Des balles en caoutchouc en réponse aux revendications salariales à Batam

INDONÉSIE: Le rassemblement qui a duré trois jours avait débuté le 23 novembre à 5 heures du matin. Une longue colonne de manifestant(e)s allait de la zone industrielle Muka Kuning, de Batu Ampar, de Tanjung Uncang, et du centre de Batam jusqu’aux bureaux du maire de Batam. La manifestation a bloqué la circulation sur une distance de dix kilomètres. Elle a provoqué la fermeture des quatre cinquièmes de la zone industrielle et de la zone économique spéciale (ZÉS).  
 
Les syndicats indonésiens avaient décidé de manifester ensemble pour exiger que le gouvernement s’attaque aux écarts injustes de salaire minimum pour les travailleurs et travailleuses de Batam. Le salaire minimum à Batam correspond actuellement à 124 USD par mois, ce qui représente 93 pour cent du KHL (niveau national minimum du coût de la vie) qui est de 137 USD. Par comparaison, le salaire minimum à Jakarta est fixé à 163 USD et 179 USD pour le secteur de la métallurgie. Il est respectivement de 157 USD et de 192 USD à Bekasi. Les travailleurs et travailleuses à Batam veulent un salaire minimum correspondant  à 185 USD.

Dans l’après-midi, la police a tenté de disperser les rassemblements par des tirs de gaz lacrymogène et d’armes à feu. Quatre travailleurs, dont deux membres de l’affilié indonésien de la FIOM, FSPMI, ont été touchés par des balles en caoutchouc. Beaucoup de gens ont été blessés et ont dû être hospitalisés.

Le gouvernement a décidé jusqu’ici d’ignorer les revendications. La FSPMI (fédération indonésienne des syndicats de métallurgistes) a pris les initiatives suivantes:

La FIOM a envoyé une lettre au président Susilo Bambang Yudhoyono pour soutenir les revendications des travailleurs et travailleuses d’Indonésie.