Une organisation mondiale pour des défis mondiaux

De la technologie et des communications jusqu’au commerce, à l’économie et à la politique, le monde est en mutation. Les conséquences de cette mondialisation rapide ont des répercussions directes sur les travailleurs/euses partout dans le monde et affectent leur vie quotidienne dans le travail et la famille.  

Le principal défi auquel les syndicats font face aujourd’hui consiste à s’assurer que la mondialisation de l’économie puisse servir plutôt qu’asservir les travailleurs/euses, et défendre leurs droits face à des organes de pouvoir de plus en plus centralisés.

La Fédération syndicale internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) est une association mondiale de syndicats nationaux de la métallurgie. Notre travail consiste à soutenir la solidarité par-delà les frontières nationales entre manuels et non-manuels (cols bleus et cols blancs) dans les principaux secteurs industriels, pour améliorer les conditions de salaire et de travail de millions de personnes.

"Notre force, actuellement tout comme dans l’avenir, dépend de notre capacité à syndiquer les travailleurs/euses, à négocier des conventions collectives et à unir nos forces dans les moments difficiles"

Jyrki Raina
Secrétaire général de la FIOM
  
"Une approche nationale à la politique de nos jours a un effet limité pour les syndicats. Nous devons suivre nos déclarations sur la coopération et la solidarité internationale avec les mesures adéquates. En dépit de nos différences nationales, il y a plus de ce qui nous unit que divise."

Berthold Huber
Président de la FIOM

Les syndicats aujourd’hui – plus nécessaires que jamais

Les syndicats sont confrontés à des défis nouveaux et difficiles qui proviennent de la mondialisation de l’économie. La technologie moderne a effacé les frontières dans le monde et augmenté le rythme des changements dans l’industrie. Il y a vingt ans, les entreprises éprouvaient des difficultés pour déplacer leur production d’un pays à l’autre – aujourd’hui, cela se fait rapidement et facilement. Le moteur de ce changement est la recherche d’une production toujours moins chère.

Chacune de ces décisions concerne les travailleurs/euses et leurs familles. C’est pourquoi nous estimons que les activités syndicales sont plus pertinentes que jamais.

Pour un mouvement syndical international puissant

La Fédération syndicale internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) représente les intérêts collectifs de 25 millions de métallurgistes appartenant à plus de 200 syndicats répartis dans 100 pays. La FIOM est une fédération de syndicats nationaux de métallurgistes – une sorte de ‘syndicat des syndicats' au niveau mondial, et l'une des plus anciennes fédérations syndicales internationales.

La FIOM cherche à améliorer les salaires, les conditions de travail et de vie des métallurgistes, et défend leurs droits au niveau mondial.

Pour obtenir ce résultat, nous travaillons avec les affiliés nationaux dans le but de réaliser un mouvement syndical international puissant.

Les activités mondiales de la FIOM sont coordonnées à partir de notre siège à Genéve, Suisse, de même qu'avec notre réseau de bureaux régionaux.

Solidarité dans l'action

Prendre connaissance des actions entreprises par la FIOM, comme exposées dans nos études de cas:

ZFE (Zone franche d'exportation)

Dans le monde, des millions de travailleurs sont employés dans des Zones franches d’exportation (ZFE). La plupart d’entre eux sont de jeunes femmes qui ont émigré pour trouver du travail, mais qui ne trouvent que des contrats temporaires mal payés et des conditions de travail inférieures aux normes. Le travail précaire est endémique dans les ZFE. L’électronique est la première industrie relevant de la FIOM dans les ZFE et la FIOM collabore avec ses affiliées pour soutenir les efforts de syndicalisation. Un des facteurs importants pour réussir la syndicalisation consiste à assurer une représentation suffisante des femmes dans le syndicat et de leur confier un rôle central dans l’organisation des ZFE.

Publication de nouveaux rapports du Congrès

GENÈVE: Le rapport du Secrétariat rend compte en détail des activités menées par la FIOM dans le cadre du Programme d’action 2005-2009.

Précédé d’une introduction du Secrétaire général sortant de la FIOM, Marcello Malentacchi, le rapport analyse les succès remportés et les défis qui restent à relever pour obtenir une amélioration des salaires et des conditions de travail et de vie des métallurgistes.

Tout en donnant une évaluation des différentes stratégies, le rapport présente des recommandations sur les actions futures à entreprendre par la FIOM et ses affiliés pour atteindre les objectifs qui ont été fixés.

En réunissant les rapports des pays dans l’ordre alphabétique, les Rapports des affiliés donnent un aperçu de la situation des métallurgistes au niveau mondial.

Pour la première fois, les affiliés de la FIOM ont été invités expressément à rendre compte de la situation des travailleurs/euses occupant des emplois précaires et de la manière dont les syndicats font face à cette situation.

Ces deux rapports fournissent des informations cruciales pour la préparation des délégué(e)s avant le Congrès mondial de la FIOM.

Tous les délégué(e)s au Congrès recevront une copie imprimée des deux rapports dans le dossier du Congrès qui leur sera remis à leur arrivée à Göteborg; des copies électroniques ont déjà été distribuées.

Pour télécharger une copie, ouvrir http://www.imfmetal.org/congress2009/index.cfm?l=5

Le Congrès de la FIOM va débattre des grandes questions qui concernent les métallurgistes

SUÈDE: Le 32ème Congrès mondial de la FIOM sera structuré autour du débat sur le Programme d'action de la FIOM, qui définit les stratégies pour une action mondiale de la FIOM et de ses affiliés au cours des quatre prochaines années.

Avec la date limite du 15 avril maintenant passée pour le dépôt des amendements au projet de Programme d'action, les propositions vont être intégrées pour examen par la Commission du Programme d'action qui se réunira avant le Congrès.

Un changement par rapport aux années précédentes donne aux délégué(e)s la possibilité de prendre la parole au Congrès pour présenter des propositions d’amendements qui ont été rejetées par la Commission du Programme d'action, à condition que la proposition ait été soumise avant le 15 avril.

Une série de résolutions proposées par des affiliés de la FIOM fera également l’objet d’un débat et d’un vote en concordance avec les sections du Programme d'action correspondantes.

Les délégué(e)s pourront prendre part au débat sur les différentes résolutions et les sections du Programme d'action en présentant une demande formelle de prise de parole quand le point de l’ordre du jour sera abordé.

Le vote aura lieu tout d'abord à mains levées. Le nombre de voix détenu par chaque affilié correspond au nombre de membres déclaré à la FIOM pour le calcul de sa cotisation, et seuls les affiliés qui ont satisfait à leurs obligations envers la FIOM pour le paiement de leurs cotisations seront admis à voter.

Les délégué(e)s au Congrès prendront également part à l'élection du nouveau Secrétaire général de la FIOM et du Président de la FIOM.

Marcello Malentacchi, Secrétaire général de la FIOM quittera ses fonctions lors du Congrès après avoir occupé le poste pendant 20 ans, et Jurgen Peters quittera également ses fonctions après avoir été Président de la FIOM pendant six ans.

Des renseignements complémentaires sur le débat et le vote sur le Programme d'action de la FIOM se trouvent sur le programme et le guide du Congrès de la FIOM.

Automobile

La mondialisation et les restructurations obligent la FIOM et ses affiliées à trouver des moyens pour que les constructeurs automobiles défendent et protègent les intérêts des travailleurs du secteur.

La FIOM déploie ses activités dans le secteur automobile grâce aux réunions sectorielles et de sociétés, aux groupes d’action et aux réseaux régionaux et mondiaux, sans oublier les recherches sur les tendances qui se répercutent sur les travailleurs, qui facilitent les échanges d’information, établissent des contacts et élaborent des stratégies.

Helmut Lense, [email protected], est le directeur du secteur automobile

Solidarité

Par le lancement d'actions de solidarité, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie répond sans attendre et efficacement aux infractions aux droits, et se bat pour défendre les droits de la personne et les droits syndicaux en signalant les gouvernements et les entreprises qui exploitent les travailleurs/euses et enfreignent les normes internationales du travail. La FIOM collabore avec les organismes syndicaux internationaux et avec ses affiliés pour améliorer les droits et les conditions des travailleurs/euses en lançant des campagnes de solidarité destinées à réduire l'emploi précaire, mettre un terme à la répression syndicale, améliorer les normes de santé et de sécurité, et s'opposer aux initiatives législatives qui visent à affaiblir les syndicats et leurs membres.

Contacte de presse

COMMUNICATIONS


Anita Gardner
Responsable: Communications
+41 22 308 5032
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Alexander Ivanou
Communications
+41 22 308 5033
[email protected]

Grève chez le constructeur automobile Hyundai en Inde

INDE: Plus de 1300 travailleurs se sont mis en grève le 20 avril pour une durée indéterminée après le refus de la direction de Hyundai Motor India Limited (HMIL), située à Chennai, Inde, de négocier des demandes de contrat avec le syndicat Hyundai Motor India Employees' Union (HMIEU).

L’entreprise est fermement décidé à ne pas négocier avec le HMIEU, seul syndicat enregistré à l'usine, et de faire pression pour conclure un accord avec un comité d’entreprise mis en place par la direction. Les travailleurs ont débrayé après trois entretiens de médiation avec le sous-commissaire au Travail (DLC) qui n’ont donné aucun résultat en raison du refus de l’entreprise HMIL de négocier avec le syndicat.

Hyundai Motor India, dont environ 3000 de ses salariés ont un statut d’emploi précaire, a une longue tradition de non-respect des droits dans l'usine. L’entreprise a récemment résilié les contrats des quelque 600 travailleurs, dont certains avaient près de 4 ans de présence dans l'usine, juste avant qu’ils n’obtiennent le statut de salarié permanent.

Depuis juillet 2007, en réponse à la création du HMIEU, des dirigeants, des membres et des sympathisants du syndicat ont été victimes de licenciements, de suspensions et de transferts, et les travailleurs ont dû faire face à une généralisation des menaces, du harcèlement et de l'intimidation de la direction de l’entreprise pour empêcher le personnel d’adhérer au syndicat. Actuellement, 65 travailleurs ont été licenciés pour leur activité syndicale et 34 autres font l’objet d’une de procédure de mise à pied.

La grève a le soutien d’environ 1200 travailleurs permanents, sur un total de 1500 salariés permanents, et d’un grand nombre de personnes occupant un emploi précaire.

Dans leurs revendications sur les contrats de travail, les travailleurs exigent:

En mars 2009, une réunion du réseau international des travailleurs de Hyundai-Kia organisée par la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie et le syndicat coréen des métallurgistes, a adopté une résolution de soutien aux efforts du HMIEU visant à mettre un terme aux infractions aux droits syndicaux chez HMIL. Pour lire le texte de la résolution, cliquez ici.

Le géant de l'informatique va encore plus loin avec une nouvelle tendance à la délocalisation

MONDE: Les salariés que IBM met à pied à la suite d’une délocalisation peuvent désormais postuler des emplois dans le pays où le travail est désormais effectué, mais avec un salaire réduit et les conditions en vigueur dans le pays.

Selon des rapports publiés en ligne, le programme Project Match donne aux salariés mis à pied aux États-Unis et au Canada la possibilité de s’installer dans des pays comme l'Inde, le Brésil et la Chine pour travailler selon les clauses et les conditions en vigueur dans ces pays.

Les salariés ayant accepté l'offre devront travailler loin de leur pays d'origine avec des salaires beaucoup plus faibles et auront probablement du mal à économiser suffisamment d’argent pour revenir chez eux, selon Alliance @ IBM, le syndicat des salariés de IBM membre de l’affilié de la FIOM aux États-Unis, le CWA.

"Si cette tendance gagnait du terrain dans d’autres secteurs ou d’autres industries, elle compromettrait encore davantage la capacité des travailleurs/euses à maintenir les salaires et les conditions", a déclaré Robert Steiert, directeur de l’industrie des TIC et de l'aérospatiale de la FIOM.

"Les emplois devraient toujours être conservés dans le pays où ils ont été créés au lieu d'être sacrifiés pour permettre aux entreprises d’augmenter leurs bénéfices".

Project Match et d'autres questions relatives à la délocalisation seront examinées dans une réunion conjointe de la FIOM et de la fédération syndicale internationale UNI qui aura lieu plus tard dans l’année.