La FIOM lance un nouveau site web

MONDE:  Le nouveau site web de la FIOM, http://www.imfmetal.org/, présente des bulletins d’information réguliers sur les questions qui concernent les métallurgistes et leurs syndicats dans le monde, des articles sur des sujets relatifs à la solidarité.  Le site s’ouvre sur une carte du monde qui illustre les ´points chauds´ où la répression des droits des travailleurs/euses se poursuit dans le secteur de la métallurgie.

La nouvelle structure du site facilite la navigation et comporte des sections sur les départements industriels et les bureaux régionaux de la FIOM. FIOM Globale contient également des articles sur des secteurs clés, notamment sur les zones franches d’exportation, la main-d’œuvre non manuelle, le commerce, l’emploi et le développement.

Les publications de la FIOM, comme le rapport sur l’automobile et le trimestriel Metal World, peuvent être téléchargées. Les utilisateurs/trices trouvent également des informations sur la FIOM, son histoire, sa structure et des détails sur le siège et les bureaux régionaux.

Le site web est publié en anglais, français, espagnol et russe, avec également quelques sections en allemand, suédois et italien.

Le Comité exécutif de la FIOM propose des candidats pour les élections du Congrès 2009

SUÈDE: Les membres du Comité exécutif de la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie se sont réunis le 21 mai à Göteborg pour discuter de l’établissement d’une coopération plus étroite avec les fédérations syndicales internationales et pour proposer des candidats à la direction de la FIOM pour les quatre prochaines années.

Les modifications proposées aux Statuts permettront, en cas d’adoption par les congressistes le 25 mai, d’élire un ou plusieurs secrétaires généraux adjoints de la FIOM, ainsi qu’un vice-président de la FIOM. Les élections auront lieu également lundi pour les postes de Président et de Secrétaire général de la FIOM.

Les membres du Comité ont examiné des mesures concrètes pour renforcer la coopération et la coordination avec les fédérations syndicales internationales, et tous ont été d’accord pour que la nouvelle direction de la FIOM se chargent de ces mesures qui devront occuper une place prioritaire dans ses activités.

L’adhésion à la FIOM de trois syndicats a été approuvée à l’unanimité: Vietnam National Union of Workers in Industry and Trade (VUIT) avec un effectif de 40.597 membres; Metals Industry Committee of Industrial Union of Serbia (ISS) qui représente 7.000 membres; et Mining and metallurgy Trade Union of Kyrgyzstan (MMTUK) qui représente 7.200 salariés.

Marcello Malentacchi, Secrétaire général de la FIOM, a présenté le rapport du Secrétariat en notant que les métallurgistes sont engagés actuellement dans de nombreuses luttes alors que le Congrès s’ouvre dimanche et qu’il est nécessaire de renforcer nos efforts de solidarité pour la défense des droits du travail dans le monde entier.

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Le réseau Ford de la FIOM réalise une solidarité transfrontalière

ÉTATS-UNIS: Une réunion du réseau Ford de la FIOM rassemblant 37 délégué(e)s de 12 pays représentant toutes les régions s’est tenue du 22 au 24 avril à Detroit pour examiner la mise en place de mesures plus efficaces de solidarité pour les travailleurs/euses de toute la chaîne de production de l'entreprise. La réunion a recherché les moyens de renforcer les efforts entrepris depuis 2007.

Les syndicats ont approuvé plusieurs mesures concrètes destinées à améliorer les capacités de coordination du réseau, réaliser des progrès en vue de la conclusion d’un accord-cadre international, rechercher les moyens de soutenir la syndicalisation chez Ford et ses fournisseurs, défendre les droits syndicaux et faciliter l'échange d'informations.

Les participant(e)s ont pris connaissance de deux conflits importants chez des fournisseurs de Ford qui avaient été portés directement à l'attention de la direction de l’entreprise. Des gains importants ont été obtenus par la suite pour la main-d’œuvre et les syndicats.

Le premier concernait la lutte dramatique pour la justice de 610 salariés de Visteon au Royaume-Uni, membres du syndicat Unite the Union, qui avaient été licenciés avec un préavis de seulement une minute, sans indemnités de licenciement et sans conserver leurs droits pour la retraite. Les salariés ont riposté pour obtenir une indemnisation juste, qui a même dépassé les conditions de licenciement en vigueur chez Ford, et qui comporte aussi le droit d’être embauché chez Ford, l'ancien employeur de la grande majorité des salariés.

En Thaïlande, les salariés de Siam Michelin engagés dans un conflit de deux mois ont reçu le soutien ferme du syndicat TEAM, affilié à la FIOM, et des travailleurs/euses du caoutchouc de la Fédération des travailleurs du pétrole et de la chimie affiliée à l'ICEM. Le différend a pu être réglé favorablement le 28 avril par un accord négocié collectivement, la remise en liberté des 20 travailleurs emprisonnés avec l’abandon de toutes les charges retenues contre eux, et le paiement de la prime annuelle en mai.

Egalité des droits

Tous les travailleurs devraient jouir de l’égalité des droits. Cependant, dans le monde entier, les travailleurs continuent de faire l’objet de discrimination et bon nombre d’entre eux n’ont pas le droit d’adhérer à un syndicat. La discrimination signifie aussi que les femmes et les jeunes travailleurs sont surreprésentés dans les emplois précaires.
 
Le but des activités de la FIOM est d’aider les affiliées à élaborer des stratégies spécifiques  pour améliorer le taux de syndicalisation des femmes, des travailleurs migrants et des jeunes. Ces stratégies concernent surtout les travailleurs de l’électronique et des ZFE, des domaines où les jeunes femmes et les travailleurs migrants sont en majorité, où les droits du travail sont bafoués et où le syndicalisme est réprimé.

Le taux de représentation des femmes à tous les niveaux des organisations syndicales est encore trop faible. La FIOM a pris des mesures pour renforcer la participation des femmes à tous les niveaux de l’organisation et continuera à travailler avec les affiliées pour les aider à supprimer les obstacles à la représentation des femmes  dans leurs syndicats.

Commerce, emploi et développement

L'ouverture du marché doit être un instrument du développement durable. Dans cette optique, la promotion d'emplois de qualité devient l'objectif principal de la libéralisation des échanges et s'accompagne d'une répartition équitable de la richesse pour les travailleurs/euses qui contribuent à la créer. La croissance durable que nous défendons ne peut pas se réaliser au détriment des parties les plus faibles. La FIOM, notamment par le biais de son Groupe de travail sur le commerce, l'emploi et le développement, cherche à renforcer la solidarité, à harmoniser les intérêts légitimes des travailleurs/euses du Nord et du Sud, et à promouvoir dans la transparence un débat sur les préoccupations découlant de la libéralisation des échanges.

Travailleurs Non-Manuels

L'évolution structurelle et technologique des industries métallurgiques a bouleversé la composition professionnelle de la main-d'oeuvre. Les travailleurs non manuels sont de plus en plus nombreux, mais ils ne sont pas ou peu syndiqués. Comme les ouvriers des ateliers, ils sont pris dans la spirale qui les précipite au bas de l'économie mondiale. La FIOM et ses affiliées doivent s'engager et mobiliser ces travailleurs autour d'idées professionnelles pour renforcer leur solidarité et leur pouvoir de négociation.

Santé et sécurité

Les travailleurs se heurtent chaque jour à de mauvaises conditions de travail. Des améliorations, aussi minimes soient-elles,  de la Santé et Sécurité sont toujours bien accueillies par les groupes les plus vulnérables de travailleurs.
L’éducation permet à la FIOM d’aider les affiliées à mettre en place de véritables comités de la santé et sécurité sur tous les lieux de travail.

La FIOM organise des séminaires avec les affiliées afin d’obtenir une interdiction mondiale de la production, l’importation, l’exportation et l’utilisation de l’amiante, un minerai responsable de plus de 100 000 décès par an.

Création de syndicats

L’établissement de puissants syndicats nationaux est capital. Par leur force, les syndicats qui sont en relation permanente et démocratique avec les travailleurs et travailleuses, sont capables de réaliser des gains réels par la négociation collective, la syndicalisation des non-syndiqués, la recherche de l’unité syndicale au niveau national et l’établissement de syndicats par l’éducation, la formation et un échange effectif d’informations.

Pour en savoir plus sur la politique de la FIOM en matière de création de syndicats, cliquer ici.

Les entreprises de l'électronique doivent reconnaître le droit des salariés à se syndiquer

PAYS-BAS: Les 7-8 mai à Amsterdam, makeITfair et le réseau GoodElectronics ont organisé une table ronde pour l'industrie électronique et des organisations de la société civile.

L'objectif était de permettre des discussions entre les représentants des grandes marques de l'électronique, des syndicats et des ONG sur la façon d'améliorer les normes du travail dans l'industrie.

La campagne makeITfair est un projet européen visant à informer les jeunes partout en Europe sur les infractions aux droits du travail et sur les problèmes environnementaux dans la fabrication de matériels électroniques. Le réseau GoodElectronics a été créé en partie par la FIOM pour mettre en contact des syndicats, des organisations de défense des droits de la personne, des organisations de travailleurs/euses et autres organismes intéressés à l'amélioration des droits de la personne et à la durabilité dans le secteur de l'électronique mondiale.

Les participants de l'industrie à la table ronde comprenaient des représentants des groupements industriels Electronic Industry Corporate Citizenship (EICC) et Global e-sustainability Initiative (GeSI), ainsi que des grandes entreprises, notamment des fournisseurs. L'industrie a été invitée par la FIOM, la FEM, les syndicats et les ONG de défense des droits du travail des pays de production, ainsi que par des organismes tels que SOMO et CAFOD, à reconnaître le rôle central des syndicats dans l'amélioration des normes du travail et pour permettre aux salariés de se faire entendre sur leur lieu de travail.

Les mauvaises conditions de travail sont constantes dans la production d'ordinateurs, de téléphones mobiles et autres matériels électroniques. De nombreux facteurs contribuent à cette situation, notamment la complexité de la chaîne de production, le pourcentage élevé de sous-traitance, l'évolution rapide des produits, l'absence de syndicats, ainsi que la faiblesse de l’application (inter)nationale du droit du travail.

Il y a cinq ans, les entreprises électroniques se sont réunies pour élaborer un code volontaire pour le secteur, l’EICC, mais les groupes menant des campagnes ont signalé des faiblesses dans le code lui-même et critiqué l'inefficacité de sa mise en œuvre.

Lors de la table ronde, une série de solutions de rechange plus efficaces pour la RSE, adoptée par l'industrie, a été présentée et analysée. Des exposés ont été faits sur les systèmes de relations industrielles arrivés à maturité dont les principaux fabricants de vêtements favorisent l’application, uniquement sur la base d’une mise en œuvre unilatérale des codes de conduite d’entreprise.

D'autres stratégies employées avec succès dans le secteur du textile et de la confection ont également été examinées, et il a été tenu compte de la manière dont elles pourraient être adoptées dans le secteur de l'électronique. Il s'agit notamment des accords-cadres internationaux et du programme mondial « Travailler mieux » de l’OIT.