Accord conclu chez Siemens à Prague

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE: Siemens AG et le syndicat OS KOVO ont signé un accord le 25 août sur les dispositions concernant les licenciements à l’usine Siemens SKV à Prague, dont la fermeture est prévue l’an prochain.

L’accord contient les dispositions suivantes:

Le groupe de négociation des représentants de Siemens AG et de OS KOVO doit encore négocier les détails des différentes questions individuelles mentionnées dans l’accord-cadre pour qu’elles soient conformes à la législation tchèque.

L’accord fait suite à une grève d’avertissement déclenchée par les salariés le 20 août avec le soutien solidaire international des syndicats qui ont des membres chez Siemens en Europe.

L'insécurité de l'emploi au Royaume-Uni

ROYAUME-UNI: Plus de 3,3 millions de salariés (13 pour cent de la main-d’œuvre) ne sont pas certains de conserver leur emploi d’ici un an, selon un nouveau sondage de YouGov commandé par le Congrès des syndicats (TUC) et publié le 21 août.

Les personnes occupant des emplois faiblement rémunérés se sentent moins en sécurité que celles ayant un emploi mieux rémunéré. Les personnes les moins assurées de conserver leur emploi gagnent entre 10.000 et 15.000 livres sterling, et celles qui sont les plus confiantes gagnent plus de 50.000 livres.

Les syndiqués font preuve de plus d’optimisme que les non-syndiqués, et 48 pour cent des syndiqués sont très confiants d’avoir le même emploi dans un an, chiffre à comparer à 40 pour cent des non-syndiqués.

Ces résultats concordent avec une enquête menée l’année dernière par la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie sur les changements survenus dans les méthodes d’emploi et sur l’emploi précaire. L’enquête constatait que les métallurgistes dans le monde éprouvent de plus en plus un sentiment d’insécurité en matière d’emploi.

Selon l’enquête menée en 2006/2007 par la FIOM auprès de ses affiliés, 90 pour cent des répondants estimaient que l’emploi précaire s’était accru au cours des cinq dernières années.

Dans le cadre d’un effort mondial uni destiné à mettre fin à l’expansion massive de l’emploi précaire, la FIOM lance un appel pour une semaine de mobilisation du 30 septembre au 7 octobre 2008.

Le 7 octobre, la FIOM et ses affiliés participeront aussi à une journée mondiale d’action en collaboration avec la Confédération syndicale internationale (CSI) et toutes les autres fédérations syndicales internationales (FSI).

La FIOM et ses affiliés ont exprimé leur engagement pour prendre des mesures contre le développement de l’emploi précaire. Partout dans le monde, les syndicats se mobilisent, syndiquent et négocient pour obtenir des emplois meilleurs et plus sûrs. Impliquez-vous dès aujourd’hui: www.imfmetal.org/precariouswork.

"Les salariés indonésiens ne sont pas des esclaves"

INDONÉSIE: Plus de 10.000 métallurgistes sont descendus dans la rue le 14 août pour protester contre l’emploi précaire dans une manifestation organisée par la FSPMI, un affilié de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie. Sous un soleil de plomb, les manifestants ont scandé des slogans tels que "les salariés indonésiens ne sont pas des esclaves", "le gouvernement ne doit pas ignorer le sort des salariés" et "Hidup Buroh", qui signifie "vive le travail".

La manifestation a commencé devant l’hôtel Hyatt à Jakarta pour continuer jusqu’aux ambassades du Japon, de Corée et de Singapour, et passer ensuite devant le ministère de la Main-d’œuvre avant d’atteindre le Parlement et le Palais présidentiel indonésiens.

Devant les ambassades du Japon, de Corée et de Singapour, Syed Iqbal, président de la FSPMI a prononcé des discours exaltants pour condamner les entreprises de ces pays qui embauchent une main-d’œuvre destinée à occuper des emplois précaires. Les entreprises du Japon, de Corée et de Singapour sont les principaux investisseurs en Indonésie et ont recours à des contrats d’emploi précaire sur une très grande échelle.

Au ministère de la Main-d’œuvre, le Vice-président Riduan de la FSPMI a prononcé un discours enflammé et demandé de rencontrer le ministre. Le premier secrétaire du ministère est apparu et les manifestants ont exigé que le gouvernement prenne acte de la revendication de la FSPMI sinon il devra faire face régulièrement à des manifestations. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le Parlement et le Palais présidentiel où le syndicat a remis des lettres de protestation au gouvernement.

Ailleurs, en Indonésie, des manifestations identiques ont eu lieu à Batam et Surabaya, mais sur une plus petite échelle. Du matériel de campagne a été largement distribué dans les usines où la syndicalisation est assurée par la FSPMI, et des affiches ont été placées sur les panneaux d’information. La direction syndicale a organisé des réunions au niveau local avec les directions respectives pour exiger que soit mis fin à l’emploi précaire. La FSPMI a également prévu de rencontrer les représentants de l’administration régionale pour chercher à mettre fin à l’emploi précaire.

Syed Iqbal, président de la FSPMI, a déclaré que "l’absence de contrôle de l’emploi précaire provoquera la disparition des syndicats et l’exploitation de la main-d’œuvre. L’emploi précaire risque de freiner les hausses salariales, occasionnant ainsi de grandes difficultés pour la classe ouvrière. Nous voulons poursuivre la lutte dans ce domaine quel que soit le temps que cela prendra".

Il faut noter que le magazine de la FIOM Metal World publiera dans sa prochaine édition en septembre un article sur la syndicalisation de la main-d’œuvre en situation d’emploi précaire en Indonésie.

Grève chez Siemens à Prague

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE: Une grève d’avertissement a éclaté le 20 août à l’usine Siemens SKV à Prague, après l’annonce faite par l’entreprise de fermer l’établissement. Tous les salariés de SKV Prague ont pris part à l’action qui était organisée par la fédération tchèque des métallurgistes (OS KOVO) affiliée à la FIOM. La grève qui a débuté à 12 heures a pris fin à 14 heures.

L’annonce de la fermeture fait suite à la déclaration faite précédemment par Siemens AG de supprimer 16.750 emplois, soit environ quatre pour cent de ses effectifs dans le monde.

OS KOV estime que l’offre présentée par la direction de Siemens aux salariés menacés par des pertes d’emploi est insuffisante. Le syndicat qui doit avoir une nouvelle réunion avec l’entreprise le 25 août a menacé d’intensifier son action si ces pourparlers n’aboutissent à aucun progrès.

Dans une démonstration de soutien international, des représentants de IG Metall, Allemagne, de OZ KOVO, Slovaquie, et des membres du groupe de coordination Siemens de FIOM-CGIL et de CFE/CGC, France, de la Fédération européenne des métallurgistes (FEM), s’étaient joints aux grévistes.

Accord conclu avec Alstom en Croatie

CROATIE: Après un an de négociations, le syndicat des métallurgistes de Croatie a conclu en juillet 2008 une convention collective avec ALSTOM HRVATSKA.

L’accord fixe le salaire contractuel minimum brut chez Alstom à 4.050 kunas, soit environ 560 euros. Il prévoit une augmentation annuelle alignée sur le taux d’inflation et comprend une majoration en fonction de la productivité de l’année précédente. En outre, les salariés recevront un relèvement de un pour cent par année de service, en application depuis le 1er avril 2008.

L’accord s’applique à 678 salariés depuis le 1er juillet pour une période indéterminée. Conformément à la législation croate, l’accord stipule également que l’employeur doit verser aux salariés certains montants non imposables, comme par exemple la prime de Noël, les prestations sociales, les frais de déplacement, les indemnités journalières et les indemnités de campagne.

Alstom Hrvatska fait partie du groupe Alstom, société transnationale qui fabrique tous les types d’aubages de turbine, d’aubes fixes et ailettes pour turbines à vapeur, et des pales de compresseur pour turbines à gaz.

Les syndicats israéliens et palestiniens parviennent à un accord

ISRAËL/PALESTINE: La Centrale syndicale nationale israélienne Histadrut et la Fédération générale palestinienne des syndicats (PGFTU) sont parvenues en août à un accord qui fait date visant à protéger les droits des travailleurs palestiniens employés par des employeurs israéliens. Les deux organisations syndicales affiliées à la Confédération syndicale internationale (CSI), conviennent également de baser dans l’avenir les relations sur la négociation, le dialogue et des initiatives communes pour faire avancer "la fraternité et la coexistence entre les deux populations".

Les principales caractéristiques de l’accord comprennent le remboursement par Histadrut au PGFTU du solde non encore réglé des cotisations payées depuis 1993 par les Palestiniens travaillant pour des employeurs palestiniens, et destinées à assurer leur représentation légale. Dans l’avenir, 50% au moins des cotisations de représentation payées par les Palestiniens travaillant pour des employeurs israéliens seront transférés au PGFTU, pour permettre aux deux organisations d’assurer la représentation des travailleurs/euses, au plan juridique comme pour d’autres services du ressort des syndicats.

L’application de l’accord qui a été négocié sous l’égide de la CSI, sera supervisée par un comité mixte des deux organisations.

Marcello Malentacchi, secrétaire général de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie s’est félicité de l’accord en déclarant qu’une "paix durable peut seulement se fonder sur la justice, et que la protection des droits de tous les travailleurs/euses en est la condition indispensable".

Il a ajouté que "la FIOM demeure résolue à soutenir la collaboration entre les métallurgistes en Israël et en Palestine dans la recherche de solutions équitables à la situation dramatique des travailleurs/euses dans votre région".

Pas de médailles aux J.O. pour les militants syndicaux en Chine

CHINE: Dans la décision prise le 13 juillet 2001 d’accorder à Beijing l’honneur d’accueillir les Jeux Olympiques en 2008, la Chine s’était engagée à améliorer sa situation catastrophique dans les domaines des droits de la personne et des droits syndicaux. Alors que le monde tourne son regard vers les Jeux Olympiques organisés dans la magnifique capitale chinoise, il est également important de d’attirer l’attention sur les améliorations, si tant il y en ait eu, en faveur des personnes qui militent pour les droits syndicaux au cours des sept dernières années.

La Chine a adopté en juin 2007 un nouveau droit du travail répondant aux besoins en main-d’œuvre contractuelle. La législation, qui est entrée en vigueur en janvier 2008, stipule que les contrats de travail doivent être mis par écrit dans un délai d’un mois à partir de la date d’embauche et que l’employeur est tenu d’informer complètement le salarié de son emploi, des conditions de travail et d’indemnisation. Elle a également établi une limitation aux possibilités de l’employeur d’avoir recours à une main-d’œuvre temporaire. Alors que beaucoup considèrent ceci comme étant très positif, l’impact réel de la nouvelle loi reste encore à voir. La Chine a de nombreuses lois qui protègent les droits des travailleurs/euses sur le papier, alors que les gains réels pour la main-d’œuvre dépendent de la volonté du gouvernement de faire appliquer ces lois.

En mai 2006, Beijing a étendu le système de détention sans jugement connu sous le nom de ‘rééducation par le travail’. Mis en pratique au milieu des années 1950, des gens sont envoyés dans des camps de travail forcé, et parmi eux de nombreux dissidents politiques. La rééducation peut signifier une détention maximale de quatre ans, généralement dans des conditions très dures qui souvent impliquent l’usage de la torture. Le nombre actuel de personnes envoyées dans des camps de rééducation n’est pas connu, toutefois Amnesty International pense qu’il s’agit de centaines de milliers de personnes.

Alors que les chiffres officiels sont un secret d’État, des rapports font état d’une diminution du nombre d’exécutions depuis 2001. Pourtant, la Chine reste le numéro un mondial pour les exécutions du ressort du gouvernement. Bien qu’en mars 2004, la Chine ait amendé sa Constitution pour y inclure la clause suivante: "le gouvernement respecte et protège les droits de la personne", de nouveaux prisonniers de conscience ont été condamnés à de lourdes peines de prison, dont un grand nombre de militants des droits syndicaux et de travailleurs/euses qui tentaient de constituer des syndicats indépendants hors de l’organe syndical officiel, la Fédération panchinoise des syndicats (ACFTU).

Parmi les militants des droits syndicaux emprisonnés depuis la promesse de la Chine d’améliorer les droits de la personne, citons:

Chen Yuping (emprisonné en mai 2008)
Ancien travailleur de l’entreprise pétrolière appartenant à l’Ètat de Jilin, condamné à la rééducation avec une peine de travail forcé d’un an et demi pour avoir organisé un syndicat indépendant. Pour en savoir plus

Li Guohong (envoyé en rééducation en novembre 2007)
Représentant les travailleurs mis à pied par l’entreprise China Petroleum and Chemical Corporation (Sinopec) et envoyé en camp de rééducation pour un an et demi pour avoir cherché à obtenir une indemnisation adéquate pour 10.000 travailleurs mis à pied. Pour en savoir plus

Zhou Yuanwu (emprisonné en mai 2007)
Ancien travailleur de l’entreprise Jingchu Brewery qui a organisé plusieurs protestations pour obtenir le paiement des pensions de retraite et de l’assurance médicale pour des travailleurs mis à pied, a été condamné à deux ans et demi de prison. Pour en savoir plus

Ding Xiulan et Liu Meifeng (emprisonnés en octobre 2004)
Ding et Liu, travaillant tous deux à l’usine Zhongheng Textile Factory ont organisé les protestations des travailleurs mis à pied par l’usine qui demandaient une indemnisation à la suite de la privatisation de l’ancienne entreprise d’Ètat. Ding et Liu ont été arrêté pour avoir organisé une "manifestation qui perturbait l’ordre social". Pour en savoir plus

Ning Xianhua (emprisonné en septembre 2004)
Travailleur de la construction condamné à 12 ans de prison pour avoir tenté d’organisé un syndicat indépendant. Pour en savoir plus

Wang Sen (emprisonné en 2002)
Métallurgiste dans l’entreprise Dazhou Steel condamné à 10 ans de prison pour avoir organisé une manifestation sur la voie publique pour exiger le paiement des salaires non-payés. Pour en savoir plus

Yao Fuxin (emprisonné en janvier 2003)
Métallurgiste à l’usine Liaoyang Steel Rolling Factory, condamné à sept ans pour sa participation à l’organisation d’une manifestation pour les 17.000 métallurgistes mis à pied qui protestaient contre la corruption dans l’entreprise et demandaient le paiement des prestations dues. Pour en savoir plus

Li Wangyang (emprisonné en septembre 2001)
Militant des droits syndicaux, condamné à 10 ans pour avoir protesté contre les conditions inhumaines d’emprisonnement subies pendant ses 13 années passées en prison pour avoir dirigé des grèves ouvrières en 1989. Pour en savoir plus

Source d’information sur les détenus: China Labour Bulletin (Mise à jour 4 juin 2008)

Refus d'une représentation syndicale aux salariés turcs de Denco

TURQUIE: Les salariés de Denco Hassas Kontrollu Klima Sist. End. Ve Tic. Aş, entreprise située à Istanbul, avaient voté en faveur d’une représentation syndicale en mars 2008. L’entreprise n’a toujours pas respecté la décision des salariés. Elle a décidé de licencier des organisateurs syndicaux et de se livrer à des manœuvres d’intimidation à l’encontre des membres du syndicat.

Peu de temps après, l’entreprise a licencié Musa Alacam qui est l’un des principaux organisateurs de Birleşik Metal-Is, un affilié de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie qui syndique la plus grande partie des salariés de l’usine Denco. Le 25 avril 2008, sept autres membres du syndicat ont été licenciés, ainsi qu’un salarié nouvellement embauché.

L’entreprise a refusé de reconnaître Birleşik Metal-Is comme l’organe officiel de représentation des salariés, malgré la décision du ministère du Travail de lui accorder la reconnaissance syndicale. L’affaire est actuellement en instance.

Les actions de Denco constituent des infractions aux normes internationales du travail, notamment aux conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du Travail, dont la Turquie est signataire.

La FIOM demande à l’entreprise de réintégrer immédiatement et sans conditions tous les salariés injustement licenciés, de mettre fin aux interrogatoires et au harcèlement des membres du syndicat, et de respecter les droits des salariés reconnus dans le monde entier, notamment le droit d’adhérer et de constituer un syndicat. et le droit de négocier collectivement.

L'université ouvrière mondiale accepte maintenant les candidatures

MONDE: Il est maintenant possible de présenter une demande d’inscription aux cours de maîtrise de l’université ouvrière mondiale (Global Labour University — GLU). Quatre programmes d’études sur le travail sont proposés aux syndicalistes en 2008-2009 par le réseau GLU qui associe le mouvement syndical international, des institutions universitaires, des fondations et l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Chaque programme d’une durée d’un an porte sur l’un des sujets suivants: Les participant(e)s ont également la possibilité d’opter pour effectuer une partie de leur programme en Afrique du Sud ou au Brésil et une partie en Allemagne.

Des bourses en nombre limité seront accordées à des candidatures provenant de pays en développement ou en transition pour autant qu’elles soient parrainées par une organisation syndicale et qu’une contribution forfaitaire de 1.500 euros soit apportée par leur syndicat ou par une autre organisation donatrice.

Les candidatures féminines sont particulièrement encouragées. Les syndicalistes intéressés doivent présenter leur demande dès maintenant. La date limite des candidatures est fixée au 1er septembre 2008 pour le semestre d’été 2008/2009 (au Brésil ou en Afrique du Sud). Des informations détaillées et un formulaire de candidature sont disponibles sur le site Internet de la GLU: http://www.global-labour-university.org/

CC.OO et UGT demandent la remontée des corps des victimes de Pasta de Conchos

Espagne: Les syndicats espagnols, Comisiones Obreras (CC.OO) et Unión General de Trabajadores (UGT), ainsi que la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, se sont rendus à l’ambassade du Mexique en Espagne, mardi 15 Juillet, pour exiger la remontée des corps des mineurs tués le 19 février 2006 dans la catastrophe de Pasta de Conchos au Mexique.

À la réunion à laquelle assistait Fernando Lopes, secrétaire général adjoint de la FIOM, les représentants syndicaux ont remis des documents contenant les détails de la catastrophe de la mine de Grupo México, en exigeant la remontée des 63 corps ensevelis pour les remettre à leurs familles.

Une pétition comportant plus de 4.000 signatures a été remise à l’ambassade du Mexique. Les syndicats CC.OO et FIA-UGT ont fait signer la pétition par solidarité avec les familles des victimes. Elle demande à l’entreprise et au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour assurer le remontée des corps des travailleurs et clarifier les causes de l’accident.

La Fédération des mineurs et des métallurgistes CC.OO a annoncé qu’elle se joignait à cette lutte car "elle comprend que la remontée des corps des travailleurs permettrait non seulement de soulager les souffrances des familles qui vivent dans la région, mais également de clarifier les causes de l’accident afin que d’en tirer des conclusions pour que ce type de catastrophe ne se reproduise plus".

La fédération a pris contact avec la société minière Hunosa, qui participait à la Brigade de sauvetage et qui a enquêté sur les lieux de l’accident en mai 2006. L’entreprise affirme qu’il est techniquement possible d’assurer la remontée des 63 corps ensevelis dans la mine, mais que l’opération a besoin de la coopération de l’entreprise et du gouvernement mexicain.

Les syndicats espagnols affiliés à la FIOM se sont rendus à l’ambassade du Mexique, parce qu’ils sont convaincus qu’il est nécessaire de faire pression sur l’entreprise et sur le gouvernement mexicain pour envisager la possibilité de remonter à la surface les corps des travailleurs.