Nouvel accord dans l'ingénierie en Afrique du Sud

AFRIQUE DU SUD: Un nouvel accord collectif de trois ans a été conclu le 13 juillet par les syndicats de métallurgistes et les employeurs en Afrique du Sud, après de longues négociations et trois jours de grève par 260.000 métallurgistes dans tout le pays. L’accord a été conclu par les affiliés de la FIOM, National Union of Metal Workers (NUMSA), qui représente la majorité des travailleurs/euses, Metal and Electrical Workers’ Union (MEWUSA) et quatre autres syndicats de métallurgistes avec la Steel and Engineering Industries Federation (SEIFSA), qui représente 9.000 entreprises d’ingénierie. Avec cette victoire importante des travailleurs/euses dans les secteurs de l’ingénierie, de l’automobile, des pneumatiques et du caoutchouc, l’accord ouvre la voie pour l’application d’une nouvelle structure d’emploi à cinq niveaux, un régime de partage de propriété des salariés, et offrira plus de possibilités d’emploi et de développement des compétences. La fédération des employeurs a également accepté le principe d’une augmentation des salaires, qui prend effet au 1er juillet, de 9 pour cent pour les salaires les plus bas, de 8 pour cent pour la catégorie A, et de 8,1 et 7,1 pour cent respectivement pour les années 2008 et 2009. Les parties signataires de l’accord reprendront aussi l’étude de la structure et du moment de l’augmentation des taux salariaux des apprentis et du salaire annuel. Le secrétaire général de NUMSA Silumko Nondwangu décrit l’accord comme un “règlement sans précédent qui dépasse tous les autres règlements négociés dans la plupart des secteurs”.

Adoption d'une nouvelle loi sur le travail en Chine

CHINE: Une nouvelle Loi sur le contrat de travail a été approuvée par le Comité permanent du Congrès national du peuple en Chine le 29 juin. Elle entrera en vigueur en 2008. Cette loi qui renforce la protection des droits des salariés pourrait profiter notamment à des millions de migrants en Chine qui sont victimes actuellement d’infractions endémiques à leurs droits. La Loi sur le contrat de travail confirme que chaque salarié a droit à un contrat de travail écrit qui respecte la réglementation sur le salaire minimum et les règles de sécurité, précise l’indemnité de licenciement en cas de résiliation de contrat pour de nombreux salariés et sur de nombreux lieux de travail, limite le recours à l’emploi temporaire, et rend plus difficile la dénonciation des contrats. La nouvelle loi accorde aussi aux représentant(e)s des salariés la possibilité de négocier une convention collective sur le lieu de travail par le biais de la Fédération pan-chinoise des syndicats (ACFTU) qui est contrôlée par le Parti communiste chinois actuellement au pouvoir. Selon la loi, dans le cas où l’ACFTU n’aurait pas établi de section dans l’entreprise, les salariés ont le droit d’élire leur propre représentant(e) pour négocier une convention collective avec la direction, mais seulement sous la conduite de l’ACFTU. “Tout en se réjouissant de la nouvelle loi sur le travail en Chine, il est de fait que sans une application correcte et rigoureuse, elle risque de ne pas amener de véritables améliorations pour les salariés. En outre, sans le droit d’adhérer à des syndicats indépendants, les salariés disposent de moyens limités pour assurer le respect de leurs droits”, déclare Marcello Malentacchi.

Le syndicat des métallurgistes de Taubaté victime d'une nouvelle agression

BRÉSIL: La confédération nationale des métallurgistes (Confederación Nacional de Metalúrgicos – CNM) a annoncé que le syndicat des métallurgistes de Taubaté, affilié à la CNM/CUT, a été la victime d’une nouvelle agression, lundi 2 juillet, tard dans la soirée. Vers 22h20, cinq coups de feu ont été tirés en direction de la loge du gardien. Heureusement, personne n’a été touché car le garde de sécurité ne se trouvait pas dans la loge quand les coups ont été tirés.

La police militaire et les services technique de la police sont arrivés pour identifier les douilles et les balles trouvées sur les lieux.

Le vice-président du syndicat des métallurgistes de Taubaté, Isaac do Carmo, a déclaré qu’il s’agit encore d’une nouvelle agression contre la liberté et l’autonomie syndicales par une opposition qui veut contester les élections syndicales de cette année.

"Nous sommes à la veille des élections syndicales, qui sont parmi des plus importantes et les plus représentatives dans l’État de São Paulo et dans l’industrie métallurgique au Brésil. Cette façon d’agir montre que l’opposition est désespérée et incapable de mener un débat politique avec les travailleurs/euses au niveau de l’atelier, et qu’elle a opté pour une intimidation psychologique et physique", a déclaré Isaac.

Le syndicat a subi pour la première fois cette l’année une agression le 5 juin quand des charges explosives ont été lancées contre ses bureaux, et le syndicat a reçu un coup de téléphone anonyme d’un individu qui a proféré des menaces de mort contre le président du syndicat, Valmir Marques da Silva.

La FIOM signe un ACI avec Brunel

MONDE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et le syndicat australien AMWU (travailleurs du secteur secondaire) ont signé un accord-cadre international (ACI) avec Brunel, société internationale néerlandaise de recrutement et de commercialisation des services, spécialisée dans l’emploi d’ouvriers qualifiés dans divers domaines: technique, TIC, juridique, financier et assurance, bancaire. Par la signature de cet accord, Brunel officialise son engagement à garantir les droits fondamentaux de la personne en travaillant avec les syndicats et la FIOM. L’accord, qui s’applique initialement aux activités de Brunel entrant dans le cadre de la FIOM, porte en premier lieu sur les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), sur la liberté syndicale, le droit de négocier collectivement, le droit à l’égalité salariale, l’absence de travail forcé ou de travail des enfants, et l’absence de discrimination. L’ACI assure le refus de toute discrimination antisyndicale et prévoit d’agir contre la corruption. Brunel s’engage à appliquer une égalité des chances dans les pratiques de recrutement, le développement continu des compétences et l’assurance d’une rémunération meilleure ou tout au moins égale aux conditions fixées par la législation nationale et les conventions collectives. Brunel s’attend aussi à ce que ses fournisseurs et ses sous-traitants adhèrent aux conventions de l’OIT, et que tout refus de respecter ces normes se solde par des sanctions, y compris l’annulation des contrats dans l’avenir. L’accord a été conclu en réaction à l’utilisation de main-d’œuvre migrante sous contrat temporaire par le gouvernement Howard pour réduire les salaires et les conditions en Australie. “Sous le gouvernement Howard, la main-d’œuvre migrante sous contrat temporaire a été terriblement exploitée avec des frais d’agence importants, un coût excessif pour des habitations de qualité médiocre, le licenciement en cas de blessure, la menace d’une expulsion en cas d’adhésion à un syndicat, et des salaires et des conditions insuffisants”, explique Julius Roe, président de l’AMWU. “Tout en soutenant énergiquement une immigration basée sur le droit des migrants à détenir une citoyenneté totale et d’autres droits, AMWU a cherché à exposer la situation critique de cette main-d’œuvre migrante, et essayé de conclure des conventions collectives avec des entreprises qui cherchent à employer cette main-d’œuvre”, dit-il. “L’accord avec Brunel assure que la main-d’œuvre migrante sous contrat temporaire est seulement embauchée en cas de nécessité absolue, et qu’elle reçoit une formation, bénéficie de salaires et de conditions égales aux autres travailleurs/euses, de la protection du syndicat et de la convention collective. En raison de la nature internationale de l’emploi dans ce secteur, il était nécessaire de conclure un accord international avec le soutien de la FIOM”, ajoute-t-il. Le texte de l’accord est publié sur le site web de la FIOM.

110 000 membres du KMWU en grève contre l'accord de libre-échange

CORÉE DU SUD: Des membres du syndicat coréen des métallurgistes (KMWU) ont donné, le 29 juin, le coup d’envoi d’une série de meetings au centre de Séoul et dans les régions contre l’accord de libre-échange entre la Corée et les États-Unis (Kor-US FTA). À Séoul, 20.000 travailleurs, agriculteurs et étudiants, réunis sous la bannière de la Confédération coréenne des syndicats (KCTU) et de l’Alliance coréenne contre le ‘Kor-US FTA’ (KoA), ont exprimé leur opposition à l’accord signé samedi 30 juin par la Corée et les États-Unis. Le ‘Kor-US FTA’, qui doit encore être ratifié par le Congrès des États-Unis et par l’Assemblée nationale monocamérale de Corée, dressera les travailleurs coréens et américains les uns contre les autres dans une course vers le moindre coût, tout en permettant la mobilité des capitaux et la spéculation financière. L’accord qui omet d’inclure une protection sérieuse des droits fondamentaux des travailleurs/euses est basé sur un système dans lequel la croissance économique est obtenue par la destruction des bons emplois, l’augmentation du travail précaire et la remise en cause du système universel de santé et des autres services publics. Avant les meetings de vendredi, le KMWU avait organisé une série de grèves régionales et nationales contre le ‘Kor-US FTA’, en se déclarant très inquiet de l’impact de l’accord de libre-échange sur ses membres. Les employeurs ont déjà déposé des demandes de dommages-intérêts pour pertes économiques, qui ont amené le gouvernement à mener une enquête sur 67 permanents du KMWU et à lancer 27 mandats d’amener contre des dirigeants du KMWU, notamment son président, son premier vice-président, son secrétaire général et 14 présidents de sections syndicales régionales. Le 28 juin, 110.000 membres du KMWU ont cessé le travail dans tout le pays, notamment les membres du syndicat KMWU chez Hyundai Motors à Ulsan qui ont cessé la production à 12h30. La main-d’œuvre chez Hyundai Motors a subi le plus fort des attaques du gouvernement, des employeurs et de la presse pour son combat contre l’accord de libre-échange. Pour éviter de violentes mesures de répression lors d’un meeting de masse, les travailleurs/euses ont organisé des meetings moins importants dans neuf endroits différents du complexe industriel près de leurs chaînes de montage. Environ 9.000 membres du KMWU ont fait grève le 25 juin dans les régions de Chungcheong et de North Jolla, et plus de 20.300 travailleurs dans la région métropolitaine de Séoul et dans la province Kwangju/South Jolla ont cessé le travail le 26 juin, ainsi que 38.000 travailleurs mercredi dans la région de Yeongnam. La Confédération syndicale internationale (CSI) et la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (TUAC), se sont joints à la FIOM et à plusieurs de ses affiliés, ainsi qu’à d’autres organisations, pour envoyer des lettres de solidarité au KMWU à l’occasion de sa première grève nationale depuis sa constitution en syndicat d’industrie.

Agression contre un défenseur des familles de Pasta de Conchos

MEXIQUE: Le 19 juin, vers 19h 30, Dr Cristina Auerbach Benavides, membre de l’organisme ‘Mexican Pastoral for Workers’ qui soutient la lutte des familles des mineurs morts dans la tragédie de Pasta de Conchos, a été victime d’une agression devant son domicile. Revenant de la gare routière au nord de Mexico où elle avait laissé des familles de Pasta de Conchos de Nueva Rosita et Palaú dans l’État de Coahuila qui revenaient d’une manifestation devant les bureaux de Grupo México, Dr Cristina Auerbach Benavides a été tirée de sa voiture par des hommes armés. Ils sont alors partis dans sa voiture, en emmenant des objets personnels (carte d’identité, carte de crédit, cartes bancaires, un téléphone mobile, un micro-injecteur d’insuline, un trousseau de clés avec toutes ses clés), d’importants documents sur l’affaire Pasta de Conchos et une clé de mémoire (USB) avec des copies de documents du dossier de Pasta de Conchos. Aucun bijou ou autre objet de valeur n’a été dérobé bien que les agresseurs aient très facilement pu le faire. Ils ont alors démarré, escortés par une Ford Focus de couleur argentée. Ces deux derniers mois, Dr Auerbach a été suivie par une camionnette noire Expedition, une Focus de couleur dorée et une Focus de couleur argentée. Au cours des derniers mois, les familles des mineurs qui ont perdu la vie dans la tragédie de Pasta de Conchos ont lutté contre l’interruption décidée par Minera México de l’opération de remontée à la surface des corps des mineurs, le licenciement de la plupart des travailleurs par l’entrepreneur, General de Hulla, et l’échec du ministre du Travail et du Bien-être social de respecter les accords conclus avec les familles au sujet de la remontée des corps. Pastoral for Workers et le Centre diocésain des droits de la personne ont dénoncé l’agression de Cristina Auerbach et décidé d’engager une action d’urgence pour s’assurer que ce crime ne reste pas impuni. Le bureau régional de la FIOM a écrit au Président du Mexique, pour lui demander d’ouvrir une enquête et de punir les responsables de cette agression.

Les métallurgistes coréens en grève contre l'accord de libre-échange

CORÉE/ÉTATS-UNIS: Plus de 9.000 membres du syndicat coréen des métallurgistes (KMWU) de la région Chungcheong-namdo font grève aujourd’hui, 25 juin, pour protester contre l’accord de libre-échange entre la Corée du Sud et les États-Unis, dont la signature est prévue pour le 30 juin. Les grévistes appartiennent à des entreprises de la région produisant des pièces et composants d’automobile comme Modine, VDO Siemens, Riken, Tata Daewoo et GM Daewoo. Cette mobilisation marque le début d’une série de grèves régionales qui aboutira à un ordre de grève nationale lancé par le KMWU pour les 28 et 29 juin. Le syndicat a décidé d’avoir recours à la grève pour assurer la défense des intérêts de ses membres, et ce en dépit de la décision du gouvernement de considérer la grève comme un acte illégal, en menaçant d’appliquer la loi pour s’opposer à la décision prise par le syndicat. Les syndicats américains continuent de s’opposer à l’accord de libre-échange, y compris par des pressions exercées sur des membres du Congrès. Les syndicats des deux pays s’opposent à l’accord de libre-échange en raison d’une absence de dispositions destinées à protéger les droits fondamentaux des salariés, et des menaces qui en découlent sur l’emploi et les conditions d’emploi dans les deux pays. “L’accord de libre-échange amènera une accélération des mouvements de capitaux et de la spéculation financière, qui conduiront les salariés américains et coréens à se dresser les uns contre les autres dans des restructurations sans fin et une dégradation des salaires, de la stabilité de l’emploi et des conditions de travail”, écrivent dans un communiqué commun les présidents de l’UAW et du KMWU, Ron Gettelfinger et JUNG Gab-Deuk, pour marquer leur opposition à l’accord de libre-échange. Le texte du communiqué se trouve sur le site web de la FIOM. Dans une allocution de soutien aux syndicats, le secrétaire général de la FIOM, Marcello Malentacchi, a déclaré : “Pour négocier cet accord, aucun des deux gouvernements n’a évalué l’impact probable sur le plan économique et le plan social pour les travailleurs/euses. Cet accord de libre-échange entre les États-Unis et la Corée du Sud néglige d’inclure une protection sérieuse des droits fondamentaux des travailleurs/euses, et menace le nombre des emplois et les conditions d’emploi dans les deux pays”. La FIOM a envoyé une lettre de soutien, publiée sur le site web de la FIOM, dans laquelle elle exprime sa solidarité avec le KMWU en Corée du Sud qui organise sa première grève depuis sa constitution, l’année dernière, en syndicat d’industrie représentant 150.000 métallurgistes. La FIOM demande à ses affiliés de soutenir les syndicats sud-coréens en envoyant des lettres de solidarité à : JUNG Gab-Deuk
Président du KMWU
Télécopie: +82 2 2670 9501
ou
Email: [email protected]

Réunion des communicateurs de la FIOM

SUISSE: La mobilisation générale contre les emplois précaires était l’un des principaux sujets examinés par 40 participant(e)s au Forum des communicateurs de la FIOM organisé à Genève les 20 et 21 juin. À cette réunion, les délégué(e)s ont entendu des rapports sur la manière dont les métallurgistes sont de plus en plus touchés par les emplois précaires dans de nombreuses parties du monde, et ont débattu sur la meilleure façon pour les syndicats de parvenir à une mobilisation générale contre les emplois précaires. Les délégué(e)s ont ensuite eu pour tâche de présenter des photos et de courts textes destinés à montrer les visages et illustrer la vie des travailleurs/euses de leur pays qui occupent des emplois précaires dans les secteurs de la métallurgie. Des détails sur l’enjeu ’emplois précaires photo/journalisme’ se trouve sur le site web de la FIOM here. Au début de la réunion, Elizabeth Lukin de l’organisation ‘Essential Media Communications’ a rendu compte de la stratégie et de l’efficacité de la campagne du mouvement des syndicats australiens “Your Rights at Work” (vos droits dans le travail), qui inclut des efforts considérables en matière de relations avec la presse, des publicités à la télévision et un activisme au niveau local. L’utilisation de courts métrages comme moyen de communication avec les membres des syndicats et d’autres personnes sur les questions syndicales était inscrite au programme de la réunion, suivie par une présentation spéciale, le soir, de courts métrages dans un cinéma local. Les journaux syndicaux et l’accès des syndicats aux grands organes de presse dans l’avenir ont donné lieu à une discussion animée. Les délégué(e)s ont aussi fourni une information en retour pour relancer la publication trimestrielle de la FIOM, Metal World. Des délégué(e)s de la FIOM de 17 pays représentant chaque région du monde ont participé à la réunion, avec des représentant(e)s de la communication de la Confédération syndicale internationale (CSI), de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), de l’Internationale du bâtiment et du bois (IBB), de la Fédération internationale des ouvriers du transport (FIOT) et de la Fédération européenne des métallurgistes (FEM).

L'ACI Rheinmetall est au point mort

ALLEMAGNE: Les 12 et 13 juin 2007, des représentants syndicaux d’installations Rheinmetall et des responsables syndicaux de plusieurs pays — Autriche, Brésil, Allemagne, France, Italie, Espagne et Suisse — se sont rencontrés à Neckarsulm, Allemagne, pour parler de l’application des “principes de responsabilité sociale” (accord-cadre international) qui avaient fait l’objet d’un accord entre Rheinmetall, la FIOM et le comité d’entreprise européen. Malgré les tentatives de la FIOM et de IG Metall d’ouvrir, de bonne foi, un dialogue avec l’entreprise sur l’application de l’ACI, la direction a refusé d’accorder son soutien à la tenue de cette réunion avec la FIOM et IG Metall, et de prendre la parole devant les participant(e)s. Dans un article publié dans le quotidien allemand Frankfurter Rundschau, Jürgen Peters, Président de la FIOM et de IG Metall, critique cette absence de soutien qualifiée de “violation de l’accord conclu”. Il estime que la direction ne respecte pas les règles du jeu démocratique et apparaît comme “déméritoire”. L’article (en allemand) se trouve sur ce lien: http://www.fr-online.de/in_und_ausland/wirtschaft/aktuell/?em_cnt=1155542& La réunion a donné lieu à un échange d’informations sur la situation actuelle dans plusieurs établissements du groupe. Elle a permis d’établir un réseau international et une plate-forme mondiale de communication pour les travailleurs/euses et les syndicats de Rheinmetall. Les représentants brésiliens qui ont rendu compte, notamment, des graves infractions aux normes de santé et de sécurité dans l’usine Rheinmetall à Nova Odessa, São Paulo, demandent instamment à la FIOM d’intervenir auprès de la direction. Il a été convenu que la FIOM, conjointement avec IG Metall et le comité d’entreprise européen, cherchera à reprendre contact avec la direction pour amorcer un dialogue constructif sur l’application de l’accord dans les installations de l’entreprise et sa chaîne d’approvisionnement dans le monde entier. Rheinmetall est un fabricant allemand de composants de l’automobile, d’équipements et d’électronique dans le domaine de l’armement. L’accord-cadre signé fin 2003 concerne environ 25.000 salariés dans plus de 20 unités de production du monde. Pour tous renseignements complémentaires: http://www.imfmetal.org/main/index.cfm?n=47&l=2&c=8837

Nouveau numéro de Metal World sur l'Afrique

GENÈVE: Dans ce numéro de Metal World, nous tournons notre attention vers l’Afrique et le Zimbabwe où, dans ce pays, des métallurgistes qui travaillent à plein temps, vivent dans la rue et n’ont même pas les moyens de retourner chez eux. Dans les jours qui ont précédé le “stay away” national des 3 et 4 avril (non-participation), le personnel de la FIOM a eu des entretiens clandestins au Zimbabwe avec des travailleurs/euses et des responsables syndicaux qui acceptent de risquer leur vie pour un salaire qui leur permet tout juste de subsister. Cet article est dédié à ces syndicalistes courageux. Il présente un récit de première main sur la vie odieuse menée au quotidien par des métallurgistes qui peuvent à peine se maintenir en vie. Un reportage spécial de Metal World montre en détail le travail effectué par la FIOM pour créer des syndicats viables en Afrique. Il aborde les défis sérieux auxquels les syndicats sont confrontés. L’article laisse entendre que les syndicats sectoriels n’ont pas d’avenir en Afrique, mais bien plutôt, “les travailleurs/euses, leurs syndicats et la FIOM qui doivent utiliser les ressources disponibles et engager des efforts pour créer des syndicats financièrement indépendants qui ne dépendent pas de sources de financement extérieures et sont mieux à même d’exiger des changements qui amèneront un développement durable dans la région”. Ce numéro couvre également la victoire partielle au Mexique, la première conférence mondiale Boeing, la journée d’action GM-Europe, le Premier Mai sanglant en Turquie, et encore bien d’autres sujets. Le magazine va bientôt changer de présentation. Nous vous demandons de participer à l’enquête FIOM Metal World qui se trouve sur le site web www.imfmetal.org. Metal World est publié gratuitement quatre fois par an. Pour vous inscrire sur la liste de diffusion de Metal World, envoyez un courriel à: [email protected]. Metal World peut aussi être consulté et téléchargé sur le site web de la FIOM.