La répression contre les syndicats en Corée est l'une des pires au monde

Les attaques contre les syndicats ont augmenté ces dernières années en Corée, qu’il s’agisse du nombre de dirigeants syndicaux arrêtés ou de la gravité des peines d’emprisonnement. Les cas de violence physique de la police contre des grévistes ou des manifestants sont également en hausse.

En Corée, le gouvernement et les employeurs tirent profit de la législation pour systématiquement:

Aux côtés d’autres fédérations syndicales internationales et de la Confédération syndicale internationale­­, la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie demande au gouvernement coréen d’honorer ses engagements et de respecter les normes du travail reconnues dans le monde pour permettre à tous les travailleurs et toutes les travailleuses de bénéficier des droits de se syndiquer et de négocier collectivement.

Victoire syndicale avec la fin de la grève chez Hyundai India

INDE: Les travailleurs indiens de l’automobile chez Hyundai Motor India Limited (HMIL) et les membres du syndicat Hyundai Motor India Employees’ Union (HMIEU) ont mis fin à leur arrêt de travail et à leur grève de la faim après l’acceptation par la direction de plusieurs revendications du personnel, obtenues grâce à la médiation du District Commissioner of Labour de l’État de Tamil Nadu, Inde.

Plus de 1.300 travailleurs s’étaient mis en grève le 20 avril pour une durée indéterminée en présentant des revendications sur les salaires, les conditions de travail et sur l’arrêt des infractions aux droits du travail, y inclus le refus de l’entreprise de reconnaître le syndicat HMIEU et la négociation collective. L’entreprise a une politique de représailles des dirigeants et sympathisants syndicaux et a tenté d’écarter le syndicat en nommant un comité d’entreprise qui lui était favorable.

Le conflit s’est durci le 6 mai avec l’arrestation de 900 grévistes. Les affiliés de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie ont protesté contre la manière dont Hyundai Motor India traitait son personnel, ce qui a déclenché l’envoi de lettres de protestation, ainsi que des réunions et des manifestations au siège de Hyundai en Corée.

À la suite de la grève, Hyundai Motor India a accepté les conditions suivantes:


Le HMIEU et l’entreprise entameront des négociations sous les auspices du District Commissioner of Labour au lendemain des élections qui auront lieu le 13 mai.

La question de la réintégration des 72 travailleurs victimes d’un licenciement abusif, d’une suspension et d’un transfert involontaire en raison de leurs activités syndicales est encore en suspens. Leur cas n’est pas directement lié à la grève qui vient d’avoir lieu.

Parmi les personnes qui ont soutenu la grève, beaucoup occupent un emploi précaire comme c’est le cas pour la plus grande partie de la main-d’œuvre chez Hyundai à Chennai. Leur sort n’a pas encore été décidé. L’égalité de traitement de tous les travailleurs et la réembauche des personnes licenciées qui occupaient un emploi précaire avant la grève sont parmi les questions clés inscrites dans le cahier de revendications du HMIEU.

À la suite de la nouvelle du succès de la grève, les grands organes de presse ont publié des articles dans lesquels Hyundai Motor India annonçait le transfert d’une partie de la production de Chennai vers l’Europe à la suite de la grève. Selon le syndicat coréen des métallurgistes, aucune décision concernant un tel investissement n’a été prise.

Pour tout renseignement complémentaire sur la grève, cliquez ici.

Jyrki Raina, Secrétaire général de la FIOM

Jyrki Raina a été élu Secrétaire général de la Fédération internationale des organisations  de travailleurs de la métallurgie en mai 2009 au 32ème Congrès mondial de la FIOM.

Il a occupé auparavant le poste de Secrétaire général de Nordic IN en Suède jusqu’en 2006.

Né à Helsinki en 1960, Jyrki Raina a tout d’abord travaillé avec des syndicats comme avocat et responsable des négociations collectives au syndicat finlandais des travailleurs de la chimie en 1985.

Six ans plus tard, il s’est installé à Bruxelles pour mener des activités de recherche à l’ICEF (Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie et des industries diverses) avant d’être responsable de l’élaboration des politiques et de la mise en réseau des industries énergétiques. Il est devenu en 2000 Directeur de l’organisation à l’ICEM (Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses), pour aider le Secrétaire général à planifier des stratégies.

De 2001 à 2003, Jyrki a occupé le poste de consultant à Helsinki auprès des syndicats finlandais de l’industrie.

En 2003, il s’est installé à Stockholm, où il est devenu Secrétaire général de Nordic Metal et membre suppléant du Comité exécutif de la FIOM et du Comité exécutif de la FEM.

Montée en flèche des infractions aux droits chez Toshiba Indonesia

INDONÉSIE: La situation de plus de 700 membres de la FIOM et de son affilié Federasi Serikat Pekerja Metal Indonesia (FSPMI) en grève chez PT Toshiba Consumer Products Indonesia, s’est détériorée hier quand la police et une trentaine de casseurs au service de l’entreprise ont attaqué les grévistes à l'extérieur des bâtiments de l'entreprise.

Des membres de la FSPMI sont en grève depuis le 16 avril après le refus le l’entreprise de reconnaître la convention collective signée par le syndicat et la direction. Toshiba Indonesia a également licencié 15 responsables syndicaux élus de l'usine, malgré les recommandations strictes du gouvernement indonésien de rétracter les menaces de licenciement.

Le 24 avril, l’entreprise a envoyé une lettre à tous les salariés pour annoncer que toutes les personnes qui prendraient part à la grève seraient licenciées. Depuis lors, l'entreprise a cessé la production et mis fin à la couverture de l'assurance maladie de tous les grévistes.

La FIOM a collaboré étroitement avec ses affiliés au Japon et en Indonésie pour trouver une solution au conflit. Toutefois, malgré ces efforts, la direction locale de l'entreprise indonésienne refuse de rencontrer les membres de la FSPMI.

La FIOM et ses affiliés ont envoyé des lettres à la direction de Toshiba au Japon et en Indonésie, ainsi qu’au ministre indonésien de l’Emploi et des Migrations.

Les travailleurs/euses en grève chez Toshiba Consumer Products Indonesia demandent à l’entreprise de respecter la convention collective et de l’enregistrer auprès du gouvernement indonésien, et de réintégrer immédiatement et sans aucune sanction tous les grévistes licenciés.

La FIOM fait appel à tous ses affiliés pour qu’ils insistent auprès de Toshiba pour trouver rapidement une solution équitable à ce conflit et veiller à la protection et au respect des droits fondamentaux du travail sur tous les sites de production de Toshiba.

Envoyez les lettres à:

Mr. A. Makino
Managing Director
PT. Toshiba Consumer Products Indonesia
EJIP Industrial Park Plot 5G
Cikarang Selatan – Bekasi 17550Indonésie
Téléphone: +62 21 897 0462
Télécopie: +62 21 897 0465

Mr. Erman Suparno
Minister of Manpower and Transmigration
Email: [email protected]

Toshiba Corporation
Télécopie: +81 3 3456 1631

FSPMI
Télécopie: +62 21 841 3954
Courriel: [email protected]

Bureau de la FIOM pour l’Asie du Sud-Est et le Pacifique
Courriel: [email protected]

Cancer Professionnel/Zéro Cancer

Le travail en est la cause. Les syndicats vont la supprimer.

L’Organisation internationale du Travail estime le nombre de pertes humaines à plus de 600.000 par an – un mort toutes les 52 secondes. Un cancer sur dix au moins – peut-être même beaucoup plus – résulte d’une exposition évitable et prévisible sur le lieu de travail. Beaucoup plus de gens risquent de nos jours de contracter un cancer qu’à toute autre période de l’histoire. Mais sans le savoir dans la plupart des cas. Les mérites des syndicats sont reconnus pour leurs travaux sur les causes des cancers professionnels, les restrictions apportées à l’emploi de matériaux dangereux et l’indemnisation des victimes. En déterminant les risques sur les lieux de travail et en engageant des actions destinées à les éliminer, trouver des produits de remplacement ou contrôler les risques, les travailleurs/euses et leurs syndicats peuvent rendre le lieu de travail plus sûr. Cancer Professionnel/Zéro Cancer est une campagne syndicale mondiale destinée à prévenir les cancers professionnels. Vous trouverez sur cette page de campagne des liens pour du matériel de campagne, des notions générales sur le sujet et autres ressources utiles, notamment:

L'emploi précaire nous concerne tous

La mondialisation ne concerne pas seulement la manière dont les choses se font, s’achètent et se vendent. Il s’agít aussi des gens. Les sociétés transnationales veulent une main-d’œuvre bon marché et flexible. C’est pourquoi elles abandonnent les emplois sürs pour des emplois sans sécurité – et rendent de ce fait tous les emplois plus "précaires". 

L’emploi précaire est mauvais pour l’ensemble des travailleurs/euses. Il crée une forme de travail au rabais qui tire tous les salaires vers le bas. Il élargit le fossé entre riches et pauvres, et amplífie les pratiques abusives qui désavantagent déjà les femmes, les jeunes et les migrants.

Les bons emplois sont négociés par les syndicats. Dans le monde entier, les syndicats se mobilisent, syndiquent les travailleurs/euses et négocient pour obtenir des emplois meilleurs offrant davantage de sécurité. Pour cela, les syndicats contestent les ruses juridiques et politiques visant à assurer le développement de l’emploi précaire. Il faut donc se mobiliser à l’échelle du monde et entreprendre une action syndicale contre l’emploi précaire.

Construction/Demolition de navires

Ces derniers temps, les chantiers navals du monde ont connu de nombreux problèmes qui se sont répercutés sur les droits des travailleurs. Il s’agit notamment de la santé et sécurité, de l’externalisation, des subventions et de la sous-traitance du travail. Le département tente de résoudre ces problèmes en encourageant les syndicats à adopter une vision unie qui place les droits des travailleurs au premier plan.

Kan Matsuzaki, [email protected],, est le directeur du secteur de la construction des navires.

Ingenierie mecanique

L’ingénierie mécanique couvre de nombreux secteurs, dont la fabrication de moteurs à réaction et de machines-outils ainsi que de machines pour l’industrie du recyclage.

Les activités de la FIOM dans ce secteur ont pour but de rassembler les syndicats de ce domaine pour améliorer les échanges d’information et élaborer des positions et des stratégies communes.

Anne-Marie Mureau, [email protected], est le directeur de ce secteur.

Fer, acier, et métaux ferreux

Les travailleurs de l'industrie mondiale du fer et de l'acier sont très affectés par la nature cyclique du secteur. Grâce à la force des syndicats aux niveaux national et international, le département peur défendre les droits des travailleurs. Pour y arriver, nous organisons des réunions, effectuons des recherches et interpellons les sociétés qui ne reconnaissent pas que les syndicats détiennent souvent la solution des problèmes sur les lieux du travail.

Rob Johnston, [email protected], est le directeur de ce secteur.

Industries électrique et électronique

Ce département se charge d’un grand nombre de sociétés, notamment les producteurs d’électronique grand public, de matériel informatique et de logiciels. Ce sont notamment des sociétés comme GE, Philips, Siemens, Infineon et Intel.

Le département cherche à développer des stratégies syndicales pour le secteur et à améliorer et renforcer les échanges d’information au sein des sociétés transnationales.

Jenny Holdcroft, [email protected], est le directeur de ce secteur.