Les salariés de Tenaris en Roumanie approuvent l'augmentation de salaire
L’accord sur l’augmentation de salaire a pris la forme suivante:
1. 15% pour 32% des salariés;
2. 18,3% pour 12% des salariés;
3. 18% pour 28% des salariés;
4. 16,7% pour 28% des salariés.
Le syndicat qui avait organisé une série de grèves de deux heures demandait 15% d’augmentation de salaire (le salaire de début est de l’ordre de 390 dollars et le salaire brut moyen est de 500 dollars). L’entreprise offrait 12%.
Grâce au réseau formé à la réunion du Conseil mondial des travailleurs du groupe Tenaris de la FIOM en octobre 2007, les syndicats qui regroupent les salariés de Tenaris en Argentine, au Brésil, au Canada et en Italie ont organisé une action de solidarité en faveur de la lutte des salariés de Tenaris en Roumanie. Cette action comprenait l’envoi d’une lettre aux directions de leurs usines respectives pour les informer de la situation des salariés de Tenaris en Roumanie.
Le syndicat, par l’intermédiaire de son président Rus Alexandru, remercie les syndicats du réseau Tenaris pour leur solidarité et leur appui pendant les négociations. Il offre également la solidarité de son propre syndicat pour toutes les actions qui visent à promouvoir le bien-être des salariés. Tenaris Silcotub Zalau emploie 1.080 salariés, dont 833 travailleurs manuels. Le syndicat a 670 membres.
Faire connaître le conflit minier du Mexique au Pérou: les dirigeants politiques promettent la solidarité
PÉROU: Des mouvements sociaux et des organisations non gouvernementales (ONG) d’Europe et d’Amérique latine et Caraïbes (ALC) ont organisé un Sommet des peuples à Lima, Pérou, 13-16 mai, parallèlement au Ve sommet Union européenne — Amérique latine et Caraïbes des chefs d’État et de gouvernement de l’ALC, la plus importante organisation de prise de décision partagée par les gouvernements des deux régions.
L’un des objectifs du Sommet des peuples était de promouvoir le débat sur le pouvoir des sociétés transnationales. La CNMM et le SNTMMSRM ont porté à l’attention des participant(e)s et de l’opinion publique, la répression et le harcèlement des mineurs mexicains par Grupo Mexico et le gouvernement du président Felipe Calderón.
Les deux organisations ont participé au séminaire sur l’exploitation minière et les droits de la personne, dans lequel Jorge Campos, conseiller et représentant du SNTMMSRM, a parlé du conflit dans l’exploitation minière, montré le documentaire "An Injury to One" et distribué 100 exemplaires du Livre blanc de même nom publié par la FIOM.
La participation au Sommet des peuples était très importante et a permis au syndicat des mineurs de faire connaître le conflit à d’autres mouvements sociaux et à des dirigeants politiques nationaux d’Amérique latine et d’Europe. En outre, une publicité a été acquise par des entrevues avec des organes de presse d’Amérique latine, des États-Unis et d’Espagne.
En outre, le Président de la Commission du commerce international du Parlement européen, Helmuth Markov, a promis d’exercer des pressions sur l’entreprise en mettant en mouvement une consultation et des mécanismes de suivi sur les échanges qui peuvent exister entre Grupo Mexico et des entreprises de l’Union européenne et des États membres.
La solidarité a également été promise par les communautés touchées par l’entreprise minière dans les régions de Moquegua et de Tacna au Pérou, où une filiale de Grupo Mexico mène des activités au sud du Pérou. Le sénateur colombien, Piedad Córdova, a promis d’étudier la possibilité de soutenir et de parler du conflit.
Les membres de la délégation parlementaire du Groupe confédéral de la gauche unitaire européenne présents au Sommet des peuples ont promis de soutenir et de suivre la demande de condamnation de Grupo Mexico présentée à l’Union européenne par le SNTMMSRM et la FIOM.
Avant le Sommet, la FIOM avait écrit aux membres de la délégation européenne participant au Sommet pour les avertir de la question et leur fournir une mise à jour sur la situation des mineurs mexicains.
Les violences xénophobes ébranlent l'Afrique du Sud
AFRIQUE DU SUD: Le Syndicat national des métallurgistes d’Afrique du Sud (Numsa) a lancé hier (19 mai) un appel aux structures locales et régionales du syndicat pour la convocation de réunions spéciales alors que les attaques xénophobes contre des immigrants africains à Johannesburg ont coûté la vie à 10 personnes dans des habitations embrasées, avec des centaines de blessés et des milliers d’étrangers dans le dénuement le plus complet.
Les violences contre des immigrants a commencé à Alexandra la semaine dernière et se sont propagées rapidement dans de nombreux autres quartiers de la ville de Johannesburg. Plusieurs immigrants ont été brûlés vifs, d’autres battus à mort. Numsa craint aussi que des zones industrielles soient menacées du fait que ces attaques pourraient tourner en crise humanitaire et colère destructive des ressources du pays.
Dans un pays où quarante pour cent de la population est au chômage, on peut penser que de nombreux Sud-Africains accusent les étrangers d’avoir un comportement criminel et de prendre leurs emplois. L’Afrique du Sud détient le taux le plus élevé de criminalité au monde avec plus de cinquante meurtres par jour.
Le Président Thabo Mbeki a annoncé l’établissement d’une table ronde chargée d’examiner la question des attaques xénophobes, une décision bien accueillie par Numsa.
"Le gouvernement, les syndicats, les organisations de la société civile et le monde des affaires doivent immédiatement agir ensemble pour écraser dans l’œuf ces attaques injustifiées et cette dévastation absurde de la propriété", déclare le syndicat. Numsa rejette l’idée selon laquelle ces attaques sont des cas isolés de criminalité et soutient au contraire qu’il faut considérer des réalités socio-économiques et des intérêts commerciaux moralement décadents comme autant de causes profondément enracinées, parmi d’autres raisons.
La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie lance également un appel pour mettre fin à ces violences xénophobes. "Un chômage aussi massif constitue un problème structurel lié à un système capitaliste qui s’inquiète peu des pauvres, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. L’échec du gouvernement sud-africain qui n’a pas réussi à offrir des services aux collectivités appauvries où vit la plupart des immigrants a amené une rivalité entre les immigrants africains pauvres et les Sud-Africains pauvres. Rejeter la responsabilité sur les étrangers et lancer des attaques violentes contre les personnes vivant en Afrique du Sud ne profitent à personne, sinon à la classe capitaliste", déclare le secrétaire général de la FIOM, Marcello Malentacchi.
L’éruption de violences a ébranlé le pays et Numsa va lancer une campagne éducative destinée aux métallurgistes contre les dangers de la criminalisation des étrangers en situation illégale et la représentation d’autres immigrants africains comme autant de personnes indésirables.
Arrestation d'un syndicaliste zimbabwéen et refus de mise en liberté sous caution de dirigeants du ZCTU
ZIMBABWE: Wellington Chibebe, Secrétaire général du Congrès des syndicats du Zimbabwe (ZCTU) et Lovemore Matombo, Président du ZCTU, ont été arrêtés après leurs discours de célébration du Premier Mai, et leur mise en liberté sous caution a été refusée.
Raymond Majongwe, Secrétaire général du Syndicat progressiste des enseignants du Zimbabwe (PTUZ) et membre du Conseil général du ZCTU, a été arrêté par la police le 15 mai à la cour suprême du Zimbabwe alors qu’il assistait à l’audience traitant la demande de mise en liberté sous caution de Matombo et de Chibebe. Jusqu’à présent, personne ne sait si des poursuites ont été engagées contre Majongwe.
Chibebe et Matombo sont accusés d’incitation au soulèvement contre le gouvernement et d’avoir propagé de fausses nouvelles sur la crise politique actuelle en disant aux travailleurs rassemblés le Premier Mai au stade Dzivarasekwa que des gens avaient été tués au cours de la vague actuelle de violence politique dans le pays.
Les deux dirigeants du ZCTU ont été mis en état d’arrestation après s’être présentés eux-mêmes à la police le jeudi 8 mai. Ils ont été interrogés pendant plus de six heures avant d’être inculpés. Ils s’étaient rendus eux-mêmes à la police après que des militaires à leur recherche avaient investi leurs domiciles. Chibebe et Matombo sont détenus actuellement au centre de détention préventive de Harare.
Les arrestations opérées récemment constituent la dernière attaque en date contre des syndicalistes et contre la société civile depuis les élections présidentielles du 29 mars où Robert Mugabe a été battu par le dirigeant du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), Morgan Tsvangirai, représentant l’opposition. Depuis les élections, le gouvernement zimbabwéen a déclenché une violente campagne de répression contre les syndicalistes, les militants politiques et la population civile.
Le mois dernier, les syndicats d’Afrique australe, notamment des affiliés de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, ont organisé une action de solidarité réussie pour bloquer une cargaison d’armements et de munitions en provenance de Chine et destinée au Zimbabwe.
Japhet Moyo, Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’industrie mécanique (NEWU), un affilié de la FIOM, a déclaré : “Il ne fait aucun doute que le Zimbabwe est maintenant un État policier où la liberté des citoyen(ne)s n’est pas garantie. Les normes internationales du travail et les conventions déjà ratifiées sont ignorées complètement [par le gouvernement] pour maintenir un pouvoir politique”, et Moyo ajoute que “la pauvreté règne dans le pays alors qu’une répression totale s’intensifie pour intimider toute divergence d’opinion".
Travailleurs réintégrés chez Bosal en Turquie
TURQUIE: Six travailleurs ont été réintégrés le 9 mai chez un fabricant de pièces détachées d’automobile en Turquie après plusieurs semaines de négociations par Birleşik Metal-Is avec la direction locale et un soutien solidaire de l’étranger.
Les six travailleurs avaient été licenciés le 2 avril en plein conflit social destiné à assurer par Birlesik la représentation légitime du personnel employé sur le site. Selon la législation turque, les syndicats doivent renouveler leur autorisation tous les deux ans pour pouvoir continuer d’être un syndicat représentatif sur un lieu de travail. Le syndicat Birleşik affilié à la FIOM subissait les attaques de la direction locale de Bosal qui faisait pression sur les membres du personnel pour qu’ils démissionnent de leur syndicat et rejoignent un autre syndicat.
Le 5 avril, jour décisif du renouvellement de l’autorisation, Birleşik était en mesure de prouver qu’il avait plus de 51 pour cent de la main-d’œuvre syndiquée sur le site, conservant ainsi le droit de négocier collectivement avec l’entreprise pour une nouvelle période de deux ans.
Bien qu’ayant obtenu la reconnaissance sur le site, la direction s’opposait à réintégrer les six travailleurs licenciés. En réaction, la main-d’œuvre a ralenti la production qui est tombée à 20 pour cent le 6 mai, et la lutte s’est poursuivie pour la réintégration des travailleurs.
Le 9 mai, après de nombreuses réunions et lettres de soutien d’autres organisations syndicales dont la Fédération européenne des métallurgistes et la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, l’entreprise a accepté de réintégrer les six travailleurs.
"Ce dialogue qui a été très difficile, pénible et hostile a eu un impact profond sur le personnel de Bosal qui a pu comprendre l’importance de la solidarité et de l’unité, tout d’abord entre les travailleurs/euses, mais aussi au plan international", déclare le syndicat qui remercie tous ceux qui ont témoigné leur soutien solidaire aux travailleurs/euses.
Napoleón Gómez réélu à la direction du syndicat des mineurs
Napoleón Gómez Urrutia, qui sera en fonction jusqu’en 2014, a participé à la séance de clôture par visioconférence. Il a affirmé que "les mineurs avanceront, nous triompherons, nous gagnerons cette guerre parce que nous avons montré que nous apprécions la loyauté et l’unité, et parce que nous sommes dans le vrai". Il a ajouté que les dirigeants du syndicat encourageront l’adoption d’une loi qui criminalise la négligence et l’irresponsabilité dans le domaine de la sécurité dans les industries minière et métallurgique. "Pas une seule mort par négligence", a ajouté Gómez Urrutia, avant de demander: "Comment l’entreprise Grupo Mexico peut-elle gagner des millions de dollars sans être capable d’investir un ou deux millions pour assurer la sécurité et l’hygiène industrielle dans ses mines?"
Il a demandé aussi: "De quoi ce gouvernement est-il redevable à une entreprise qui ne respecte pas la loi? Et en outre, pourquoi a-t-il peur que je revienne au Mexique? Il a peut-être quelque chose sur la conscience". Il a terminé en disant "laissez-nous continuer notre lutte, notre combat et notre résistance".
Le syndicat a exprimé sa reconnaissance au "soutien loyal des organisations internationales comme la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM), le syndicat United Steelworkers aux États-Unis et au Canada, AFL-CIO aux États-Unis et les députés travaillistes au Parlement britannique".
Parmi les autres décisions, l’assemblée a décidé de démissionner de la centrale syndicale Congreso del Trabajo, parce que cet organisme a fait preuve d’un intérêt et d’un soutien très faibles dans les conflits miniers. Le syndicat a précisé que cette "organisation n’observe pas son objectif social déclaré de défendre la classe ouvrière, n’assure pas la promotion de l’unité et de la démocratie, et ne défend ni l’autonomie syndicale ni les droits et les principes les plus fondamentaux de la classe ouvrière".
Les syndicats finlandais invitent Nokia à négocier un ACI
FINLANDE: En avril 2008, trois organisations syndicales finlandaises — métallurgistes, travailleurs salariés et ingénieurs professionnels — ont demandé à Nokia d’être la première entreprise finlandaise à signer un accord-cadre international. L’annonce a été faite à une conférence de presse à la suite de la présentation d’un nouveau rapport sur les conditions d’emploi précaires dans l’usine Nokia à Reynosa, Mexique.
Le rapport basé les résultats d’une recherche a été préparé par l’organisation mexicaine Cilas (Centro de Investigación Laboral y Asesoria Sindical) à la demande des syndicats finlandais et du Centre de solidarité syndicale de Finlande SASK. Le rapport, qui existe en espagnol et en finnois, examine la manière dont les principes du code de conduite éthique de Nokia sont appliqués dans son usine de téléphones cellulaires à Reynosa.
Les syndicats finlandais se préoccupent sérieusement du fait que la réalisation des codes d’éthique se fait sans la participation des syndicats et sans que le personnel soit impliqué dans leur application. Ils n’engagent pas les employeurs et le contrôle de leur mise en application n’est pas effectué.
Le rapport signale des pratiques troublantes utilisées dans l’usine de Reynosa, notamment l’inquiétude des syndicats sur le fait que 35 pour cent de la main-d’œuvre dans l’entreprise est embauchée par les agences de travail temporaire Manpower et Adecco. Les travailleurs/euses embauché(e)s par des agences de travail temporaire ont des salaires plus bas et des prestations inférieures à leurs collègues qui exécutent les mêmes tâches, mais qui ont été embauchés directement par l’usine. Plus de la moitié de la main-d’œuvre n’est pas au courant de l’accord collectif conclu par l’entreprise. Aucun salarié n’a participé à sa négociation, ce que montre bien le résultat d’un accord avec la direction de l’entreprise et la désignation antidémocratique d’un représentant des travailleurs/euses.
En 2002, les syndicats finlandais affiliés à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, avaient fait une première tentative et proposé à Nokia d’entamer des négociations en vue d’un accord-cadre international, bien que jusqu’à présent Nokia n’ait pas témoigné de l’intérêt. Cependant, les syndicats finlandais croient cette fois-ci que l’entreprise portera un plus grand intérêt à entamer des négociations sur un ACI qui pourrait rehausser l’image de Nokia.
Mobilisation des salariés de Sidenor/Gerdau en Espagne
ESPAGNE: Les salariés des usines Sidenor/Gerdau de toute l’Espagne ont fait une grève de 24 heures le 8 mai pour protester contre la décision de l’entreprise d’augmenter de 40 heures la durée annuelle du travail de chaque salarié à partir de 2009. D’autres grèves sont prévues si les négociations n’aboutissent pas à une solution.
En 2003, les syndicats avaient négocié une réduction progressive de la durée du travail jusqu’à un maximum de 35 heures par semaine en 2008. Quand Gerdau a pris le contrôle de Sidenor en 2005, l’entreprise s’était engagée à respecter tous les droits et prestations négociés par les syndicats.
Il s’agit de la première négociation avec Gerdau depuis que l’entreprise a pris le contrôle de Sidenor. Après deux mois de négociation vaine, les syndicats ont décidé d’engager une action revendicative.
Les salariés de Sidenor/Gerdau sont représentés par les organisations suivantes qui sont toutes affiliées à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie : Federación del Metal del Sindicato ELA (ELA-Metala), Federación del Metal, Construcción y Afines de UGT — (MCA-UGT), Federación Minerometalúrgica de Comisiones Obreras – FM/CC.OO.
Les salariés sous contrat temporaire mettent fin à la grève chez Codelco
CHILI: Après 20 jours de grève, les salariés sous contrat temporaire de Codelco ont repris le travail après un accord conclu entre les représentants du gouvernement, CUT et la Confédération des travailleurs du cuivre (CTC).
L’accord qui met fin à la grève porte le versement d’une avance de 300.000$ (650 USD) et une prime de productivité de 500.000$ (1.086 USD) pour 2008 et la création de deux comités. Le premier sera chargé de la révision des accords conclus l’année dernière avec des entrepreneurs sur les prestations de santé, le salaire, l’éducation et le logement. Le second examinera l’application de la loi sur la sous-traitance.
Les salariés sous contrat temporaire étaient en grève en raison de l’impossibilité pour l’entreprise d’appliquer l’accord-cadre négocié en 2007 après une grève de plus de 30 jours qui avait mobilisé le pays tout entier.
La fête du film sur le travail à Genève acquiert de la renommée
GENÈVE: Pour le Premier Mai 2008, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie a accueilli, aux côtés d’autres fédérations syndicales internationales et de la CSI, la Nuit du court métrage sur le travail. Tout comme l’année dernière, des films ont été présentés dans le cinéma historique Grütli à Genève.
Anna Biondi de la CSI a ouvert l’évènement en accueillant les spectateurs/trices et en indiquant que plus de 50 films ont été soumis par des syndicats du monde entier, ce qui montre l’intérêt de plus en plus grand des syndicats pour le film et la vidéo qui sont de puissants outils au service du mouvement ouvrier.
Elle a aussi saisi l’occasion pour annoncer que la CSI va établir un canal en ligne pour présenter des films sur le travail et elle encourage les syndicats et les fédérations syndicales à soumettre leurs réalisations à la CSI dans le cadre de ce projet passionnant.
Une centaine de personnes ont participé à l’évènement, parmi elles des cinéastes dont l’œuvre était présentée. Les opinions diffèrent beaucoup, certains commentaires de spectateurs/trices sont présentés ci-dessous. Tout le monde est d’accord pour dire que l’évènement devrait prendre plus d’importance dans les années à venir:
"Il y avait une bonne variété de films et également différents messages. C’était émouvant et très inspirant". — Caroline Jacobsson, FEM
"C’est une façon intéressante de célébrer le Premier Mai en voyant comment les travailleurs/euses agissent dans différentes parties du monde. Même si leurs conditions de travail sont pires que les nôtres, nous devons tout au moins ne pas perdre cela de vue et aller de l’avant. Nous ne devons pas abandonner les garanties sociales que nous avons gagnées et pour lesquelles nous avons payé à un prix élevé dans le passé". — Un étudiant à Genève
"C’est une très bonne façon de faire comprendre aux gens ce que signifie le mouvement syndical international; c’est un très bon début pour quelque chose qui est bien et qui pourrait durer sur YouTube et sur d’autres sites web. La FIOM a fait un très bon travail en prenant cette initiative". — Jim Baker, CIS
Vous devez forger votre propre opinion sur cet évènement en regardant en ligne tous les films présentés à la Nuit du court métrage sur le travail. Vos commentaires sont les bienvenus.