Brésil: Priorité accordée aux ACI

BRÉSIL: Fernando Lopes, directeur de la création de syndicats à la FIOM, a rencontré à São Paulo, le 1er et le 2 octobre, des représentants d’entreprises multinationales au Brésil, signataires d’un accord-cadre international (ACI).

La réunion a examiné les conditions d’application de ces accords par les entreprises. En outre, les confédérations de métallurgistes affiliées à la FIOM des deux centrales syndicales, CNM/CUT et CNTM/FS, ont signé un accord de coopération pour assurer le contrôle des conditions chez les fournisseurs des entreprises multinationales signataires d’un ACI. Les fournisseurs de ces entreprises ont l’obligation contractuelle d’appliquer les dispositions contenues dans ces accords.

Douze entreprises étrangères qui ont des installations au Brésil ont signé un ACI, et ont accepté à ce titre de respecter les droits de la personne et les conventions de base de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Les entreprises et leurs fournisseurs qui veulent être considérés comme "responsables socialement" doivent s’engager, par exemple, à ne pas avoir recours aux méthodes suivantes:

CNM/CUT et CNTM/FS ont aussi accepté lors de la réunion de travailler de concert pour prendre contact avec six entreprises multinationales brésiliennes dans le but d’obtenir la signature d’un ACI avec la FIOM.

SIF et HTF fusionnent pour former Unionen

SUÈDE: La Fédération des employés du commerce (HTF) a fusionné avec le Syndicat suédois des employés et techniciens d’industrie (Sif) pour former Unionen, le plus grand syndicat du secteur privé avec environ un demi-million de membres.

Les congrès de HTF et de Sif, réunis le 3 octobre 2007, ont approuvé la création du nouveau syndicat qui prendra effet le 1er janvier 2008. Unionen deviendra le deuxième syndicat du pays avec des membres présents sur 66.000 lieux de travail dans toute la Suède. Unionen aura 45.000 représentant(e)s élu(e)s et 27 bureaux régionaux dans le pays.

Mari-Ann Krantz, présidente actuelle de Sif, assurera la présidence de Unionen jusqu’au prochain Congrès du syndicat qui aura lieu en octobre 2008, et Bengt Olsson, actuellement président de HTF, deviendra vice-président de Unionen. Stefan Carlsson, Sif, Cecilia Fahlberg, HTF, et Peter Hellberg, Sif, seront les vice-présidents adjoints de Unionen.

Sif est affilié à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie.

La FIOM et l'ICEM signent un ACI avec Umicore

BELGIQUE: Umicore, groupe belge de la métallurgie, spécialisé dans la technologie des métaux, les produits chimiques et les catalyseurs, a signé aujourd’hui un accord-cadre international, conjointement avec la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM). L’accord dont l’initiative revient au syndicat belge Centrale chrétienne du métal de Belgique (CCMB), est d’une durée de quatre ans et prévoit l’établissement d’un comité conjoint chargé de revoir et de contrôler l’accord.

L’accord comporte six articles: droits de la personne, conditions de travail, environnement, application de l’accord, contrôle et validité de l’accord.

Sous la rubrique des droits de la personne, Umicore s’engage à se conformer à la Déclaration des Nations Unies sur les droits de l’homme, ainsi qu’aux normes fondamentales du travail de l’Organisation internationale du Travail (OIT), en particulier aux conventions de l’OIT 87 et 98 sur la liberté syndicale et la négociation collective, et à d’autres conventions concernant le travail des enfants, le travail forcé, la non-discrimination et l’égalité des chances.

Sous la rubrique concernant les conditions de travail, l’entreprise approuve la convention 100 de l’OIT sur une rémunération juste et raisonnable, et s’engage à ne pas compromettre les conditions de sécurité et de santé sur tous les lieux de travail. Les principes en matière d’environnement incluent un plan en six points centré sur le développement durable.

"Nous sommes heureux de nous joindre à la FIOM pour l’établissement de normes mondiales avec Umicore," déclare Manfred Warda, secrétaire général de l’ICEM. "Umicore est une entreprise dont l’activité s’étend sur plusieurs secteurs, y compris ceux couverts par l’ICEM et la FIOM".

"Nous sommes persuadés que grâce à nos affiliés, la FIOM tout comme l’ICEM fera respecter les pratiques sociales les meilleures chez Umicore," déclare Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM.

L’accord-cadre est signé conjointement par les syndicats belges/fédérations Metaal/FGTB-ABVV, CGSLP-ACLVB, et CSC-ACV, la fédération à laquelle la CCMB est affiliée.

Umicore a son siège à Bruxelles et emploie 14.000 personnes dans 35 pays. L’entreprise a été créée en 1906 comme société minière belge au Congo, et a changé en 2001 son nom Union Minière pour s’appeler Umicore.

Le texte de l’accord se trouve sur le site web de la FIOM.

Manifestation virtuelle contre IBM dans Second Life

ITALIE: Les salariés d’IBM en Italie vont porter leur conflit avec le géant de l’informatique dans le monde virtuel, demain 27 septembre de 9 heures à 21 heures GMT.

Au cours des discussions sur le renouvellement d’une convention collective avec IBM en Italie, le comité d’entreprise, soutenu par la majorité des salariés de IBM en Italie, a demandé une légère augmentation salariale. IBM a répondu en annulant leur "productive results benefit" (prestations axées sur les résultats de la production), ce qui a occasionné une perte de 1.000 euros par an pour chaque salarié. L’entreprise a refusé de discuter avec les représentants de la main-d’œuvre, soit 9.000 salariés en Italie.

Les membres et leurs supporters protesteront dans les “îles” virtuelles de IBM dans Second Life, un espace virtuel utilisé pour promouvoir l’entreprise et créer de nouveaux liens avec la clientèle. Des piquets de protestation Real-life (vie réelle) devant les bureaux de IBM en Italie accompagneront le piquet virtuel avec la distribution par les salariés d’une information sur le conflit.

La manifestation virtuelle qui est la première du genre a attiré une attention considérable de la presse. L’action de l’organe de coopération des salariés de IBM en Italie a reçu le soutien de syndicats mondiaux comme l’UNI et la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, et des salariés de IBM dans 18 pays au moins. Pour en savoir davantage sur la manière de participer à cette manifestation virtuelle, visitez: http://www.union-network.org/uniwebmasters.nsf/SLIBM-fr?OpenForm.

Publication de l'étude 2006 sur les infractions aux droits syndicaux

MONDE : Au total, 144 syndicalistes ont été assassinés en assurant la défense des droits des travailleurs/euses en 2006, tandis que plus de 800 ont été roués de coups ou torturés, selon l’étude annuelle sur les infractions aux droits syndicaux, publiée par la Confédération syndicale internationale. Le rapport de 379 pages dénonce avec documents à l’appui près de 5.000 arrestations et plus de 8.000 licenciements de travailleurs/euses en raison de leurs activités syndicales. Il examine également 484 nouveaux cas de syndicalistes maintenus en prison par des gouvernements. Le rapport rend compte de licenciements en masse, de violences physiques, de détentions et de menaces contre des travailleurs/euses et leurs familles dans des pays de chaque région du monde.

Des dictatures et des gouvernements autoritaires dans des pays comme la Biélorussie, la Birmanie, la Chine, Cuba, la Guinée équatoriale, l'Iran, la Corée du Nord et plusieurs États du Golfe, maintiennent l’interdiction des syndicats indépendants, avec plus de 100 travailleurs chinois détenus dans des conditions épouvantables dans des prisons et des camps de travail forcé.

L’étude signale également l’hostilité de plus ne plus courante de certains gouvernements à l’égard des droits fondamentaux des travailleurs/euses dans plusieurs pays industrialisés, notamment en Australie, où la législation décrétée par le gouvernement et appelée de manière trompeuse "WorkChoices" (choix de travail) prive la main-d’œuvre de toute une série de droits et d’avantages, et impose des restrictions considérables à l’activité syndicale qui s’accompagnent de lourdes amendes pour les simples travailleurs/euses et les syndicats officiels. Aux États-Unis, une décision du National Labour Relations Board (Bureau des relations du travail) prive des millions de personnes du droit de se syndiquer.

Les activités antisyndicales d’un certain nombre d’entreprises multinationales, notamment des contrevenants à répétition comme les filiales et les fournisseurs de Coca Cola, comme Wal-Mart, Goodyear, Nestlé et Bouygues sont sous le feu des projecteurs.

Les travailleuses en particulier continuent de faire face à la répression, notamment en raison de l’exploitation d’une main-d’œuvre en grande partie féminine dans les zones franches d’exportation en Asie, en Afrique et en Amérique latine, avec de nombreux cas de licenciements et de refus catégorique des employeurs de reconnaître les droits les plus fondamentaux de leurs salariés.

Le rapport est disponible en quatre langues — français, anglais, espagnol et allemand — sous forme de document imprimé ou en ligne: http://survey07.ituc-csi.org/.

UAW arrête la production chez GM aux États-Unis

ÉTATS-UNIS: 73.000 membres du syndicat United Auto Workers (UAW) se sont mis en grève lundi dans des usines de General Motors aux États-Unis après la rupture d’intenses négociations pour un contrat portant sur la sécurité de l’emploi, les investissements futurs sur les produits, les délocalisations et la couverture sociale des membres actifs.

L’accord collectif qui couvre les salariés de l’automobile employés chez GM dans 82 installations aux États-Unis, notamment des usines de montage et de fabrication de pièces et de composants, ainsi que des entrepôts, a pris fin le 14 septembre à minuit. Les négociateurs ont négocié durant neuf journées d’extension du contrat dans l’espoir d’aboutir à un accord, ce qui ne s’était jamais vu.

"Nous sommes choqués et déçus que General Motors refuse de reconnaître et d’apprécier notre contribution au cours des quatre dernières années," déplore Ron Gettelfinger, président de l’UAW, en faisant remarquer que les membres de l’UAW ont fait beaucoup de concessions à GM ces dernières années, notamment en renonçant à un ajustement sur le coût de la vie dans le contrat de 2003, un règlement sur les soins de santé en 2005 qui s’est traduit par une augmentation des frais médicaux pour les retraités, une coopération avec GM sur son plan de restructuration portant sur la fermeture de plusieurs usines aux États-Unis et une réduction de 34.000 heures de travail, et un règlement avec Delphi Corp. pour un paiement comptant en échange de salaires moins élevés.

"Il est évident que nous sommes très concernés par cette entreprise", a déclaré Gettelfinger au Detroit News, "Nous avons fait beaucoup de choses pour l’aider. Nous sommes déçus par ce cycle de négociations en découvrant qu’il s’agit de négociations à sens unique — qui vont dans le sens de GM au détriment des salariés".

Selon Cal Rapson, vice-président de l’UAW et directeur du département GM du syndicat, ces négociations à sens unique sont "un échec total de GM qui refuse de tenir compte des besoins raisonnables et des préoccupations de nos membres".

"En 2007, des cadres de l’entreprise ont continué de s’accorder des primes alors qu’ils demandaient à nos membres d’accepter une baisse de leur niveau de vie", dit Rapson en mentionnant les récentes décisions de la U.S. Securities and Exchange Commission (équivalent américain de la Commission des opérations en bourse) qui ont révélé un nombre de bonifications exceptionnelles sous forme d’actions portant sur des millions de dollars, attribuées à des cadres de haut niveau dans l’automobile en dépit des réductions massives d’emplois et des attaques sur les salaires, les conditions de travail et les prestations des salariés dans l’automobile. Chez GM, le directeur général Rick Wagoner a s’est vu attribuer des actions assujetties à des restrictions d’une valeur de 2,8 millions de dollars et 500.000 options sur actions d’une valeur de 1,4 million de dollars. Dix-huit autres cadres chez GM ont aussi reçu des primes sous forme d’options sur actions assujetties à des restrictions.

Cette grève d’ampleur nationale, la première chez un constructeur automobile aux États-Unis depuis 37 ans, a obtenu un soutien considérable au niveau national et international. L’organisation International Brotherhood of Teamsters a déclaré vouloir faire honneur aux piquets de grève de l’UAW devant les installations GM en ne livrant pas de voitures de marque GM. Le syndicat des Teamsters représente 10.000 personnes chargées du transport de véhicules.

Canadian Auto Workers (CAW) qui prévoit que la grève touchera jusqu’à 100.000 de ses membres, demande instamment un soutien en indiquant que les salariés membres du CAW ne se serviront pas de pièces provenant d’usines GM en grève aux États-Unis. "GM semble vouloir faire payer par les salariés et leurs collectivités les problèmes causés par un commerce inéquitable et un déluge d’importations ", déclare Buzz Hargrove président du CAW. "Nous devons nous rassembler et faire preuve de solidarité." Les salariés de l’automobile au Brésil et en Europe ont déjà exprimé solidairement leur soutien à l’UAW.

Marcello Malentacchi, secrétaire général de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), qui représente plus de 200 syndicats de métallurgistes dans plus de 100 pays du monde entier, reconnaît que la grève chez GM et les acquis qui résulteront de cette démonstration de force collective sont importants pour les salariés au-delà des frontières des États-Unis. "La FIOM soutient sans réserve les efforts de nos camarades de l’UAW dans leur lutte pour le maintien de bons emplois dotés d’une étiquette syndicale — des emplois qui garantissent aux salariés des salaires naturels, de faire entendre leur voix sur le lieu de travail, des protections de santé et de sécurité, et une sécurité d’emploi. Ce sont des choses pour lesquelles nous luttons tous et toutes en tant que syndicalistes".

MISE À JOUR

26 septembre: l’UAW met fin à la grève chez GM après avoir obtenu un accord provisoire portant sur des discussions pour un contrat. Les salariés reprennent le travail aujourd’hui et la ratification de l’accord par les membres de l’UAW commencera cette semaine.

Répression au Zimbabwe: un membre du NEWU est roué de coups et arrêté

ZIMBABWE: Les jours qui ont précédé et suivi le second “stayaway” (non-participation) organisé par le Zimbabwe Congress of Trade Unions (ZCTU), les forces de sécurité du gouvernement ont pénétré de force dans les logements de dirigeants syndicaux, arrêté des syndicalistes et des membres de leur famille, roué de coups et arrêté des personnes qui manifestaient dans le calme.

Selon certains rapports, pas moins de dix militants et dirigeants du ZCTU ont été arrêtés entre le lundi 17 septembre et le jeudi 20 septembre. Parmi eux, Michael Kandukutu, organisateur national du ZCTU, Tennyson Muchepfa du National Engineering Workers’ Union (NEWU), et Justice Mucheni de la Food Federation ont été roués de coups et embarqués le 17 septembre pendant la distribution de tracts du ZCTU appelant les travailleurs/euses à un “stayaway” le 19 et le 20 septembre. Le NEWU est affilié à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie.


Les trois hommes ont été battus et interrogés pendant deux jours avant d’être inculpés de “nuisance criminelle” et mis en liberté provisoire sous caution. Leur procès est fixé au 3 octobre.

Le 18 septembre, Reason Ngwenya, président régional du ZCTU en Matebeleland, a été arrêté par la police à Bulawayo. Ce soir là, les forces de sécurité ont aussi pénétré de force dans le logement du président du ZCTU Lovemore Matombo. Constatant l’absence du dirigeant syndical, elles ont arrêté son frère Kenneth Matombo et une autre personne pour forcer Lovemore Matombo à sortir du lieu où il se cachait. Les deux personnes arrêtées ont été rouées de coups durant leur garde à vue avant d’être relâchées le jour suivant.

Dans le même temps, 200 personnes au moins s’étaient rassemblées devant l’ambassade du Zimbabwe à Londres, par solidarité avec les travailleurs zimbabwéens qui participaient à un “stayaway” de masse le 19 et le 20 septembre. Le ZCTU avait lancé un appel pour deux jours de boycottage pour protester contre le blocage des salaires imposé par le gouvernement du Président Robert Mugabe le 29 août qui interdit toute augmentation salariale sans l’autorisation du gouvernement, et impose un gel des loyers, frais de scolarité et frais de gestion durant les six prochains mois. La non-application de la nouvelle loi est passible d’une amende ou d’une peine de six mois d’emprisonnement.

Une semaine à peine après l’interdiction de toute augmentation salariale des pauvres travailleurs/euses du pays, Mugabe s’est octroyé lui-même une hausse de ses émoluments qui sont passés de 62 millions de Z$ par an à 1,4 milliard de Z$.

Les travailleurs/euses se battent pour obtenir l’alignement des salaires sur la ligne de référence de la pauvreté, qui est réajustée chaque mois sur le taux d’inflation dans le pays, qui atteint actuellement le taux record de 7.600 pour cent.

Succès pour certains, mais la lutte continue chez Tristar

AUSTRALIE: Après plus d’une année de lutte, les négociateurs syndicaux ont réussi à assurer des indemnités de licenciement à la plupart des salariés restant au chômage chez le fabricant de pièces d’automobiles Tristar. L’entreprise a annoncé à 23 salariés qu’ils recevront toutes les indemnités de licenciement auxquelles ils ont droit, conformément aux dispositions de l’accord assuré par leur syndicat.

Quant aux neuf salariés restants, une solution devrait être trouvée dans les prochains jours, déclare Martin Schutz, organisateur du syndicat australien Manufacturing Workers’ Union (AMWU). “Mais nous poursuivons notre campagne jusqu’à ce que le dernier salarié ait été intégralement indemnisé “.

Le conflit Tristar a commencé quand l’usine a effectivement mis fin à ses opérations en avril 2006, tout en gardant les membres les plus anciens de son personnel, dont certains travaillaient depuis 45 ans dans l’entreprise, pour éviter de payer les indemnités de licenciement. Tristar Steering and Suspension tentait de se servir de la nouvelle législation australienne sur les relations industrielles pour économiser des centaines de milliers de dollars en gardant des salariés “au chômage” sur les registres du personnel jusqu’à l’expiration de la durée du contrat avec le syndicat.

La convention collective, qui spécifiait le paiement de quatre semaines de salaire par année de service en cas de mise au chômage technique, prenait fin en février 2007. L’entreprise attendait l’expiration des conditions spécifiées dans l’accord pour n’être obligé de verser que 12 semaines de salaire aux membres du personnel mis au chômage.

En plus d’assurer aux salariés les indemnités auxquelles ils ont droit, la campagne Tristar a réussi également à protéger du même sort des milliers d’autres travailleurs/euses en Australie. Embarrassé par la publicité autour de cette affaire, le gouvernement australien a prolongé jusqu’à 12 mois la clause de licenciement pour chômage technique. Depuis lors, cette disposition a été étendue à deux ans après les pressions exercées par le syndicat AMWU et des groupes de défense communautaires.

Arcelor Mittal établit un Conseil mondial

CANADA/MONDE: Les syndicats représentant les travailleurs/euses de Arcelor Mittal dans plus de 20 pays du monde entier ont voté à l’unanimité l’établissement d’un Conseil mondial Arcelor Mittal à la première réunion mondiale Arcelor Mittal organisée à Montréal, Canada, les 16-17 septembre par la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie.

Les délégué(e)s se sont engagé(e)s à lutter pour réaliser les objectifs communs, parmi lesquels:
• Des conventions collectives plus fortes capables d’assurer des salaires décents, des pensions de retraite, des lieux de travail sûrs, et d’exprimer une opinion dans les décisions de l’entreprise qui concernent la vie des salariés.
• Des investissements de l’entreprise pour obtenir des installations nouvelles et modernisées, des normes environnementales les plus élevées et de nouveaux développements.
• Des lieux de travail sûrs et sains, et des méthodes d’exploitation écologiquement viables, saines et sûres, pour les familles et les collectivités.
• Le respect des droits de la personne dans les collectivités concernées par les activités de l’entreprise, et le respect du droit à la représentation syndicale.
• Un accès total à l’information concernant les acquisitions, fusions, stratégies d’investissement et autres développements qui exercent un impact sur les membres de nos syndicats.
• Le maintien de l’intégrité de la relation d’emploi, l’élimination de la délocalisation et de la sous-traitance.
• L’application des normes internationales du travail reconnues dans le monde.

Outre l’établissement d’un Conseil mondial Arcelor Mittal, l’accord insiste également pour étendre l’accord-cadre international (ACI) actuellement en vigueur entre la FIOM, la Fédération européenne des métallurgistes et Arcelor, afin d’y inclure toutes les activités Mittal. Les discussions entre la FIOM et Arcelor Mittal sur l’application de l’ACI ont bien débuté, quand prenant la parole à la conférence, Lakshmi Mittal, directeur général de Arcelor Mittal, a affirmé que l’entreprise s’engage à œuvrer pour “élever le niveau” des normes de santé et de sécurité dans le monde entier.

Bernard Fontana, vice-président directeur des ressources humaines de Arcelor Mittal qui assistait aussi à la réunion, a dit que la direction espère que pour l’application de l’ACI, “le plus tôt sera le mieux”, et que l’entreprise est prête à allouer les ressources nécessaires pour assurer l’exécution en règle de l’ACI.

Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM, fait preuve d’optimisme en ce qui concerne les discussions sur l’ACI tout en notant que “les droits syndicaux et les droits de la personne ne sont pas négociables car il s’agit de droits acquis. C’est pourquoi, j’espère que nous signerons le même accord sous un nouveau nom, ACI Arcelor Mittal.”

L’ACI Arcelor avait été signé en septembre 2005.

Accord entre Arcelor Mittal et les syndicats sur la santé et la sécurité


MONDE: La plus grande entreprise sidérurgique mondiale, Arcelor Mittal, et les syndicats qui représentent son personnel dans plus de 20 pays, annoncent aujourd’hui (17 septembre) la décision d’adopter une nouvelle approche innovatrice pour traiter les problèmes de santé et de sécurité dans l’entreprise.

Réunis à Montréal pour la première conférence mondiale de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie sur Arcelor Mittal et ses syndicats, l’entreprise et les syndicats se sont engagés à entreprendre un programme commun d’éducation et de formation, destiné à améliorer les normes de santé et de sécurité dans toute l’entreprise.

Cette nouvelle approche permettra la mise en place d’un groupe de réflexion paritaire composé d’experts syndicaux du monde entier sur la santé et la sécurité, qui portera son attention sur les usines du groupe pour chercher à améliorer considérablement la situation en matière de santé et de sécurité. Grâce à leur engagement de travailler ensemble, les syndicats et l’entreprise ont pour dessein d’éliminer les risques encourus par les travailleurs/euses dans leurs tâches quotidiennes.

Pour Marcello Malentacchi, secrétaire général de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, “la question de la santé et de la sécurité au travail est sans aucun doute la plus importante pour les travailleurs/euses, quel que soit le pays ou la région du monde où ils/elles vivent”.

Leo Gerard, Président international du syndicat United Steelworkers ajoute que “Arcelor Mittal est l’une des aciéries les plus lucratives au monde. Mais ce qui fait la force de toute grande entreprise, ce n’est pas seulement son bilan de fin d’année, mais la manière dont elle traite son personnel”.

Selon Lakshmi Mittal, Président et Directeur général de Arcelor Mittal, “Arcelor Mittal place la santé et la sécurité en tête de ses priorités. Nous nous engageons à assurer les normes les plus élevées pour nos salariés. Nous sommes heureux et encouragés à nous joindre aux syndicats dans la perspective commune d’être l’entreprise sidérurgique la plus sûre au monde. L’une de nos premières initiatives communes depuis la fusion de Arcelor et de Mittal a été de faire du 6 mars 2007 une journée mondiale sur la sécurité et la santé, ce qui a permis à la direction et aux syndicats du monde entier de s’engager simultanément à réaliser nos objectifs en matière de santé et de sécurité.”

Arcelor Mittal est la plus grande entreprise sidérurgique au monde avec 61 usines dans 27 pays. Les syndicats des pays suivants ont pris part à la réunion à Montréal: Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Canada, Espagne, États-Unis d’Amérique, France, Inde, Italie, Libéria, Luxembourg, Macédoine, Mexique, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Trinidad et Tobago.