Création de syndicats

Syndiquer les non syndiqués

Compte tenu des énormes défis que doivent relever les travailleurs/euses dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, le recrutement demeure une tâche fondamentale pour tous les syndicats, aussi les affiliés de la FIOM devraient-ils entreprendre d’eux-mêmes ces campagnes de syndicalisation.

La transformation de l’emploi stable en emploi précaire, les atteintes portées aux droits syndicaux et la fragmentation des systèmes de négociation collective sont autant de facteurs qui ont gravement restreint notre capacité de recruter et de représenter efficacement les intérêts des travailleurs/euses. De plus, les mutations structurelles de l’emploi, en particulier dans les pays développés, conduisent à une diminution du nombre des cols bleus qui ont toujours été bien syndicalisés et à l’augmentation du nombre de salariés très qualifiés et des travailleurs non-manuels. Pour les syndicats, ces travailleurs sont plus difficiles à syndiquer.

Pour obtenir et défendre les droits des travailleurs/euses de la métallurgie, nous avons besoin de syndicats nationaux puissants dans tous les pays. En conséquence, l’un des objectifs majeurs de la FIOM consiste à encourager les travailleurs/euses à constituer des syndicats nationaux indépendants, démocratiques et représentatifs, qui sont autonomes face aux employeurs, aux  partis politiques et aux gouvernements. Cet objectif inclut aussi la nécessité de pallier les faiblesses des syndicats existants et si nécessaire, de constituer des syndicats nouveaux capables de relever les défis de notre temps.

Toutefois, il ne s’agit pas seulement de ce que font les syndicats. Dans certains pays comme la Biélorussie, la Colombie, la Thaïlande et les Philippines, les gouvernements et les employeurs s’attachent à éliminer les structures syndicales, tuent ou intimident les militants ou encore segmentent les structures syndicales, encouragent le syndicalisme d’entreprise et par là affaiblissent considérablement le potentiel de puissance des syndicats. Tous les travailleurs, quelque soit leur situation, doivent être en droit de se syndiquer. La FIOM et ses affiliés doivent lutter pour obtenir une législation qui autorise les travailleurs/euses à prendre eux-mêmes les décisions concernant leurs structures de représentation, et exerceront des pressions sur les entreprises afin qu’elles respectent les décisions des travailleurs.


Les affiliés de la FIOM doivent :

Pour aider les affiliés à recruter, la FIOM entreprend de :

La FIOM aidera les syndicats qui :