître tous les détails d’un plan d’incitation qui pourrait avoir pour résultat d’importantes baisses des salaires. Cooper a insisté pour que sa proposition incomplète soit acceptée, ratifiée et appliquée avant que l’étude nécessaire soit menée à bonne fin. Les travailleurs et travailleuses devraient voter une proposition sans savoir si leurs salaires allaient augmenter ou diminuer, et de combien.

Les autres accusations concernent le refus de l’entreprise de négocier, en conditionnant la poursuite des pourparlers à un changement de position du syndicat dans la négociation en cours, en déclarant que les négociations sont dans une impasse, en discréditant le syndicat dans des réunions avec des membres de l’unité de négociation, en modifiant unilatéralement les conditions d’emploi par une annulation du travail prévu, et en étendant la fermeture du congé du Thanksgiving jusqu’au début du lock-out le 29 novembre.

Les pratiques déloyales comprennent aussi le lock-out en soi et sa poursuite pour appuyer une position de négociation entachée de pratiques de travail illégales citées dans les accusations.
Cooper Tire and Rubber possède des installations de fabrication dans quatre États aux États-Unis et en Angleterre, au Mexique et en Chine. En 2010, Cooper Tire a déclaré des recettes de 3,4 milliards d’USD. L’entreprise emploie près de 13.000 personnes dans le monde. Les installations à Findlay sont rentables.
 

La FIOM combat l'emploi précaire en Indonésie et dans le monde

INDONÉSIE: Près de 300 délégué(e)s appartenant à 76 syndicats dans le monde se sont réunis les 7 et 8 décembre à Jakarta, Indonésie, pour la réunion du Comité central de la FIOM, afin d’évaluer les progrès réalisés et l’efficacité de la FIOM pour promouvoir les droits syndicaux et combattre l’emploi précaire. Le Comité central a également discuté de la création de la nouvelle organisation syndicale mondiale qui mènera de manière unitaire les efforts entrepris par la FIOM, la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) et la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC).

Le premier jour de la réunion, les discussions ont tourné autour des principaux thèmes suivants: l’application du Programme d’action de la FIOM 2009-2013 avec une attention spéciale portée aux droits syndicaux, les réseaux syndicaux dans les STN, la création de syndicats plus puissants, l’emploi précaire et la sécurité sociale.

En faisant le bilan du Programme d’action, les délégué(e)s ont pris connaissance des luttes les plus importantes pour les droits syndicaux menées au cours des deux dernières années, notamment au Mexique, en Turquie, en Corée et en Colombie. L’importance de la poursuite du développement et de la création de réseaux syndicaux dans des STN est considérée comme un moyen important permettant de déclencher une action rapide et efficace en cas d’infraction aux droits. La stratégie de la FIOM pour la création de syndicats plus puissants, notamment par un échange régulier d’informations, s’est avérée être un moyen efficace de renforcer les affiliés du monde entier.

Pour l’emploi précaire et la sécurité sociale, le Comité central a appris que plus tôt dans le courant de l’année, après une longue lutte pour réformer le système de sécurité sociale en Indonésie, une coalition de syndicat et d’organisations non gouvernementales, agissant sous le nom de Comité d’action de sécurité sociale (KAJS) sous la direction de l’affilié de la FIOM, Federasi Serikat Pekerja Metal Indonesia (FSPMI), a réussi a obtenir réparation en justice pour faire bénéficier de la protection de la sécurité sociale les travailleurs et travailleuses dans les secteurs formel et informel.

Toutefois, la campagne n’est pas terminée du fait que des récriminations concernant le décision de justice se feront entendre durant les trois prochaines années. Pour soutenir la campagne pour la protection de la sécurité sociale des travailleurs et travailleuses précaires en Indonésie, la FIOM a demandé instamment aux délégué(e)s du Comité exécutif de la FIOM de signer des cartes postales thématiques pour les adresser au ministère indonésien du Travail.

Wahyu Andrawati, chef du département des salaires et de la sécurité sociale au ministère indonésien du Travail qui assistait à la conférence a souhaité la bienvenue aux participant(e)s à la réunion du Comité central de la FIOM.

Les délégué(e)s ont également été accueillis par la puissance vocale et les chants du chœur des militant(e)s et par le groupe de divertissement Shakila qui exécutait des chants et des danses traditionnels indonésiens.

Les syndicats discutent de la stratégie industrielle à la COP17

MONDE: C’est devenu une tradition pour les syndicats d’organiser en parallèle des évènements sous la bannière du "Monde du Travail" aux réunions de la COP (Conférence des parties dans le cadre de la convention des Nations Unies sur le changement climatique) depuis la COP-15 à Copenhague en 2009. La COP 17 prend place à Durban, Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011.

S’adressant aux travailleurs et travailleuses des ressources, de l’industrie et des industries de transformation, les trois fédérations syndicales internationales ont organisé l’évènement pour discuter d’une base durable pour une transition juste et l’élaboration d’une stratégie industrielle commune pour l’avenir des travailleurs et travailleuses de l’industrie.

Les  participant(e)s à la table ronde étaient invités à envisager un cadre post-Kyoto, un financement pour le climat, une transition juste, une stratégie industrielle et le rôle du syndicat dans l’avenir.

Philemon Shiburi, trésorier national, syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (NUMSA), a souligné l’importance d’une période d’engagement d’un second Kyoto pour les Africains. Les transferts financiers et technologiques sont essentiels. Il faut protéger les emplois actuels tout comme les nouveaux emplois au fur et à mesure du développement des énergies renouvelables.

Arvind Shrouti, analyste, Option positive – Inde, a déterminé les inégalités comme autant d’obstacles à la pérennité et préconisé le renforcement de la démocratie industrielle avec une participation ouvrière aux prises de décision.

Anne Panneels, première conseillère au développement durable à la confédération européenne des syndicats (CES), a décrit certaines tentatives européennes pour concevoir une stratégie industrielle à long terme par le dialogue social, pour obtenir des emplois décents et respectueux de l’environnement incluant une transition juste.

Bob Baugh, directeur exécutif, Conseil syndical industriel (AFL-CIO) – États-Unis, a montré qu’aux États-Unis, beaucoup de syndicats sont engagés dans une politique industrielle qui approuve les concepts de transformation en "emplois verts" et de création de ces emplois par l’utilisation de la technologie, par la formation et l’éducation.

David Macatha, trésorier national, syndicat national des mineurs (NUM) – Afrique du Sud, a déclaré que rien ne sera accompli sans tentatives des travailleurs et travailleuses d’exiger des changements, un travail décent et un renouveau démocratique.

Les exposés ont montré que les travailleurs et travailleuses partagent d’une manière générale l’idée d’une stratégie industrielle et sociale capable de promouvoir la transformation des emplois actuels en un modèle plus durable, ainsi que la création de nouveaux emplois durables qui répondent aux objectifs de l’OIT sur "l’emploi décent". La route conduisant à un avenir durable pour les travailleurs et travailleuses d’aujourd’hui et de demain exige un investissement important dans l’innovation technologique, et une transition juste.

Pour tout renseignement complémentaire, Brian Kohler: [email protected] ou Kan Matsuzaki: [email protected].