Vote sur une fusion dans un syndicat finlandais de métallurgistes

FINLANDE: Les membres du syndicat finlandais des métallurgistes se prononceront, du 5 au 19 février, sur leur participation à la création d’un nouveau syndicat industriel composé de six syndicats nationaux représentant les travailleurs/euses de la métallurgie, des médias, des chemins de fer, du bois, de l’électricité et de la chimie.

Dans le cas d’une adoption à la majorité, ce résultat sera présenté au Conseil du syndicat finlandais des métallurgistes qui décidera de la possibilité d’organiser un Congrès extraordinaire en juin 2009, où un vote final aura lieu.

Les premières étapes du projet de fusion, appelé TEAM, ont commencé en 2005 par un vote des membres en faveur d’une participation future qui eut lieu au Congrès des métallurgistes en mai 2008.

Le syndicat des travailleurs de la chimie votera également sur la fusion au cours des prochaines semaines. Ils constituent ensemble les deux plus grands syndicats parmi les six qui composent TEAM. Le syndicat des médias, le syndicat des travailleurs du bois et des industries connexes et celui des cheminots sont sans doute en faveur de la fusion, mais il est difficile de prévoir la position des membres du syndicat des électriciens

Dans le cas où la fusion TEAM serait approuvée, les syndicats prévoient d’instauration du syndicat pour le 1er janvier 2010.

Les syndicats français déclenchent des grèves massives

FRANCE: Selon les estimations des syndicats, environ 2,5 millions de personnes ont pris part le 29 janvier 2009 aux grèves générales dans toute la France.

Les métallurgistes ont rejoint le personnel enseignant, les salariés des hôpitaux, des services postaux et bancaires et des aéroports avec les étudiants, les retraités et le public en général pour faire grève dans tout le pays.

Les grèves ont été déclenchées au moment où les syndicats affirmaient être de plus en plus préoccupés par l’échec du gouvernement français à assurer une protection efficace des salariés contre les effets de la crise financière mondiale.

Le Président Nicolas Sarkozy a été fortement critiqué pour sa décision de renflouer les banques et l’industrie sans offrir plus de soutien aux salariés.

Les syndicats demandent au président de la République de prendre des mesures pour endiguer des licenciements, augmenter les salaires et mettre fin aux compressions de personnel dans le secteur public.

La CGT Métallurgie demande au gouvernement d’agir immédiatement pour aider les salariés durant la crise économique, en prenant notamment des mesures pour que les salaires ne se fassent pas dépasser par l’augmentation du coût de la vie en France.

"Le président prend les salariés pour des idiots", a déclaré un membre de la CGT au quotidien ‘The Guardian’ au cours de la manifestation avec les salariés de Renault.

"Les gens en ont assez; ils ne peuvent pas continuer plus longtemps avec des bas salaires et la peur quotidienne de perdre leurs emplois."

Les affiliés français de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie ont également participé aux grèves.

La création d'emplois durables est indispensable pour sortir de la crise

GENÈVE: "La crise actuelle doit être un appel qui force le monde à repenser nos modèles économiques et sociaux", déclare Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM dans sa dernière rubrique d’opinion publiée aujourd’hui (28 janvier). "Nous avons besoin de remodeler le concept de l’organisation économique et sociale pour donner la priorité à une plus grande sécurité des travailleurs/euses et mettre en jeu l’humanité et une éthique de la solidarité", ajoute Malentacchi.

"Il est scandaleux de voir qu’il n’a fallu que quelques semaines aux gouvernements des régions riches du monde pour recueillir plus de 2.000.000.000.000 de dollars É.-U. (c’est bien vrai, deux mille milliards de dollars) pour sauver les banques, les compagnies d’assurance et autres institutions financières au bord de la faillite, quand on sait que dix ans auparavant, quand l’ONU avait demandé un dixième de ce montant pour réduire de moitié la pauvreté dont souffrent les populations nécessiteuses du monde, presque personne n’avait levé le doigt pour recueillir cet argent", note Malentacchi.

Malentacchi rappelle que le mouvement syndical a un rôle important à jouer pour surmonter la crise économique qui sévit actuellement dans le monde, "par la négociation collective, nous pouvons commencer à renouer le dialogue qui mène à l’équité, à la rétribution et à la justice pour les personnes qui ont été oubliées dans la ruée pour soutenir l’appareil de la mondialisation qui craquait", dit Malentacchi, en ajoutant qu’il faut s’assurer que "le droit à la syndicalisation et le droit à la négociation sont les pierres angulaires de la nouvelle structure économique et sociale qui nous donnera les moyens de nous assurer de ne plus jamais être pris en otage par le bagout des spécialistes louches du marketing international".

"Les travailleurs ne doivent pas payer le prix de la crise"

BRÉSIL: L’année 2009 a commencé avec des pertes d’emploi pour un grand nombre de travailleurs/euses dans différents secteurs de l’économie du pays, notamment dans la métallurgie et l’industrie automobile. Les employeurs en rejettent la responsabilité sur la crise financière mondiale et disent que la baisse des niveaux de production signifie qu’il faut réduire les coûts. Le problème, c’est que les travailleurs/euses en paient le prix.

Les centrales syndicales les plus importantes du pays mettent donc en œuvre un plan d’action pour mobiliser les travailleurs/euses et l’opinion publique afin de faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il adopte des mesures efficaces de lutte contre la hausse du chômage et le ralentissement de l’activité économique.

La centrale syndicale ‘Central Única dos Trabalhadores’ (CUT), a organisé des réunions et des manifestations massives contre cette situation. Mardi 20 janvier, 18.000 métallurgistes ont défilé dans les zones industrielles de Sao Paulo, région ABC, pour exiger la protection des emplois. Des meetings ont également eu lieu aux portes des usines de Ford, Mercedes Benz, Scania et Volkswagen.

Le président de la CUT, Artur Henrique, a dit aux travailleurs/euses qu’il avait eu la veille au soir des entretiens avec le président Lula et annoncé les propositions qu’il a présentées au gouvernement fédéral: fin du surplus primaire, rapide réduction des taux d’intérêt et avertissement aux banques, notamment aux banques du secteur public, pour qu’elles réduisent leurs taux d’intérêt exorbitants et cessent de faire payer des frais démesurés.

Força Sindical prend également des mesures pour prévenir le chômage. Elle a demandé à ses dirigeants et aux syndicats affiliés, aux fédérations et aux confédérations d’organiser des manifestations le 21 janvier. "Le 21 janvier, le comité de politique monétaire se réunira pour examiner les taux d’intérêt. Comme chacun le sait, une réduction importante des taux est vitale pour stimuler la production et éloigner des milliards de reals de la spéculation financière pour les affecter à des investissements et à des fonds de roulement pour les entreprises et pour le bien public en général", a déclaré l’organisation dans un communiqué officiel.

Força Sindical a organisé des réunions et des meetings pour dire très clairement que les travailleurs/euses ne vont pas payer le prix de la crise et que "le gouvernement fédéral a des mesures à sa disposition qui pourront mettre le pays sur la voie de la croissance économique, de la création d’emplois et de la répartition des revenus".

Les métallurgistes coréens font preuve de solidarité dans les moments difficiles

CORÉE: Chez Samwoo Precision Industry, un fabricant de pièces automobiles du complexe industriel Seongseo à Daegu, les travailleurs/euses occupant un emploi permanent prennent en alternance deux semaines de congé pendant un arrêt de travail partiel pour permettre à leurs collègues ‘irréguliers’ et migrants de garder leur emploi.

Alors que les emplois précaires sont souvent les premiers à s’en aller quand la situation économique devient difficile, ce que l’on constate dans le monde entier avec les licenciements massifs de salariés occupant des emplois temporaires, dans cette section particulière du syndicat coréen des métallurgistes, 18 migrants, venus pour la plupart d’Indonésie, et 40 salariés permanents employés à la production partagent le fardeau de la décision de l’entreprise prise en décembre de ralentir la production.

À la suite de l’annonce par la direction de sa décision de réduire le nombre de salariés employés temporairement, le KMWU a proposé un plan de rechange pour sauver des emplois. Le 12 janvier, le nouveau plan est entré en vigueur. Ce plan contient les dispositions suivantes:

La coopération entre les salariés permanents et non permanents chez Samwoo, réunis sous la même bannière syndicale, le KMWU, indique clairement que le KMWU qui a eu l’audace de syndiquer la main-d’œuvre occupant des emplois précaires en ayant recours à la directive nationale "un syndicat, un lieu de travail", commence à porter ses fruits. Bien que sur de nombreux lieux de travail, le KMWU a encore des syndicats distincts pour la main-d’œuvre non-permanente occupant des emplois précaires, le KMWU espère s’appuyer sur le modèle de la section syndicale de Samwoo.

Les migrants qui ont été embauchés par des agences de placement et sont souvent exploités ou privés de leurs droits fondamentaux, partagent maintenant les mêmes conditions de travail que leurs homologues permanents, en vertu de la réglementation du KMWU.

Les syndicats internationaux engagent une action au Mexique

ÉTATS-UNIS: Des dirigeants de syndicats internationaux ont demandé à l’Organisation des États américains (OÉA) d’agir immédiatement contre les atteintes aux droits du travail et aux droits de la personne du gouvernement mexicain.

Le Secrétaire de la Commission interaméricaine des droits de la personne de l’OÉA, Santiago Canton, a rencontré une délégation de dirigeants de syndicats internationaux qui se sont rendus à Washington pour appuyer une plainte officielle présentée par le syndicat national des mineurs et des métallurgistes du Mexique (SNTMMSRM) concernant le harcèlement politique de leurs membres.

La délégation a demandé à la Commission de prendre immédiatement des mesures concernant la saisie illégale des fonds du syndicat par le gouvernement mexicain et son refus de reconnaître officiellement Napoleon Gomez Urrutia, secrétaire général élu du syndicat des mineurs.

Napoleon Gomez a été contraint à l’exil à la suite d’une violente campagne et de menaces contre lui et sa famille. L’inquiétude est grande pour la santé et la sécurité des travailleurs en grève et des membres de leur collectivité sur trois mines appartenant à Grupo Mexico, la plus grande et la plus puissante entreprise minière du pays.

Les syndicats internationaux demandent à la Commission à faire pression sur le gouvernement mexicain pour obtenir:

Conduite par Marcello Malentacchi, secrétaire général de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, et par Juan Luis Zuniga du Syndicat national des mineurs et des métallurgistes du Mexique, la délégation comprenait des représentants internationaux de United Auto Workers (UAW) et de United Steelworkers (USW), Manfred Warda, secrétaire général de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), Stan Gacek de AFL-CIO, Victor Baez, secrétaire général de la Confédération des syndicats des Amériques (TUCA-CSI), et les signataires de la pétition Marco Del Toro et Luis Chavez de Del Toro Associates chargés d’assurer la représentation juridique du syndicat mexicain des mineurs.

Pour tout renseignement complémentaire sur l’activité de la FIOM au Mexique: www.imfmetal.org/Mexico

Catastrophe humanitaire à Gaza

DÉCLARATION SUR GAZA

L’escalade militaire dans les zones urbaines de la bande de Gaza est en train de transformer l’attaque déclenchée par l’armée israélienne le 27 décembre dernier en tragédie d’une dimension sans précédent qui frappe la population civile palestinienne après de longs mois de souffrances. Il ne fait aucun doute que cela ne peut pas être la solution au droit légitime d’Israël de protéger la partie sud de son territoire.

Nous sommes informés que les travailleurs, et parmi eux nos membres, souffrent des conséquences de cette action. La situation quand les attaques militaires détruisent des lieux de travail, des espaces de vie et parfois même des structures de l’aide humanitaire, ne peut qu’alimenter le cercle vicieux de la colère et de la violence auquel la communauté internationale semble incapable, ou peut-être même pas vraiment intéressée, de trouver une solution politique. La population de Gaza paye actuellement le prix de cette faiblesse politique de la communauté internationale.

La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie ne peut qu’approuver la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza comme une première étape vers l’établissement d’une paix juste et durable dans la région, fondée sur le respect des droits des deux peuples et des frontières des deux États.

Mais cela restera des mots vides de sens, tant que la population palestinienne ne se verra pas accorder la liberté de se déplacer et le droit à une vie normale avec de la nourriture, un accès aux soins de santé, à l’éducation et à l’emploi. Ce serait la seule réponse efficace aux roquettes lancées par le Hamas contre le sud d’Israël, et non une attaque militaire contre la population civile avec la tragédie causée dans la bande de Gaza, laquelle ne peut être justifiée.

Le mouvement syndical international n’a pas été en mesure, malgré des efforts réitérés, de contribuer à une solution juste et pacifique dans cette région. Nous devons renouveler notre engagement dans la recherche d’une paix durable fondée sur la justice et la liberté pour tous et toutes.

Les travailleurs de Siderperu (Gerdau) ne sont toujours pas réintégrés

PÉROU: Un différend avec Gerdau qui porte sur le licenciement de plus de 500 membres du personnel de Siderperu est devenu plus aigu depuis le licenciement de 2.500 travailleurs dans d’autres sociétés minières au Pérou.

Siderperu a licencié 133 mineurs le 28 novembre et 407 autres le 9 décembre 2008.

L’entreprise a interrompu sa production, en faisant valoir que les stocks de fer étaient très élevés et qu’il était plus rentable d’importer du fer d’autres entreprises Gerdau que de le produire chez Siderperu.

En bénéficiant du soutien de Maria Sumire, membre du Congrès, la CNMM a réagi à la décision de l’entreprise en demandant au ministère de l’Économie et des Finances de publier un rapport technique sur l’impact des changements opérés sur les recettes douanières pour l’importation de fer et de produits ferreux, et de demander à la direction des douanes (SUNAT) de vérifier les commandes et les volumes d’importation de Siderperu en 2008 pour voir s’il y avait des irrégularités.

Enfin, Janet Barzola de la CNMM a dit qu’elle n’écartait pas une action en justice s’il apparaissait que Siderperu avait "dissimulé les véritables raisons de la fermeture pour se débarrasser de la main-d’œuvre, ce qui constituerait une infraction au droit du travail, conformément à notre Code pénal".

Depuis les licenciements, le Comité mondial Gerdau de la FIOM a entrepris des actions de solidarité avec les collègues de Siderperu, et demandé à Gerdau de réintégrer tous les travailleurs licenciés.

Le Comité reconnaît que la crise aura un impact sur les ventes et l’accès au crédit de Gerdau. Toutefois, il dit que cela ne signifie pas pour autant que les travailleurs soient responsables de la crise. "Gerdau ne doit pas faire reposer le fardeau de la crise sur ses salariés ou les punir par des mises à pied, des licenciements ou des réductions de salaire", a déclaré le Comité.

Le Comité s’est réuni les 10/11 décembre, et en raison de l’importance de cette affaire, la FIOM a fait parvenir une déclaration au président du groupe Gerdau, André B. Gerdau. Ce dernier a répondu "avoir demandé aux entreprises du groupe Gerdau dans différents pays de rechercher le dialogue avec les syndicats locaux pour évaluer la situation dans chaque usine et trouver des solutions de rechange qui permettraient d’obtenir les meilleurs résultats possibles pour l’entreprise et ses salariés". Il a ajouté que les gouvernements, les syndicats et les entreprises doivent agir ensemble, rapidement et avec souplesse, pour trouver des solutions afin de réduire au minimum les conséquences de la crise.

Le bureau régional de la FIOM a également exprimé sa solidarité aux travailleurs en condamnant les licenciements et en exigeant la réintégration des travailleurs de Gerdau.

Vague de licenciements dans le secteur minier péruvien

PÉROU: Les syndicats ont dénoncé la vague de licenciements dans le secteur minier au Pérou lors d’une conférence de presse au cours de laquelle ils ont demandé au Congrès de nommer une commission chargée de déterminer si le licenciement de 3.000 mineurs est justifié.

Les personnalités suivantes assistaient à la conférence de presse: Jhon Guerra Poma, représentant les travailleurs licenciés par Perubar (qui participait avec une délégation de 39 travailleurs licenciés), Julio Cesar Bazan, président de la CUT du Pérou; Ávila Marin, Secrétaire général du syndicat Siderperu "ouvriers"; Secundino Marin Torres, Secrétaire général du syndicat Siderperu "employés"; Maria Sumire, membre du Congrès, et Janet Barzola de la CNMM.

Environ 3.000 travailleurs employés par une dizaine de sociétés minières ont été licenciés dans les trois derniers mois de 2008, en raison des effets de la crise économique. Le 25 novembre, Perubar SA lock-outait 500 travailleurs; Siderperu licenciait 133 mineurs le 28 novembre et 407 le 9 décembre, et l’usine Aceros Arequipa suspendait la production à Pisco le 18 novembre et licenciait 300 travailleurs. La société qui a licencié le plus grand nombre de travailleurs (533) est Huallanca à Ancash. D’autres entreprises ont licencié des travailleurs: Cerro Verde (300), Argentum S.A.A. (200), Quenuales (62) et Santa Teresa Poroma (30).

Les orateurs à la conférence de presse ont déclaré que les entreprises avaient utilisé la crise économique mondiale comme prétexte pour la vague massive de licenciements. Ils ont ajouté que les bénéfices des sociétés minières ont augmenté de plus de 150% entre 2005 et 2007.

Janet Barzola a dit que "la conférence de presse a déjà eu des résultats; Perubar, une filiale de la société transnationale suisse Glencore a accepté les revendications syndicales en un temps record". Elle a ajouté que les travailleurs de l’usine Santa Teresa Poroma ont réussi à faire reconnaître leurs avantages sociaux, et 20 des 30 travailleurs licenciés ont été réintégrés.

Un accident dans une mine de Grupo Mexico fait au moins un mort

MEXIQUE: Mercredi 31 décembre 2008, un éboulement dans la mine Charcas de San Luis Potosí (or, argent et autres métaux), propriété de Grupo Mexico, a tué Juan Rafael Escalante âgé de 39 ans.

Un autre travailleur, Juan Carlos Aguilar Martín, a aussi été grièvement blessé dans l’accident. Il souffre de chocs et de fractures qui l’ont laissé dans un état de santé grave. Il a été transporté à la clinique 50 de la sécurité sociale à San Luis Potosí.

L’éboulement s’est produit le 31 décembre à 9 heures et quart au niveau 10 de la mine.

Le syndicat des mineurs, dirigé par Napoleón Gómez, a déclaré que l’accident "montre une fois de plus que les entreprises qui exploitent des concessions minières accordées par le gouvernement, dans ce cas, Grupo Mexico, doivent améliorer les conditions de santé et de sécurité de la main-d’œuvre". Le syndicat a ajouté que "cela a toujours été l’une des revendications importantes du syndicat que l’entreprise et les autorités locales et fédérales ont toujours ignorées".

Le syndicat des mineurs s’attache notamment à obtenir une amélioration des conditions de santé et de sécurité dans les mines et les usines.

Le gouvernement et les entreprises doivent accepter leur responsabilité pour l’amélioration des conditions de travail dans les exploitations minières et autres entreprises de la métallurgie et de la sidérurgie pour éviter que de tels accidents se produisent.