Un nouveau rapport montre que les migrants sont désavantagés dans l'industrie métallurgique

MONDE: Dans le cadre de la semaine mondiale d’action contre l’emploi précaire, la FIOM publie aujourd’hui un nouveau rapport sur une enquête qui a porté sur l’expérience vécue par les migrants employés dans l’industrie métallurgique. Les affiliés de la FIOM de toutes les régions du monde ont répondu à l’enquête, en fournissant des informations vitales sur l’état et les conditions des migrants employés dans l’industrie métallurgique, ainsi que sur les problèmes auxquels les syndicats font face pour les syndiquer. Les résultats de l’enquête montrent clairement que les migrants sont actuellement employés dans tous les secteurs de l’industrie métallurgique. Ils montrent également que d’une manière générale, on ne leur propose que des contrats d’emploi précaire.

Les autres principaux résultats de l’enquête sont les suivants:

* Les salaires versés aux migrants sont généralement inférieurs à ceux du personnel embauché localement pour des travaux identiques

* Les retenues sur le salaire pour le logement, le transport, etc. sont courantes

* Même quand la loi l’interdit, les migrants dans l’industrie métallurgique doivent généralement verser une commission aux agences de recrutement

Le rapport fournit des informations sur les moyens employés par les affiliés de la FIOM pour soutenir les migrants. Il confirme que les obstacles à la syndicalisation sont nombreux pour les migrants, notamment les barrières culturelles et linguistiques, mais que le plus grand obstacle à la syndicalisation est la peur des travailleurs/euses. Le rapport contient de nombreux exemples de la façon dont les affiliés de la FIOM agissent pour améliorer les droits des migrants, dans le but d’assurer une égalité de rémunération et de conditions avec la main-d’œuvre locale. Le rapport se trouve sur le site de la FIOM, en anglais et en espagnol.

Des stratégies de syndicalisation des migrants dans l’industrie métallurgique feront encore l’objet de discussions lors d’une conférence mondiale de la FIOM qui aura lieu à Bangkok les 11 et 12 novembre: ‘Main-d’œuvre migrante — main-d’œuvre précaire’.

Les syndicats relèvent le défi de la syndicalisation dans les ZFE

INDONÉSIE: Les syndicats de sept pays asiatiques se sont réunis le 30 septembre à Batam, Indonésie, pour partager des stratégies efficaces de syndicalisation des travailleurs/euses dans les zones franches d’exportation (ZFE). L’île de Batam est elle-même une zone franche où les affiliés indonésiens de la FIOM, FSPMI et Lomenik-SBSI, ont réussi à syndiquer le personnel de nombreuses usines.

Les délégué(e)s ont à nouveau insisté sur la mauvaise qualité des emplois dans les ZFE et sur les difficultés énormes à surmonter pour prendre contact avec les travailleurs/euses et les syndiquer. L’emploi précaire est endémique dans les ZFE, les salaires sont bas et les emplois sont souvent sous-payés, la durée du travail est excessive et dans bien des cas supérieure à la durée légale maximum. Les syndicats ne peuvent entrer dans les ZFE et sont donc contraints de trouver d’autres moyens pour prendre contact avec les travailleurs/euses.

Compte tenu du pourcentage élevé de femmes travaillant dans les ZFE, parfois jusqu’à 90 pour cent, les affiliés ont réaffirmé qu’il est important que des femmes assument des responsabilités et reçoivent une formation pour être actives dans le syndicat.

Les salaires constituent la question la plus importante pour la syndicalisation, et certains syndicats doivent entreprendre des actions en faveur de l’augmentation du salaire minimum. Dans d’autres cas, les syndicats ont découvert des travailleurs/euses sous-payé(e)s et les ont motivé(e)s pour se syndiquer en les aidant à obtenir un salaire correct.

Tous les syndicats participant à la syndicalisation des ZFE ont souligné l’intérêt de porter cette question au-delà du lieu de travail jusque dans les communautés. Les délégué(e)s de TEAM en Thaïlande ont dit que le fait de porter la syndicalisation dans les communautés où vivent les travailleurs/euses contribue à rehausser l’image du syndicat et donne une impression positive. Aux Philippines, des travailleurs/euses mis à pied se syndiquent dans le cadre de leur communauté. Un syndicat en Inde dispose d’une unité spéciale destinée à aider les membres à obtenir la prise en compte de leurs besoins sociaux. Il peut s’agir d’une aide pour obtenir des places dans les écoles pour les enfants des travailleurs/euses ou d’appuyer une demande de prêt bancaire.

Parallèlement à la syndicalisation, les syndicats prennent des mesures au niveau politique pour persuader les gouvernements de l’impact négatif de leurs politiques concernant les ZFE. Il y a en Inde une forte résistance des syndicats et d’autres groupes de défense des droits sociaux à la politique du gouvernement consistant à encourager les zones économiques spéciales. Le résultat net de l’établissement d’une zone économique spéciale est souvent à l’opposé de l’intention déclarée, à savoir des pertes d’emploi et des réductions de revenu. Ceci parce que la construction d’une zone économique spéciale comporte des déplacements massifs de personnes qui dépendent de l’agriculture, de la pêche, et de gens établis à leur compte.

La réunion a conclu que les syndicats doivent travailler sur deux fronts: syndiquer les travailleurs/euses des ZFE et améliorer leurs conditions de travail, et forcer en même temps les gouvernements à considérer si leurs politiques concernant les ZFE permettent de développer des industries et des emplois durables.

POLOGNE

L’affilié polonais NSZZ „Solidarność" a traduit le tract en polonais et le diffusera dans toute l’organisation au cours de la semaine d’action.

Télécharger le tract en polonais en fichier pdf

TURQUIE

CSI, ICEM. FITTHC et FIOM

La rencontre prévue en Turquie jeudi 1er octobre des syndicats mondiaux avec le ministre turc du Travail et de la Sécurité sociale, M. Ömer Dincer, est confirmée et aura lieu à 12 heures à Ankara.

La délégation syndicale mondiale tiendra une conférence de presse vendredi 2 octobre à 11 heures sur la question de l’emploi précaire en Turquie.

Birlesik Metal-Is

Birlesik Metal organise une rencontre de solidarité dans la soirée du 3 octobre. Il veut lier cet événement à sa lutte chez Sinter Metal avec une projection du film de la FIOM et la diffusion de la brochure de la FIOM et d’une affiche en turc. 

Nouvelle convention collective pour Volkswagen AG, Allemagne

ALLEMAGNE: Une nouvelle convention collective a été conclue et signée à la quatrième série de négociations collectives pour les 95.000 salariés de Volkswagen employés dans les usines Volkswagen AG (Wolfsburg / Hanovre / Emden / Brunswick / Salzgitter et Kassel).

Selon cet accord, les salaires seront augmentés de 4,2 pour cent à partir de janvier 2010. En outre, un versement unique de 710 euros a été approuvé, dont 510 euros versés en octobre 2009 et les 200 euros restant en février 2010.

Une prime de productivité d’environ 100 euros sera introduite à partir de 2011.

Le programme de travail à temps partiel pour les personnes approchant l’âge de la retraite sera maintenu. Il en est de même du programme d’apprentissage et de la reprise des apprentis qui ont été approuvés.

La durée de l’accord est de 18 mois.

MACÉDOINE

SIER

SIER a l’intention d’organiser une séance publique de son Comité central axée sur l’action mondiale contre l’emploi précaire en invitant tous les organes de presse. En outre, SIER publiera un numéro spécial de son ‘info-magazine’, avec le logo sur l’emploi précaire en première page.

L’idée d’un séminaire commun avec la nouvelle direction de GSM Nezavisnost a été lancée pour le 1er et le 2 octobre dans le cadre de l’emploi précaire.

Un salarié sur quatre perdra son emploi chez AvtoVAZ

RUSSIE: La direction de AvtoVAZ a conclu un accord avec le syndicat des travailleurs de l’automobile et des machines agricoles — AFM: 27.600 travailleurs/euses de AvtoVAZ perdront leur emploi avant la fin de l’année. La direction voulait à l’origine supprimer 36.000 postes. L’usine emploie 102.000 travailleurs/euses.

La perte de 5.000 emplois a été annoncée le 14 septembre.

Le plan de restructuration prévoit “une équipe de travail, taux d’exploitation de 65% qui se traduira par une production annuelle de 500.000 voitures” (communiqué de presse officiel).

Le même communiqué de presse indique que 13.000 travailleurs/euses ayant atteint l’âge de la retraite perdront leur emploi et “recevront l’indemnité prévue dans la convention collective”. D’autre part, 5.500 travailleurs/euses ont atteint l’âge du départ en pré-retraite (53 ans pour les femmes, 58 ans pour les hommes). Ces salariés sont en mesure de bénéficier de l’indemnité de départ à la retraite versée par l’État et par l’entreprise. Un programme d’emploi est mis en place pour 9.100 travailleurs/euses encore en âge de travailler à qui l’on offrira un poste sur une nouvelle chaîne de production de Renault dans l’usine, censée commencer en 2012. D’ici à cette date, les personnes licenciées pourront occuper un emploi temporaire chez Togliatti.

AvtoVAZ connaît actuellement une situation critique. La récession a entraîné une chute de 40% des ventes de voitures Lada. Selon les estimations de la direction, les pertes annuelles en 2009 atteindraient 35 milliards de roubles (1,1 milliard d’USD). Le plan de restructuration contient des réductions massives de dépenses et de taux de production.

ITALIE

FIM-CISLPour la deuxième mobilisation mondiale de la FIOM contre l’emploi précaire, qui aura lieu du 3 au 10 octobre 2009 dans le cadre de la Journée mondiale de la CSI pour le travail décent, avec d’autres fédérations syndicales internationales et la Fédération européenne des métallurgistes, FIM-CISL participera comme suit: 

 

1. Du 5 au 9 octobre, les syndicats locaux à Bergamo de FIM-CISL, FIOM-CGIL et UILM-UIL se joindront aux représentants des travailleurs/euses (RSU) du groupe BREMBO pour organiser des réunions de tous les travailleurs/euses des usines, pour parler de la négociation collective en Italie de Brembo au niveau de l’entreprise, informer sur la lutte des salariés de BREMBO et de BOSCH à Pune en Inde, et pour entreprendre des actions de solidarité .

2. FIM-CISL

Les affiliés de la FIM participent le 10 octobre à la marche nationale à Rome décidée à l’instigation de notre syndical CISL, pour demander au gouvernement et aux entreprises d’assurer l’égalité des droits pour les immigrés et les travailleurs/euses précaires: "Non, il n’y a pas d’intégration sans droits, sans devoirs, sans travail décent et sans sécurité".

SERBIE

Le syndicat des métallurgistes Nezavisnost affilié à la FIOM va effectuer plusieurs activités en Serbie, comme par exemple:

•·        Organiser avec des collègues de la République de Macédoine un séminaire commun sur l’"Emploi précaire", qui aura lieu à Ohrid en Macédoine.

•·        Des sessions thématiques se tiendront du 3 au 10 octobre dans nos bureaux régionaux à travers la Serbie, sous le thème "’L’emploi précaire et le stress provoqué par ce type d’emploi".

•·        Diffusion de textes promotionnels concernant les salariés des entreprises dont la main-d’œuvre est employée pour une période indéfinie ou les coopératives de jeunes.

UKRAINE

  

 Les affiliés de la FIOM prévoient en Ukraine de diffuser des tracts et des brochures, et d’informer les travailleurs/euses sur la menace de l’emploi précaire.