Un atelier sur l'emploi précaire engage vivement à prendre des mesures alors que la crise financière frappe plus durement les femmes et les familles

FRANCFORT, ALLEMAGNE: Un atelier organisé conjointement par la Fédération européenne des métallurgistes et la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, à l’invitation de IG Metall, a conclu que l’emploi précaire a des conséquences graves sur les femmes, leurs familles et leurs communautés.

Les femmes sont touchées de manière disproportionnée par la crise financière mondiale. Il est de fait que 22 millions de femmes ont perdu leur emploi, rien qu’en Europe. Comme les femmes sont majoritaires dans les emplois temporaires ou à durée déterminée, les premiers emplois à disparaître sont ceux occupés en majorité par des femmes.

L’atelier a également pris connaissance de la manière dont l’érosion des conditions de travail dans l’emploi précaire a des conséquences graves sur les familles.

Une enquête menée auprès des métallurgistes en Italie a permis de constater que 45% des femmes âgées de moins de 25 ans occupent un emploi précaire, et que les femmes sont confinées dans ce type d’emploi plus longtemps que les hommes.

Sans emploi permanent, les femmes envisagent plus difficilement d’avoir des enfants, leurs salaires sont inférieurs et elles ne sont pas en mesure de rester à la maison en cas de maladie ou de prendre des vacances.

Une étude sur le travail atypique menée en Allemagne a souligné l’importance du revenu des femmes dans les familles. La femme est le principal soutien de famille dans 20% des ménages interrogés, soit en tant que parent seul soit parce que leur conjoint est au chômage ou employé avec un salaire faible, et c’est bien la preuve qu’il faut en finir avec la notion selon laquelle le salaire des femmes est une source de revenu complémentaire.

Les horaires de travail incertains, le conflit sur la répartition des tâches ménagères, la violence à la maison et une plus grande indépendance forcée des enfants sont les conséquences de l’emploi précaire sur les femmes, avec des contraintes sur les relations, davantage de stress et des répercutions négatives sur la santé.

Pour que les syndicats soient en mesure de répondre aux besoins des travailleuses occupant un emploi précaire, l’atelier a souligné la nécessité pour les femmes d’êtres mieux représentées dans les structures syndicales de prise de décision. Les syndicats doivent mettre l’accent dans les négociations collectives sur les besoins des femmes, en insistant sur une égalité de rémunération, des horaires de travail prévisibles et de bons salaires, et une sécurité dans le travail à temps partiel.

Offensive japonaise de printemps dans les négociations contre les effets de la crise financière

TOKYO, JAPON: Les membres de l’affilié de la FIOM, le Conseil japonais des syndicats de métallurgistes (FIOM-JC) ont réussi à maintenir les niveaux de rémunération des travailleurs/euses au cours de l’offensive de printemps des négociations de 2009 avec le patronat.

Les syndicats ont également été en mesure d’obtenir la reconnaissance de l’augmentation du coût de la vie et de sa prise en compte dans les négociations à venir.

Cependant, de nombreux employeurs ont refusé de garantir l’augmentation du salaire et des primes car ils prévoient un ralentissement de la production ou des suppressions d’emplois.

"La volonté et la vitalité des travailleurs/euses est la clé qui permettra de faire une percée dans la crise actuelle et d’ouvrir de meilleures perspectives d’avenir", a indiqué Koichiro Nishihara, président de FIOM-JC, dans une déclaration.

"Nous exigeons la reconnaissance du travail acharné accompli par les membres des syndicats et la prise en considération de leur vie quotidienne.

"Les résultats [de l’offensive de printemps] peuvent être considérés comme un produit de dernière minute des négociations".

Des milliers de personnes se sont rassemblées à Tokyo au cours des négociations pour demander aux entreprises d’augmenter les salaires afin de stimuler la reprise et sortir de la crise financière mondiale.

Après un meeting dans un parc du centre de Tokyo, les travailleurs/euses ont défilé à travers la capitale avec des banderoles sur lesquelles on lisait "Des hausses salariales pour stimuler davantage l’économie" et "Tout faire pour empêcher les licenciements!".

Le syndicat des mineurs veut faire sanctionner par la loi la négligence d'une l'entreprise

MEXIQUE: La santé et la sécurité au travail sont une fois de plus sous les feux des projecteurs au Mexique après la mort de quatre mineurs, la semaine dernière, à Lázaro Cárdenas, dans l’État de Michoacán, et à Sabinas, Zacatecas.

Les sociétés minières et métallurgiques responsables sont Mittal Steel et Peñoles. Le syndicat national des mineurs et des métallurgistes du Mexique (SNTMMSRM), dirigé par Napoleón Gómez Urrutia, a déclaré que ces décès regrettables "justifient la demande du syndicat national présentée au Congrès national de punir les entreprises responsables de négligence".

Mardi 10 mars, un monteur Luis Alberto García Santana a été tué. Il appartenait à la section 274, à Lázaro Cárdenas, Michoacán, et était employé par SADCON, Servicios Administrativos de Occidente. Santana devait grimper seul à une échelle quand celle-ci a dérapé. En tombant sur le sol il s’est fait une blessure à la tête qui a entraîné sa mort. Les travailleurs effectuant de telles tâches devraient faire l’objet d’une surveillance.

Deux jours plus tard, deux autres travailleurs, Edson Enríquez Martínez, 25 ans, et Gustavo Navarro, fondeur, ont perdu la vie. Ils étaient employés par CCIndustrial, un sous-traitant de Mittal Steel. Un agent de maîtrise a ordonné l’injection d’azote dans un tuyau pour vérifier d’éventuelles fuites, mais la conduite n’avait pas été entièrement vidée, ce qui a créé un bouchon dans le tuyau et l’a fait sauter, provoquant la chute des travailleurs à une distance de 20 m.

Un autre mineur, Reynaldo Monreal Guerrero, est décédé samedi 14 mars. Il travaillait pour Minera Sabinas, qui appartient à la société Peñoles. Il était aide-foreur et responsable du compactage de l’explosif dans les trous de mine destinés à fragmenter la roche. La roche sur laquelle il travaillait lui est tombée sur la poitrine, provoquant des blessures graves qui ont entraîné sa mort quelques heures plus tard. Un autre mineur, Rogelio Carrillo Acuña, 21 ans, est mort de la même manière sur le même lieu de travail, lundi 2 mars.

Le syndicat estime que les entreprises ont le devoir de protéger la vie de leur personnel et qu’il est urgent de mettre en place des systèmes de santé et de sécurité destinés à empêcher d’autres décès. Napoleón Gómez Urrutia demande l’adoption d’une loi visant à punir les entreprises pour ce type d’accident, qui ne devrait pas se produire au XXIème siècle en raison des grandes avancées dans le domaine de la technologie et dans les méthodes de prévention.

Les travailleurs de Zlatoust Steel Plant reprennent leur grève de la faim

RUSSIE: Au cours de la nuit du 9 au 10 mars, Alexander Negrebetskikh avec un groupe de travailleurs du laminoir de l’aciérie Zlatoust Steel Plant dans la région de Chelyabinsk, ont repris leur grève de la faim, qui avait été suspendue peu de temps auparavant, pour protester contre la diminution des salaires dans l’entreprise.

La situation s’est détériorée dans l’usine après la publication par la direction d’une disposition relative à la suppression de toutes les primes stipulées dans la convention collective. En conséquence les gains des travailleurs ont été réduits d’un tiers, en moyenne, jusqu’à un peu plus de cinq mille roubles (110 euros) par mois. Le 16 février, les deux lamineurs Alexander Negrebetskikh et Andrey Shugin ont refusé de signer la notification concernant la diminution de leurs salaires et ont déclaré entreprendre une grève de la faim.

Les grévistes ont rencontré la direction de l’entreprise, des députés de l’assemblée municipale et le président de la section locale du syndicat des mineurs et des métallurgistes (MWWU) affilié à la FIOM. L’employeur a promis de remédier à la situation et de rétablir les salaires. Mais au lieu de cela, une nouvelle décision a été prise de réduire la journée de travail à 6 heures et de réduire les salaires d’un tiers. En réponse, le désespoir des travailleurs et de leurs collègues des autres ateliers les a amenés à entreprendre une nouvelle grève de la faim.

Les principales revendications des grévistes concernent le rétablissement des heures normales de travail et un salaire égal au moins à trois niveaux de subsistance minimum. Ils estiment que les économies à réaliser ne doivent pas se faire sur le dos des travailleurs. Les grévistes soulignent qu’ils ne refusent pas d’accomplir leur devoir et leur travail. Néanmoins, la direction considère que leur action est "illégale" et les accuse d’avoir une attitude "extrémiste" et de "fomenter des troubles sociaux".

Le comité du syndicat négocie les salaires avec la direction. L’organisation syndicale de ZSP, aux côtés du comité régional du MMWU, a fait appel à l’inspection du travail de l’État. En conséquence, la direction a annulé la décision concernant la baisse des salaires. Le ministère public de Zlatoust a imposé des sanctions à l’entreprise pour infraction à la législation du travail.

Toutefois, les travailleurs sont préoccupés par l’avenir de leur entreprise. Ils savaient que l’entreprise devait demander un bail à long terme ou la vente d’une part considérable de ses actifs qui pourrait entraîner des licenciements massifs et du chômage dans la ville de Zlatoust.

L’aciérie Zlatoust Steel Plant a été fondée en 1902. C’est l’entreprise la plus ancienne qui est unique à produire plus de 1.000 types spéciaux d’acier et d’alliages. Depuis 2005, l’entreprise est la propriété de la société Estar productrice d’acier.

Deux sœurs emprisonnées en Indonésie pour avoir lutté contre l'emploi précaire

INDONÉSIE: Le syndicat FSPMI demande au Président indonésien d’intervenir pour assurer la mise en liberté des déléguées Evi Risiasari et Yuli Setianingsih qui sont en prison pour leurs activités syndicales.

Les deux sœurs ont mené un combat pour protéger l’emploi des 152 salariés de PT Takita Manufacturing, où moins de la moitié d’entre eux a un emploi permanent.

PT. Takita Manufacturing a gravement enfreint la législation indonésienne du travail et les conventions 87 et 98 de l’OIT en tentant d’empêcher les deux femmes de syndiquer les personnes occupant un emploi précaire, par des accusations mensongères et après les avoir forcées à signer de fausses déclarations pour justifier leur emprisonnement.

Le FSPMI organise des manifestations quotidiennes aux côtés d’autres travailleurs/euses en face de l’usine de Cikarang, Bekasi, située à environ 50 km de Jakarta.

Les deux sœurs étaient devenues la cible de la direction de l’entreprise japonaise pour leurs activités syndicales, laquelle les accuse de falsification de congé de maladie.

Lorsque les sœurs ont nié cette accusation, elles ont été menacées de licenciement immédiat et forcées de signer des déclarations écrites dans lesquelles elles reconnaissaient les faits.

Elles ont ensuite été arrêtées après que la direction eut fourni à la police les déclarations extorquées, et les deux sœurs ont été placées en détention le 3 mars en dépit des démarches du FSPMI auprès du procureur général.

Evi, âgée de 34 ans et mère d’un garçon de six ans, était en larmes lorsqu’elle a reçu la visite de la FIOM et du secrétaire du FSPMI, Iqbal Said, du Président du FSPMI, Edouard Marpaung, et d’autres délégués syndicaux.

Yuli, âgée de 27 ans, craint de devoir annuler son mariage qui est prévu pour juillet si elles ne sont pas libérées bientôt.

Les deux sœurs sont déterminées à continuer la lutte pour la défense de leurs droits et sont furieuses d’avoir été trompées par la direction.

Il est de pratique courante dans la région, que les responsables de la gestion des ressources humaines de l’entreprise acceptent des pots-de-vin de la part de fournisseurs de main-d’œuvre pour continuer à embaucher des travailleurs/euses contractuel(le)s

Le secrétaire du FSPMI, Iqbal Said, dit que la corruption dans la magistrature rend possible la condamnation des deux sœurs à de lourdes peines de prison.

Le FSPMI demande aux affiliés de la FIOM d’écrire au Président indonésien pour lui demander d’assurer la libération immédiate d’Evi et de Yuli, et de respecter la liberté syndicale en Indonésie.

Nouvelles protestations de Metalicy contre la fermeture de l'usine Kremikovtzi

BULGARIE: Les 10 et 11 mars, le syndicat de métallurgistes Metallicy affilié à la FIOM a organisé des manifestations dans le centre de Sofia. Les travailleurs/euses demandent au Premier ministre de mener à bonne fin les négociations avec la société brésilienne CSN qui est intéressée dans l’acquisition de l’usine de Kremikovtzi.

Dans le même temps, les travailleurs/euses insistent sur le développement par le gouvernement d’un autre programme portant notamment sur une restructuration et un dispositif d’indemnisation basé sur le recyclage, la retraite anticipée et des indemnités de licenciement d’un montant égal à 30 fois le salaire mensuel pour les travailleurs/euses qui perdraient leur emploi.

Le personnel exige également l’ouverture immédiate d’une enquête sur les raisons et les personnes responsables de la ruine de l’entreprise après sa privatisation en 1999.

Le syndicat a décidé de reprendre les manifestations après l’incapacité du gouvernement de prendre les décisions appropriées concernant l’avenir de l’usine depuis plus de 4 ans.

L’automne dernier, à la suite de l’annonce de la fermeture éventuelle de l’usine de Kremikovtzi qui connaissait des difficultés et qui a été mise en faillite en août 2008, les travailleurs/euses ont organisé plusieurs manifestations pour exiger le paiement de leurs salaires. Jusqu’à présent, seule la moitié des travailleurs/euses de Kremikovtzi ont reçu leur salaire en novembre 2008, mais près de 5.000 autres attendent toujours leur argent.

L'École d'été de la FIOM invite les candidat(e)s à s'inscrire


GENÈVE: La Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie invite les affiliés à désigner les participant(e)s aux cours de l’École d’été de la FIOM qui se tiendra du 28 juin au 9 juillet 2009 au Centre de formation de l’OIT à Turin, Italie, et à Genève, Suisse.

L’École d’été vise à familiariser les futurs responsables des affiliés de la FIOM aux défis rencontrés par les syndicats au niveau mondial et à les équiper des connaissances nécessaires pour consolider les syndicats dans leurs pays respectifs. Grâce à la participation à l’École d’été, les affiliés peuvent renforcer leur capacité pour faire face à la mondialisation et pour réaliser la solidarité syndicale internationale.

Les sujets abordés durant les deux semaines de cours sont les suivants:

Les affiliés sont invités à désigner des jeunes (de préférence moins de 40 ans) responsables syndicaux, des secrétaires, des éducateurs/trices et des organisateurs/trices dont les tâches au sein du syndicat sont liées aux questions susmentionnées. La FIOM encourage activement la candidature des femmes à l’École d’été.

Les cours seront dispensés en anglais. Bien qu’il ne soit demandé aux participant(e)s de maîtriser parfaitement l’anglais, ils devront être en mesure de comprendre facilement cette langue et de la parler.

Le cours sera limité à 15 participant(e)s, ce qui fait que nous ne sommes pas en mesure d’accepter toutes les demandes. La sélection sera faite selon les critères exposés ci-dessus et sur la base d’une représentation proportionnelle, régionale et sectorielle. Les participant(e)s seront appelé(e)s à réaliser des travaux préparatoires, faire des exposés et devront rendre compte à leur syndicat après l’École d’été.

Les demandes doivent être remplies et retournés à la FIOM pour le 30 avril 2009, date limite.

Pour plus de renseignements, contactez Magnus Palmgren, directeur de l’éducation de la FIOM à l’adresse courriel suivante: [email protected]

Journée internationale d'action Tenaris

ITALIE: Le Secrétaire général adjoint de la FIOM, Fernando Lopes, a rencontré les travailleurs/euses de Dalmine Tenaris dans le cadre d’un effort mondial visant à contraindre l’entreprise à négocier un accord-cadre international.

Les accords-cadres internationaux fixent des règles de conduite au plan mondial pour les sociétés transnationales.

Les métallurgistes de Tenaris en Roumanie, au Canada, en Italie et en Argentine ont pris part à une journée d’action mondiale, le 3 mars, pour demander à l’entreprise de faire face à la crise financière par la négociation d’un accord-cadre international.

La société basée à Luxembourg se refuse à reconnaître le Conseil mondial des travailleurs de Tenaris.

La journée mondiale d’action faisait suite à une réunion organisée en octobre 2008 où 35 dirigeants syndicaux et des représentants de la FIOM ont adopté l’Accord unitaire des travailleurs de Tenaris.

La réunion à Calgary, Canada, a approuvé un plan commun d’action visant à empêcher Tenaris de forcer les travailleurs/euses à subir les effets de la crise financière mondiale.

Des réductions d’effectifs frappent déjà le personnel de plusieurs usines Tenaris dans le monde, notamment Tenaris Algoma Tubes au Canada et Tenaris Siderca en Argentine.

Les délégué(e)s à la réunion ont écrit au Président de Tenaris, Paolo Rocca, pour demander à l’entreprise d’entamer un dialogue avec les syndicats sur leurs revendications.

En plus de reconnaître le Conseil mondial des travailleurs et de négocier un ACI, les syndicats demandent à l’entreprise de maintenir une position de neutralité par rapport aux activités de syndicalisation et de soutenir l’amélioration des normes de santé, de sécurité et d’environnement.

La FIOM appelle l'attention sur l'impact social des emplois précaires occupés par les femmes

GENÈVE: Dans une déclaration publiée aujourd’hui pour marquer la Journée internationale de la femme, Marcello Malentacchi, secrétaire général de la FIOM fait le lien entre la surreprésentation des femmes dans l’emploi précaire et les effets négatifs sur les familles et les communautés.

Appelant l’attention sur la persistance de la discrimination contre les femmes qui les force à accepter des emplois médiocres, Malentacchi dit que "dans le monde entier, les femmes trouvent que leurs seules possibilités de travailler consiste à accepter de plus en plus d’emplois précaires, temporaires, qui ne donnent pas droit à la sécurité sociale, à la retraite et aux autres conditions normales d’emploi".

Il fait ensuite observer que les femmes continuent d’être les victimes d’une discrimination dans l’emploi, ont des salaires inférieurs pour un même travail et se voient refuser l’accès aux promotions. La même discrimination amène les femmes à se trouver condamnées aux emplois les plus précaires avec les plus faibles salaires et les pires conditions.

Mais ce ne sont pas seulement les femmes en tant que telles qui subissent les conséquences de leur emploi précaire. Comme Malentacchi l’observe: "Nous savons tous que ce sont les femmes qui sont chargées en premier lieu de l’éducation des enfants, des soins aux personnes âgées et qui assurent d’autres services communautaires permettant à la société de fonctionner. Lorsque l’accès des femmes à un travail passe par l’emploi précaire, les effets sont nécessairement ressentis par les personnes qui en dépendent".

Dans le cadre de ses actions permanentes de lutte contre l’emploi précaire, la FIOM s’emploie à faire prendre conscience des répercussions de l’emploi précaire sur les familles, les communautés et la société en général. Une réunion conjointe FIOM-FEM aura lieu le 18 mars à Francfort sur le thème "Emploi précaire = vies précaires: l’emploi précaire chez les femmes a des répercussions sur les familles et les communautés". La réunion fournira pour la première fois aux syndicats l’occasion de mieux partager des expériences sur les effets de l’emploi précaire des femmes et d’élaborer des stratégies permettant de traiter ces questions par le biais de campagnes menées par leur syndicat dans ce domaine.

Ce thème sera repris à la prochaine Conférence des femmes de la FIOM qui aura lieu à Göteborg, le 22 mai, en liaison avec le Congrès de la FIOM.

La FIOM demande le rétablissement du processus de contrôle de l'OCDE en Corée

COREE: Une mission des syndicats internationaux en Corée, patronnée conjointement par la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie et d’autres syndicats, a constaté une détérioration des conditions de travail depuis la levêe du processus de contrôle de l’OCDE en 2007, et ce malgré les recommandations répétées de l’OIT qui demandaient d’urgence une réforme du droit du travail.

La mission, qui a eu lieu du 23 au 25 février, a tenu une série de réunions avec des représentants des syndicats, du gouvernement et des employeurs, sur la situation des droits du travail en Corée, en mettant particulièrement l’accent sur l’application des recommandations concernant la réforme de la législation du travail avancées par l’OCDE et le Conseil d’administration de l’Organisation internationale du Travail (OIT),

Les syndicats demandent à l’OCDE d’envisager le rétablissement du processus de contrôle, et font appel à l’OIT pour prendre de nouvelles mesures destinées à forcer le gouvernement coréen à mettre en œuvre une réforme prioritaire du droit du travail pour mettre fin au nombre croissant d’infractions aux droits du travail, et notamment aux arrestations massives de dirigeants syndicaux et au refus de reconnaître le droit á la négociation collective pour un nombre grandissant de travailleurs/euses occupant des emplois précaires.

La mission a publié une déclaration dans laquelle elle affirme craindre qu’au niveau international "les procureurs utilisent plus largement et plus sévèrement le cadre juridique, à savoir la clause d’entrave au droit des affaires unique en Corée (Code pénal 314), pour limiter l’activité syndicale. Cela se produit malgré les recommandations répétées de l’OIT depuis l’an 2000 pour demander au gouvernement coréen de mettre la clause d’entrave au droit des affaires et autres dispositions du droit du travail en Corée en conformité avec les principes inclus dans les conventions de l’OIT, notamment la Convention 87 sur la liberté syndicale".

La mission rendra ses conclusions à l’OCDE et à l’OIT.

La mission des syndicats internationaux était parrainée conjointement par la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (TUAC) avec la participation de l’Internationale des services publics (ISP) et de la Confédération coréenne des syndicats (KCTU).