FIOM: création de syndicats puissants

GENÈVE: Un groupe d’affiliés de la FIOM engagé activement dans le soutien à la création de syndicats dans le monde s’est réuni à Genève les 17 et 18 septembre avec des fonctionnaires régionaux de la FIOM, des responsables de secteurs industriels et des membres du personnel du siège pour examiner les moyens d’unir leurs forces pour consolider les activités de la FIOM dans les domaines de la création de syndicats et de la négociation collective.

À cette réunion, la FIOM a commencé par présenter un rapport sur la situation et sur les priorités dans les projets de création de syndicats et de négociation collective dans le monde mis actuellement en œuvre par la FIOM à travers ses bureaux régionaux. Les projets de la FIOM à financement externe ont surtout concerné la syndicalisation des non-syndiqués dans les industries où la FIOM est présente, et porté principalement sur les travailleurs/euses précaires et la création de syndicats nationaux puissants.

Les participant(e)s au séminaire se sont engagé(e)s à améliorer la coordination des projets de création de syndicats de la FIOM, le partage d’informations sur les activités bilatérales de création de syndicats très diversifiées mises en œuvre actuellement par de nombreux affiliés, et à déterminer les points de convergence sur lesquels des efforts conjoints devront porter dans l’avenir. Les participant(e)s ont également insisté à nouveau sur le fait qu’il est important d’utiliser le Programme d’action de la FIOM comme cadre politique dans tous les travaux centrés sur la syndicalisation et l’éducation, visant à renforcer les syndicats et leur capacité à négocier collectivement.

La deuxième journée du séminaire a abordé les questions de la négociation collective dans le contexte de la crise financière, et la nécessité d’accorder la priorité à la création de syndicats nationaux puissants, en tenant compte du fait que les syndicats d’entreprise se révèlent mal adaptés pour répondre à la situation sur le plan mondial. Une table ronde composée d’affiliés et de fonctionnaires régionaux a permis d’ouvrir un débat sur des expériences récentes de fusions dans nos industries et de partager des points de vue sur l’existence de plusieurs structures syndicales nationales qui coexistent au sein de la FIOM. Le débat s’est poursuivi en mettant en évidence le besoin de clarifier les principes et les objectifs politiques avant de lancer des initiatives de fusion, dans le but d’établir un terrain d’action et des stratégies, et d’éviter les écueils comme par exemple de fusionner pour des raisons purement financières. Les affiliés de la FIOM ont réaffirmé leur volonté de continuer à travailler ensemble au renforcement de la présence syndicale dans nos industries et de faire pression pour une négociation collective nationale et une unité d’action.

Recommandations de la réunion:

Des affiliés des pays suivants: Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Canada, Corée du Sud, Espagne, Finlande, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, ainsi qu’un représentant de la FEM ont participé au séminaire.

Soutien mondial aux salariés de Vale au Canada

CANADA: Environ 3.000 personnes étaient massées le 19 septembre au stade de hockey sur glace de Sudbury, Ontario, où elles ont réservé un accueil enthousiaste à des responsables syndicaux mondiaux lors d’un "rassemblement international et communautaire de soutien aux grévistes de Sudbury".

Parmi les leaders syndicaux internationaux figuraient Jyrki Raina, secrétaire général de la FIOM, Manfred Warda, secrétaire général de la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), Sharan Burrow, présidente de la Confédération syndicale internationale (ITUC) et Ken Georgetti, président du Congrès du travail du Canada, qui se sont joints à d’autres pour dire aux mineurs en grève de United Steelworkers (USW) que leurs neuf semaines de grève contre Vale retiennent l’attention du monde entier et ont amené des pressions syndicales contre Vale dans tous ses sites d’exploitation du monde.

La grève a débuté le 13 juillet après que les sections locales de l’USW 6500 à Sudbury et 6200 à Port Colborne, couvertes par une même convention collective, avaient accepté du deuxième producteur mondial de nickel une prorogation de dix semaines supplémentaires en mai. Mais plutôt que de rechercher un accord proportionnel aux énormes bénéfices réalisés par Vale malgré le ralentissement mondial, la direction de la mine de nickel de Vale-Inco a voulu imposer des concessions qui auraient considérablement réduit le niveau de vie de 3.500 salariés et de leurs familles à Sudbury et à Port Colborne.

Ces demandes de concessions, toujours d’actualité, portent sur une diminution des pensions de retraite, un plan de pension à deux vitesses, de fortes réductions des primes de productivité et une perte sur l’indexation des salaires. D’autre part, Vale-Inco réclame plus de flexibilité en matière d’externalisation, une grave menace pour la sécurité de l’emploi.

Le 1er août, 450 travailleurs de la section locale 9508 de l’USW à Voiseys Bay, Labrador, ont débrayé. Le rassemblement de l’USW de ce samedi devait montrer aux grévistes — mais aussi au reste du Canada et à l’industrie minière mondiale — que le mouvement syndical mondial fera front pour empêcher à une compagnie minière prospère de gonfler ses bénéfices sur le dos des salariés.

Vous trouverez plus d’informations sur cette grève à: http://www.fairdealnow.ca/.

Les syndicats industriels demandent un accent sur l'emploi à la réunion du G20

Les trois fédérations syndicales internationales (FSI), représentant 55 millions de travailleurs/euses dans l’industrie, demandent aux ministres des finances et aux gouverneurs des banques centrales présents à la réunion du G20 de cette semaine à Pittsburgh, États-Unis, de donner la priorité à la crise mondiale de l’emploi dans leurs délibérations et de prendre des mesures concrètes pour enrayer l’épidémie de pertes d’emploi dans le monde.

Les FSI – Fédération internationale des travailleurs du textile, de l’habillement et du cuir (FITTHC), Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie (FIOM) – insistent sur la nécessité immédiate pour les ministres de l’économie de reconnaître qu’une reprise véritable n’aura lieu que si le maintien de l’emploi et la création de nouveaux emplois deviennent des priorités.

Les trois fédérations ouvrières affirment en commun que les répercussions d’un an de crise se font maintenant pleinement sentir alors que des dizaines de millions d’emplois disparaissent et que d’autres pertes d’emplois sont encore prévues en 2010 et 2011. La FITTHC, l’ICEM et la FIOM soutiennent sans réserve la déclaration de la Confédération syndicale internationale (CSI) faite la semaine dernière, selon laquelle "tout discours sur la reprise n’a guère de sens tant que les gens n’ont pas retrouvé leur emploi".

Les fédérations appellent l’attention sur la "Déclaration de Pittsburgh", une déclaration de la CSI, de la Commission syndicale consultative auprès de l’OCDE (TUAC), et de toutes les FSI, qui exige un changement d’état d’esprit des institutions financières internationales concernant l’emploi, les droits de la personne et les droits syndicaux, une gestion financière et une régulation des marchés plus strictes.

La déclaration, disponible ici, invite le G20 à appliquer le Pacte pour l’emploi de l’Organisation internationale du Travail (OIT), élaboré en juin 2009, ainsi que l’adjonction du programme du travail décent de l’OIT à la Charte du G20 pour une activité économique durable. Une telle adoption aurait pour effet réel d’incorporer les droits des travailleurs/euses et des protections sociales, et d’obtenir un dialogue social fructueux entre les entreprises, les syndicats et le gouvernement pour des décisions économiques et sociales.

La "Déclaration de Pittsburgh" demande également au G20 de donner la priorité à la création d’emplois verts et de protéger les travailleurs/euses injustement touché(e)s par les actions liées au changement climatique.

Neil Kearney, Secrétaire général de la FITTHC a déclaré que "pour les travailleurs/euses du textile, où près de 13 millions d’emplois ont été perdus en un an, la crise mondiale s’aggrave et n’a pas encore touché le fond. Les mesures de stimulation doivent se poursuivre et s’étendre pour promouvoir une production industrielle durable, capable de fournir des emplois décents et des salaires suffisants, et mener à une reprise de la consommation".

Manfred Warda, Secrétaire général de l’ICEM, a ajouté que "les discussions sur la reprise ne sont pas seulement prématurées, mais inhumaines en raison de la hausse à deux chiffres du taux de chômage dans beaucoup de pays. Un nouveau modèle social doit être mis en place, et commencer à cette réunion du G20 avec des réformes sérieuses du modèle financier néolibéral, ainsi qu’un plan social durable qui réponde aux besoins des millions de gens touchés par cette crise".

"Ce qui s’est produit jusqu’ici," a dit Jyrki Raina, Secrétaire général de la FIOM, "c’est que des sommes considérables se sont déversées sur les institutions financières, alors que ces mêmes institutions n’ont pas été capables de gérer leur tâche fondamentale qui le financement d’une économie industrielle viable. Nous exigeons des gouvernements qu’ils s’attaquent à la question cruciale de l’emploi, notamment à la détresse humaine provoquée par l’emploi précaire, une forme de travail qui ébranle les structures industrielles dans le Nord et détruit toute possibilité de développement équitable dans le Sud".

La réunion du G20 à Pittsburgh est prévue pour les 24-25 septembre. La FITTHC est la voix mondiale de 217 syndicats dans 110 pays, l’ICEM représente 467 syndicats dans 132 pays et la FIOM couvre plus de 200 syndicats dans 100 pays.

Mobilisation syndicale avec les salariés de l'usine Opel à Anvers

EUROPE: En raison des récents développements chez Opel et de la restructuration en cours chez GM Europe/Opel/Magna, la Fédération européenne des métallurgistes fait appel à la solidarité et à une mobilisation avec les salariés de l’usine Opel à Anvers qui est menacée de fermeture.

La FIOM soutient également cette action et fait appel à la solidarité avec les travailleurs/euses en Belgique. Les salariés de l’usine d’Anvers produisent depuis très longtemps des véhicules de qualité qui ont contribué au succès de General Motors en Europe.

Pour en savoir plus: http://www.emf-fem.org/Press/Press-releases/Mobilisation-of-GM-workers-in-Europe.

Emplois sauvés à l'usine Fiat

ITALIE: Le 9 septembre 2009, les syndicats italiens de métallurgistes ont conclu un accord au ministère du Travail concernant l’usine CNH, qui permet d’éviter la fermeture de l’usine à Impla, annoncée quelques mois auparavant par le groupe Fiat.

Les salariés, membres des syndicats FIM, FIOM et UILM, réunis en assemblée, ont approuvé l’accord collectif qui a pu être conclu après 81 jours de piquets de grève à l’usine et onze jours d’une grève de la faim d’un salarié.

L’accord a été conclu en coopération avec les structures syndicales locales et le gouvernement régional. L’accord porte sur les points suivants:

L’action des syndicats a permis d’empêcher la fermeture de l’usine à Imola, et Fiat s’est trouvé dans l’obligation d’assumer sa responsabilité sociale envers les salariés et leur collectivité. Une nouvelle phase va commencer, alors que la participation et l’unité des salariés sont toujours nécessaires.

Sous-traitance au Brésil

BRÉSIL: Tout comme dans de nombreuses régions du monde, la sous-traitance au Brésil a provoqué une généralisation de l’emploi précaire. Bien que qualifiée de moderne et de compétitive, la sous-traitance entraîne dans la pratique une réduction des salaires et des prestations, une augmentation de la durée du travail et une instabilité de l’emploi.

Une publication récente de la centrale syndicale nationale CUT, Terceitização en Brazil (Sous-traitance au Brésil) révèle toutes les conséquences de la sous-traitance au Brésil. Rédigée par des professeurs d’université et des responsables syndicaux, la publication explore l’impact de la sous-traitance dans huit secteurs de l’économie brésilienne, et examine également la contribution importante des syndicats brésiliens face à réalité de la sous-traitance dans la pratique.

Dans une partie concernant le secteur de la métallurgie, Valter Sanches, Secrétaire général de l’affilié de la FIOM, CNM-CUT, parle d’un changement historique causé par l’introduction de la sous-traitance dans le secteur, et cite en exemple la manière dont les métallurgistes tentent de s’y opposer par des conventions collectives. Sanches explique également l’importance que peuvent détenir les accords-cadres internationaux dans la lutte contre l’emploi précaire.

Cette publication présente également le projet de régulation de la sous-traitance par la loi, élaboré par la CUT après un vigoureux débat interne, et recommande la tenue d’un débat au Congrès national, rendant obligatoire la lecture de ce texte par tous ceux/toutes celles qui se battent pour une vie meilleure.

Les mineurs mexicains parviennent un accord avec ArcelorMittal

MEXIQUE: Les membres de la section 271 du syndicat national des mineurs, en grève depuis le 8 août, ont repris le travail après avoir conclu un accord avec ArcelorMittal.

L’accord comporte une hausse de huit pour cent des salaires et un ensemble de prestations représentant sept pour cent de plus, dont deux jours de congés supplémentaires, deux jours de salaire s’ajoutant à la prime de Noël et 15.000 pesos (1.100 USD) de prestations sociales pour chacun des 3.500 membres du syndicat. Un accord a également été conclu sur une augmentation annuelle de l’intéressement aux bénéfices (de 20 à 25 jours).

Toutes les augmentations ont un effet radioactif à compter du 1er mai et l’entreprise paiera la totalité des salaires et des bons de crédit perdus pendant la grève. La valeur des bons est augmentée de 150 à 170 pesos (13 USD). Les autres prestations concernent l’augmentation des contributions de l’entreprise pour des bourses d’études et du matériel scolaire pour les enfants des travailleurs, l’assurance vie, les sports, les frais funéraires et bien d’autres choses.

Le syndicat dit que "l’accord implique l’abandon du projet initial de l’entreprise de mener des négociations pour une convention collective conditionnelle avec la mise au chômage de plus de 700 membres du syndicat (20 pour cent de l’effectif syndical). Personne ne perdra son emploi".
 
Le syndicat ajoute que le résultat des négociations montre bien les qualités de chef du camarade Napoleón Gomez Urrutia "qui a travaillé en étroite collaboration avec les dirigeants de la section 271 pour conclure l’accord. Les travailleurs conviennent que les résultants obtenus sont la preuve de la capacité, de l’expérience, de l’intelligence et de l’engagement du camarade Gómez Urrutia, et de la justesse de sa stratégie de négociation et de conciliation dans la poursuite des revendications des mineurs".

Réduction des émissions — Transformation des emplois

MONDE: La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 15) a lieu en décembre 2009 à Copenhague. Le mouvement syndical international joue un rôle dans ce processus pour soutenir un accord international contraignant qui assurera un cadre de lutte contre le réchauffement de la planète, tout en protégeant l’emploi et les droits des travailleurs/euses.

Afin de discuter et de proposer une position commune des salariés de l’industrie, la FIOM, la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (ICEM), la Fédération européenne des métallurgistes (FEM) et la Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l’énergie (EMCEF) organisent le 14 et le 15 octobre en Allemagne une réunion conjointe sous le titre "Réduction des émissions — Transformation des emplois".

La FIOM, l’ICEM, la FEM et l’EMCEF utiliseront cet évènement pour parvenir à une position commune sur le changement climatique qui sera présentée à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 15) en décembre à Copenhague.

La réunion sera organisée en tables rondes autour des thèmes principaux: protection de l’environnement, développement durable, préoccupations sectorielles, emplois ‘verts’ et transition équitable. Les principes unificateurs seront ensuite examinés ainsi que les documents à préparer pour les travaux futurs.

Rien n'est changé: la Banque mondiale estime que l'augmentation des régimes de protection sociale est néfaste au monde des affaires

MONDE: La FIOM écrivait le 29 avril 2009 qu’après des années de vives critiques formulées par les syndicats, la Banque mondiale avait finalement décidé de cesser d’utiliser les indicateurs du travail dans son rapport annuel "Doing Business" qui pendant des années avait donné le classement le plus élevé aux pays où la protection des travailleurs/euses était la plus faible.

Nous avions tort! Ce n’était pas vrai. Relisez notre histoire ici et vous verrez comme nous avions tort et comme nous étions naïfs.

Nous avions cru les dirigeants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international quand ils ont dit en janvier dernier à une délégation de haut niveau des syndicats mondiaux qu’ils comprenaient la colère des membres des syndicats qui payaient le prix d’une crise dont ils n’étaient pas responsables.

Nous avions tort quand nous pensions en avril que la Banque était sérieuse quand elle recommandait la mise en place de filets de protection sociale pour protéger les parties vulnérables de la société et les droits des travailleurs/euses (http://www.doingbusiness.org/documents/EWI_revisions.pdf). Non! Rien n’est changé!

Le rapport "Doing Business 2010" qui vient d’être publié dissuade les pays d’adopter des programmes de protection sociale et montre du doigt les pays qui le font comme étant opposés au monde des affaires. La recette est toujours la même: réduire l’indemnité de départ des personnes licenciées, réduire ou éliminer l’obligation de notification préalable en cas de suppression d’emplois, et se débarrasser des mesures de recyclage des salariés licenciés. Ainsi, le Portugal agit mal en augmentant le délai de préavis de licenciement de deux semaines, et la Biélorussie agit bien en facilitant l’élimination des emplois! Le Honduras agit mal car il a augmenté l’indemnité de licenciement et renforcé l’obligation de préavis en réponse à la crise économique, mais le Rwanda agit très bien en éliminant toute obligation de consultation préalable avec les représentants des salariés ou de notification aux inspecteurs du travail en cas de réduction d’emplois!

Félicitations, M. Zoellick! Mais n’aviez-vous pas annoncé en avril que l’indicateur de ‘Doing Business’ sur la flexibilité du marché du travail qui encourage la réduction de la protection des travailleurs/euses "ne devait pas servir de base pour des conseils de politique générale ou pour tout document de programme national?" S’il vous plaît, dites-nous exactement quels sont les plans de la Banque pour cesser de promouvoir l’élimination de la protection sociale des travailleurs/euses?

Les métallurgistes allemands demandent des emplois stables

ALLEMAGNE:  Environ 45.000 membres du syndicat venus de toutes les parties de l’Allemagne se sont rassemblés samedi 5 septembre sur le stade de Francfort pour participer à la journée d’action organisée par IG Metall, affilié à la FIOM.

L’action faisait partie de la campagne ‘Ensemble pour une bonne vie’ (Gemeinsam für ein gutes Leben) organisée par IG Metall et destinée à exprimer le mécontentement des travailleurs/euses pour les politiques menées actuellement dans le pays et pour affirmer les revendications des travailleurs/euses pour une ‘bonne vie’, la plus importante étant la sécurité de l’emploi. Pour en savoir plus: http://www.gutes-leben.de/

La journée d’action comportait plusieurs étapes et a commencé le matin par un meeting des jeunes membres de IG Metall. Les jeunes qui s’inquiètent de leurs perspectives d’avenir en termes de sécurité d’emploi et d’emplois permanents ont traversé les rues de Francfort en scandant: "Il faut que cela soit différent! L’avenir nous appartient!"

Plus tard, l’action s’est poursuivie au stade de Francfort où des syndicalistes ont réclamé des changements fondamentaux dans le monde des affaires et les politiques du pays, et pour une société plus juste. La journée d’action avait lieu à la veille des élections en Allemagne fédérale.

L’appel de IG Metall pour une ‘bonne vie’ et une sécurité de l’emploi fait écho à l’appel que les métallurgistes du monde entier lanceront durant la semaine mondiale d’action du 3 au 10 octobre, organisée dans le cadre de la campagne contre l’emploi précaire.

L’impact de la crise financière mondiale sur les travailleurs/euses est le thème de l’action de la FIOM de cette année. Les affiliés engagent la lutte contre les gouvernements pour leur demander de renforcer la législation de manière à empêcher les employeurs d’avoir recours à l’emploi précaire en lieu et place de l’emploi direct et permanent.