La FIOM suit de près le procès du président du KMWU

CORÉE: Un représentant de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie s’est rendu en Corée pour suivre le procès du président du syndicat coréen des métallurgistes, Gab-Deuk Jung, car il y a des raisons de s’inquiéter du sort réservé à Jung après la récente vague de répression déclenchée par le gouvernement contre des dirigeants syndicaux.

Jung, qui est poursuivi au pénal pour avoir "entravé la marche de l’entreprise", a comparu le 1er octobre devant le juge avec ses avocats. Le ministère public a donné lecture d’une liste de mouvements de grève auxquels Jung avait pris part.

L’accusation, représentant la Fédération des industries coréennes, un organisme qui chapeaute un groupe d’associations patronales, fait pression pour obtenir une peine d’emprisonnement pour Jung et le paiement d’une indemnisation pour compenser les milliards de prétendues pertes subies par les entreprises. Quelque 90 entreprises ont soumis à la cour une liste des coûts subis en raison des "souffrances" causées par les grèves.

Toutefois, l’affaire dépend de la façon dont le juge statuera sur la nature illégale ou non des grèves. "Tant que les négociations sont en cours, vous demandez à toutes les entreprises de se réunir pour négocier collectivement, et c’est après que vous faites grève", soutient l’accusation, "la raison invoquée ne justifiait pas la grève".

"C’est vrai qu’il y avait des grèves ", fait valoir la défense, "mais nous avions des raisons légitimes de faire grève". Les avocats de Jung maintiennent que toutes les grèves dont il est question étaient légales et légitimes, en ajoutant que le syndicat avait pris grand soin de s’assurer que tous les formulaires avaient été présentés et que toutes les procédures légales avaient été méticuleusement respectées.

Jung est actuellement détenu dans l’établissement pénitentiaire Young-Deng-po dans la banlieue de Séoul. Le KMWU a déposé une demande de mise en liberté sous caution en attente d’une décision. Si la demande de mise en liberté sous caution est accordée, son montant sera fixé en fonction des pertes présumées des entreprises. Si Jung est reconnu coupable il peut être condamné à deux ou trois ans d’emprisonnement.

La prochaine audience est prévue pour le 15 octobre.

La santé et la sécurité sont prioritaires pour ArcelorMittal au Kazakhstan

KAZAKHSTAN: Le Comité mixte mondial ArcelorMittal sur la santé et la sécurité s’est réuni au Kazakhstan durant la première semaine d’octobre pour évaluer les conditions dans les installations locales et discuter de l’application de l’accord mondial sur la santé et la sécurité qui a été signé le 3 juin 2008.

Les cinq décès qui ont eu lieu en 2008 dans l’aciérie ArcelorMittal au Kazakhstan et les 38 autres dans une mine de charbon proche en font les installations les plus dangereuses de l’entreprise.

Le comité s’est réuni avec les représentants syndicaux et la direction des installations, et a fait une tournée d’inspection dans l’aciérie et dans une mine de charbon située à proximité. Le comité a noté que certaines améliorations avaient été réalisées sur le site, comme l’établissement d’un comité syndical local de santé et de sécurité et un programme de modernisation de l’équipement, mais que globalement, le rythme de changement pourrait être plus rapide. À l’issue de sa visite, le comité a présenté les recommandations suivantes:

• L’entreprise doit améliorer la disponibilité et les normes des équipements de protection individuelle (EPI).

• Financement par l’entreprise d’un programme intersyndical de formation de santé et de sécurité.

• Projets communs de la direction et des syndicats menés au niveau local et destinés à améliorer les conditions de travail.

ArcelorMittal Termitau, fondée en 1950 et acquise par l’entreprise en 1995, est l’une des plus grandes aciéries intégrées au monde. C’était auparavant une entreprise d’État. Elle emploie actuellement environ 55.000 personnes.

Le Comité mixte mondial d’ArcelorMittal sur la santé et la sécurité, créé dans le cadre d’un accord mondial sur la santé et la sécurité, est constitué de représentants syndicaux d’Amérique latine, de United Steelworkers, de la Fédération européenne des métallurgistes, de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses, et de cadres supérieurs représentant la direction de l’entreprise.

À l’occasion de la réunion au Kazakhstan, les membres du comité représentant les syndicats avaient préparé un questionnaire d’enquête destiné à être rempli par la direction syndicale de chaque usine pour évaluer globalement la situation actuelle et le niveau d’application de l’accord mondial sur la santé et la sécurité. À la prochaine réunion qui aura lieu au Brésil en novembre 2008, le comité planifiera ses activités en 2009 et examinera des propositions concernant la journée mondiale de santé et de sécurité de l’entreprise.

La crise financière internationale et l'OMC

AMÉRIQUES: Dans une déclaration commune publiée le 7 octobre, les syndicats du continent américain demandent à leurs gouvernements et aux négociateurs commerciaux engagés dans les négociations du cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce, de porter leur attention sur le développement durable et sur un commerce juste et équitable, dans le cas d’une reprise des négociations après l’échec du cycle de Doha.

La déclaration a été faite en réponse à la crise financière internationale actuelle, qui selon les syndicats, "confirme de manière spectaculaire qu’une politique économique foncée sur la déréglementation et la financiarisation ne peut mener qu’à un échec".

La déclaration a été signée conjointement par les dirigeants de la Confédération syndicale des Amériques (TUCA-CSA), de centrales syndicales nationales d’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que par les représentants régionaux de plusieurs fédérations syndicales internationales, dont la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie.

Les syndicats demandent également aux négociateurs commerciaux de respecter la déclaration de l’Organisation internationale du Travail sur la justice sociale pour une mondialisation équitable, qui demande à toutes les organisations internationales et régionales de promouvoir le travail décent, "puisque les politiques commerciale et financière ont des conséquences sur l’emploi".

Dans une série de déclarations communes sur les négociations de l’OMC publiées ces dernières années, les syndicats avaient averti des risques potentiels que les propositions actuelles sur la libéralisation dans l’industrie, l’agriculture et les services faisaient courir pour l’emploi, les droits du travail et le développement durable.

Le texte complet de la déclaration en anglais et en espagnol se trouve sur le site web de la FIOM.

Mobilisation des métallurgistes contre l'emploi précaire

MONDE: Les métallurgistes du monde entier entreprennent cette semaine une série d’actions visant à mettre un terme à l’emploi précaire. Beaucoup d’autres participent également à la Journée mondiale du travail décent organisée le 7 octobre par le mouvement syndical international dans plus de cent pays.

Selon les résultats d’une étude réalisée récemment par les syndicats de métallurgistes, l’augmentation du nombre d’emplois temporaires, occasionnels et à court terme au détriment des emplois permanents est lourde de conséquences. Cette situation occasionne une dégradation des droits des travailleurs/euses avec des conséquences lourdes sur leur possibilité d’adhérer à un syndicat et de négocier collectivement qui se traduit par une baisse des salaires et des conditions, et un avenir incertain pour les masses laborieuses.

Une courte vidéo publiée le 6 octobre sur le site web de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie dans le cadre de la campagne, montre des travailleurs/euses précaires d’Australie, d’Indonésie, d’Afrique du Sud et d’Ukraine qui se joignent à la campagne mondiale pour mettre fin à l’emploi précaire.

La campagne de la FIOM appelle l’attention sur le fait que l’emploi précaire st mauvais pour tous les salariés du fait que les personnes qui ont aujourd’hui un emploi sûr peuvent se retrouver demain avec contrat d’emploi temporaire.

Pour voir la vidéo:

www.imfmetal.org/precariouswork

Certaines actions entreprises par les métallurgistes porteront sur des réunions et des séminaires sur le lieu de travail et des manifestations au niveau national dans différents pays: Allemagne, Australie, Biélorussie, Colombie, France, Inde, Indonésie, Malaisie, Philippines, Russie, Serbie, Sri Lanka, Thaïlande, Turquie et Ukraine.

Pour en savoir plus sur ce sujet et sur les autres actions des métallurgistes dans le monde:

www.imfmetal.org/precariousworkactions

Pour consulter en ligne les rapports sur la Journée mondiale du travail décent:

http://www.wddw.org/

L'emploi précaire et le rôle de l'OIT

MONDE: Dans le cadre de la campagne mondiale contre l’emploi précaire, les fédérations syndicales internationales ont fait état au secrétariat de l’Organisation internationale du Travail (OIT) de leurs préoccupations face aux effets dévastateurs de l’érosion des droits des travailleurs/euses résultant de l’augmentation du nombre d’emplois temporaires, occasionnels et à durée limitée.

La réunion avec les membres du secrétariat de l’OIT, "Towards Social Justice: applying labour standards to precarious workers" a eu lieu avec le co-parrainage du Bureau des activités pour les travailleurs de l’OIT (ACTRAV).

Les représentants des syndicats mondiaux ont décrit l’impact de l’emploi précaire dans les secteurs et sur les droits, et ont demandé à l’OIT de s’attaquer à ce problème grandissant qui sape la base même des normes internationales du travail, la relation de travail.

Manfred Warda, secrétaire général de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM) et président de la réunion a déclaré: "La précarité de l’emploi est un problème fondamental qui touche au caractère même de l’OIT. La dégradation des structures de l’emploi prive les travailleurs/euses de la volonté et de la capacité de s’affilier à un syndicat, et donne aux familles un sentiment permanent d’insécurité."

Des orateurs de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation et de branches connexes (UITA), de l’Internationale du bâtiment et du bois (IBB), de Union Network International (UNI) et de l’ICEM ont fourni divers exemples qui illustrent la façon dont les entreprises utilisent des formes d’emploi précaire pour saper systématiquement les droits des travailleurs/euses.

Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM, a attiré l’attention sur une plainte présentée à l’OIT par la FIOM et le syndicat coréen des métallurgistes qui a été transmise au Comité de la liberté syndicale, sur l’emploi de la sous-traitance pour empêcher les salariés d’être représentés par un syndicat. "Nos syndicats qui mènent un combat acharné ont besoin du soutien de l’OIT. Le meilleur espoir pour que les personnes occupant un emploi précaire améliorent leur situation est de se syndiquer", a-t-il dit.

"Pour le mouvement syndical, la négociation collective est la clé qui permet de déterminer les circonstances dans lesquelles l’emploi non-permanent ou externalisé est justifié, et d’assurer aux emplois précaires des salaires et des conditions égales à ceux du personnel occupant un emploi régulier", a ajouté Malentacchi. Le texte de son discours à l’OIT se trouve ici sur le site web de la FIOM.

Au cours de ce forum, les membres du secrétariat de l’OIT ont examiné la manière dont les normes et les dispositifs de l’OIT pouvaient être utilisés pour améliorer la situation de l’emploi précaire. Des renseignements ont été donnés sur les activités en cours, notamment par le Bureau pour l’égalité entre les sexes et les branches sur les activités sectorielles et les migrations. Les participants ont été encouragés à tenir compte de la question de l’emploi précaire dans les activités prévues pour la célébration l’année prochaine du 60e anniversaire de la convention 98 de l’OIT concernant l’application des principes du droit d’organisation et de négociation collective.

Améliorer la santé et la sécurité dans les Balkans

SARAJEVO, BOSNIE-HERZÉGOVINE: La FIOM a commencé la mise en oeuvre d’un projet bi-annuel sur la santé et la sécurité au travail pour ses affiliés des pays de l’ex-Yougoslavie. Une réunion de planification a été organisée plus tôt cette année à Belgrade, Serbie, pour déterminer les problèmes et élaborer un programme qui réponde aux besoins des affiliés et les aide à développer leurs propres capacités.

Ce projet concerne l’acier et les métaux non-ferreux. Il vise à former des délégués syndicaux chargés de la santé et de la sécurité sur le lieu de travail et à promouvoir des actions dans ce domaine. Généralement dans cette région, la sensibilisation aux risques pour la santé et la sécurité est faible, les accidents sont fréquents et les services d’inspection du travail sont insuffisants ou non-existants. Le non-respect des dispositions légales est un autre problème majeur auquel les travailleurs/euses et les syndicats sont confrontés en permanence.

La première phase du projet a été réalisée à Sarajevo, Bosnie-Herzégovine, à la fin de septembre. Elle a porté sur le cadre législatif et sur les mécanismes européens et internationaux de protection de la santé et de la sécurité au travail, et notamment les accords-cadres internationaux (ACI) qui contiennent des dispositions dans ce domaine. Des experts de l’Organisation internationale du Travail, de l’Institut syndical européen pour la recherche, l’éducation, et la santé et sécurité, et d’Espagne ont participé aux travaux. La prochaine étape portera sur une analyse des risques et sur les techniques de prévention. Une documentation sur la santé et la sécurité dans les langues locales sera aussi réalisée.

Ce projet est mené en collaboration avec l’affilié espagnol de la FIOM, MCA-UGT, et l’Institut syndical de coopération pour le développement. Il bénéficie aussi du soutien de l’Agence espagnole pour le développement et la coopération.

Actions des métallurgistes contre l'emploi précaire — du 30 septembre au 7 octobre

Argentine

Le Comité national de la FIOM, composé de AOMA, UOM, ASIMRA, participera le 7 octobre à une manifestation nationale en faveur du travail décent dans le centre de Buenos Aires.

UOM a distribué du matériel à ses affiliés et Eduardo Paladín a donné une interview à la radio lundi 6 octobre sur le thème de l’emploi précaire.

Australie

AMWU

AMWU a envoyé des affiches et des tracts de la FIOM à 10.000 de ses militant(e)s. Les affiches sont disposées sur un grand nombre de lieux de travail. Une activité aura lieu le 7 octobre dans toutes les grandes villes du pays. Les courses hippiques sont un sport très populaire en Australie et l’AMWU patronne une course hippique à Adelaide et lui a donné pour nom "Emploi précaire". La course, et ce qu’elle représente, sera diffusée au niveau national, ce qui permettra à beaucoup de gens de prendre connaissance du message en Australie. Des réunions sont organisées dans chaque ville sur le thème de l’emploi précaire. Cette question est directement liée à la demande portant sur la réforme de la législation australienne du travail afin de permettre la négociation sur le contrôle des contrats de travail à durée déterminée et sur la sous-traitance du travail. Actuellement, il est illégal de négocier sur ces questions. Le Conseil national de l’AMWU s’est réuni la dernière semaine de septembre dans la capitale Canberra avec plus de 40 membres du parti travailliste qui détient actuellement les rênes du pouvoir, afin de relancer la réforme de la législation du travail et de placer en tête de l’ordre du jour des réunions le droit de négocier pour contrôler l’embauche sous contrat à durée déterminée.

Biélorussie

REPAM

Des piquets de grève étaient prévus mais le gouvernement a refusé d’accorder l’autorisation nécessaire. Le syndicat devra trouver une autre manière de protester le 7 octobre contre l’emploi précaire.

Pour plus de précisions sur l’emploi précaire en Biélorussie, voir l’article de Metal World ici.

Brésil

CNM-CUT, CNTM-FS

Des affiliés brésiliens de la FIOM ont publié en portugais des textes de la FIOM sur l’emploi précaire qui seront diffusés dans le cadre de leur campagne contre l’emploi précaire. Des renseignements complémentaires sur le soutien de la CNM-CUT à la campagne se trouvent sur: http://www.cnmcut.org.br/2008/verCont.asp?id=10450 

CNM/CUT a diffusé la brochure de la FIOM sur l’emploi précaire auprès des syndicats et des salariés, a placé les informations disponibles sur le site web de CNM et se joindra à d’autres organisations le 10 octobre pour une manifestation de masse.

CNTM/FS se joindra à d’autres organisations le 10 octobre pour participer à une manifestation de masse en faveur du travail décent. La Fédération des métallurgistes de São Paulo a intensifié sa campagne contre la sous-traitance et l’emploi précaire durant les négociations collectives de 2008. Des dirigeants syndicaux et des représentants du patronat ont examiné la façon dont les entreprises pourraient assurer un emploi à temps complet aux personnes employées en sous-traitance, ainsi que la manière d’éviter une rotation élevée du personnel.

Bulgarie

Metalicy

L’organisation syndicale Metalicy a réalisé une brochure (voir ici et ici) qui sera diffusée auprès de tous les membres (la traduction en anglais du titre est "Emploi précaire – Mobilisation mondiale pour la journée d’action"). La Fédération a commencé à organiser des réunions et des séminaires dans divers lieux. Une affiche est également en cours d’impression. 

Chili

CONSTRAMET se joindra à CUT Chili pour une manifestation le 7 octobre dans les rues de Santiago.

CONSFETEMA a organisé le 7 octobre une réunion sur l’emploi précaire pour la main-d’œuvre employée avec des contrats à durée déterminée à Illapel, Salamanca, Région IV.

République tchèque

OS KOVO

Le Présidium de OS KOVO a adopté un appel à Prague le 27 août 2008 dans lequel il demande:

Aux employeurs – d’avoir recours en premier lieu pour les travaux à accomplir, au personnel permanent, et de collaborer uniquement en cas de nécessité avec des agences de travail temporaire qui respectent la législation en vigueur 

Aux agences de travail temporaire – de respecter le droit du travail et autres textes réglementaires 

À l’État – de contrôler en permanence et d’infliger des amendes en cas d’infraction aux règles, et d’empêcher la fuite de millions de couronnes tchèques qui sont si nécessaires au service de santé, au système scolaire ou au régime de retraite.

Une copie intégrale de l’appel se trouve ici.

Conférence sur l’emploi précaire – Prague

OS KOVO accueille une conférence sur l’emploi précaire à Prague, 10 et 11 octobre. La conférence est organisée dans le cadre de la mobilisation mondiale de la FEM et de la FIOM contre l’emploi précaire.

Des syndicats de métallurgistes d’Autriche, de Hongrie, d’Allemagne et de Slovénie participeront à la conférence organisée par OS KOVO en République tchèque.

Pour plus de précisions sur cette conférence et sur d’autres activités organisées par OS KOVO, cliquer sur:

http://www.oskovo.cz/Kovo/2008/Rizik/rizik.htm

Colombie

UTRAMMICOL a organisé une campagne interne parmi les membres pour dénoncer les lieux de travail où l’emploi précaire est très courant. L’organisation participera avec des affiliés le 7 octobre à une manifestation nationale dans la capitale colombienne.

Elle participera également à des débats, comme celui organisé le 30 septembre à Medellin.

Elle soutient également  les travailleurs/euses de la canne à sucre dans la région de la vallée de Cauca située au sud-ouest de la Colombie à 800 km de Bogota, qui font actuellement grève contre l’emploi précaire. 

FETRAMECOL a tenu une conférence de presse le 6 octobre dans les bureaux de Fetramecol avec la présence de 80-100 personnes, à laquelle Jorge Almeida a pris la parole. Le syndicat se joindra le 7 octobre à une manifestation dans les rues de Bogota, organisée par les trois centrales syndicales du pays et par la société civile.

République dominicaine

FENATRAMIM co-organisera des manifestations avec trois autres syndicats à Puerto Plata, Barahona del Sur et San Pedro. Les syndicats ont remis des documents aux services du ministère du Travail de ces trois provinces.

EUROPE

Conférence de la FEM sur l’emploi précaire, 6 octobre 2008 à Bruxelles.

CANCELLED

France 

FTM-CGT, FGMM-CFDT, FO-Métaux, CFTC, CFE-CGC

Les cinq syndicats français de métallurgistes affiliés à la FIOM ont publié une déclaration commune appelant à une mobilisation mondiale contre l’emploi précaire. Les syndicats notent que l’emploi précaire touche les jeunes travailleurs/euses, les femmes et la main-d’œuvre peu qualifiée, et aussi un nombre de plus en plus grand de non-manuels, tels que les ingénieurs. Le texte de la déclaration se trouve ici.

Protestation régionale à Strasbourg

CGT Métallurgie organise une grande protestation régionale le 7 octobre à 14h30, place de la République à Strasbourg. Des métallurgistes de ALCAN, BONGARD, DELPHI, FLENDER, GENERAL MOTORS, MESSIER BUGATTI, SAREL apporteront leur soutien et participeront à l’action.

Allemagne

IG Metall

IG Metall organisera une grande action à Hanovre le 7 octobre dans le cadre de sa grande campagne sur le thème "À travail égal – Salaire égal" qui a commencé plus tôt cette année et qui vise la syndicalisation du personnel fourni par les agences de travail temporaire, en exigeant une égalité de salaire et de conditions pour un même travail. En outre, plusieurs activités sont prévues aux niveaux local et régional. Pour en savoir plus sur la campagne: http://www.gleichearbeit-gleichesgeld.de/

MONDE

Forum FSI/ACTRAV

Pour la justice sociale: appliquer les normes de travail aux personnes occupant un emploi précaire

BIT Salle II

Les fédérations syndicales internationales estiment que l’OIT doit de toute urgence insister sur le rôle joué par l’emploi précaire, lequel se traduit dans les faits par l’exclusion d’un nombre de plus en plus grand de travailleurs/euses des protections offertes par les conventions de l’OIT, notamment le droit de se syndiquer et celui de négocier.

Un Forum FSI/ACTRAV doit se tenir à l’OIT avant la Journée mondiale pour le travail décent, pour bien montrer comment les travailleurs/euses sont touché(e)s par l’emploi précaire dans tous les secteurs et dans toutes les régions du monde. Des mesures concrètes seront alors proposées pour assurer le respect des travailleurs/euses occupant un emploi précaire.

De nouvelles publications de l’ICEM, de la FIOM, de l’UITA et de l’UNI sur l’emploi précaire seront disponibles lors du forum.

Honduras

FETRAMIMH a organisé les activités suivantes:

Inde

Pour tous les affiliés de la FIOM

Lors de la réunion régionale en Asie du Sud, les affiliés de la FIOM ont prévu d’organiser une série d’activités qui débuterait avec des conférences de presse le 30 septembre, suivie de séminaires, de réunions de porte, de réunions de quartier, puis un Dharna ou journée de protestation le 4 octobre, avant de participer le 7 octobre à un rassemblement de masse avec toutes les centrales syndicales nationales.

Indonésie

FSPMI

Le 14 août, le FSPMI a organisé en Indonésie une manifestation de masse contre l’emploi précaire rassemblant 10.000 travailleurs/euses – voir ici pour plus de renseignements.

Lomenik

Lomenik organisera une manifestation publique le 7 octobre à Medan, Indonésie. À la suite de cette action, des délégués du personnel rencontreront des directions d’entreprise pour parler de l’emploi précaire.

Italie

Évènement FIOM-CGIL sur l’emploi précaire – 2 octobre

FIOM-CGIL, un affilié de la FIOM en Italie, réunit une assemblée nationale le 2 octobre à Milan sous le nom "Il Lavoro precario colpisce tutti" au cours de laquelle les secrétaires généraux de la FIOM et de la FEM prendront la parole.

Initiatives de la FLM à Turin 

Des délégués de Fiat ont eu une réunion les 4-5 septembre sur l’initiative des syndicats FIM-FIOM-UILM, et ont tenu une réunion publique – voir ici pour plus de détails. Au cours de réunions avec d’autres associations à Turin, FIM-CISL et FIOM-CGIL ont parlé en faveur de la semaine d’action du 30 septembre au 7 octobre.

Initiatives de FIM- CISL

Plusieurs initiatives sont prises par les structures locales des métallurgistes de la FIM : à Bergamo le 30 septembre sur les droits des salariés en Chine; à Brescia le 3 octobre une réunion avec un syndicaliste du Mozambique; et à Rieti le 3 octobre une réunion avec des syndicalistes de Birmanie et du Mozambique. Ils participeront également à la mobilisation pour le travail décent organisée par les centrales nationales CGIL-CISL-UIL.

Kosovo

SPMK

Le syndicat SPMK prévoit de réaliser des documents avec le soutien de la Chambre de Commerce et d’organiser une réunion le 7 octobre avec la télévision.

Macédoine

SIER

Le syndicat SIER se servira de matériels de campagne pour sensibiliser le public sur cette question. Il organisera ne session publique du conseil du syndicat au cours de laquelle il présentera des documents réalisés par la FIOM.

Malaisie

Le Conseil FIOM-Malaisie organisera le 7 octobre un rassemblement et un forum sur l’emploi précaire. Une série d’activités aura lieu après le rassemblement, dont l’envoi d’un mémorandum au gouvernement, ainsi que l’exposé du problème dans les médias.

Mexique

Le Conseil national du Mexique, composé des syndicats affiliés, a organisé un atelier le 7 octobre et une réunion sur la question de l’emploi précaire. Il va publier un appel à ce sujet.

Norvège

Fellesforbundet

Fellesforbundet organise le 30 septembre un séminaire sur le travail décent en présence du ministre du Travail qui fera un exposé. Avant le séminaire, le syndicat exposera le sujet dans la presse nationale.

En outre, la confédération norvégienne des syndicats organise le 5 septembre avec l’organisation patronale et le ministère des Affaires étrangères, un évènement très important avec la présence, parmi les principaux orateurs, de Juan Somavia directeur de l’OIT, de Pascal Lamy directeur de l’OMC et de Jonas Gahr Støre ministre norvégien des Affaires étrangères. Le thème de la conférence porte sur le travail décent.  

Pakistan

PWF

La Fédération des travailleurs du Pakistan a écrit à la FIOM pour confirmer qu’elle engagera une action le 7 octobre contre l’emploi précaire, voir la lettre ici.

Pérou

CEMETAL a organisé le 7 octobre une Journée nationale de lutte, qui inclut la campagne contre l’emploi précaire. L’organisation a demandé à tous ses membres de participer à cette Journée.

Philippines

Un syndicat de création récente Metal Workers Alliance of the Philippines (MWAP) qui n’est pas affilié à la FIOM participera également à la campagne. Des manifestations seront organisées le 7 octobre devant les ambassades du Japon et de Corée, ainsi que devant le ministère du Travail et l’association patronale.

Russie

Le syndicat russe interrégional des travailleurs de l’automobile mettra en place des piquets et diffusera des tracts au siège de l’agence de placement de la main-d’œuvre Adecco à St Petersbourg et à Moscou, et sur des places en centre-ville. Toutes les sections du syndicat participeront à l’action.

D’autres syndicats vont se joindre à la centrale nationale pour des actions unitaires sur le travail décent et contre l’emploi précaire. Des distributions de tracts auront lieu aux plus grandes stations de métro et une réunion commune se tiendra près de la Maison Blanche. On prévoit que 200 000 membres du syndicat des mineurs et des métallurgistes de Russie participeront à des réunions avec des membres d’autres syndicats.

Serbie

AMUS

À la suite du débat sur l’emploi précaire à la réunion du Comité central de la FIOM, AMUS avait adopté une déclaration lors de sa Convention qui eut lieu le 30 novembre 2007 (voir texte joint) et engagé une campagne contre l’emploi précaire. Il organisera une réunion le 7 octobre pour discuter d’une stratégie de lutte contre l’emploi précaire en insistant tout particulièrement sur l’emploi informel.

Afrique du Sud

Numsa

Numsa a imprimé localement une affiche de la FIOM et placé un exemplaire dans chaque paquet de Numsa News qui est diffusé sur les lieux de travail et dans les bureaux régionaux de Numsa.

Pour lire l’article sur la campagne publié dans Numsa News, cliquer ici.

Espagne

UGT-Catalogne

En Espagne, UGT-Catalogne a créé une série de documents audiovisuels dans le cadre d’une campagne visant à dénoncer l’emploi précaire en Espagne. Liens à consulter pour ces documents:

Entrevue pour un emploi dans un café:  http://es.youtube.com/watch?v=Z2I-8eudzkk 

Entrevue pour un emploi dans un magasin de vêtements: http://es.youtube.com/watch?v=12E5Ek1QsoU

Entrevue pour un emploi dans un supermarché: http://es.youtube.com/watch?v=02xnwudnTfE

Unité Précarité-1.000 euros minimum: http://es.youtube.com/watch?v=dMUa-VwRQ-o

Campagne Unité Précarité: à propos des accidents du travail: http://es.youtube.com/watch?v=GN46vqYBPzM

Campagne Unité Précarité: à propos des appartements et des salaires: http://es.youtube.com/watch?v=0VxRFsUidRo

Campagne Unité Précarité: à propos du coût du panier de la ménagère: http://es.youtube.com/watch?v=REEPwcOZcvs

Harcèlement professionnel – vidéo 1: http://es.youtube.com/watch?v=DPKT_e9fs24

Harcèlement professionnel – vidéo 2: http://es.youtube.com/watch?v=IwwAPo_d0QY

Blogue de campagne Unité Précarité: http://rrhh-confidencial.blogspot.com/

Sri Lanka

JSS

Le syndicat a déjà commencé une campagne de signatures dans les ZFE pour faire appliquer la circulaire sur l’emploi précaire. À la suite de notre campagne d’agitation menée l’année dernière, le BOI (Organisme de réglementation de la ZFE) a convenu que les entreprises de la ZFE n’embaucheraient pas de main-d’œuvre sous contrat à durée déterminée, occasionnelle ou délocalisée pour la partie essentielle du travail dans les usines, et a adressé une circulaire à toutes les entreprises au sujet de cette décision. Au départ, les entreprises on dit qu’elles respecteraient cette circulaire. Mais elles continuent dans la pratique à utiliser ces formes d’emploi pour l’essentiel de leur production. Le syndicat a lancé une campagne de signatures et remettra la pétition le 7 octobre après avoir organisé une grande réunion publique.

La Fédération JSS de la métallurgie mènera une campagne d’affichage et de diffusion de tracts du 1er au 7 octobre dans la ville de Colombo. Le 7 octobre, le syndicat manifestera devant la gare de "Colombo – Fort" (la plus grande gare au Sri Lanka).

La branche féminine de JSS organisera un atelier sur le travail décent à "Badulla".

Suède

IF Metall

IF Metall a demandé à des syndicats locaux dans des entreprises multinationales d’entreprendre des recherches sur l’emploi précaire, les contrats à durée déterminée et les emplois obtenus dans leurs entreprises par le biais d’agences de placement de main-d’œuvre. Il faut espérer que cette information sera utilisée dans les négociations avec la direction.

Le site web de IF Metall contient aussi un reportage sur l’emploi précaire et sur la journée mondiale pour le travail décent, dont on peut prendre connaissance ici. Le rapport contient des précisions sur le travail à long terme de IF Metall pour la syndicalisation et sur la manière de négocier en vue d’assurer des conditions identiques à tous les salariés sur le lieu de travail.

Thaïlande

TEAM

TEAM organisera le 5 octobre une manifestation devant le ministère du Travail.

Turquie

Birlesik Metal-Is

Le 7 octobre, Birlesik Metal-Is organisera une manifestation sur le thème de l’emploi précaire. La manifestation portera sur deux axes principaux:

– Nos revendications pour une convention collective (car le patronat insiste sur la flexibilité et nous affirmons que c’est pour nous une raison pour faire grève

– Et l’emploi précaire.

Après le 7 octobre, les actions du syndicat se poursuivront sur le processus de la négociation collective car il est lié aux revendications qui continueront à être présentées en insistant sur la fin de l’emploi précaire.

Ukraine

Une grande action sera organisée par des organisations de jeunes le 7 octobre de 10 à 11 heures – une manifestation de jeunes en plein centre de Kiev. Il y aura également une conférence de presse et une exposition de photos, et les syndicats aborderont le problème de l’emploi précaire avec le Président.

Venezuela

FETRAMETAL organisera des réunions avec des syndicats affiliés à Valencia, État de Carabobo.

Vague de grèves et accords dans l'industrie automobile au Brésil

BRÉSIL: Le personnel de production de l’usine Volkswagen-Audi dans la ville de Curitiba a déclenché le 1er septembre une grève d’une semaine. Une autre grève a débuté le même jour dans les usines Volvo et Renault/Nissan de la même ville.

Au cours de la semaine, des grèves de 24 heures ont éclaté chez Ford, General Motors, Toyota, Mercedes Benz et Scania dans des villes à l’intérieur de l’État de Sao Paulo.

Les premiers salariés qui réussirent à obtenir un accord furent ceux de Volvo le 4 septembre, et de Renault/Nissan le 5 septembre. Les syndicats ont accepté une augmentation réelle des salaires de 2,66 pour cent, plus 7,15 pour cent pour compenser la hausse de l’indice national des prix à la consommation (INPC) au cours des douze derniers mois, soit une augmentation totale de 10 pour cent. La négociation a aussi permis d’obtenir un versement d’une somme forfaitaire de 1.500 R$ (environ 863 USD).

Pendant ce temps, l’action revendicative se poursuivait chez VW-Audi à Curitiba où les salariés demandaient 12 pour cent d’augmentation. Ils mirent fin à la grève le 9 septembre après avoir accepté une hausse salariale de 11 pour cent à partir de novembre (3,6 pour cent de hausse réelle, plus 7,15 pour cent pour rattraper l’inflation). Les salariés ont aussi négocié un versement forfaitaire de 2.000 R$ (environ 1.150 USD).

Les grèves ont forcé les entreprises à améliorer leurs propositions, qui étaient à l’origine d’un niveau très bas. La hausse des salaires réels à laquelle s’ajoute une augmentation liée à l’inflation et le versement d’une somme forfaitaire, représente une grande victoire pour les métallurgistes. "C’est pourquoi nous disons que cela vaut la peine d’engager le combat. Nous allons maintenant nous préparer pour la prochaine série de négociations salariales, en octobre pour les pièces détachées d’automobile et en décembre pour le travail des métaux et les machines", a déclaré Sergio Butka, Président du syndicat des métallurgistes de Curitiba et de Força Sindical dans l’État de Paraná.

ABC — les centres de l’industrie automobile

La Fédération des syndicats de métallurgistes CUT-SP est parvenue le 6 septembre à conclure un accord satisfaisant pour tous les travailleurs de l’automobile dans l’État. Le syndicat des métallurgistes ABC, qui représente les salariés des grands centres de l’industrie automobile du pays, a menacé de lancer un ordre de grève. Mais ce n’a pas été nécessaire, les salariés acceptant la proposition patronale deux jours avant la date de déclenchement de la grève. Le syndicat Taubaté a aussi accepté la proposition après avoir fait cesser la production dans les usines Volkswagen et Ford.

L’accord obtenu par la fédération de São Paulo porte sur une hausse salariale de 11,01 pour cent (3,6 pour cent d’augmentation réelle plus 7,15 pour cent pour rattraper l’inflation) pour les salaires jusqu’à 7,500 R$ au maximum.

Les salaires supérieurs à 7.500 R$ bénéficient d’une augmentation de 7,15 pour cent qui couvre l’inflation plus un montant forfaitaire de 289,30 R$. Le salaire minimum pour le secteur est ajusté et passe de 1.110 R$ à 1.250 R$, soit une hausse de 12,6 pour cent.

De même, les salariés de l’automobile membres de ABC et de Taubaté ont reçu le 22 septembre une prime forfaitaire de 1.450 R$ (845 USD). Avec ce versement, l’augmentation salariale est de cinq pour cent, une victoire historique pour le syndicat.

Sergio Nobre, Président du syndicat des métallurgistes ABC, affilié à CNN/CUT, a déclaré après 18 heures de réunions qu’un accord "d’un montant significatif" avait été conclu. Il a ajouté que la croissance enregistrée dans l’industrie automobile au cours des dernières années a créé les conditions qui ont permis aux salariés de chercher à obtenir ces augmentations salariales.

La syndicalisation pour des emplois meilleurs et plus sûrs

MONDE: Les gens sont de plus de plus confrontés dans le monde à une insécurité de l’emploi, à des salaires faibles et à un avenir incertain. Durant la semaine de mobilisation qui se déroule partout dans le monde à partir du 30 septembre, les syndicats de métallurgistes affiliés à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) organisent une série d’actions à l’échelon local tout comme au niveau national pour exiger que soit mis fin à l’emploi précaire.

Les actions comprennent des campagnes d’information, des réunions sur les lieux de travail, des rencontres avec des directions d’entreprise et des grandes manifestations dans des pays comme l’Allemagne, la Bulgarie, l’Espagne, l’Inde, l’Italie, la Malaisie, la République tchèque, Sri Lanka et la Turquie.

Parmi les syndicats affiliés à la FIOM, neuf sur dix signalent une augmentation de la fréquence de l’emploi précaire au cours des dernières années.

"Nous devons prendre ensemble des mesures pour enrayer le développement de l’emploi précaire", a déclaré Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM. "Les bons emplois sont ceux obtenus par les syndicats dans les négociations. Partout dans le monde, les syndicats se mobilisent, organisent la main-d’œuvre et négocient pour obtenir des emplois meilleurs et plus sûrs".

Des précisions et des rapports sur les actions entreprises par les syndicats de métallurgistes à travers le monde sont donnés sur le site web de la FIOM. Le 7 octobre, la FIOM et ses affiliés participeront également à une journée mondiale d’action en collaboration avec la Confédération syndicale internationale (CSI) et toutes les fédérations syndicales internationales (FSI).

L’emploi précaire nous concerne tous est une campagne syndicale mondiale visant à arrêter la montée de l’emploi précaire et à retrouver puissance et justice pour la classe ouvrière.

Pour en savoir plus sur les efforts entrepris par les syndicats pour lutter contre l’emploi précaire et sur la semaine de mobilisation: www.imfmetal.org/precariouswork

Chine: Les entreprises étrangères doivent avoir des syndicats

CHINE: Selon la centrale syndicale officielle du pays, la Fédération pan-chinoise des syndicats (ACFTU), le personnel des plus grosses entreprises étrangères qui possèdent des installations en Chine doit être syndiqué à partir du 30 septembre sous peine d’amendes.

L’ACFTU prévoit que d’ici la fin du mois, 80 pour cent des entreprises qui ont des installations en Chine et qui sont classées parmi les 500 plus grosses dans le monde auront des syndicats. La centrale syndicale qui possède 200 millions de membres a annoncé l’adoption en juin de la directive sur la syndicalisation. Actuellement, moins de la moitié des filiales chinoises des entreprises qui figurent dans le classement "Fortune 500" ont reconnu des syndicats, contre plus de 73 pour cent des entreprises étrangères en Chine. "Fortune 500" est publié chaque année par le magazine Fortune qui classe les 500 plus grosses entreprises américaines selon leur chiffre d’affaires brut.

IBM et Volvo ont annoncé récemment qu’elles permettraient à leurs salariés de se syndiquer dans leurs installations chinoises de fabrication industrielle. Les deux entreprises se sont jointes à d’autres multinationales comme Wal-Mart, Sony, Canon, FedEx, Intel et Toyota, dont beaucoup sont farouchement opposées aux syndicats et cherchent à contrecarrer la syndicalisation dans leurs installations situées dans d’autres parties du monde.

Certains voient cela comme une nouvelle étape positive du gouvernement pour améliorer les conditions de la main-d’œuvre. En janvier 2008, l’adoption d’une nouvelle loi sur le travail répond aux besoins des travailleurs/euses sous contrat à durée déterminée, limite le recours à une main-d’œuvre temporaire, et force les employeurs à mettre par écrit tous les contrats de travail. Les sceptiques sont toutefois préoccupés par le fait que si les salariés ont de plus en plus de droits sur le papier, la mise en application de ces droits et une véritable représentation des intérêts des salariés pourraient prendre encore des années.

Les syndicats qui ne sont pas affiliés à l’ACFTU sont illégaux, et les travailleurs qui ont tenté de créer des syndicats indépendants en ont souvent payé très cher le prix, en encourant des peines de deux à trois ans d’internement dans un camp de travail forcé ou de lourdes peines de prison pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement à vie.

Alors que les gains réels de la main-d’œuvre restent encore à voir, une chose est claire — d’ici à 2009, le mouvement syndical se sera développé énormément en Chine.