Inscription des films au Festival du court métrage sur le travail à Genève

GENÈVE: Pour explorer les moyens d’atteindre un plus large public et de promouvoir et soutenir la capacité des syndicats à communiquer par l’image, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie prendra part avec la CSI et les autres fédérations syndicales internationales au troisième festival annuel du court métrage sur le travail.

L’événement aura lieu le 16 juin 2009 à Genève, Suisse. Tous les syndicats sont invités à soumettre des copies de films qu’ils ont produits eux-mêmes ou participé à la production pour une éventuelle inscription dans le programme.

Décidé en 2007 au Forum des communicateurs de la FIOM, le Festival du court métrage sur le travail s’est développé au cours des deux dernières années et se positionne actuellement comme l’un des quelques festivals internationaux de cinéma à présenter des films et des vidéos réalisés par les syndicats sur les syndicats et le monde ouvrier.

Le programme d’une durée de trois heures sera axé sur des films qui constituent d’excellents exemples de communication pour des récits et des messages sur le thème du travail. La sélection qui sera effectuée par un jury composé de représentants des FSI comprendra des films réalisés dans différentes régions du monde.

Les syndicats sont encouragés à soumettre des copies de films sur DVD avec un court message décrivant le film et la raison pour laquelle il a été réalisé. Le festival a besoin de disposer du libre droit de présenter le film et de le publier en ligne, avec bien sûr la pleine reconnaissance des auteurs. En raison des contraintes financières pour l’interprétation, le festival peut seulement accepter les films en langue anglaise ou avec sous-titres en anglais.

La date limite du dépôt d’un film est le 13 février 2009.

Pour tous renseignements complémentaires sur cette initiative ou pour une participation, veuillez contacter Kristyne Peter ([email protected]) ou Alex Ivanou ([email protected]) au Département des communications de la FIOM.

Des salariés turcs licenciés pour leurs activités syndicales

TURQUIE: 350 membres du personnel de l’entreprise Sinter Metal Technologies, située dans la zone industrielle syndiquée de Dudullu en Turquie, demandent leur réintégration après avoir été injustement licenciés pour leurs activités syndicales.

Le 19 décembre, la direction de Sinter Metal avait licencié sous de faux prétextes 38 travailleurs menant des activités syndicales. Le lundi suivant, la majorité des 470 salariés employés dans les ateliers de production occupaient l’usine par solidarité avec les travailleurs licenciés en exigeant leur réintégration. En réponse, la direction a décidé de licencier tous les travailleurs à l’exception de 50 personnes en menaçant de fermer son usine.

Le 23-24 décembre, la police a mis fin à l’occupation et forcé les salariés licenciés à quitter l’usine. Environ 350 d’entre eux sont toujours présents à l’entrée de l’usine, en exigeant leur réintégration et le droit d’être représentés par leur syndicat, Birlesik Metal-IS.

Birlesik Metal-IS est affilié à la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM).

Dans une lettre adressée à l’entreprise, Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM affirme que "la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie se joint à Birlesik Metal-IS et aux salariés de Sinter Metal pour exiger la réintégration immédiate du personnel licencié, et pour que l’entreprise cesse et renonce à commettre des infractions aux droits et engage rapidement et de bonne foi des négociations avec le syndicat pour parvenir à un règlement juste et équitable de la situation des salariés".

Birlesik Metal-IS demande aux affiliés de la FIOM d’envoyer des lettres identiques à Sinter Metal en exigeant la réintégration du personnel et de mettre fin aux infractions aux droits syndicaux.

Les lettres sont à envoyer à:

Sinter Metal İmalat Sanayi A.Ş
Adresse: Yukarı Dudullu Organize Sanayi Bolgesi, 1. Cad. No: 25
Télécopie: 0090 216 364 00 32
Directeur général: Olgun Tanberk
Directeur de l’usine: Sibel Borekci
Directeur de la production: Ilker Ozturk.

Parution du dernier numéro de Metal World

MONDE: La victoire décisive de Barack Obama, qui sera le prochain président des Etats-Unis, contient l’espoir d’un changement pour la classe ouvrière en Amérique et à l’étranger. Dans les États où les deux partis étaient presque à égalité, comme dans l’Ohio et la Pennsylvanie, plus de 100.000 syndicalistes bénévoles ont pris un congé pour aider à convaincre la population de voter pour un changement. "U.S. Election: hope and change" (Élections américaines: espoir et changement) permet de comprendre comment la victoire d’Obama est devenue possible.

L’ingénierie mécanique est d’une importance vitale pour la plupart des autres secteurs de la fabrication industrielle; pourtant, son potentiel en matière de syndicalisation et son rôle stratégique ont été jusqu’à présent fréquemment négligés par les syndicats. Un dossier spécial de Metal World décrit la situation des syndicats et les défis auxquels ils font face dans l’une des disciplines d’ingénierie les plus importantes et les plus anciennes.

Gab-Deuk Jung, président du syndicat coréen des métallurgistes (KMWU), a la réputation d’être un homme qui fait face à l’adversité avec courage et détermination. Il a été emprisonné à plusieurs reprises pour avoir participé et organisé des grèves.

En ce qui concerne les accusations portées actuellement contre lui pour participation à une grève illégale et obstruction au droit des affaires, Jung estime que cela est lié à la résistance patronale à une négociation collective au niveau de l’industrie: "En disant que les grèves sont illégales, le patronat fait valoir que la négociation collective au niveau de l’industrie n’a rien à voir avec les salaires et les conditions de la main-d’œuvre, mais qu’elle est politique". Lire l’interview de Gab-Deuk Jung. Metal World contient aussi toutes les dernières informations et photos sur la FIOM et ses affiliés dans le monde entier.

Le magazine se trouve sur le site web de la FIOM en anglais (des éditions en russe et en japonais suivront) Pour se procurer une version papier, envoyer une demande à: [email protected].

Condamnation à un an de prison du président d'une section du KMWU

CORÉE: Le KMWU, affilié à la FIOM, nous fait savoir que Yoon Hae-mo, président de la section du KMWU de Hyundai Motor, a été reconnu coupable d’obstruction au droit des affaires et condamné à un an d’emprisonnement sans bénéfice du sursis. Dans la pratique, cela signifie que le camarade Yoon, Hae-mo devra passer un an en prison. Le KMWU fait appel de la condamnation.

La FIOM a déjà rendu compte des mandats d’arrêt délivrés contre les dirigeants syndicaux en Corée, notamment contre le Président du KMWU Jung Gab-deuk, le Vice-président du KMWU Nam Taek-gyu, le Président de la KCTU Lee Suk-Haeng, le premier Vice-président de la KCTU Jin Young-ok, le Secrétaire général de la KCTU Lee Yong-shik, et six responsables élus de la section syndicale de Hyundai Motor, à savoir Yoon Hae-mo, Kim Tae-gon, Kim Jong-il, Jung Chang-bong, En-Joo koo, et Jo Chang-min.

La FIOM a envoyé une lettre de protestation au président sud-coréen Lee Myung-bak en demandant instamment au gouvernement coréen d’annuler les mandats d’arrestations et de mettre fin au harcèlement à l’encontre des dirigeants syndicaux en Corée. Malheureusement, le gouvernement coréen n’a pris, jusqu’à présent, aucune mesure à cet effet.

La FIOM va envoyer une mission syndicale conjointe à l’échelle mondiale en Corée à la fin du mois de février 2009 pour accentuer la pression sur le gouvernement coréen afin qu’il mette fin à ce harcèlement.

Publication du rapport sur le pouvoir d'achat en 2008

GENÈVE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie publie son édition 2008 du rapport "Pouvoir d’achat du temps de travail", qui permet de procéder à un examen du pouvoir d’achat des métallurgistes dans le monde, sur la base des salaires net horaires en 2007.

L’enquête qui a permis de déterminer le pouvoir d’achat dans plus de 60 pays, donne le temps de travail nécessaire pour l’achat d’une série d’articles de consommation comme les vêtements, la nourriture, le loyer et autres dépenses de base.

Le rapport traite des différences de niveau de vie entre les travailleurs/euses exécutant les mêmes travaux, en quantité et en qualité, et des écarts dus au pouvoir d’achat de leurs revenus.

"Le pouvoir d’achat du temps de travail 2008" est publié en anglais, français, allemand et espagnol. Pour télécharger les versions pdf dans ces langues, aller sur: www.imfmetal.org/publications.

Pour lire la version en ligne de la publication, aller sur: http://www.imfmetal.org/purchasingpower2008.

Des membres de la FSPMI blessés et détenus par la police

INDONÉSIE: Jeudi 10 décembre 2008, environ 15.000 membres de la fédération indonésienne des syndicats de métallurgistes (FSPMI) affiliée à la FIOM ont manifesté devant les bureaux du gouverneur et du régent à Batam — zone de libre-échange notoirement connue pour la propagation de l’emploi précaire — en exigeant une augmentation du salaire minimum érodé par la hausse du coût de la vie.

La police a chargé les manifestants en tentant de les bloquer. Au moins neuf personnes dont une femme ont été blessés et hospitalisés. La police a également arrêté trois membres de la FSPMI, et l’organisation syndicale tente maintenant de négocier pour obtenir leur libération.

"Nous sommes choqués d’apprendre qu’au lieu d’écouter les revendications des travailleurs/euses, les autorités ont fait appel à la police pour barrer violemment la route aux manifestants", déclare Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM, dans sa lettre au gouverneur de Kepulauan Riau et au régent de Batam.

Il demande instamment aux autorités indonésiennes "de mettre fin aux sanctions contre les travailleurs/euses à Batam destinées à attirer de nouveaux investisseurs, et de répondre aux revendications concernant l’augmentation du salaire minimum", et il recommande aux autorités "de libérer les manifestants qui ont été arrêtés et de tout faire pour empêcher un nouvel appauvrissement des travailleurs/euses en Indonésie".

La FIOM demande à ses affiliés de soutenir la FSPMI par l’envoi de lettres de protestation au gouverneur de Kepulauan Riau et au régent de Batam, en leur demandant de mettre fin à la répression, de libérer les syndicalistes détenus et d’entamer des négociations avec les représentants syndicaux au sujet de l’augmentation du salaire minimum.

Vos lettres de protestation sont à envoyer à:

M. Ismet Abdulah
Gouverneur de Kepulauan Riau
Télécopie: +62 771 311333 ou +62 771 318611.

M. Achmad Dahlan
Régent de Batam,
Télécopie: +62 778 466743

La FIOM vous demande d’envoyer une copie de vos lettres de protestation à [email protected] ou par télécopie +41 22 308 50 55

et à

Federasi Serikat Pekerja Metal Indonesia – FSPMI
(Fédération indonésienne des syndicats de métallurgistes)
Télécopie: +62/21 841 3954
Courriel: [email protected]

Mise à jour
Selon des informations reçues du FSPMI, dimanche 14 décembre 2008 les trois syndicalistes détenus avaient été relâchés.

À la mémoire de notre camarade Dyvadheenam

INDE: Le 6 décembre 2008, notre camarade Dyvadheenam, ancien représentant de la FIOM pour la région Asie du Sud, est décédé brutalement à l’âge de 62 ans, victime d’une crise cardiaque foudroyante.

Le camarade Dyvadheenam, que ses nombreux amis et collègues appelaient simplement "Dyva", a commencé sa carrière professionnelle en 1966 chez Hindustan Aeronautics Ltd à Hyderabad, où il a travaillé comme technicien de haut niveau pendant 30 ans. Il est devenu délégué syndical au cours de sa deuxième année dans l’entreprise où il a consacré la plus grande partie de son temps au combat pour la mise en place d’un mécanisme de négociation collective pour les entreprises du secteur public à Bangalore. Dyva devait ensuite être élu président du syndicat des travailleurs de Hindustan Aeronautics Ltd et conserver cette fonction pendant 22 ans.

Avant de rejoindre la FIOM en 1997, Dyvadheenam avait été un dirigeant syndical actif du Hind Mazdoor Sabha (HMS) où il a occupé diverses fonctions. Il fut notamment secrétaire de la fédération indienne des travailleurs de la sidérurgie, de la métallurgie et de l’ingénierie, secrétaire chargé de la syndicalisation au conseil national du HMS, et animateur du comité de coordination des syndicats affiliés à la centrale syndicale des entreprises du secteur public à Hyderabad.

Il a mené aux côtés des dirigeants de syndicats ouvriers la plus grande grève des entreprises du secteur public, en 1982, pour obtenir une égalité salariale parmi les entreprises du secteur public. À cette occasion, il a été arrêté en vertu de la loi sur le maintien des services essentiels (ESMA), placé sous garde judiciaire et suspendu de ses fonctions pendant 18 mois. Néanmoins, la distinction Shram Shakti lui a été décernée par le gouvernement pour la Fête du Travail en 1992 pour les services rendus aux travailleurs non syndiqués.

En tant que représentant de la FIOM pour l’Asie du Sud, Dyva a joué un rôle important pour l’aide au développement du mouvement syndical dans la région et pour l’établissement de relations avec les autres fédérations syndicales internationales.

Il a activement encouragé la collaboration des affiliés de la FIOM aux niveaux national et régional, ce qui a permis d’établir une solidarité entre tous les syndicats concernés au Sri Lanka, en Inde et au Bangladesh. Grâce aux efforts déployés par Dyva, les travaux du comité sous-régional ont bénéficié d’une nouvelle énergie et de nouvelles priorités, établissant ainsi une base solide pour la réussite des activités futures de la FIOM dans la région.

Travaillant sous égide de la FIOM, Dyva a été l’un des initiateurs du projet de syndicalisation de la FIOM dans l’industrie de démolition des navires en Inde, et pour la main-d’œuvre employée dans les zones franches d’exportation au Sri Lanka. Sous sa direction, l’apparition de jeunes dirigeants et le développement des capacités des affiliés de la FIOM dans la région sont plus visibles que jamais.

Dyvadheenam avait pris sa retraite en septembre après 11 ans de service comme représentant de la FIOM pour la région Asie du Sud. La FIOM exprime ses profondes condoléances à sa famille, ses parents et ses amis. "Nous nous souviendrons de Dyva pour tout le travail qu’il a réalisé pour les métallurgistes d’Asie, et en particulier pour l’ardeur qu’il mettait à défendre les victimes d’injustices et d’abus", a déclaré Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM.

Repose en paix cher camarade. Les travailleurs/euses et le mouvement syndical international se souviendront toujours de toi pour ta contribution inestimable au mouvement syndical mondial.

Arrestations illégales de dirigeants du syndicat mexicain des mineurs

MEXIQUE: Le 3 décembre, le syndicat national mexicain des mineurs et des métallurgistes (SNTMMSRM) a été la victime d’une nouvelle attaque. Juan Linares Montufar, président du Consejo General de Vigilancia y Justicia du syndicat (Conseil général de vigilance) a été arrêté en Michoacán. Cela montre une fois de plus que les autorités continuent de harceler les travailleurs/euses des mines, de la métallurgie et de la sidérurgie.

Mais ce n’est pas tout. Carlos Campos Pavón, secrétaire politique du syndicat a également été arrêté le jeudi 4 décembre. Des mandats d’amener ont été émis à l’encontre d’au moins deux membres du comité exécutif du SNTMMSRM, et d’autres sont encore prévus.

Le syndicat considère que ces arrestations sont illégales et "effectuées sur ordre de Germán Larrea Mota Velasco, propriétaire de Grupo Mexico, qui attend d’être traduit en justice pour homicide après la mort de mineurs".

La semaine dernière, le gouvernement a bloqué arbitrairement et illégalement une grande partie des comptes bancaires du syndicat dans l’intention manifeste de réprimer le combat mené par le syndicat pour la liberté et l’autonomie syndicales au nom des travailleurs/euses des sections 65 (Cananea, État de Sonora), 201 (Sombrerete, Zacatecas) et 17 (Taxco, Guerrero), en grève depuis 16 mois.

Le syndicat affirme que l’arrestation de dirigeants est liée à la nomination de Fernando Gómez Mont comme ministre de l’Intérieur. "C’était auparavant un salarié de Grupo Mexico, de Germán Larrea Mota Velasco, et il paraît toujours travailler pour eux. Il appartenait à l’équipe de l’entreprise chargée des questions de droit pénal, et se sert de sa nouvelle position pour enfreindre les droits les plus élémentaires et traiter de manière injuste les groupes et responsables sociaux".

Le syndicat demande à toutes les organisations syndicales et sociales au Mexique et dans le reste du monde, notamment aux affiliés de la FIOM, de protester contre ces attaques lâches et malveillantes, et les exhorte à constituer un front uni contre ce harcèlement, qui ne vise pas seulement les travailleurs/euses des mines, de la métallurgie et de la sidérurgie, mais l’ensemble de la main-d’œuvre syndiquée. Une attaque contre l’un(e) d’entre nous est un préjudice subi par nous tous et toutes. C’est actuellement notre mot d’ordre face aux attaques du gouvernement contre le syndicalisme.

Nous exigeons la libération immédiate de Juan Linares Montufar et de Carlos Pavón Campos, ce que demande également la FIOM, et le déblocage immédiat de tous les fonds du syndicat gelés par le gouvernement.

Injury to one: the story of Mexicain miners

Les travailleurs/euses du Brésil s'unissent pour défendre les emplois

BRÉSIL: Trente-cinq mille manifestants se sont rassemblés le long de l’Esplanade des ministères dans la capitale, Brasilia, pour la cinquième Marche nationale de la classe ouvrière et pour un meeting de soutien au Développement et au Travail.

Le meeting qui était organisé par les centrales syndicales du pays — Força Sindical, CUT, CTB, CGTB, UGT et NCST — a pris place devant le Parlement fédéral. Les mots d’ordre portaient sur des mesures de protection de l’emploi, un revenu garanti et la prise de mesures destinées à protéger les travailleurs/euses contre les effets de la crise financière internationale.

Les manifestants demandaient également une hausse du salaire minimum, la défense des réserves pétrolières du pays et une nouvelle politique énergétique, et la ratification des conventions de l’OIT no 151 (sur la négociation collective dans les services publics) et 158 (sur la protection contre le licenciement sans motif valable).

Rassemblés à 9 heures au parking du centre de sport Mané Garrincha, les manifestants ont marché jusqu’au Parlement fédéral où un meeting était organisé par les centrales syndicales avec la participation de dirigeants des partis politiques.

Les centrales syndicales ont présenté une liste commune de demandes aux présidents de la Chambre des députés et du Sénat. Le document contient 18 propositions pour lutter contre la crise, qui portent notamment sur une hausse du salaire minimum, une diminution de l’impôt sur le revenu et une réduction de la semaine de travail sans diminution du salaire.

Dans l’après-midi, une série de réunions a eu lieu avec des représentants du ministère. Les réunions se sont poursuivies jusqu’à jeudi. Les dirigeants syndicaux ont rencontré le Président de la Chambre des députés, Arlindo Chinaglia, et le Président du Sénat, Garibaldi Alves Filho, avec lesquels ils se sont entretenus sur les demandes présentées par le mouvement.

Le président de la CUT, Artur Henrique, estime que la marche a été un succès. C’est, selon lui, "un véritable exploit que de rassembler des travailleurs/euses de tous les coins du pays et des différentes centrales syndicales à cette époque de crise; cela montre bien que la classe ouvrière brésilienne est prête à se battre".

Le président de Força Sindical, Paulo Pereira da Silva (Paulinho), a déclaré: "Nous allons mobiliser et organiser les travailleurs/euses, et nous ferons grève s’ils essaient de nous licencier". "Quiconque veut réaliser un profit doit investir ses capitaux dans la production et non dans la spéculation", a-t-il ajouté, en faisant allusion aux employeurs.

Métallurgistes battus et emprisonnés au Zimbabwe

ZIMBABWE: Japhet Moyo, secrétaire général du syndicat national des techniciens du Zimbabwe (NEWU) et secrétaire général adjoint de la centrale nationale, le Congrès des syndicats du Zimbabwe (ZCTU), a été arrêté après avoir participé à une manifestation du ZCTU contre les restrictions apportées par le gouvernement aux retraits bancaires.

Selon Stephen Nhlapo, représentant régional pour l’Afrique de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, Japhat a été arrêté ce matin par la police pour avoir organisé et participé à la marche contre les banques du pays. "Alors que j’étais occupé de lui parler, la police a pris le téléphone et je ne suis pas sûr exactement de ce qui va se passer pour lui", a indiqué Nhlapo.

Le taux d’inflation continue de monter en flèche au Zimbabwe pour atteindre le chiffre scandaleux de 13,2 milliards pour cent par mois, le deuxième taux d’inflation le plus élevé de l’histoire. La pire inflation de l’histoire a été celle de la Hongrie en 1946.

Pour chercher à contrôler l’inflation, le gouvernement a adopté des mesures destinées à forcer les employeurs à verser les salaires par l’intermédiaire des banques. Le gouvernement a également adopté une loi qui restreint les retraits bancaires. Le retrait maximum est actuellement de 5 milliards de dollars zimbabwéens par jour, ce qui signifie qu’une personne qui gagne 50 milliards de dollars par semaine a besoin d’environ 10 jours pour pouvoir retirer le montant de son salaire. "Certains travailleurs en sont encore actuellement à toucher leur salaire de juin", dit Nhlapo, en ajoutant que "dans la plupart des cas, quand les travailleurs vont à la banque pour retirer de l’argent, ils s’aperçoivent que la banque manque de liquidités".

Nhlapo indique que "le transport pour aller au travail et en revenir coûte environ 20 milliards de dollars par jour, si l’on a la chance d’obtenir une place, montant supérieur à la limite quotidienne de retrait; on peut alors se demander comment les gens vont à leur travail et de quoi ils se nourrissent."

Le ZCTU a décidé d’organiser une journée nationale de protestation pour forcer la banque centrale du pays à lever les restrictions sur les retraits en espèces. Dans tout le pays, les travailleurs/euses ont manifesté devant les banques. Les responsables syndicaux et les travailleurs/euses qui ont participé aux protestations demandent aux employeurs de payer directement les salaires en espèces ou avec des colis alimentaires, et exigent qu’ils soient versés en dollars américains du fait que tout, dans le pays, est vendu en dollars.

La police anti-émeutes armée de matraques a dispersé les nombreuses manifestations, arrêté quelque 70 dirigeants et membres des syndicats, et s’est livrée à des voies de fait contre 10 autres personnes, notamment contre Martha Kajama, membre du NEWU. Malgré les actes de violence, les travailleurs/euses ont réussi à présenter des pétitions à de nombreuses agences de la Banque de réserve du Zimbabwe, ce qui leur a permis de clarifier leurs revendications.