La FIOM et ses affiliés ont prévu la tenue d’un séminaire le 6 octobre, dont la session de l’après-midi sera consacrée à l’emploi précaire et au travail décent, en relation avec le travail temporaire et contractuel, le comportement des STN et les conditions de travail de la main-d’œuvre étrangère en Finlande.
Une réunion et une manifestation auront lieu en Belgique, vendredi 9 octobre, à Bruxelles (à l’emplacement ‘Tour et Taxis’ près de la gare du Nord) avec au moins 2.000 militant(e)s syndicaux/ales. L’action est organisée par les deux principales confédérations ACV-CSC et ABVV-FGTB.
L’action a pour nom "Travail décent contre la crise". Les deux organisations syndicales présenteront leurs priorités au gouvernement belge.
Pour la période du 3 au 10 octobre, dans le cadre de la semaine d’action mondiale contre l’emploi précaire, le syndicat "METALICY" prévoit les activités suivantes:
•· Élaboration et diffusion d’une nouvelle brochure d’information / l’accent étant mis sur l’impact de la crise mondiale sur le marché du travail / et une affiche.
•· Organisation pour la période 30/09-04/10/2009 de jeux sportifs traditionnels au niveau national pour nos métallurgistes sous le titre "Mobilisation mondiale contre l’emploi précaire". Les jeux sportifs se tiendront sous le signe de la campagne.
•· Réunions d’information dans les usines où nous avons des organisations syndicales.
•· Organisation d’une table ronde avec l’association bulgare de l’industrie métallurgique/BAMI/, qui représente les employeurs de la branche Métallurgie.
•· Demande de réunion avec le ministre bulgare du Travail et de la Politique sociale pour l’informer de la campagne et insister sur l’élaboration de mesures concrètes pour limiter le développement de l’emploi précaire dans le pays en raison de l’impact de la crise mondiale sur le marché du travail en Bulgarie.
Information concernant toutes les activités sur notre site: www.metalicy-bg.com
MONDE: Les affiliés de l’Australie à la Zambie vont entreprendre des actions dans les pays du monde à partir du 3 octobre dans le cadre de la semaine mondiale d’action contre l’emploi précaire.
Les conséquences de la crise financière mondiale pour les travailleurs/euses occupant un emploi précaire, constituent cette année le thème de l’action de la FIOM. Les affiliés veulent peser sur les gouvernements en leur demandant de veiller au respect de l’égalité des droits dans l’emploi précaire et au renforcement de la législation pour empêcher les employeurs d’avoir recours à l’emploi précaire à la place de l’emploi permanent et de l’embauche directe.
Les actions suivantes sont prévues:
Dans tous les cas, ces actions comprennent la diffusion de la brochure et de l’affiche de la campagne mondiale avec le message commun demandant aux gouvernements de:
La croissance massive de l’emploi précaire a entraîné partout des conséquences sociales et économiques néfastes pour les gens. C’est pourquoi les travailleurs/euses du monde entier s’unissent contre l’emploi précaire.
Pour en savoir plus sur les actions entreprises: http://www.imfmetal.org/index.cfm?c=20694&l=2
Veuillez envoyer photos et rapports sur toutes les actions entreprises par votre syndicat dans le cadre de la campagne à: [email protected]
BELGIQUE: Entre 3.000 et 5.000 travailleurs/euses venu(e)s d’Europe ont manifesté à Anvers le 23 septembre devant l’usine Opel à l’appel de la Fédération européenne des métallurgistes, pour marquer leur mobilisation et afficher leur solidarité face à la restructuration en cours de GM Europe et à la menace de fermeture de l’usine d’Anvers.
Peter Scherrer, secrétaire général de la FEM, a accueilli les syndicalistes d’Espagne, d’Angleterre, d’Allemagne, de Pologne, de Hongrie et de France venus manifester, ainsi que les travailleurs/euses de Belgique.
"Nous allons encore présenter à maintes reprises nos principales revendications à la direction qui se résument en quelques mots: pas de fermetures d’usines et pas de licenciements secs!" a déclaré Scherrer.
"Nous savons bien que si nous ne nous battons pas aujourd’hui pour Anvers, alors ce sera la même chose demain pour Bochum, Luton ou Zaragossa. Nous savons bien que si nous ne nous épaulons pas les uns les autres aussi fermement que possible, nous perdrons ce combat", a-t-il poursuivi.
"Nous demandons aux gouvernements et aux responsables politiques d’avoir un comportement responsable. Nous n’accepterons pas que les salariés soient les otages d’enjeux politiques. Nous voulons une véritable coordination de l’aide, du soutien et de l’assistance offerts aux entreprises au niveau européen", a affirmé Scherrer.
D’autres orateurs ont pris la parole à cette manifestation, parmi lesquels Klaus Franz, président de EEF (comité d’entreprise européen de GM) et des responsables syndicaux belges.
INDE: Après 66 jours de grève, les salariés permanents et temporaires restent unis dans les usines de Bosch et de Brembo à Pune en Inde, et ce malgré les tactiques employées par la direction et les employeurs de la région pour exercer des pressions.
La grève a débuté le 18 juillet pour obtenir l’application d’une hausse salariale stipulée dans la convention collective de 2007. Les revendications portent aussi sur un salaire égal pour un même travail pour tous les salariés précaires, en apprentissage et permanents qui restent unis dans la lutte sous la direction du syndicat Bosch Chassis Systems Kamgar Sanghatana (syndicat de salariés) et avec le soutien des affiliés de la FIOM et des syndicats indépendants de la région. Des travailleurs sociaux éminents soutiennent également la grève.
Ces derniers jours, les directions des deux entreprises ont proposé un règlement avec comme condition l’impossibilité pour les contractuels et les apprentis de réintégrer leur emploi. Le syndicat n’a pas accepté la proposition en indiquant que tous les salariés sous contrat de courte durée (131) et en apprentissage (43) doivent être réintégrés en trois étapes avec un salaire plus élevé et de meilleures conditions d’emploi.
La direction est entrée en pourparler avec le syndicat en présence du commissaire du Travail et a menacé de mettre fin à ses activités à Pune dans le cas où le syndicat déciderait de ne pas accepter sa proposition concernant les personnes sous contrat temporaire. Plusieurs requêtes de la direction aux tribunaux du travail sur l’illégalité de la grève ont été rejetées. Dans le même temps, le syndicat continue de rechercher des moyens juridiques pour empêcher l’emploi de briseurs de grève dans les deux usines.
"Les entreprises de la région exercent toutes sortes de pressions pour mettre fin à la grève. Cette tactique vise à démoraliser les travailleurs/euses sous contrat temporaire, non seulement chez Bosch & Brembo, mais dans tout le secteur industriel", explique le représentant régional de la FIOM, Sudharshan Roa Sarde, qui ajoute que "tous les syndicats font collectivement de leur mieux et coordonnent les efforts visant à soutenir la grève".
La FIOM et ses affiliés présents chez Bosch en Allemagne et Brembo en Italie offrent un soutien solidaire aux salariés.
Du 3 au 10 octobre, les affiliés de la FIOM dans le monde vont mener des actions auprès des gouvernements en leur demandant de veiller à l’égalité des droits pour les personnes occupant un emploi précaire, et de renforcer la législation pour empêcher les employeurs à avoir recours à l’emploi précaire à la place de l’emploi permanent et de l’embauche directe.
MONDE: Coïncidant cette année avec la mobilisation mondiale contre l’emploi précaire, le dernier numéro de Metal World qui vient de paraître contient un article sur la lutte pour l’emploi permanent en Thaïlande et sur le travail accompli par le syndicat thaïlandais TEAM affilié à la FIOM.
Doté d’une histoire riche en luttes pour l’amélioration de la vie des travailleurs/euses, le mouvement syndical thaïlandais fait campagne pour transformer les emplois temporaires en emplois permanents. Le syndicat TEAM affilié à la FIOM joue un rôle de premier plan et sera cette année un participant actif de la semaine mondiale contre l’emploi précaire.
Le secrétaire général de la FIOM Jyrki Raina donne un aperçu des travaux énoncés dans le Programme d’action de la FIOM qui seront réalisés au cours des quatre prochaines années. La syndicalisation, la négociation collective, les droits syndicaux, les réseaux syndicaux et le développement durable sont les principaux domaines de travail décidés par le Congrès de la FIOM en mai 2009.